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Genre et parité hommes-femmes

L’Atlas 2018 des Objectifs de développement durable : un tout nouveau guide visuel pour mieux comprendre les données

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« La Banque mondiale est l’un des principaux producteurs mondiaux de données et de connaissances sur le développement. Mais notre mission ne se limite pas à la publication de ces biens publics mondiaux ; nous devons aussi les rendre compréhensibles pour le grand public. L’enjeu est de faire en sorte que les responsables politiques et l’opinion publique puissent partager une vision du monde fondée sur des données factuelles. C’est une condition indispensable pour faire véritablement progresser le développement social et économique, et atteindre notamment les Objectifs de développement durable. » - Shanta Devarajan 

Nous avons le plaisir de présenter l’Atlas 2018 des Objectifs de développement durable (ODD). Riche de plus de 180 cartes et graphiques, cette nouvelle publication montre les progrès réalisés par les différents pays en direction des 17 ODD. 

Vous y trouverez de nombreuses illustrations dynamiques annotées, qui peuvent être reproduites à partir des données et du code source. Vous pouvez consulter l’Atlas des ODD en ligne, télécharger la publication et accéder aux données et au code source sur lesquels reposent les illustrations. 

Données sur l’emploi du temps : des informations essentielles pour l’égalité des sexes, mais difficiles à collecter

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Photo: © Stephan Gladieu / Banque mondiale

Les données sur l’emploi du temps sont de plus utiles aux politiques de développement. Elles reflètent le nombre d’heures consacrées par les personnes à diverses activités telles que le travail, mais aussi à des tâches non rémunérées comme les travaux domestiques, les soins aux enfants, les loisirs et les soins personnels. Il est désormais admis que le bien-être individuel ne dépend pas seulement des revenus ou de la consommation, mais aussi de la manière dont le temps est utilisé. Par conséquent, ce type de données peut nous permettre de mieux comprendre comment les individus font des choix de gestion du temps, et donc d’améliorer nos connaissances sur le bien-être.

Les données sur l’emploi du temps révèlent ainsi que les hommes et les femmes passent leur temps différemment, en partie à cause des normes sociales et des rôles assignés à chaque sexe. Le temps de travail rémunéré et non rémunéré est inégalement réparti, les femmes assurant généralement une part disproportionnée du travail non rémunéré et consacrant proportionnellement moins de temps que les hommes à des activités rémunérées.

Comment les femmes et les hommes occupent-elles/ils leur temps ?

Dans un article à paraître rédigé avec Mariana Viollaz (Universidad Nacional de La Plata, Argentine), nous examinons les différences entre les sexes en matière d’emploi du temps dans 19 pays de sept régions du monde, toutes catégories de revenu confondues. Notre analyse confirme les conclusions du Rapport 2012 sur le développement dans le monde (a) relatives aux disparités entre les femmes et les hommes en ce qui concerne les activités rémunérées et non rémunérées.

Graphique : Pourquoi impose-t-on des restrictions au travail des femmes ?

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Lorsque les femmes travaillent, c'est l'ensemble de la société qui profite des retombées. Mais de nombreux obstacles juridiques empêchent encore les femmes d’accéder à certains emplois, de diriger une entreprise (en raison notamment d’un accès limité au crédit) et de contrôler l’utilisation qui est faite des biens matrimoniaux, explique le rapport, qui paraît tous les deux ans et qui couvre désormais 189 économies. Par exemple, dans 104 économies, les femmes n’ont pas le droit de travailler la nuit ou d’occuper certains emplois dans des secteurs spécifiques (activités manufacturières, construction, énergie, agriculture, eau et transports, en particulier), ce qui restreint les perspectives d’emploi de plus de 2,7 milliards d’entre elles. Le rapport cite des recherches montrant que les inégalités hommes/femmes entraînent une perte de revenus de 15 %, en moyenne, dans les économies de l’OCDE, et que 40 % de ce manque à gagner est imputable aux inégalités dans l’entrepreneuriat. Cette perte de revenus est estimée encore plus élevée dans les économies en développement. En savoir plus

 

Atlas 2017 des Objectifs de développement durable : un nouvel outil pour le suivi des données et des progrès

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La Banque mondiale a le plaisir de présenter l’Atlas 2017 des Objectifs de développement durable (ODD) (a). Avec plus de 150 cartes et visualisations de données, cette nouvelle publication (a) montre les progrès accomplis sur la voie de la réalisation des 17 ODD.
 
Cet Atlas fait partie des Indicateurs du développement dans le monde (WDI) (a), notre recueil de statistiques sur le développement et les conditions de vie dans tous les pays du monde. Vous pouvez :

Les 17 ODD (et les 169 cibles associées) sont ambitieux : ils seront difficiles à mettre en œuvre, mais aussi à évaluer. L’Atlas offre l’éclairage des experts de la Banque mondiale sur chacun des ODD.
 

Âge légal du mariage et autres écarts juridiques : 3 graphiques pour illustrer la Journée internationale des femmes

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En ce 8 mars, Journée internationale des femmes, je me suis penché sur l’importance du droit. Il arrive souvent que la loi traite les hommes et les femmes différemment, alors qu’au contraire elle peut être un moyen efficace d’assurer une plus grande égalité entre les sexes, de protéger les femmes contre les mariages précoces et les violences domestiques, et de leur offrir plus de perspectives économiques.

Dans de nombreux pays, une jeune fille peut se marier avant 18 ans avec le consentement des parents

L’équipe en charge du rapport sur Les femmes, l’entreprise et le droit vient de consacrer un article (a) aux législations qui protègent les femmes contre les violences. Le premier point abordé est celui des mariages forcés d’enfants mineurs : 15 millions de jeunes filles sont mariées chaque année dans le monde avant l’âge de 18 ans. Même si l’âge légal du mariage est de 18 ans, de nombreux pays autorisent les filles à se marier plus jeunes avec le consentement de leurs parents.


Le rapport recense 17 pays où l’âge minimum fixé par la loi pour se marier n’est pas le même pour les hommes et pour les femmes (a), la loi prévoyant que celles-ci peuvent se marier plus jeunes.
 

Graphique : dans quels pays les femmes sont-elles plus nombreuses que les hommes à utiliser Internet ?

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L'accès aux technologie de l'information et de la communication aide les femmes à déployer leur potentiel. Dans 13 pays, les femmes sont plus nombreuses à utiliser à Internet que les hommes. Mais cette situation ne concerne qu'un cinquième des pays pour lesquels des données sont disponibles. Ailleurs dans le monde, les femmes sont souvent bien moins susceptibles d'être connectées que les hommes, quels que soit la région et le revenu moyen du pays.

Et si l'on étudie l'ensemble des pays pour lesquels nous disposons de données, on voit que dans la majorité des cas, l'utilisation d'Internet est plus réduite chez les femmes.

La gouvernance et la loi : aperçu du Rapport sur le développement dans le monde 2017 en 11 graphiques

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Comment garantir la réussite des politiques publiques au profit des citoyens ? En améliorant la gouvernance, avance la dernière édition du Rapport sur le développement dans le monde (WDR), ce terme désignant les processus d’interaction par lesquels les gouvernants et les citoyens collaborent pour concevoir et appliquer les politiques publiques.

Je ne me risquerais pas à synthétiser ici une publication qui analyse en profondeur un sujet complexe, et je vous invite plutôt à télécharger le rapport intégral en anglais ainsi qu’une version abrégée en français.
 
En revanche, je vous propose une série de graphiques et d’éléments tirés du rapport qui m’ont particulièrement frappé. À vous d’y jeter un œil et de nous dire ce que vous en pensez.
 

Le nombre de Constitutions a explosé depuis la fin du 18e siècle

Une Constitution est un ensemble de principes ou de lois fondamentales qui régissent un pays. Leur nombre a commencé à s’accroître considérablement à partir de la fin du 18e siècle, et plus particulièrement à partir des années 40, avec l’accès à l’indépendance de nombreuses colonies à travers le monde ; une autre vague importante s’est produite plus récemment, avec le démantèlement de l’Union soviétique.
 



… mais la vie des Constitutions est agitée

L’espérance de vie moyenne d’une Constitution est de 19 ans — en Amérique latine et en Europe orientale, elle atteint huit ans seulement. Selon le rapport, l’efficacité des Constitutions, à savoir leur capacité à contrôler les pouvoirs par les règles qu’elles imposent, est mitigée.

Graphique : de plus en plus de pays appliquent des quotas pour lutter contre la discrimination de genre

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Au cours des 25 dernières années, différentes formes de quotas sexospécifiques en faveur d'une meilleure représentation des femmes dans les législatures nationales se sont répandues à l'échelle mondiale. Sur les 74 pays étudiés où des lois sur les quotas de genre ont été adoptées, le Rapport sur le développement dans le monde 2017 constate que 26 pays ont atteint les quotas et qu'en 2016 48 pays n'avaient toujours mis en oeuvre de tels quotas.

Pour en savoir plus, consultez le communiqué de presse et téléchargez le résumé du rapport : banquemondiale.org/wdr2017

L’égalité hommes-femmes en 2016 : ce que révèlent les données

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Si les écarts entre les hommes et les femmes se sont resserrés depuis 20 ans, de graves lacunes demeurent.

En 20 ans, les avancées obtenues pour réduire les écarts entre les hommes et les femmes sont très nettes, surtout dans l’éducation et la santé. La plupart des pays ont rééquilibré les taux de scolarisation et d’achèvement entre les filles et les garçons dans le primaire et lors du passage vers le secondaire. Et les femmes, comme les hommes, vivent désormais plus longtemps et en meilleure santé. Mais des lacunes importantes demeurent : les femmes se heurtent toujours à des barrières pour accéder aux débouchés économiques et leur aptitude à décider de leur destin et à l’infléchir (a) reste à bien des égards restreinte.

Les obstacles à l’égalité des sexes

Ces obstacles sont liés à des normes et des préjugés sociaux profondément ancrés qui interdisent aux filles et aux femmes de déployer tout leur potentiel. Dans de nombreux pays, les femmes se heurtent à des dispositions législatives qui restreignent leur capacité d’accès aux débouchés économiques, comme l’obligation d’avoir l’aval de leur conjoint ou de présenter des documents supplémentaires pour ouvrir un compte bancaire à leur nom. Les violences à l’encontre des femmes restent monnaie courante et traduisent un déséquilibre des rapports de pouvoir au sein des ménages et, plus généralement, de la société. Comme la reproduction sociale impose aux femmes de prendre en charge la famille et les tâches ménagères, elles ont moins de temps à consacrer à un emploi rémunéré, ce qui les désavantage par rapport aux hommes.

L’Objectif de développement durable (ODD) n° 5, pour « parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles », est l’occasion de s’atteler aux contraintes structurelles et de faire évoluer les normes sociales, ce qui pourrait ouvrir des perspectives durables pour sortir de la pauvreté et atteindre les objectifs d’égalité des sexes inscrits dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Faire évoluer des normes profondément enracinées est une entreprise de longue haleine, qui exige entre autres d’instaurer un environnement propice en modifiant les cadres juridiques. D’importantes mesures ont été prises pour adopter des lois protégeant les femmes contre des pratiques néfastes : en 2016, 137 pays ont légiféré sur les violences domestiques et 149 interdisent ou annulent les mariages d’enfants . Mais dans de nombreux pays, l’accès des femmes aux opportunités économiques est toujours entravé par la loi. Pratiquement 60 % des 188 pays pour lesquels nous disposons de données n’ont pas de cadres juridiques imposant une égalité de traitement lors d’un recrutement, une égalité de salaire pour un travail identique ou une égalité d’accès à tous les emplois.


Graphique : dans des entreprises familiales les femmes travaillent le plus souvent sans être rémunérées

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En moyenne dans le monde, 55 % des femmes participent à la population active contre 82 % des hommes. Dans de nombreux pays, les femmes sont également plus susceptibles que les hommes de travailler dans une entreprise familiale, telle qu'un commerce ou une ferme, sans obtenir de rémunération. Consulter le portail de données de la Banque mondiale dédié aux questions d'inégalités hommes-femmes.

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