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Genre et parité hommes-femmes

Le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a reculé de 49 % depuis 1990

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À l’échelle mondiale, la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans a reculé de 49 % depuis 1990. C’est ce qui ressort des nouvelles estimations publiées aujourd’hui et du communiqué de presse s’y rapportant. Ces informations sont synthétisées dans le rapport 2014 sur les niveaux et les tendances de la mortalité des enfants (a), élaboré par le Groupe inter-agences des Nations Unies pour l’estimation de la mortalité infantile (IGME). En 2013, on a ainsi dénombré chaque jour environ 17 000 décès de moins parmi les enfants de moins de cinq ans qu’en 1990.
 
Cette baisse est la plus rapide jamais enregistrée depuis deux décennies : – 1,2 % entre 1990 et 1995, et – 4 % entre 2005 et 2013. 

Davantage d’enfants atteignent l’âge de cinq ans
La nette augmentation des taux de survie constatée depuis 1990 chez les enfants de moins de cinq ans s’explique par l’amélioration de l’accès à des soins de santé de qualité et d’un coût abordable, ainsi que par l’extension des programmes sanitaires, qui couvrent aujourd’hui les nouveau-nés et les enfants les plus vulnérables.
 
Le recul de 49 % (46 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2013, contre 90 en 1990) signifie qu’un nouveau-né a aujourd’hui une probabilité de survie au-delà de l’âge de cinq ans bien plus grande qu’un bébé né en 1990.   

Il faut redoubler d’efforts pour atteindre l’OMD nº 4
Quatre régions du monde sur six (selon la classification du Groupe de la Banque mondiale) sont en bonne voie pour réaliser le quatrième objectif du Millénaire pour le développement : réduire des deux tiers la mortalité des enfants de moins de cinq ans d’ici 2015. L’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud sont les deux régions où la baisse du taux de mortalité reste insuffisante pour permettre d’atteindre cet objectif. En 2013, c’est en Afrique subsaharienne que ce taux était le plus élevé, avec 92 décès pour 1 000 naissances vivantes. Dans cette région, 1 enfant sur 11 meurt avant l’âge de cinq ans.

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Le chômage des jeunes, région par région

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La célébration de la Journée internationale de la jeunesse, dans quelques jours, me plonge dans un certain nombre de réflexions, liées notamment aux difficultés que rencontrent les jeunes dans le monde. S’il est un problème quasi universel, c’est bien celui du chômage des jeunes – qui reste plus de deux fois supérieur à celui de la population générale.
 
Or, chacun sait que la pression démographique, en particulier dans les pays en développement, rajeunit la pyramide des âges. Comment cela se traduit-il, concrètement, pour les millions de jeunes qui accèdent chaque année au marché du travail ?

Quand on parle du « chômage des jeunes », on vise les individus âgés de 15 à 24 ans qui n’exercent aucune activité alors qu’ils sont disponibles et qui ont été en recherche d’emploi dans un passé récent. Je m’appuie, plus bas, sur des données tirées des Indicateurs du développement dans le monde. Ces chiffres sont produits à l’origine par l’Organisation internationale du travail (OIT), qui établit ses propres estimations et effectue un travail d’harmonisation pour débusquer les incohérences au niveau des sources de données, des définitions et des méthodologies. Ils peuvent donc différer des publications officielles des bureaux nationaux de la statistique.
 
L’Asie, championne du monde de l’emploi des jeunes

En 20 ans, le taux régional de chômage des jeunes n’a guère évolué. L’Asie du Sud comme l’Asie de l’Est et le Pacifique affichent les meilleures performances, avec un taux proche des 10 % sur toute la période. L’inverse prévaut dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA), qui détiennent le record du chômage des jeunes depuis les années 1990 : en 2012, la région affichait un taux de 27 %. Mais c’est en Europe et en Asie centrale que la progression du chômage des jeunes a été la plus forte, après des années de recul, puisqu’il a franchi la barre des 20 % depuis la crise financière de 2008.

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Les femmes et le travail : ce que nous révèlent les données

Jeni Klugman's picture
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Un nouveau rapport de la Banque mondiale, intitulé Gender at Work, souligne l’utilité des évaluations multidimensionnelles de l’égalité hommes-femmes au travail. En effet, plus l’on parvient à dresser un état des lieux complet d’une situation, plus l’on peut élaborer de solutions politiques exhaustives.

La tentation est grande d’utiliser un indicateur unique pour apprécier l’égalité des sexes et l’émancipation économique des femmes dans un pays donné… et le plus séduisant d’entre tous est certainement le taux de participation à la population active. S’il a l’avantage incontestable d’être systématiquement disponible et en général actualisé tous les ans (183 pays sur les 214 recensés aujourd’hui dans le portail consacré aux données sexospécifiques le publient) — ce qui constitue en soi une exception remarquable dans les statistiques sur le genre, souvent parcellaires, erratiques et peu fiables — il ne donne malheureusement qu’une image incomplète, voire biaisée, de la performance des pays en la matière.

Quel est le parlement le plus féminisé du monde ?

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Selon les dernières données de l’Union interparlementaire (UIP), le Rwanda arrive en tête du classement, avec pratiquement 64 % de sièges détenus par des femmes en 2013. À l’échelon mondial, celles-ci représentent en moyenne 20 % des députés, contre 15 % en 2003.
 
Le profil des dix premiers pays est assez hétérogène, que ce soit par leur niveau de revenu que par l’existence, ou non, de quotas pour favoriser la députation de femmes. Le Rwanda, devance l’Andorre avec ses 50 % de députés femmes et Cuba (49 %). Mais c’est la Suède (44 %) qui détient le record de femmes siégeant dans un parlement national sans recourir à une politique de quotas.

Proportion de sièges occupés par des femmes au parlement national (%)
Proportion of seats held by women in national parliaments (%)

Pour des données probantes de meilleure qualité sur les violences faites aux femmes

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Données sur les violences faites aux femmesLes violences à l’encontre des femmes concernent tous les pays, toutes les religions et toutes les classes sociales. Qu’elles soient physiques, sexuelles, psychologiques ou économiques, elles ont une incidence bien réelle sur la prospérité, la santé et le progrès social des nations. Pourtant, réunir des données probantes sur la question reste difficile.
Je profite de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, que l’on célèbre aujourd’hui, pour faire le point sur les initiatives engagées afin de rassembler des données plus solides sur ce phénomène et, plus généralement, sur les initiatives prises en vue de réduire ce déficit d’informations.

Moins de 1 000 jours avant l’échéance des OMD : de nouveaux tableaux de bord pour la dernière ligne droite

Johan Mistiaen's picture
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La base de données des indicateurs du développement dans le monde (WDI) rassemble toutes les informations sur la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) dans les pays en développement et par groupements de pays. Ces données servent à établir le Rapport de suivi mondial (GMR), qui propose tous les ans un bilan des progrès accomplis. Un grand nombre de collègues et de chercheurs du monde entier nous contactent chaque semaine pour avoir des précisions sur les performances de telle région, tel pays ou tel secteur vis-à-vis des huit OMD. Ils souhaitent aussi souvent savoir si nous disposons d’éléments permettant de dire si – ou quand – un pays ou une région atteindra tel OMD.

Alors que l’échéance se rapproche – il nous reste moins de 1 000 jours d’ici la date butoir – les initiatives engagées pour l’après-2015 battent leur plein. Face à la demande croissante d’informations additionnelles sur l’analyse et les données sous-tendant le rapport GMR, nous avons mis au point une suite interactive de tableaux de bord d’aide au diagnostic, accessibles à tous (http://data.worldbank.org/mdgs). Le tableau interactif suivant, extrait de cette base de données, résume l’avancement des différents pays (classés par région, niveau de revenu et selon d’autres critères) pour chaque OMD. Une simple sélection, par indicateur et catégorie, permet d’avoir un aperçu graphique des progrès obtenus.