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Santé, nutrition et population

ODD n°6 : l’eau et l’assainissement au cœur du développement durable

Stephane Dahan's picture
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Cette publication fait partie d’une série de billets consacrés aux Objectifs de développement durable et à l'édition 2016 des Indicateurs du développement dans le monde.

 

L’eau et l’assainissement sont étroitement liés à de nombreux domaines du développement

Bien que le nombre de personnes ne disposant pas d’une source améliorée d’eau potable ait été divisé par deux dans le monde en 25 ans, les pays les plus pauvres ont bien du mal à fournir des solutions durables d’accès à l’eau et à des installations sanitaires adéquates. En 2015, dans les pays à faible revenu, à peine plus d’un quart de la population bénéficie de telles solutions, contre un peu plus de la moitié dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. L’accès à l’eau et à l’assainissement n’est plus aujourd’hui qu’une question de fourniture de service, mais bel et bien un enjeu intimement lié au changement climatique, à la gestion des ressources hydriques ainsi qu’à la pénurie et à la qualité de l’eau.

Quantifier l’accès à la chirurgie : un nouveau paradigme pour le renforcement des systèmes de santé

Josh Ng-Kamstra's picture
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Ce billet s’inscrit dans une série d’articles consacrés aux données issues de l’édition 2016 des Indicateurs du développement dans le monde (WDI) (a). Ses auteurs ont pris part à la Commission du Lancet sur la chirurgie dans le monde (a).

Le nombre relatif de chirurgiens varie d’un pays à l’autre
Cliquer pour voir la version interactive (a)

Plus des deux-tiers de la population mondiale n’a pas accès à des soins chirurgicaux et anesthésiques sûrs et abordables quand ils sont nécessaires. Or l’impact des pathologies chirurgicales n’est pas neutre. On estime que les problèmes de santé imposant une prise en charge par un chirurgien entraîneront des pertes en termes de productivité économique de 12 300 milliards de dollars dans les pays à revenu faible et intermédiaire d’ici à 2030 (a). Par ailleurs, 81 millions de personnes sont confrontées à des dépenses de santé catastrophiques (a) en raison du coût des soins chirurgicaux payés chaque année.
 
L’accès à la chirurgie revêt une importance cruciale pour la réalisation de plusieurs des Objectifs de développement durable (ODD) : « bonne santé et bien-être » (objectif n° 3), « pas de pauvreté » (objectif n° 1), « égalité entre les sexes » (objectif n° 5) et, enfin, « réduction des inégalités » (objectif n° 10).
Mais, pour pouvoir agir, les autorités nationales doivent disposer d’indicateurs fiables qui décomposent de façon rigoureuse chaque composante de l’accès à la chirurgie en tant que modalité de traitement ou de plateforme de soins. C’est dans ce but que le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a lancé un appel à la communauté chirurgicale (a) en 2014 pour la mise en place d’indicateurs associés à des cibles et des délais conformes à ce que le monde est en droit d’attendre dans ce domaine.
 

Le tabagisme dans le monde en 5 graphiques

Tariq Khokhar's picture
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Chaque année, le tabagisme fait 6 millions de victimes, soit une personne toutes les six secondes.

Si l’on ne fait rien pour y remédier, ce chiffre pourrait grimper à 8 millions en 2030. Voilà pourquoi, ainsi que le soulignait mon collègue Patricio dans un billet précédent (a), des initiatives telles que les lois sur le conditionnement neutre et la Journée mondiale sans tabac sont si importantes.

Je me suis penché sur les estimations de l’Observatoire de la santé mondiale de l’OMS (a) sur le tabagisme pour me faire une meilleure idée de la situation géographique des fumeurs, des variations au fil du temps et de la répartition par sexe. Vous retrouverez ici l’ensemble des données et des calculs qui ont permis l’élaboration des graphiques suivants (a).

Il y a plus d’un milliard de fumeurs dans le monde

Naturellement, les fumeurs sont très nombreux dans les pays à fort peuplement, mais c’est dans des pays plus petits et relativement plus riches d’Europe que les taux de tabagisme sont les plus élevés.

Entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a diminué de plus de moitié : l’OMD 4 n’est pas atteint

Emi Suzuki's picture
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Les dernières données [PDF, 4,2 Mo (a)] publiées aujourd’hui par le Groupe interorganisations de l’Organisation des Nations Unies pour l’estimation de la mortalité juvénile (IGME) font apparaître de nets progrès à l’échelle mondiale : entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a reculé de 53 %, passant de 91 à 41 décès pour 1 000. Mais ce recul ne suffit pas pour atteindre l’objectif d’une baisse de deux tiers sur cette période, conformément à la cible du 4e des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). 

Au cours des 25 dernières années, le taux moyen de mortalité chez les moins de cinq ans a chuté de 53 %

Source : Groupe Inter-agence pour l’Estimation de la Mortalité Infantile de l’ONU - Télécharger les données

En cette dernière année des OMD, deux régions du monde sur six sont parvenues à l’OMD 4 : il s’agit des régions Asie de l’Est/Pacifique et Amérique latine/Caraïbes. L’Europe/Asie centrale, ainsi que le Moyen-Orient/Afrique du Nord ont manqué de peu l'objectif. En Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, les progrès restent bien insuffisants pour atteindre la cible.

OMD 5 : Malgré les progrès accomplis, améliorer la santé maternelle reste un défi

Haruna Kashiwase's picture
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Ce billet, qui s'appuie sur les données de l'édition 2015 des Indicateurs du développement dans le monde, est le cinquième d'une série consacrée aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
 
L'objectif du Millénaire pour le développement n° 5 est d'améliorer la santé maternelle. La mesure et cible de cet objectif consiste à « réduire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle » et à « rendre l'accès à la médecine procréative universel d'ici à 2015 ».
 
En 2013, 99 % des 289 000 décès maternels dans le monde se sont produits dans les pays en développement

La probabilité de mourir en couches est largement plus élevée en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne

Selon l'OMS, chaque jour, environ 800 femmes perdent la vie avant, pendant ou après leur accouchement. En 2013, plus de la moitié du total des décès maternels se sont produits en Afrique subsaharienne, et environ un quart en Asie du Sud.

Les pays de ces deux régions ont néanmoins fait d’importants progrès en matière de réduction du taux de mortalité maternelle. En Asie du Sud, celui-ci a chuté de 550 pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à 190 en 2013, soit une réduction de 65 %. En Afrique subsaharienne, où ces taux sont plus de deux fois supérieurs à ceux enregistrés en Asie du Sud, ils ont également chuté de près de 50 % sur la même période.

Si ces réussites sont impressionnantes, le recul des taux de mortalité maternelle est plus lent que la cible fixée par les OMD, à savoir une réduction de 75 % sur la période 1990-2015. En dehors d'une poignée de pays, aucune région en développement ne devrait, en moyenne, atteindre ce résultat. Toutefois, le taux de réduction annuel moyen s'est accéléré, passant de 1,1 % sur la période 1990-1995 à 3,1 % entre 2005 et 2013.

OMD 4 : La mortalité infantile a connu une chute spectaculaire au cours des 20 dernières années

Dereje Ketema Wolde's picture
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Ce billet, qui s'appuie sur les données de l'édition 2015 des Indicateurs de développement dans le monde, est le quatrième d'une série consacrée aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)

L'objectif du Millénaire pour le développement n° 4 est de « réduire la mortalité infantile ». La mesure et cible unique de cet objectif consiste à « réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans ». Les indicateurs permettant de mesurer les progrès portent aussi sur le taux de mortalité chez les enfants de moins de 1 an et sur la proportion d'enfants âgés de 12 à 23 mois qui sont vaccinés contre la rougeole.

Par rapport à 1990, il y a 17 000 enfants de moins qui meurent chaque jour 

Taux de mortalité des moins de 5 ans  (décès pour 1 000 naissances vivantes)

En 1990, 13 millions d'enfants mouraient avant leur cinquième anniversaire. En 1999, ce chiffre était tombé à 10 millions, pour s'établir juste en dessous de 6 millions en 2013. Cela signifie qu'il y a, par rapport à 1990, 17 000 enfants de moins qui meurent chaque jour.

En 1990, le taux de mortalité moyen des moins de 5 ans pour l'ensemble des pays en développement était de 99 décès pour 1 000 naissances vivantes. En 2013, ce chiffre était tombé à 50, soit environ la moitié du taux de 1990. Malgré ces progrès considérables et compte tenu de la tendance actuelle, les pays en développement dans leur ensemble risquent de ne pas atteindre la cible des OMD. En dépit d’améliorations rapides depuis 2000, les taux de mortalité infantile en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud restent en effet très nettement supérieurs à ceux enregistrés dans le reste du monde.

 

OMD 1 : Des progrès inégaux dans la réduction de l’extrême pauvreté, de la faim et de la malnutrition

Juan Feng's picture
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Ce billet, qui s’appuie sur les données de l’édition 2015 des Indicateurs de développement dans le monde, est le premier d’une série consacrée aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
 

L’objectif du Millénaire pour le développement n° 1 est d’« éliminer l’extrême pauvreté et la faim ». Trois cibles ont été définies : a) diminuer de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour ; b) assurer le plein-emploi et la possibilité pour chacun de trouver un travail décent et productif ; et c) réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim. 

Selon les dernières estimations, la proportion de la population disposant de moins de 1,25 dollar par jour est passée de 43,6 % en 1990 à 17 % en 2011. Les prévisions basées sur les taux de croissance des dix dernières années des pays concernés indiquent que le taux d’extrême pauvreté diminuera pour atteindre 13,4 % en 2015, une diminution de plus de deux tiers par rapport au taux de 1990. 

Par rapport aux niveaux de 1990, le nombre de personnes dans le monde vivant avec moins de 1,25 dollar par jour devrait également être divisé par deux en 2015. Entre 1990 et 2011, le nombre de personnes en situation d’extrême pauvreté est passé de 1,9 à 1 milliard. Selon les prévisions, ce sont 175 millions de personnes supplémentaires qui seront sorties de l’extrême pauvreté d’ici la fin de l’année 2015. 

Ce qui signifie que près de la moitié des pays en développement avaient déjà atteint, avec cinq ans d’avance sur l’échéance de 2015, la première cible de l’OMD 1 : réduire de moitié la proportion de la population en situation d’extrême pauvreté.
 

Le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a reculé de 49 % depuis 1990

Emi Suzuki's picture
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À l’échelle mondiale, la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans a reculé de 49 % depuis 1990. C’est ce qui ressort des nouvelles estimations publiées aujourd’hui et du communiqué de presse s’y rapportant. Ces informations sont synthétisées dans le rapport 2014 sur les niveaux et les tendances de la mortalité des enfants (a), élaboré par le Groupe inter-agences des Nations Unies pour l’estimation de la mortalité infantile (IGME). En 2013, on a ainsi dénombré chaque jour environ 17 000 décès de moins parmi les enfants de moins de cinq ans qu’en 1990.
 
Cette baisse est la plus rapide jamais enregistrée depuis deux décennies : – 1,2 % entre 1990 et 1995, et – 4 % entre 2005 et 2013. 

Davantage d’enfants atteignent l’âge de cinq ans
La nette augmentation des taux de survie constatée depuis 1990 chez les enfants de moins de cinq ans s’explique par l’amélioration de l’accès à des soins de santé de qualité et d’un coût abordable, ainsi que par l’extension des programmes sanitaires, qui couvrent aujourd’hui les nouveau-nés et les enfants les plus vulnérables.
 
Le recul de 49 % (46 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2013, contre 90 en 1990) signifie qu’un nouveau-né a aujourd’hui une probabilité de survie au-delà de l’âge de cinq ans bien plus grande qu’un bébé né en 1990.   

Il faut redoubler d’efforts pour atteindre l’OMD nº 4
Quatre régions du monde sur six (selon la classification du Groupe de la Banque mondiale) sont en bonne voie pour réaliser le quatrième objectif du Millénaire pour le développement : réduire des deux tiers la mortalité des enfants de moins de cinq ans d’ici 2015. L’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud sont les deux régions où la baisse du taux de mortalité reste insuffisante pour permettre d’atteindre cet objectif. En 2013, c’est en Afrique subsaharienne que ce taux était le plus élevé, avec 92 décès pour 1 000 naissances vivantes. Dans cette région, 1 enfant sur 11 meurt avant l’âge de cinq ans.

Chart 1

Données sur la malnutrition au niveau infranational

Vanessa Moreira da Silva's picture
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On constate de manière croissante que les disparités géographiques des indicateurs de développement au sein de chaque pays deviennent de plus en plus prononcées. Des données infranationales sont nécessaires pour informer les décideurs dans le domaine du développement. Cependant, les données au niveau infranational sont moins répandues (organisées dans un ensemble global), du fait que les zones administratives infranationales changent fréquemment.

Aujourd'hui, pour la première fois, une base de données globale fournit un accès ouvert et facile aux données des indicateurs de malnutrition infantile au niveau infranational. Ces informations proviennent de la base de données mondiale de l'OMS sur la croissance et la malnutrition infantiles (WHO Global Database on Child Growth and Malnutrition).

La situation du sida dans le monde en quatre graphiques

Tariq Khokhar's picture
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On célébrait hier la Journée mondiale de lutte contre le sida, un événement annuel qui a pour objectif de sensibiliser le public au problème du VIH et à la lutte mondiale contre ce fléau. Taux de prévalence, nombre de nouvelles infections et de décès, etc. : le programme commun ONUSIDA publie des statistiques internationales décomposées par âge et par sexe pour de nombreux indicateurs relatifs au VIH/sida. De notre côté, nous intégrons certaines de ces données à nos Indicateurs du développement dans le monde.

Voici les faits marquants dans les données les plus récemment publiées :

1) Le nombre d'adultes et d'enfants vivant avec le VIH est plus important que jamais

On estime qu'en 2012, à l'échelle mondiale, 35,3 millions d'adultes et d'enfants étaient porteurs du VIH. La majorité de ces personnes vivent en Afrique subsaharienne et dans certaines régions d'Asie. Comme l'indique la pente descendante de la ligne « Monde », si de nouvelles infections ont toujours lieu, leur rythme ralentit.

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