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Santé, nutrition et population

Atlas 2017 des Objectifs de développement durable : un nouvel outil pour le suivi des données et des progrès

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La Banque mondiale a le plaisir de présenter l’Atlas 2017 des Objectifs de développement durable (ODD) (a). Avec plus de 150 cartes et visualisations de données, cette nouvelle publication (a) montre les progrès accomplis sur la voie de la réalisation des 17 ODD.
 
Cet Atlas fait partie des Indicateurs du développement dans le monde (WDI) (a), notre recueil de statistiques sur le développement et les conditions de vie dans tous les pays du monde. Vous pouvez :

Les 17 ODD (et les 169 cibles associées) sont ambitieux : ils seront difficiles à mettre en œuvre, mais aussi à évaluer. L’Atlas offre l’éclairage des experts de la Banque mondiale sur chacun des ODD.
 

Graphique : une série télé peut-elle modifier les comportements sexuels ?

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L'éducation par le divertissement, ou édutainment, peut favoriser un changement de comportement positif en s'appuyant sur la force de diffusion des médias de masse. Une étude menée récemment au Nigéria montre que les jeunes qui ont suivi la série TV Shuga sont deux fois plus susceptibles de subir un test de dépistage du VIH et, au contraire, deux fois moins susceptibles d'avoir plusieurs partenaires sexuels sur une même période. Les infections à chlamydia ont également diminué de 58 % chez les jeunes femmes qui ont suivi l'émission. 

Cliquer pour en savoir plus sur l'étude : MTV Shuga.

Enrayer la propagation du VIH malgré des moyens limités

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Comment les résultats d’une analyse de l’allocation optimale des ressources ont conduit à une refonte des budgets dédiés à la riposte contre le VIH au Bélarus

Confronté à la montée de l’épidémie de VIH mais limité dans ses moyens, le Bélarus doit assurer le traitement d’un nombre record de personnes séropositives et, dans le même temps, continuer de développer ses programmes de prévention. Pour n’importe quel planificateur, cela relève du casse-tête. Les toutes dernières estimations sur l’épidémie au Bélarus illustrent bien l’ampleur du défi, qui ne cesse de s’aggraver : selon l’ONUSIDA (a), le nombre de personnes vivant avec le VIH est passé de 5 600 en 2000 à 35 000 en 2015. Les nouvelles infections ont augmenté, de 1 700 par an en 2000 à 2 600 en 2010, pour à nouveau plus que doubler en 2015, à 5 300.
 
Les autorités se sont attelées au problème complexe de l’allocation des moyens dédiés à la lutte contre le VIH, avec le concours de la Banque mondiale, de l’ONUSIDA, du PNUD et du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. En collaboration avec le Burnet Institute de Melbourne (Australie), notre équipe de recherche a eu recours au logiciel Optima, un modèle mathématique d’analyse de l’évolution de l’épidémie, des programmes et des coûts. Nos travaux ont débuté dès le début de l’année 2015 : un timing capital puisque le pays élaborait son nouveau programme national de prévention du VIH/sida 2016-20 et, parallèlement, sa note de cadrage destinée au Fonds mondial.

2,4 milliards de personnes n'ont pas accès à des toilettes

Tariq Khokhar's picture
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Selon l’ONU, 2,4 milliards de personnes vivent sans installations sanitaires améliorées et un milliard d’entre eux sont obligés de déféquer en plein air. L’assainissement est pourtant un facteur clé de développement. De mauvaises conditions d’hygiène et d’assainissement sont chaque année à l’origine de maladies, telles que la dysenterie qui peut engendrer des retards de croissance et des problèmes de malnutrition chez l’enfant. Read more about World Toilet Day
 

ODD n°6 : l’eau et l’assainissement au cœur du développement durable

Stephane Dahan's picture
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Cette publication fait partie d’une série de billets consacrés aux Objectifs de développement durable et à l'édition 2016 des Indicateurs du développement dans le monde.

 

L’eau et l’assainissement sont étroitement liés à de nombreux domaines du développement

Bien que le nombre de personnes ne disposant pas d’une source améliorée d’eau potable ait été divisé par deux dans le monde en 25 ans, les pays les plus pauvres ont bien du mal à fournir des solutions durables d’accès à l’eau et à des installations sanitaires adéquates. En 2015, dans les pays à faible revenu, à peine plus d’un quart de la population bénéficie de telles solutions, contre un peu plus de la moitié dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. L’accès à l’eau et à l’assainissement n’est plus aujourd’hui qu’une question de fourniture de service, mais bel et bien un enjeu intimement lié au changement climatique, à la gestion des ressources hydriques ainsi qu’à la pénurie et à la qualité de l’eau.

Quantifier l’accès à la chirurgie : un nouveau paradigme pour le renforcement des systèmes de santé

Josh Ng-Kamstra's picture
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Ce billet s’inscrit dans une série d’articles consacrés aux données issues de l’édition 2016 des Indicateurs du développement dans le monde (WDI) (a). Ses auteurs ont pris part à la Commission du Lancet sur la chirurgie dans le monde (a).

Le nombre relatif de chirurgiens varie d’un pays à l’autre
Cliquer pour voir la version interactive (a)

Plus des deux-tiers de la population mondiale n’a pas accès à des soins chirurgicaux et anesthésiques sûrs et abordables quand ils sont nécessaires. Or l’impact des pathologies chirurgicales n’est pas neutre. On estime que les problèmes de santé imposant une prise en charge par un chirurgien entraîneront des pertes en termes de productivité économique de 12 300 milliards de dollars dans les pays à revenu faible et intermédiaire d’ici à 2030 (a). Par ailleurs, 81 millions de personnes sont confrontées à des dépenses de santé catastrophiques (a) en raison du coût des soins chirurgicaux payés chaque année.
 
L’accès à la chirurgie revêt une importance cruciale pour la réalisation de plusieurs des Objectifs de développement durable (ODD) : « bonne santé et bien-être » (objectif n° 3), « pas de pauvreté » (objectif n° 1), « égalité entre les sexes » (objectif n° 5) et, enfin, « réduction des inégalités » (objectif n° 10).
Mais, pour pouvoir agir, les autorités nationales doivent disposer d’indicateurs fiables qui décomposent de façon rigoureuse chaque composante de l’accès à la chirurgie en tant que modalité de traitement ou de plateforme de soins. C’est dans ce but que le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a lancé un appel à la communauté chirurgicale (a) en 2014 pour la mise en place d’indicateurs associés à des cibles et des délais conformes à ce que le monde est en droit d’attendre dans ce domaine.
 

Le tabagisme dans le monde en 5 graphiques

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Chaque année, le tabagisme fait 6 millions de victimes, soit une personne toutes les six secondes.

Si l’on ne fait rien pour y remédier, ce chiffre pourrait grimper à 8 millions en 2030. Voilà pourquoi, ainsi que le soulignait mon collègue Patricio dans un billet précédent (a), des initiatives telles que les lois sur le conditionnement neutre et la Journée mondiale sans tabac sont si importantes.

Je me suis penché sur les estimations de l’Observatoire de la santé mondiale de l’OMS (a) sur le tabagisme pour me faire une meilleure idée de la situation géographique des fumeurs, des variations au fil du temps et de la répartition par sexe. Vous retrouverez ici l’ensemble des données et des calculs qui ont permis l’élaboration des graphiques suivants (a).

Il y a plus d’un milliard de fumeurs dans le monde

Naturellement, les fumeurs sont très nombreux dans les pays à fort peuplement, mais c’est dans des pays plus petits et relativement plus riches d’Europe que les taux de tabagisme sont les plus élevés.

Entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a diminué de plus de moitié : l’OMD 4 n’est pas atteint

Emi Suzuki's picture
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Les dernières données [PDF, 4,2 Mo (a)] publiées aujourd’hui par le Groupe interorganisations de l’Organisation des Nations Unies pour l’estimation de la mortalité juvénile (IGME) font apparaître de nets progrès à l’échelle mondiale : entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a reculé de 53 %, passant de 91 à 41 décès pour 1 000. Mais ce recul ne suffit pas pour atteindre l’objectif d’une baisse de deux tiers sur cette période, conformément à la cible du 4e des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). 

Au cours des 25 dernières années, le taux moyen de mortalité chez les moins de cinq ans a chuté de 53 %

Source : Groupe Inter-agence pour l’Estimation de la Mortalité Infantile de l’ONU - Télécharger les données

En cette dernière année des OMD, deux régions du monde sur six sont parvenues à l’OMD 4 : il s’agit des régions Asie de l’Est/Pacifique et Amérique latine/Caraïbes. L’Europe/Asie centrale, ainsi que le Moyen-Orient/Afrique du Nord ont manqué de peu l'objectif. En Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, les progrès restent bien insuffisants pour atteindre la cible.

OMD 5 : Malgré les progrès accomplis, améliorer la santé maternelle reste un défi

Haruna Kashiwase's picture
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Ce billet, qui s'appuie sur les données de l'édition 2015 des Indicateurs du développement dans le monde, est le cinquième d'une série consacrée aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
 
L'objectif du Millénaire pour le développement n° 5 est d'améliorer la santé maternelle. La mesure et cible de cet objectif consiste à « réduire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle » et à « rendre l'accès à la médecine procréative universel d'ici à 2015 ».
 
En 2013, 99 % des 289 000 décès maternels dans le monde se sont produits dans les pays en développement

La probabilité de mourir en couches est largement plus élevée en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne

Selon l'OMS, chaque jour, environ 800 femmes perdent la vie avant, pendant ou après leur accouchement. En 2013, plus de la moitié du total des décès maternels se sont produits en Afrique subsaharienne, et environ un quart en Asie du Sud.

Les pays de ces deux régions ont néanmoins fait d’importants progrès en matière de réduction du taux de mortalité maternelle. En Asie du Sud, celui-ci a chuté de 550 pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à 190 en 2013, soit une réduction de 65 %. En Afrique subsaharienne, où ces taux sont plus de deux fois supérieurs à ceux enregistrés en Asie du Sud, ils ont également chuté de près de 50 % sur la même période.

Si ces réussites sont impressionnantes, le recul des taux de mortalité maternelle est plus lent que la cible fixée par les OMD, à savoir une réduction de 75 % sur la période 1990-2015. En dehors d'une poignée de pays, aucune région en développement ne devrait, en moyenne, atteindre ce résultat. Toutefois, le taux de réduction annuel moyen s'est accéléré, passant de 1,1 % sur la période 1990-1995 à 3,1 % entre 2005 et 2013.

OMD 4 : La mortalité infantile a connu une chute spectaculaire au cours des 20 dernières années

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Ce billet, qui s'appuie sur les données de l'édition 2015 des Indicateurs de développement dans le monde, est le quatrième d'une série consacrée aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)

L'objectif du Millénaire pour le développement n° 4 est de « réduire la mortalité infantile ». La mesure et cible unique de cet objectif consiste à « réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans ». Les indicateurs permettant de mesurer les progrès portent aussi sur le taux de mortalité chez les enfants de moins de 1 an et sur la proportion d'enfants âgés de 12 à 23 mois qui sont vaccinés contre la rougeole.

Par rapport à 1990, il y a 17 000 enfants de moins qui meurent chaque jour 

Taux de mortalité des moins de 5 ans  (décès pour 1 000 naissances vivantes)

En 1990, 13 millions d'enfants mouraient avant leur cinquième anniversaire. En 1999, ce chiffre était tombé à 10 millions, pour s'établir juste en dessous de 6 millions en 2013. Cela signifie qu'il y a, par rapport à 1990, 17 000 enfants de moins qui meurent chaque jour.

En 1990, le taux de mortalité moyen des moins de 5 ans pour l'ensemble des pays en développement était de 99 décès pour 1 000 naissances vivantes. En 2013, ce chiffre était tombé à 50, soit environ la moitié du taux de 1990. Malgré ces progrès considérables et compte tenu de la tendance actuelle, les pays en développement dans leur ensemble risquent de ne pas atteindre la cible des OMD. En dépit d’améliorations rapides depuis 2000, les taux de mortalité infantile en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud restent en effet très nettement supérieurs à ceux enregistrés dans le reste du monde.

 

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