Syndicate content

Nouvelles données sur les Fonds d’investissement climatiques et leurs résultats

Martin Craig Hall's picture
Cette page en : English | Español | العربية
Les lecteurs de ce blog savent en quoi consiste l’open data : des données légalement et techniquement accessibles qu’on peut utiliser, réutiliser et redistribuer librement. En revanche, ils ne savent peut-être pas que les Fonds d’investissement climatiques (CIF) (a), et leur enveloppe de 8,3 milliards de dollars, déploient, par l’intermédiaire des banques multilatérales de développement, des financements à grande échelle dans 72 pays du monde afin de leur permettre d’introduire des changements porteurs de transformations et de s’engager sur une trajectoire de développement sobre en carbone et résiliente au changement climatique. Ce mois-ci, pour la première fois, les CIF publient des données en libre accès sur les résultats du Fonds pour les technologies propres (CTF) (a) et du Programme de valorisation à grande échelle des énergies renouvelables (SREP) (a). 
 
© Banque mondiale


Données sur les financements et les résultats 

Les CIF s’attachent à diffuser leurs connaissances et à faire connaître leurs activités en toute transparence. En 2013, déjà, ce dispositif a été le premier fonds pour le climat à publier ses données dans le cadre de l’Initiative internationale pour la transparence de l’aide (IATI) (a). C’est donc la deuxième fois que nous faisons figure de pionniers, car, que l’on sache, aucun autre fonds pour le climat ne va aussi loin dans la diffusion de ses données de financement et de ses résultats… À nos yeux, comme le développement international est un processus dynamique, les données que produisent les programmes de développement devraient l’être aussi.
 
Alors, que faire concrètement de nos données ? Le principe, c’est que n’importe qui peut les manipuler comme il l’entend, les diffuser dans les médias sociaux, suivre leur évolution grâce à une application mobile sur smartphone ou les imprimer. Ainsi, toutes les parties concernées, des pays donateurs aux pays bénéficiaires, en passant par les professionnels du développement, la société civile et les journalistes, ont accès à un « guichet unique » où consulter toutes les données du CTF (a) et du SREP (a).

© Banque mondiale

Démontrer la viabilité des projets d’énergies renouvelables à grande échelle

Le CTF (a) finance des projets et programmes à grande échelle, pilotés par les pays, dans le secteur des énergies renouvelables, de la maîtrise énergétique et du transport écologiquement viable. Le mois passé, a été inaugurée la centrale solaire à concentration la plus grande au monde. Cette centrale, si vaste qu’on peut la voir de l’espace, a été partiellement financée par le CTF. À présent, la plateforme de données en libre accès nous aidera à suivre les technologies spécifiques que nous finançons, dans le domaine de l’énergie éolienne, solaire ou autre.
 
Le SREP (a) fait la démonstration de la viabilité économique, sociale et environnementale des énergies renouvelables dans les pays à faible revenu. Les financements fournis par les CIF, en grande partie par l’intermédiaire du SREP, devraient contribuer à terme à plus d’un quart de la capacité mondiale installée d’énergie géothermique — une énergie sobre en carbone, fiable et renouvelable, qui ne dépend pas du soleil qui brille, du vent qui souffle ou de batteries qui se rechargent ! Nos données en libre accès permettront aux utilisateurs de voir la répartition de nos activités dans le domaine des réseaux d’électricité, des solutions hors réseaux et des mini-réseaux, ainsi que dans le renforcement des capacités. 
 
Des données ouvertes, accessibles et faciles d’emploi 
Globalement, ces nouvelles données en libre accès permettent de dire combien de fonds supplémentaires les dollars investis par les CIF sont susceptibles de mobiliser. Grâce à une variété de visualisations, les utilisateurs peuvent voir dans quelle proportion les fonds des CIF vont à quel pays, à quelle région et par le biais de quelle banque multilatérale de développement.
 
© Banque mondiale
 
Les outils sont simples et conviviaux : aucun logiciel spécial n’est requis pour afficher ou filtrer les données, et on peut les télécharger dans des formats de fichier standard (Excel, CSV et PDF) pour des analyses et des usages plus approfondis. On peut même incorporer des séries de données et des graphiques dans des blogs et des pages Web. 

Dans le milieu du développement, on parle beaucoup de « révolution des données ». Cette innovation est au cœur des objectifs des CIF, qui se veulent axés sur les résultats, accessibles et responsables.

Commentaires

Soumis par Essene Mujinga le

Du réchauffement climatique sur la planète Terre, bien des forêts peuvent jouer un grand rôle sur la protection de l'environnement. Y a-t-il un investissement conséquent pour entretenir les forêts équatoriales tant en Amérique latine qu'en Afrique centrale ?

Vos questions et commentaires (soumis à modération)