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Le temps est venu de créer un fonds pour appuyer les données en libre accès

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Les gens ne s'intéressent pas à l’open data. Et ils ont bien raison : ce qui les intéresse, c'est l'emploi, la qualité de l'air, la sécurité, la santé, etc. Si l’on veut que le libre accès aux données ait véritablement un sens, il faut que ces données concernent les choses auxquelles les gens s'intéressent et dont ils ont besoin.
Il y a quelques semaines, nous écrivions que le secteur privé utilise de plus en plus les données en libre accès pour des applications qui sont non seulement viables commercialement mais aussi en mesure de produire des résultats mesurables sur le plan social. Ce qui manque, ce sont les financements susceptibles de catalyser la croissance des entreprises fondées sur les données dans les économies émergentes. Nous sommes justement en train de mettre en place un fonds qui répondra à ce besoin précis.

Le contexte
Des sociétés comme Climate Corporation, Opower, Brightscope, Panjiva, Zillow, Digital Data Divide et bien d'autres ont montré qu'il est possible de mener des entreprises qui, tout à la fois, introduisent une perturbation salutaire (dans des secteurs bien établis comme l'agriculture, la santé et l'éducation), font preuve d'innovation (tout au long de la filière des données, de la collecte au stockage en passant par l'analyse et la diffusion), sont rentables et produisent des résultats concrets sur le plan social. Pour vous en convaincre et comprendre comment ces sociétés parviennent à résoudre des problèmes de développement complexes dans des secteurs d'activité ayant un impact majeur, reportez-vous aux propos d'Ines Kapphan (Climate Corporation), d'Ash Casselman (Metabiota) et de Joel Gurin (GovLabs@NYU) : leurs travaux révolutionnaires témoignent clairement la maturité croissante de ce secteur.

La question reste cependant de savoir si les activités commerciales fondées sur l'open data constituent un phénomène réservé aux pays riches ou si les entrepreneurs des économies émergentes peuvent bâtir eux aussi des entreprises performantes (a), comme le montrent les exemples cités plus haut.

Quand un étudiant chinois découvre l'immensité du stock de données en libre accès

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Dong Yang L'auteur est en première année de doctorat à l'Université de l'Académie des sciences de Chine, avec une spécialisation en administration publique.

Comme le dit William Shakespeare, il y a autant d'Hamlet que d’individus, car tout dépend de la manière de voir les choses. De manière similaire, les services de base de données suscitent des intérêts divers. Certains y voient des services personnalisés, d'autres des services à valeur ajoutée, d’autres encore des services axés sur les solutions. Pour nous, les étudiants, les services de base de données sont tout simplement vitaux.

Ces bases de données, en tant que services de savoir, doivent être adaptées aux besoins en constante mutation des utilisateurs, et être capables de prendre en charge simultanément la consommation et la création de savoir. Une bonne base de données ne vous aide pas seulement à convertir des données en résultats : elle vous aide aussi à mettre en commun des connaissances et à en créer de nouvelles en renforçant la créativité des utilisateurs par la richesse des ressources et des services qu'elle propose. Selon moi, le site de données en libre accès de la Banque mondiale remplit parfaitement ces fonctions.

Le « Big Data » a envahi le monde, mais la révolution des données a-t-elle déjà commencé ?

Prasanna Lal Das's picture
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Les transformations de l'offre et de la demande de données sont en train de bouleverser les hiérarchies du savoir : les hackers amateurs et les technologies d’exploitation de l’information par des machines prennent une place de plus en plus grande dans l’analyse des données. Si les experts traditionnels espèrent une évolution graduelle, une révolution parallèle menée par les professionnels du secteur privé est sans doute déjà en marche. Selon Prasanna Lal Das, les partenariats doivent intégrer ces nouveaux acteurs car, pour eux, la révolution des données est d'ores et déjà une réalité.

Des ères de révolutions, il y en a eu d’autres. Mais celle-ci ne semble pas partie pour prendre un siècle. Notre monde se métamorphose sous nos yeux, parfois de façon brutale, et l’univers des données, dominé par les universitaires et les « experts » et traditionnellement aride, n'est pas épargné par ces changements. Il pourrait même être à l'origine d'une ferveur révolutionnaire, surtout depuis que le Groupe de personnalités de haut niveau chargé d’étudier le programme de développement pour l’après-2015 a appelé dans son rapport à une « révolution des données » pour « renforcer les données et les statistiques utilisées à des fins de prise de décision et de responsabilisation ». La révolution des données officielle met cependant du temps à s'installer, et l'on peut se demander s'il s'agira d'une révolution des bureaucrates, par les bureaucrates et pour les bureaucrates. Ou si, au contraire, cette révolution changera réellement la façon dont nous mesurons notre monde, ce que nous mesurons et qui réalise ces mesures.

Les femmes et le travail : ce que nous révèlent les données

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Un nouveau rapport de la Banque mondiale, intitulé Gender at Work, souligne l’utilité des évaluations multidimensionnelles de l’égalité hommes-femmes au travail. En effet, plus l’on parvient à dresser un état des lieux complet d’une situation, plus l’on peut élaborer de solutions politiques exhaustives.

La tentation est grande d’utiliser un indicateur unique pour apprécier l’égalité des sexes et l’émancipation économique des femmes dans un pays donné… et le plus séduisant d’entre tous est certainement le taux de participation à la population active. S’il a l’avantage incontestable d’être systématiquement disponible et en général actualisé tous les ans (183 pays sur les 214 recensés aujourd’hui dans le portail consacré aux données sexospécifiques le publient) — ce qui constitue en soi une exception remarquable dans les statistiques sur le genre, souvent parcellaires, erratiques et peu fiables — il ne donne malheureusement qu’une image incomplète, voire biaisée, de la performance des pays en la matière.

Quel est le parlement le plus féminisé du monde ?

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Selon les dernières données de l’Union interparlementaire (UIP), le Rwanda arrive en tête du classement, avec pratiquement 64 % de sièges détenus par des femmes en 2013. À l’échelon mondial, celles-ci représentent en moyenne 20 % des députés, contre 15 % en 2003.
 
Le profil des dix premiers pays est assez hétérogène, que ce soit par leur niveau de revenu que par l’existence, ou non, de quotas pour favoriser la députation de femmes. Le Rwanda, devance l’Andorre avec ses 50 % de députés femmes et Cuba (49 %). Mais c’est la Suède (44 %) qui détient le record de femmes siégeant dans un parlement national sans recourir à une politique de quotas.

Proportion de sièges occupés par des femmes au parlement national (%)
Proportion of seats held by women in national parliaments (%)

Statistiques de la dette internationale : trois changements pour 2014

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La Banque mondiale collecte depuis 1951 des statistiques sur la dette de ses pays emprunteurs, via son système de notification de la dette. Publiées depuis de nombreuses années sous le titre World Debt Statistics (voir par exemple l’édition 1982 [a]), puis sous le titre Global Development Finance (volume 2 [a]), ces statistiques internationales sont, depuis 2013, regroupées dans le cadre d’une publication intitulée International Debt Statistics (IDS)(a) et enrichie de statistiques trimestrielles sur la dette extérieure et la dette du secteur public.

L’année dernière, nous avions revu notre stratégie de diffusion des Indicateurs du développement dans le monde (WDI) (a) et procédé à des améliorations (a) destinées à accroître la qualité et l’accessibilité de nos indicateurs, tableaux et analyses statistiques. Cette année, nous nous penchons sur les statistiques de la dette et envisageons, là aussi, un certain nombre de changements. L’ensemble de données 2014 (a), qui contient des statistiques relatives à 2012, a été publié à la mi-décembre, comme c’est habituellement le cas, mais ces données seront présentées différemment à compter de la mi-février.

Libre accès aux données et impact sur le développement : le rôle clé du secteur privé

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L’open data peut-il contribuer aux économies d’énergie (et, partant, ralentir le changement climatique) ? Améliorer les services de santé maternelle (et donc les services publics en général) ? Aider les agriculteurs et ceux qui assurent leurs récoltes à mieux prévoir le résultat des campagnes (et, ce faisant, à induire des décisions d’investissement plus judicieuses dans l’agriculture) ? Donner aux citoyens les moyens de contrer la corruption policière (et contribuer ainsi à la promotion d’un État de droit) ?

Données sur la malnutrition au niveau infranational

Vanessa Moreira da Silva's picture
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On constate de manière croissante que les disparités géographiques des indicateurs de développement au sein de chaque pays deviennent de plus en plus prononcées. Des données infranationales sont nécessaires pour informer les décideurs dans le domaine du développement. Cependant, les données au niveau infranational sont moins répandues (organisées dans un ensemble global), du fait que les zones administratives infranationales changent fréquemment.

Aujourd'hui, pour la première fois, une base de données globale fournit un accès ouvert et facile aux données des indicateurs de malnutrition infantile au niveau infranational. Ces informations proviennent de la base de données mondiale de l'OMS sur la croissance et la malnutrition infantiles (WHO Global Database on Child Growth and Malnutrition).

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