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60 millions de personnes forcées à fuir dans le monde : un chiffre sans précédent récent

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Tandis que les migrants et les réfugiés continuent de faire la une des journaux (a) et des éditoriaux (a), il est loin d’être surprenant que le nombre de personnes déplacées contre leur gré dans le monde a atteint les 60 millions, un chiffre sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. Ces statistiques, qui émanent du HCR, comprennent les personnes déplacées à l’intérieur des frontières de leur pays, les réfugiés et les demandeurs d’asile.

D’autres prennent volontairement le chemin de l’exil, et le nombre de ces derniers a également atteint un niveau sans précédent. Vous trouverez ci-dessous une analyse d’un certain nombre de tendances qu’on peut observer lorsqu’on se penche sur les données liées aux migrations et aux réfugiés au niveau régional, national et économique. Mais commençons par une question essentielle : quelle est la différence entre un migrant et un réfugié ?

Selon le HCR (a), un réfugié est une personne qui a dû fuir son pays d’origine parce qu’elle risquait d’être victime de persécutions. À l’inverse, un migrant choisit de quitter son pays pour trouver du travail ou accéder à une meilleure éducation, ou encore pour des raisons de regroupement familial. Contrairement aux réfugiés, les migrants continuent de bénéficier de la protection des autorités de leur pays d’origine quand ils sont à l’étranger.

Graphique : 3 lieux où les réfugiés représentent plus de 35 % de la population

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Graphique

De nouvelles données de l'ONU montrent que, fin 2014, les 6,3 millions de réfugiés présents en Cisjordanie et à Gaza, en Jordanie et au Liban représentaient plus de 35 % de la population totale de leur pays d'accueil.

Entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a diminué de plus de moitié : l’OMD 4 n’est pas atteint

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Les dernières données [PDF, 4,2 Mo (a)] publiées aujourd’hui par le Groupe interorganisations de l’Organisation des Nations Unies pour l’estimation de la mortalité juvénile (IGME) font apparaître de nets progrès à l’échelle mondiale : entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a reculé de 53 %, passant de 91 à 41 décès pour 1 000. Mais ce recul ne suffit pas pour atteindre l’objectif d’une baisse de deux tiers sur cette période, conformément à la cible du 4e des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). 

Au cours des 25 dernières années, le taux moyen de mortalité chez les moins de cinq ans a chuté de 53 %

Source : Groupe Inter-agence pour l’Estimation de la Mortalité Infantile de l’ONU - Télécharger les données

En cette dernière année des OMD, deux régions du monde sur six sont parvenues à l’OMD 4 : il s’agit des régions Asie de l’Est/Pacifique et Amérique latine/Caraïbes. L’Europe/Asie centrale, ainsi que le Moyen-Orient/Afrique du Nord ont manqué de peu l'objectif. En Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, les progrès restent bien insuffisants pour atteindre la cible.

La population mondiale de demain, en quatre graphiques

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La semaine dernière, les Nations Unies ont publié une révision de leurs prévisions et statistiques démographiques (a). J’ai eu l’occasion de parcourir ces chiffres et de consulter le très intéressant document de synthèse des principales conclusions (a) (PDF, 1MB) qui les accompagne.
 
Mais avant de nous y plonger, posons-nous la question de l’exactitude de ces prévisions : de quelles pistes disposent les démographes de l’ONU ? La réponse la plus complète que j’ai pu trouver est donnée par Nico Keilman, dans un document de 2001 (a) auquel Hans Rosling se réfère dans cette vidéo (a). Il indique qu’en 1958, les Nations Unies avaient tablé sur une population mondiale d’environ 6 milliards d’habitants en 2000 (se projetant ainsi 42 ans dans l’avenir), soit une marge d’erreur de moins de 5 %... On peut donc considérer qu’en effet, ces prévisions sont plutôt fiables.
 
Revenons aux données de 2015 et aux grandes tendances qui s’en dégagent, selon moi (pour mémoire, j’utilise les groupements régionaux des Nations Unies plutôt que ceux de la Banque mondiale (a).

1) La population mondiale devrait atteindre 11,2 milliards d’habitants en 2100

 

La population mondiale actuelle est de 7,3 milliards d’êtres humains. Elle continue d’augmenter mais à un rythme moins soutenu que par le passé. Elle devrait croître de 1 milliard d’ici 15 ans et de 1 milliard supplémentaire d’ici 25 ans, pour atteindre 9,7 milliards de personnes en 2050.

Amérique latine : tout savoir sur les blocs commerciaux et le poids respectif des deux plus grands

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Les blocs commerciaux sont des accords intergouvernementaux censés procurer des gains économiques à leurs membres à travers l’abaissement des barrières aux échanges. Certains, comme l’Union européenne, l’ALENA et l’Union africaine, sont très connus.

Parce qu’ils encouragent les investissements directs étrangers, renforcent la concurrence et dopent les exportations, ces blocs peuvent se révéler très bénéfiques pour les pays qui en font partie.

En Amérique latine, le Mercosur et l’Alliance du Pacifique, de constitution plus récente, représentent ensemble 93 % environ du PIB de la région (prix du marché de 2014). Quels sont les pays membres de ces blocs et leurs avantages comparés ?

Taille, pays membres et performance du Mercosur et de lAlliance du Pacifique

Amérique latine : tout savoir sur les blocs commerciaux et le poids respectif des deux plus grands


​​L’Alliance du Pacifique a été constituée en 2011 par le Chili, la Colombie, le Mexique et le Pérou. Ensemble, ces quatre pays affichent une population de quelque 221,3 millions d’habitants et un PIB de 2 100 milliards de dollars. Le Marché commun du Sud (Mercosur), créé en 1991, réunit l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay et le Venezuela. À eux cinq, ces pays ont une population de 285,0 millions d’habitants et un PIB de 3 500 milliards de dollars.
 
Le commerce intra-bloc, normalement dopé par ce type d’accords, représente environ 4 % du total des échanges de l’Alliance du Pacifique, contre 14 % environ pour le Mercosur.

OMD 5 : Malgré les progrès accomplis, améliorer la santé maternelle reste un défi

Haruna Kashiwase's picture
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Ce billet, qui s'appuie sur les données de l'édition 2015 des Indicateurs du développement dans le monde, est le cinquième d'une série consacrée aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
 
L'objectif du Millénaire pour le développement n° 5 est d'améliorer la santé maternelle. La mesure et cible de cet objectif consiste à « réduire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle » et à « rendre l'accès à la médecine procréative universel d'ici à 2015 ».
 
En 2013, 99 % des 289 000 décès maternels dans le monde se sont produits dans les pays en développement

La probabilité de mourir en couches est largement plus élevée en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne

Selon l'OMS, chaque jour, environ 800 femmes perdent la vie avant, pendant ou après leur accouchement. En 2013, plus de la moitié du total des décès maternels se sont produits en Afrique subsaharienne, et environ un quart en Asie du Sud.

Les pays de ces deux régions ont néanmoins fait d’importants progrès en matière de réduction du taux de mortalité maternelle. En Asie du Sud, celui-ci a chuté de 550 pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à 190 en 2013, soit une réduction de 65 %. En Afrique subsaharienne, où ces taux sont plus de deux fois supérieurs à ceux enregistrés en Asie du Sud, ils ont également chuté de près de 50 % sur la même période.

Si ces réussites sont impressionnantes, le recul des taux de mortalité maternelle est plus lent que la cible fixée par les OMD, à savoir une réduction de 75 % sur la période 1990-2015. En dehors d'une poignée de pays, aucune région en développement ne devrait, en moyenne, atteindre ce résultat. Toutefois, le taux de réduction annuel moyen s'est accéléré, passant de 1,1 % sur la période 1990-1995 à 3,1 % entre 2005 et 2013.

OMD 4 : La mortalité infantile a connu une chute spectaculaire au cours des 20 dernières années

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Ce billet, qui s'appuie sur les données de l'édition 2015 des Indicateurs de développement dans le monde, est le quatrième d'une série consacrée aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)

L'objectif du Millénaire pour le développement n° 4 est de « réduire la mortalité infantile ». La mesure et cible unique de cet objectif consiste à « réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans ». Les indicateurs permettant de mesurer les progrès portent aussi sur le taux de mortalité chez les enfants de moins de 1 an et sur la proportion d'enfants âgés de 12 à 23 mois qui sont vaccinés contre la rougeole.

Par rapport à 1990, il y a 17 000 enfants de moins qui meurent chaque jour 

Taux de mortalité des moins de 5 ans  (décès pour 1 000 naissances vivantes)

En 1990, 13 millions d'enfants mouraient avant leur cinquième anniversaire. En 1999, ce chiffre était tombé à 10 millions, pour s'établir juste en dessous de 6 millions en 2013. Cela signifie qu'il y a, par rapport à 1990, 17 000 enfants de moins qui meurent chaque jour.

En 1990, le taux de mortalité moyen des moins de 5 ans pour l'ensemble des pays en développement était de 99 décès pour 1 000 naissances vivantes. En 2013, ce chiffre était tombé à 50, soit environ la moitié du taux de 1990. Malgré ces progrès considérables et compte tenu de la tendance actuelle, les pays en développement dans leur ensemble risquent de ne pas atteindre la cible des OMD. En dépit d’améliorations rapides depuis 2000, les taux de mortalité infantile en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud restent en effet très nettement supérieurs à ceux enregistrés dans le reste du monde.

 

Journée mondiale de la population : Je suis plus âgé que 54 % de la population mondiale. Et vous ?

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Comment vous situez-vous dans la répartition de la population mondiale? via population.io (a)

Je me passionne pour la démographie. Selon moi, il est indispensable de bien comprendre l'évolution de la taille, de la structure et de la distribution de la population mondiale pour pouvoir appréhender les tendances à l'œuvre dans quasiment tous les autres domaines, qu'il s'agisse de pauvreté, d'inégalités, d'urbanisation, d'éducation…



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Non seulement la démographie est l'un des principaux dénominateurs communs des statistiques sur le développement, mais elle influence également de manière quotidienne les décisions des individus et des responsables politiques. Où acheter une maison ? Où investir dans de nouvelles infrastructures de transports publics ou de nouvelles routes ? Comment planifier les systèmes de protection sociale et les aides sociales ?

Financement du développement: c’est le moment d’uniformiser les modes de comptabilisation

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Au début de l'année 2016, les Nations Unies lanceront de nouveaux « objectifs de développement durable » afin de stimuler et encadrer les efforts de développement dans le monde entier. Mais une question reste en suspens : comment allons-nous financer ces nouveaux objectifs ?

Et cette interrogation recèle de nombreuses autres questions sous-jacentes : quels pays ont besoin de plus de ressources ? Quels types de ressources font le plus défaut ? Où vont les financements internationaux (publics et privés) à l'heure actuelle ? Et où ne vont-ils pas ? Pour répondre à toutes ces questions, il est impératif de disposer de données fiables et faciles à appréhender sur l'ensemble des flux financiers internationaux.

Tous les pays du monde se réuniront au mois de juillet à Addis-Abeba (Éthiopie) afin de définir le cadre de financement du nouveau programme d'action pour un développement durable (a). C’est une occasion décisive d’améliorer la manière dont les données sont collectées et publiées, et de remédier à l’approche plutôt anarchique qui prévaut actuellement.

OMD 1 : Des progrès inégaux dans la réduction de l’extrême pauvreté, de la faim et de la malnutrition

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Ce billet, qui s’appuie sur les données de l’édition 2015 des Indicateurs de développement dans le monde, est le premier d’une série consacrée aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
 

L’objectif du Millénaire pour le développement n° 1 est d’« éliminer l’extrême pauvreté et la faim ». Trois cibles ont été définies : a) diminuer de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour ; b) assurer le plein-emploi et la possibilité pour chacun de trouver un travail décent et productif ; et c) réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim. 

Selon les dernières estimations, la proportion de la population disposant de moins de 1,25 dollar par jour est passée de 43,6 % en 1990 à 17 % en 2011. Les prévisions basées sur les taux de croissance des dix dernières années des pays concernés indiquent que le taux d’extrême pauvreté diminuera pour atteindre 13,4 % en 2015, une diminution de plus de deux tiers par rapport au taux de 1990. 

Par rapport aux niveaux de 1990, le nombre de personnes dans le monde vivant avec moins de 1,25 dollar par jour devrait également être divisé par deux en 2015. Entre 1990 et 2011, le nombre de personnes en situation d’extrême pauvreté est passé de 1,9 à 1 milliard. Selon les prévisions, ce sont 175 millions de personnes supplémentaires qui seront sorties de l’extrême pauvreté d’ici la fin de l’année 2015. 

Ce qui signifie que près de la moitié des pays en développement avaient déjà atteint, avec cinq ans d’avance sur l’échéance de 2015, la première cible de l’OMD 1 : réduire de moitié la proportion de la population en situation d’extrême pauvreté.
 

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