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Nouvelle classification des pays en fonction de leur revenu : actualisation 2016

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Tous les 1er juillet, la Banque mondiale revoit sa classification des économies du monde. Cette actualisation repose sur les estimations du revenu national brut (RNB) par habitant pour l’année précédente (calculé avec la méthode dite de « l’Atlas » [a]). Au 1er juillet 2016, les critères sont les suivants : un RNB par habitant inférieur ou égal à 1 025 dollars définit les pays à faible revenu ; un RNB par habitant compris entre 1 026 et 4 035 dollars définit les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure tandis qu’un RNB par habitant compris entre 4 036 à 12 475 dollars définit les pays à revenu intermédiaires de la tranche supérieure ; et un RNB par habitant supérieur ou égal à 12 476 dollars définit les pays à revenu élevé. Ces estimations actualisées sont prises en compte dans les lignes directrices opérationnelles de la Banque mondiale pour déterminer l’éligibilité aux financements de l’institution.

Ce qui a changé

Sur la page de classification des pays, (a), on trouve la liste complète des économies, classées par revenu, par région et par statut (admissibilité à emprunter à la Banque mondiale). Ces tableaux couvrent tous les États membres de la Banque mondiale ainsi que les économies de plus de 30 000 habitants. La classification par région ne fait pas de distinction de revenu. Les termes « pays » et « économie », employés indifféremment, n’impliquent pas nécessairement une indépendance politique mais renvoient à un territoire pour lequel les autorités publient des statistiques économiques ou sociales distinctes. Cliquez ici (a) pour en savoir plus sur les méthodes de classification utilisées par la Banque mondiale. Les versions actualisées de la base de données des Indicateurs du développement dans le monde (a), des données sur le RNB par habitant et sur les regroupements par revenu seront disponibles sur le site donnees.banquemondiale.org à compter du mardi 5 juillet 2016.

ODD n°6 : l’eau et l’assainissement au cœur du développement durable

Stephane Dahan's picture
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Cette publication fait partie d’une série de billets consacrés aux Objectifs de développement durable et à l'édition 2016 des Indicateurs du développement dans le monde.

 

L’eau et l’assainissement sont étroitement liés à de nombreux domaines du développement

Bien que le nombre de personnes ne disposant pas d’une source améliorée d’eau potable ait été divisé par deux dans le monde en 25 ans, les pays les plus pauvres ont bien du mal à fournir des solutions durables d’accès à l’eau et à des installations sanitaires adéquates. En 2015, dans les pays à faible revenu, à peine plus d’un quart de la population bénéficie de telles solutions, contre un peu plus de la moitié dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. L’accès à l’eau et à l’assainissement n’est plus aujourd’hui qu’une question de fourniture de service, mais bel et bien un enjeu intimement lié au changement climatique, à la gestion des ressources hydriques ainsi qu’à la pénurie et à la qualité de l’eau.

Faire plus avec moins : évaluer notre consommation et notre production

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Un tiers de l’énergie produite dans le monde sert à la fabrication d'aliments, dont un tiers se perdra ou sera gaspillé. Or, un quart de ces denrées suffirait à nourrir 870 millions d’êtres humains. « Faire plus et mieux avec moins » impose de satisfaire les besoins essentiels et de favoriser une meilleure qualité de vie tout en réduisant la pollution et les gaspillages nocifs. Il faut aussi mieux utiliser les ressources naturelles. L’Objectif de développement durable (ODD) n° 12 vise des modes de consommation et de production durables.

Graphique : 25 ans de progrès dans les pays les plus pauvres grâce au soutien de l'IDA

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L'Association internationale de développement (IDA) est l'une des plus importantes sources d'aide pour les pays les plus pauvres du monde. Au cours des 25 dernières années, les pays de l'IDA ont vu des progrès dans de nombreux domaines, notamment l'accès à l'eau potable et à l'assainissement, l'amélioration des taux d'achèvement de l'école primaire et des taux plus élevés de vaccination chez les jeunes enfants.

Quantifier l’accès à la chirurgie : un nouveau paradigme pour le renforcement des systèmes de santé

Josh Ng-Kamstra's picture
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Ce billet s’inscrit dans une série d’articles consacrés aux données issues de l’édition 2016 des Indicateurs du développement dans le monde (WDI) (a). Ses auteurs ont pris part à la Commission du Lancet sur la chirurgie dans le monde (a).

Le nombre relatif de chirurgiens varie d’un pays à l’autre
Cliquer pour voir la version interactive (a)

Plus des deux-tiers de la population mondiale n’a pas accès à des soins chirurgicaux et anesthésiques sûrs et abordables quand ils sont nécessaires. Or l’impact des pathologies chirurgicales n’est pas neutre. On estime que les problèmes de santé imposant une prise en charge par un chirurgien entraîneront des pertes en termes de productivité économique de 12 300 milliards de dollars dans les pays à revenu faible et intermédiaire d’ici à 2030 (a). Par ailleurs, 81 millions de personnes sont confrontées à des dépenses de santé catastrophiques (a) en raison du coût des soins chirurgicaux payés chaque année.
 
L’accès à la chirurgie revêt une importance cruciale pour la réalisation de plusieurs des Objectifs de développement durable (ODD) : « bonne santé et bien-être » (objectif n° 3), « pas de pauvreté » (objectif n° 1), « égalité entre les sexes » (objectif n° 5) et, enfin, « réduction des inégalités » (objectif n° 10).
Mais, pour pouvoir agir, les autorités nationales doivent disposer d’indicateurs fiables qui décomposent de façon rigoureuse chaque composante de l’accès à la chirurgie en tant que modalité de traitement ou de plateforme de soins. C’est dans ce but que le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a lancé un appel à la communauté chirurgicale (a) en 2014 pour la mise en place d’indicateurs associés à des cibles et des délais conformes à ce que le monde est en droit d’attendre dans ce domaine.
 

Le tabagisme dans le monde en 5 graphiques

Tariq Khokhar's picture
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Chaque année, le tabagisme fait 6 millions de victimes, soit une personne toutes les six secondes.

Si l’on ne fait rien pour y remédier, ce chiffre pourrait grimper à 8 millions en 2030. Voilà pourquoi, ainsi que le soulignait mon collègue Patricio dans un billet précédent (a), des initiatives telles que les lois sur le conditionnement neutre et la Journée mondiale sans tabac sont si importantes.

Je me suis penché sur les estimations de l’Observatoire de la santé mondiale de l’OMS (a) sur le tabagisme pour me faire une meilleure idée de la situation géographique des fumeurs, des variations au fil du temps et de la répartition par sexe. Vous retrouverez ici l’ensemble des données et des calculs qui ont permis l’élaboration des graphiques suivants (a).

Il y a plus d’un milliard de fumeurs dans le monde

Naturellement, les fumeurs sont très nombreux dans les pays à fort peuplement, mais c’est dans des pays plus petits et relativement plus riches d’Europe que les taux de tabagisme sont les plus élevés.

L’égalité hommes-femmes en 2016 : ce que révèlent les données

Eliana Rubiano-Matulevich's picture
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Si les écarts entre les hommes et les femmes se sont resserrés depuis 20 ans, de graves lacunes demeurent.

En 20 ans, les avancées obtenues pour réduire les écarts entre les hommes et les femmes sont très nettes, surtout dans l’éducation et la santé. La plupart des pays ont rééquilibré les taux de scolarisation et d’achèvement entre les filles et les garçons dans le primaire et lors du passage vers le secondaire. Et les femmes, comme les hommes, vivent désormais plus longtemps et en meilleure santé. Mais des lacunes importantes demeurent : les femmes se heurtent toujours à des barrières pour accéder aux débouchés économiques et leur aptitude à décider de leur destin et à l’infléchir (a) reste à bien des égards restreinte.

Les obstacles à l’égalité des sexes

Ces obstacles sont liés à des normes et des préjugés sociaux profondément ancrés qui interdisent aux filles et aux femmes de déployer tout leur potentiel. Dans de nombreux pays, les femmes se heurtent à des dispositions législatives qui restreignent leur capacité d’accès aux débouchés économiques, comme l’obligation d’avoir l’aval de leur conjoint ou de présenter des documents supplémentaires pour ouvrir un compte bancaire à leur nom. Les violences à l’encontre des femmes restent monnaie courante et traduisent un déséquilibre des rapports de pouvoir au sein des ménages et, plus généralement, de la société. Comme la reproduction sociale impose aux femmes de prendre en charge la famille et les tâches ménagères, elles ont moins de temps à consacrer à un emploi rémunéré, ce qui les désavantage par rapport aux hommes.

L’Objectif de développement durable (ODD) n° 5, pour « parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles », est l’occasion de s’atteler aux contraintes structurelles et de faire évoluer les normes sociales, ce qui pourrait ouvrir des perspectives durables pour sortir de la pauvreté et atteindre les objectifs d’égalité des sexes inscrits dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Faire évoluer des normes profondément enracinées est une entreprise de longue haleine, qui exige entre autres d’instaurer un environnement propice en modifiant les cadres juridiques. D’importantes mesures ont été prises pour adopter des lois protégeant les femmes contre des pratiques néfastes : en 2016, 137 pays ont légiféré sur les violences domestiques et 149 interdisent ou annulent les mariages d’enfants . Mais dans de nombreux pays, l’accès des femmes aux opportunités économiques est toujours entravé par la loi. Pratiquement 60 % des 188 pays pour lesquels nous disposons de données n’ont pas de cadres juridiques imposant une égalité de traitement lors d’un recrutement, une égalité de salaire pour un travail identique ou une égalité d’accès à tous les emplois.


Protéger la vie sur Terre pour protéger les populations pauvres

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Les forêts couvrent 30 % de la Terre, mais environ 13 millions d’hectares disparaissent chaque année , malgré les efforts de protection. Entre 1990 et 2015, notre planète a perdu plus de 129 millions d’hectares, soit plus de 3 % de sa superficie forestière. Alors même que l’on s’attache à préserver les forêts, les habitats naturels et la biodiversité, les populations les plus pauvres continuent de souffrir de l’impact des activités humaines sur l’environnement, et la déforestation, la désertification et le recul de la diversité biologique entraînent des problèmes considérables. L’Objectif de développement durable (ODD) n° 15 consiste à « préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des sols et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité ».

Pêche en eaux troubles : promouvoir une pêche durable et préserver les océans

Randall Brummett's picture
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Le poisson est la principale source de protéines animales pour plus d’un milliard de personnes : en moyenne, sur la planète, la consommation de poisson ressort à environ 20 kg par personne et par an . Le 14e Objectif de développement durable (ODD) prévoit de conserver et d’exploiter d’une manière durable les ressources marines, qui sont indispensables pour assurer la sécurité alimentaire d’une grande partie de la population. Il est essentiel de suivre les progrès en direction de cet objectif, mais cela pose de grandes difficultés.

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