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Le tabagisme dans le monde en 5 graphiques

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Chaque année, le tabagisme fait 6 millions de victimes, soit une personne toutes les six secondes.

Si l’on ne fait rien pour y remédier, ce chiffre pourrait grimper à 8 millions en 2030. Voilà pourquoi, ainsi que le soulignait mon collègue Patricio dans un billet précédent (a), des initiatives telles que les lois sur le conditionnement neutre et la Journée mondiale sans tabac sont si importantes.

Je me suis penché sur les estimations de l’Observatoire de la santé mondiale de l’OMS (a) sur le tabagisme pour me faire une meilleure idée de la situation géographique des fumeurs, des variations au fil du temps et de la répartition par sexe. Vous retrouverez ici l’ensemble des données et des calculs qui ont permis l’élaboration des graphiques suivants (a).

Il y a plus d’un milliard de fumeurs dans le monde

Naturellement, les fumeurs sont très nombreux dans les pays à fort peuplement, mais c’est dans des pays plus petits et relativement plus riches d’Europe que les taux de tabagisme sont les plus élevés.

L’égalité hommes-femmes en 2016 : ce que révèlent les données

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Si les écarts entre les hommes et les femmes se sont resserrés depuis 20 ans, de graves lacunes demeurent.

En 20 ans, les avancées obtenues pour réduire les écarts entre les hommes et les femmes sont très nettes, surtout dans l’éducation et la santé. La plupart des pays ont rééquilibré les taux de scolarisation et d’achèvement entre les filles et les garçons dans le primaire et lors du passage vers le secondaire. Et les femmes, comme les hommes, vivent désormais plus longtemps et en meilleure santé. Mais des lacunes importantes demeurent : les femmes se heurtent toujours à des barrières pour accéder aux débouchés économiques et leur aptitude à décider de leur destin et à l’infléchir (a) reste à bien des égards restreinte.

Les obstacles à l’égalité des sexes

Ces obstacles sont liés à des normes et des préjugés sociaux profondément ancrés qui interdisent aux filles et aux femmes de déployer tout leur potentiel. Dans de nombreux pays, les femmes se heurtent à des dispositions législatives qui restreignent leur capacité d’accès aux débouchés économiques, comme l’obligation d’avoir l’aval de leur conjoint ou de présenter des documents supplémentaires pour ouvrir un compte bancaire à leur nom. Les violences à l’encontre des femmes restent monnaie courante et traduisent un déséquilibre des rapports de pouvoir au sein des ménages et, plus généralement, de la société. Comme la reproduction sociale impose aux femmes de prendre en charge la famille et les tâches ménagères, elles ont moins de temps à consacrer à un emploi rémunéré, ce qui les désavantage par rapport aux hommes.

L’Objectif de développement durable (ODD) n° 5, pour « parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles », est l’occasion de s’atteler aux contraintes structurelles et de faire évoluer les normes sociales, ce qui pourrait ouvrir des perspectives durables pour sortir de la pauvreté et atteindre les objectifs d’égalité des sexes inscrits dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Faire évoluer des normes profondément enracinées est une entreprise de longue haleine, qui exige entre autres d’instaurer un environnement propice en modifiant les cadres juridiques. D’importantes mesures ont été prises pour adopter des lois protégeant les femmes contre des pratiques néfastes : en 2016, 137 pays ont légiféré sur les violences domestiques et 149 interdisent ou annulent les mariages d’enfants . Mais dans de nombreux pays, l’accès des femmes aux opportunités économiques est toujours entravé par la loi. Pratiquement 60 % des 188 pays pour lesquels nous disposons de données n’ont pas de cadres juridiques imposant une égalité de traitement lors d’un recrutement, une égalité de salaire pour un travail identique ou une égalité d’accès à tous les emplois.


Protéger la vie sur Terre pour protéger les populations pauvres

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Les forêts couvrent 30 % de la Terre, mais environ 13 millions d’hectares disparaissent chaque année , malgré les efforts de protection. Entre 1990 et 2015, notre planète a perdu plus de 129 millions d’hectares, soit plus de 3 % de sa superficie forestière. Alors même que l’on s’attache à préserver les forêts, les habitats naturels et la biodiversité, les populations les plus pauvres continuent de souffrir de l’impact des activités humaines sur l’environnement, et la déforestation, la désertification et le recul de la diversité biologique entraînent des problèmes considérables. L’Objectif de développement durable (ODD) n° 15 consiste à « préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des sols et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité ».

Pêche en eaux troubles : promouvoir une pêche durable et préserver les océans

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Le poisson est la principale source de protéines animales pour plus d’un milliard de personnes : en moyenne, sur la planète, la consommation de poisson ressort à environ 20 kg par personne et par an . Le 14e Objectif de développement durable (ODD) prévoit de conserver et d’exploiter d’une manière durable les ressources marines, qui sont indispensables pour assurer la sécurité alimentaire d’une grande partie de la population. Il est essentiel de suivre les progrès en direction de cet objectif, mais cela pose de grandes difficultés.

Données en accès libre : les cas de l’Inde et de l’Ukraine

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Ce billet a été rédigé par Dawn Duhaney, de l’Open Data Institute (ODI). 

Lorsqu’on parle d’ouverture et de transparence des institutions, on imagine aisément l’Inde et l’Ukraine aux antipodes. La première est souvent décrite comme la plus grande démocratie du monde (a), avec un régime fédéral qui accorde des droits législatifs et financiers aux régions, tandis que la deuxième, ancienne république de l’Union soviétique, se caractérise par un pouvoir historiquement centralisé.
Tezza Nur Rasika(Indonésie), Marija Kujacic (Serbie), Marco Bani (Italie), Alka Mishra (Inde), Fernando Campagnucci (Brésil), Malick Tapsoba (Burkina Faso), Alexsey Vyskub (Ukraine), Jose Ma Subero (Espagne), Pauline Riordan (Irlande)
Troisième rencontre des chefs de file de l’open data au siège de l’ODI à Londres

De gauche à droite : Tezza Nur Rasika(Indonésie), Marija Kujacic (Serbie), Marco Bani (Italie), Alka Mishra (Inde), Fernando Campagnucci (Brésil), Malick Tapsoba (Burkina Faso), Alexsey Vyskub (Ukraine), Jose Ma Subero (Espagne), Pauline Riordan (Irlande).

Vit-on plus longtemps et en meilleure santé ?

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Ce billet s’inscrit dans une série d’articles consacrés aux Objectifs de développement durable et aux données issues de l’édition 2016 des Indicateurs du développement dans le monde.

L’incidence et la distribution des maladies graves dans les pays riches et les pays pauvres diffèrent et sont en pleine mutation. Dans les pays à faible revenu, plus de la moitié des décès sont dus à des maladies transmissibles ou à des pathologies maternelles, prénatales ou nutritionnelles. Dans les pays à revenu intermédiaire ou élevé, plus des deux tiers résultent de maladies non transmissibles. Néanmoins, comme les soins et les traitements ciblés s’améliorent dans les pays les plus pauvres, l’incidence de maladies telles que le paludisme et le VIH commence à chuter, tandis que les décès dus aux crises cardiaques et aux accidents vasculaires cérébraux sont à la hausse.

L’Objectif de développement durable n° 3 vise à permettre à tous de vivre en bonne santé et à promouvoir le bien-être de tous à tout âge. L’une de ses finalités est de faire diminuer les décès et les séquelles découlant de maladies non transmissibles et d’accidents. L’une des cibles de cet objectif consiste par exemple à diviser par deux le nombre total de victimes des accidents de la route à l’horizon 2020. Le taux de mortalité lié à la circulation routière était de 27 décès pour 100 000 personnes dans les pays à faible revenu en 2013, soit trois fois plus que dans les pays à revenu élevé. Les pays à revenu intermédiaire enregistrent également des taux élevés en la matière.

Indicateurs du développement dans le monde 2016 : zoom sur trois nouveautés

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Nous sommes heureux de vous annoncer la publication de l’édition 2016 des Indicateurs du développement dans le monde (WDI).
 
Avec plus d’un million de téléchargements l’année dernière, les WDI constituent le jeu de données le plus utilisé de notre catalogue de données en libre accès (a). Ils fournissent des statistiques comparables d’un pays à l’autre sur le développement et les conditions de vie dans le monde entier. Vous pouvez :

Graphique : L’évolution des causes de décès dans les pays à faible revenu

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Remarque : les données sont issues des estimations de l’Organisation mondiale de la santé (a) et, comme indiqué dans la méthodologie (PDF) (a), en utilisant la classification des revenus de la Banque mondiale (a) en vigueur en 2014. 

Les principales causes de décès dans le monde évoluent et diffèrent entre pays riches et pays pauvres. Dans les pays à faible revenu, les décès liés à des maladies transmissibles comme le paludisme et le VIH/sida ont chuté, tandis que celles qui sont liées à des maladies non transmissibles comme les accidents vasculaires et le diabète sont à la hausse.

Si les explications de ce phénomène varient, mon collègue Patricio Marquez a récemment consacré un article à la hausse globale du nombre de personnes souffrant de surpoids ou de diabète (a). Il note qu’il ne s’agit pas que d’un problème de riches, ni du monde riche : près de 80 % des diabétiques sont aujourd’hui dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. Des évolutions sociales expliquent ce changement : l’urbanisation transforme les régimes alimentaires et les manières de vivre, tandis que le vieillissement de la population se traduit par une détérioration naturelle de l’état de santé général qui fait augmenter les cas de diabète.

La visualisation interactive ci-dessous vous permet d’explorer ces données en profondeur :

Nouvelles données sur les Fonds d’investissement climatiques et leurs résultats

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Les lecteurs de ce blog savent en quoi consiste l’open data : des données légalement et techniquement accessibles qu’on peut utiliser, réutiliser et redistribuer librement. En revanche, ils ne savent peut-être pas que les Fonds d’investissement climatiques (CIF) (a), et leur enveloppe de 8,3 milliards de dollars, déploient, par l’intermédiaire des banques multilatérales de développement, des financements à grande échelle dans 72 pays du monde afin de leur permettre d’introduire des changements porteurs de transformations et de s’engager sur une trajectoire de développement sobre en carbone et résiliente au changement climatique. Ce mois-ci, pour la première fois, les CIF publient des données en libre accès sur les résultats du Fonds pour les technologies propres (CTF) (a) et du Programme de valorisation à grande échelle des énergies renouvelables (SREP) (a). 
 
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