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Les données sur l’environnement : mieux comprendre les enjeux du recul des forêts et de la protection de la nature

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Parce qu’elles sont limitées, les ressources environnementales diffèrent considérablement des ressources financières, humaines et en capital. Du fait de notre dépendance toujours plus grande aux ressources naturelles, les pays en développement prennent très au sérieux cette problématique.

Qu’ont fait les États pour veiller à ce que les ressources naturelles soient protégées ?

Comment s’assurent-ils que leur progrès est durable et ne repose pas sur un effet d’aubaine ?

Pour répondre à ces questions et à d’autres sur le même sujet, appuyons-nous sur le Little Green Data Book 2014 (a), qui repose sur les Indicateurs du développement dans le monde 2014 (a), rubrique Environnement.
 
Recul du couvert forestier dans le monde

Les forêts couvrent près d’un tiers des continents. Elles s’étendent aujourd’hui sur 40 millions de km2, contre 50 millions de km2 au début du XXe siècle. Ce recul s’explique largement par une demande croissante de produits forestiers (bois et papier notamment) et de terres agricoles.

La Journée mondiale de l’environnement des Nations Unies fixée au 5 juin veut sensibiliser l’opinion mondiale et encourager des actions en faveur de l’environnement partout dans le monde.

Une forêt se définit ainsi : c’est une étendue de terre supérieure à 5 000 mètres carrés, abritant des arbres d’au moins 5 mètres et des frondaisons de plus de 10 % (ou des arbres qui peuvent atteindre ces seuils in situ).

Alors que la superficie totale des forêts de la planète accusait une baisse de 18 % chaque année sur la période 1990-2000, le taux annuel de déforestation dans le monde a été ramené à 11 % entre 2000 et 2011, sous l’effet, dans certaines régions, de plantations ou de processus d’expansion forestière naturels. Toutefois, ce sont les pays en développement qui abritent la plus forte concentration des pertes de forêts, notamment en Amérique latine/Caraïbes et en Afrique subsaharienne.
 
Figure 1.


À elle seule, l’Amérique latine /Caraïbes possède près d’un quart des forêts du globe. Mais, sur la période 1990-2011, son couvert forestier a été réduit de quelque 990 000 km2 (soit un recul de 11 %). En Afrique subsaharienne, la collecte de bois de chauffage et la production de charbon sont les principaux facteurs de déforestation. En dépit de nombreuses industries lourdes (métallurgie, chantiers navals, produits manufacturés volumineux, équipements, etc.), les pays à revenu élevé ont regagné 177 000 km2 de forêts depuis 1990.

Les aires terrestres et marines protégées sont essentielles à la préservation de la biodiversité

Progression des aires protégées sur terre et en mer
 
La déforestation, notamment dans les tropiques, est responsable de 10 à 30 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. La protection des régions boisées, et plus généralement des milieux terrestres et marins, permet de préserver les plantes, les espèces marines et les habitats de la faune tout en réduisant les pressions sur la biodiversité. Beaucoup de pays ont circonscrit certaines étendues de terre ou de mer pour en faire des aires protégées destinées à préserver des habitats rares ainsi que la faune et la flore endémiques. En 2012, plus de 14 % des terres de la planète et 10 % des eaux territoriales ont été déclarées protégées. Parmi les régions en développement, ce sont l’Amérique latine/Caraïbes et l’Afrique subsaharienne qui comptent la plus grande surface d’aires terrestres protégées.

Figure 2.


Le nombre d’espèces menacées (mammifères, oiseaux, poissons et espèces végétales supérieures) peut permettre de prendre la mesure du besoin de préservation de la biodiversité et de l’urgence à agir. Des travaux de recherche sur l’état des espèces menacées ont été réalisés pour quelques groupes d’organismes vivants. Grâce à de plus amples travaux consacrés à la protection d’écosystèmes clés et à la réduction de la surexploitation des ressources naturelles et de la destruction des habitats, de nombreuses espèces pourraient connaître des avancées positives.

Vous trouverez ci-dessous les indicateurs utilisés dans ce billet, accompagnés de leur code. Vous pouvez également vous référer aux Indicateurs du développement dans le monde (a) ou consulter directement les tableaux en ligne (a) pour visualiser ces données. Nous vous invitons à nous suivre sur Twitter @worldbankdata (a) afin d’être informé de l’actualité des grands indicateurs de l’économie mondiale et de nos données en libre accès.
 
Indicateurs et codes utilisés dans ce billet

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