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L’évolution des décaissements à l’Afrique subsaharienne en 5 points

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La base de données sur les statistiques 2015 de la dette internationale (a) renferme de nombreux indicateurs pour mieux comprendre la situation de l’endettement des pays à revenu faible et intermédiaire. Ici, nous nous intéressons à l’un d’entre eux — les décaissements — dans le contexte des pays d’Afrique subsaharienne.
 
De quoi s’agit-il ? Le terme « décaissements » désigne la somme d’argent effectivement versée sur le compte de l’emprunteur pour une année donnée au titre de son engagement de prêt (le montant total des nouveaux prêts consentis de manière contractuelle à l’emprunteur). Pourquoi s’intéresser aux décaissements ? Parce que cet indicateur donne une bonne idée des évolutions pendant une année donnée, contrairement par exemple au stock de la dette extérieure (les sommes qu’un pays doit à ses créanciers, c’est-à-dire les entités qui lui prêtent de l’argent), qui est une mesure plus agrégée puisqu’elle intègre les performances des années précédentes.
 
L’analyse que je vous propose passe en revue 45 pays d’Afrique subsaharienne, hors Afrique du Sud. Pourquoi exclure l’Afrique du Sud ? Parce que le volume de sa dette extérieure risquerait de masquer les tendances du reste de la région. Il faut savoir que le Nigéria, première économie du continent africain (en termes de PIB en 2013) avait un stock de dette extérieure de 14 milliards de dollars en 2013 tandis que l’Afrique du Sud (sa première dauphine, toujours en termes de PIB de 2013) affichait la même année un endettement dix fois supérieur, à 140 milliards de dollars.
 
Malgré l’exclusion de l’Afrique du Sud, je pense qu’il faut souligner la taille de l’échantillon étudié. Les 45 pays sélectionnés représentent pratiquement tout le continent africain, à l’exception d’une poignée de pays situés dans sa partie septentrionale. D’où ma suggestion de prendre ces tendances pour ce qu’elles sont : une indication globale de la situation qui peut occulter des différences nationales.

Données sur la dette extérieure des pays en développement : un panorama contrasté

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Le Groupe de la Banque mondiale a publié aujourd'hui l'édition 2015 de sa publication phare consacrée aux statistiques de la dette internationale (IDS) (a). Cette publication renferme les statistiques d’encours et de flux de la dette extérieure relatives à l’année 2013 ainsi que d'autres indicateurs financiers de premier plan pour les 124 pays en développement qui participent au système de notification de la dette mis en place par le Groupe.

On y apprend notamment que les entrées nettes de capitaux liées à la dette dans les pays en développement ont augmenté de 28 % en 2013, tirées par la forte hausse (50 %) de la dette à court terme. De plus, les investissements directs étrangers dans les économies émergentes n’ont pas fléchi, portant les flux nets de capitaux (dette et prises de participation) à un total de 1 200 milliards de dollars.

Pour une analyse détaillée de ces statistiques et tendances, rendez-vous sur le portail de données sur la dette (a), qui vous permettra notamment d’accéder aux tableaux des IDS (a). Voici, pour commencer, un certain nombre d’éléments à retenir.

Statistiques de la dette internationale : trois changements pour 2014

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La Banque mondiale collecte depuis 1951 des statistiques sur la dette de ses pays emprunteurs, via son système de notification de la dette. Publiées depuis de nombreuses années sous le titre World Debt Statistics (voir par exemple l’édition 1982 [a]), puis sous le titre Global Development Finance (volume 2 [a]), ces statistiques internationales sont, depuis 2013, regroupées dans le cadre d’une publication intitulée International Debt Statistics (IDS)(a) et enrichie de statistiques trimestrielles sur la dette extérieure et la dette du secteur public.

L’année dernière, nous avions revu notre stratégie de diffusion des Indicateurs du développement dans le monde (WDI) (a) et procédé à des améliorations (a) destinées à accroître la qualité et l’accessibilité de nos indicateurs, tableaux et analyses statistiques. Cette année, nous nous penchons sur les statistiques de la dette et envisageons, là aussi, un certain nombre de changements. L’ensemble de données 2014 (a), qui contient des statistiques relatives à 2012, a été publié à la mi-décembre, comme c’est habituellement le cas, mais ces données seront présentées différemment à compter de la mi-février.