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Partager les expériences pour renforcer l'égalité hommes-femmes en Afrique subsaharienne

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Le 27 Février, un atelier régional de haut niveau a débuté à Lomé (Togo), avec la participation des ministres en charge de la promotion de la femme et des représentants de 11 pays d'Afrique de l'Ouest et Centrale. Le thème principal de l’atelier était le rapport du Groupe de la Banque mondiale, « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2014 : Lever les obstacles au renforcement de l’égalité hommes-femmes ». Un dîner de bienvenue précédant l'ouverture officielle de l'événement a révélé le dynamisme des ministres participants - toutes des femmes -, de même que les réalités et enjeux communs à leurs nations. La plupart se réunissaient pour la première fois et cette occasion unique a permis le partage des expériences et des points de vue sur les lois, les normes culturelles et les rôles traditionnels au sein de la famille.

Les discours d'ouverture de l'atelier reflètent bien l'importance de l'égalité hommes-femmes pour la région. En accueillant l'événement, Monsieur Hervé Assah, Représentant Résident de la Banque mondiale au Togo, a noté que : « Sous-investir dans le capital humain que constituent les femmes est un véritable frein à la réduction de la pauvreté et limite considérablement les perspectives de développement sur le plan économique et social ». Ces préoccupations ont été reprises par la Ministre de l'Action Sociale, de la Promotion de la Femme et de l'Alphabétisation du Togo, Mme Dédé Ahoéfa Ekoué, qui a souligné l'importance de la participation des femmes dans la société et dans l'économie, à la fois au Togo et dans le monde. Le ton était donc donné pour cet événement de deux jours, qui visait à la fois à mettre en évidence les récentes réformes adoptées par les pays de la région et à promouvoir le partage d'expériences, les défis et les bonnes pratiques entre les participants pour promouvoir l'inclusion économique des femmes.

La circulation de l’argent de la piraterie: une économie en circuit fermé

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Assis en lieu sûr, à des milliers de milles d’ici, trois anciens pirates racontent leur passé de « fantassins », leur vie embarquée et leurs préparatifs avant d’attaquer des cargos peu suspicieux et vulnérables, au large de la Corne de l’Afrique. À l’écoute de ces témoignages, l’équipe de chercheurs que nous sommes est clouée sur place.
 
Nous les écoutons nous raconter comment ils sont tombés dans le commerce de la piraterie, combien cela leur rapportait, comment ils dépensaient cet argent et aussi, ce qui nous importe peut-être le plus ici, ce qu’ils savent de leurs « capitaines », ces financeurs des pirates et autres investisseurs et négociateurs.
 
Car ces fantassins ne sont en fait que du menu fretin, des agents subalternes payés pour détourner des navires qui ne seront rendus à leurs propriétaires qu’au prix du versement d’une rançon juteuse.
 
Des rançons estimées au total à 339-413 millions de dollars entre avril 2005 et décembre 2012 selon les recherches que nous avons effectuées pour notre rapport consacré aux « voies de la piraterie maritime » (Pirate Trails) au large de la Corne de l’Afrique. La fourchette d’estimation est relativement large sachant que la réticence des compagnies de navigation à dévoiler le coût des rançons tout comme celle des pirates à révéler leur butin empêchent de chiffrer un montant exact.

Le Rwanda, le nouvel exemple à suivre en Afrique ?

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 (Credit: CIAT, Flickr Creative Commons)

Ces quelques dernières années, un élan d’optimisme a porté le Rwanda au rang d’exemple à suivre en Afrique. Ce phénomène découle, il me semble, des nombreuses réformes lancées par le gouvernement rwandais pour stimuler le secteur privé, ainsi que du taux de croissance impressionnant qu’a connu le pays. Entre 2006 et 2011, le revenu par tête du Rwanda a augmenté de 5,1 pourcent en moyenne par an, soit la cinquième meilleure performance en Afrique sub-saharienne, et bien au-delà de la moyenne régionale de 2,4 pourcent. De plus, le Rwanda se place aujourd’hui au troisième rang des pays d’Afrique sub-saharienne en matière de qualité du climat des affaires telle que mesurée par l’index Ease of Doing Business du groupe Banque mondiale. Dès lors, la question se pose: le Rwanda est-il bien le nouvel exemple à suivre en Afrique ?
 

Vous devez faire preuve d’une ambition immodérée à partir du moment où vous prenez en charge un pôle de croissance


L’autre jour, la direction nous a demandé de faire preuve d’une « ambition immodérée » dans le domaine des pôles de croissance. J’ai réfléchi aux implications que cela pourrait avoir dans notre travail en Afrique, au vu notamment des conclusions du dernier Rapport sur la compétitivité. À mon sens, cette ambition doit s’exprimer dans trois grandes directions : i) développer la capacité d’action qui débouche sur des résultats ; ii) faire en sorte que tous les acteurs bénéficient des retombées de la croissance ; et iii) mobiliser un maximum de ressources financières, qu’elles soient privées, publiques ou d’origine caritative.