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Les catastrophes naturelles sont la partie émergée de l’iceberg au Moyen-Orient et d’Afrique du Nord

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Remarque: cette vidéo est disponible uniquement en anglais.

De plus en plus, la résilience fait partie des attributs jugés essentiels d’un système urbain efficace. Souvent, les discussions autour de cette question tournent autour des catastrophes liées aux risques naturels. Or, les villes subissent d’autres formes de chocs et de stress. Celles de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) n’y échappent pas et sont au moins autant, si ce n’est plus, exposées à un vaste ensemble de chocs.
 
Avec l’urbanisation rapide des pays de la région MENA, le changement climatique, les pénuries d’eau, et les conflits, les catastrophes ont des conséquences toujours plus lourdes. Le taux d’urbanisation a atteint 62 % et le nombre de citadins devrait doubler d’ici 2040. Si rien n’est fait pour améliorer la résilience, cette croissance rapide va accentuer la vulnérabilité des villes aux catastrophes naturelles ainsi qu’à d’autres facteurs de choc et de stress.
 
De surcroit, les déplacements forcés de population exercent une pression supplémentaire sur des systèmes et des villes qui ont déjà du mal à assurer des services à leurs habitants. À l’origine de la recrudescence des crues éclair, du rallongement de la saison sèche et de l’assèchement des réserves hydriques souterraines, le changement climatique va encore accentuer ces tendances.


Avec le soutien de la Facilité mondiale pour la prévention des risques de catastrophes et le relèvement (GFDRR), le Groupe de la Banque mondiale soutient les initiatives engagées dans la région pour améliorer la résilience urbaine. En mettant à la disposition des gouvernements des outils et des méthodes analytiques, il contribue à l’élaboration de stratégies de renforcement de la résilience qui aident les villes et leurs habitants à affronter dans de meilleures conditions un ensemble toujours plus vaste de risques.
 
La ville de Beyrouth entend être à l’avant-garde de la résilience urbaine dans la région, grâce à des diagnostics approfondis des chocs et stress auxquels elle est exposée et de leurs interactions. Désireuse de partager son expérience et de s’inspirer d’autres initiatives régionales et internationales, la municipalité organise du 2 au 4 avril prochains, en collaboration avec le Groupe de la Banque mondiale et sous le haut patronage du président du Conseil des ministres libanais Saad Hariri, la Conférence régionale sur la résilience urbaine au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Cette rencontre cherche à faire émerger une approche commune des solutions et des meilleures pratiques pour renforcer la résilience urbaine. Elle réunira des maires d’un grand nombre de villes de la région MENA ainsi que des responsables techniques municipaux et un certain nombre d’experts internationalement reconnus.
 
Dans cet interview consacré à l’adaptation et la résilience dans le cadre de notre série de blog Sustainable Communities, nous aborderons les multiples aspects de la résilience urbaine et le rôle de la Banque mondiale comme chef de file sur ces questions dans la région.
 

Remarque: cette vidéo est disponible uniquement en anglais avec des sous-titres en arabe

 

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