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Agir contre le changement climatique – pour nos enfants

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Si vous avez des enfants ou des petits-enfants, vous vous êtes sans doute demandé à quoi ressemblerait leur monde d’ici 20 à 30 ans : sera-t-il plus agréable ou bien le changement climatique aura-t-il totalement changé la donne ?

C'est une chose à laquelle je pense souvent depuis que je suis devenu président du Groupe de la Banque mondiale, en juillet 2012. Quelques mois à peine après mon arrivée, j’ai eu connaissance des conclusions du prochain rapport sur le changement climatique (a) et ce que j’ai découvert m’a choqué. J’ai su alors que la lutte contre le changement climatique serait l’une de mes priorités à la tête d’une institution de développement dont le double objectif consiste à mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et à promouvoir une prospérité partagée. Si nous ne prenons pas le contrôle de l’évolution du climat maintenant, nous échouerons à éradiquer la pauvreté.

La semaine dernière, j’ai donné une conférence sur le changement climatique (a) à l’université de Georgetown, à Washington, devant un parterre de jeunes gens certainement conscients de l’impact de ce phénomène sur leurs vies. Les experts du climat prévoient que si nous ne faisons rien pour maîtriser les émissions de carbone, la planète pourrait se réchauffer de 4 °C d’ici les années 2080. Au cours de la dernière période glaciaire, la température moyenne était inférieure de 4,5 à 7 °C à la température actuelle – sachant que l’évolution a été progressive, s’étalant sur des millénaires. La hausse que redoutent les scientifiques sera de la même ampleur, mais sur un laps de temps nettement plus court. La vie sur Terre risque de changer du tout au tout.
 

Un an après, ce que le monde doit retenir d’Ebola

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Beatrice Yardolo survived Ebola but lost three children to the disease. © Dominic Chavez/World Bank
Beatrice Yardolo a survécu à Ebola mais a perdu trois de ses enfants
© Dominic Chavez/Banque mondiale

Le 5 mars dernier au Libéria, lorsque les médecins ont signé la sortie de l’hôpital de Beatrice Yardolo, une enseignante d’anglais, ils espéraient bien qu’elle serait leur dernière patiente touchée par le virus Ebola. Malheureusement, vendredi dernier, le pays a annoncé la découverte d’un nouveau cas d’infection par la maladie, alors que celle-ci a déjà tué plus de 10 000 personnes en Afrique de l’Ouest.

Cette mauvaise nouvelle rappelle combien il est important que le monde entier reste en alerte et mette tout en œuvre pour éradiquer le virus Ebola. Parallèlement, nous devons soutenir l’action de la Guinée, du Libéria (a) et de la Sierra Leone (a) qui s’emploient à remettre sur pied et améliorer leurs systèmes de santé afin de prévenir une nouvelle épidémie.

Beatrice a survécu à Ebola mais, comme les autres victimes du virus, elle a chèrement payé les conséquences de la maladie. Elle a perdu trois de ses dix enfants, sa maison a été placée en quarantaine et elle a dû arrêter de travailler. À l’image de son pays, Beatrice a un long chemin à parcourir avant de retrouver une vie normale, d’autant que l’existence d’un seul cas de la maladie fait toujours planer la menace d’une contamination. 

L’inclusion financière, un marchepied vers la prospérité

Sri Mulyani Indrawati's picture
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In Pakistan, Salma Riaz, right, shows Saba Bibi how to use her new cell phone to receive payments. © Muzammil Pasha/World Bank

Dans le monde, 2,5 milliards de personnes n’ont toujours pas accès aux services financiers formels. Cette situation concerne 80 % de la population qui vit dans la pauvreté (à savoir avec moins de 2 dollars par jour), et touche de plein fouet les petites entreprises, pas moins de 200 millions d’entre elles estimant qu’il leur manque les financements nécessaires pour prospérer.

La Banque mondiale agit pour faire en sorte que tous ces hommes et femmes « non bancarisés » disposent de services financiers qui leur permettent d’effectuer des opérations de dépôt, de paiement et d’encaissement, par le biais d’un compte bancaire classique ou de la téléphonie mobile. C’est essentiel pour que les individus puissent gérer leur vie financière.

Pourquoi est-ce si important ? L’inclusion financière contribue à faire sortir de la pauvreté et à accélérer le développement économique. Elle permet à un plus grand nombre de femmes de participer pleinement à l’activité économique en mettant à profit ce qu’elles apportent à la société. Et elle aidera l’État à accroître l’efficience des services publics grâce à la rationalisation des transferts et à la baisse des coûts administratifs.

Le potentiel des TIC pour aider les populations à mieux se préparer aux catastrophes et y faire face

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La réalité augmentée permet de visualiser Yuriage avant le tsunami. Avec l’aimable autorisation de Code for Resilience.
La réalité augmentée permet de visualiser Yuriage avant le tsunami.
(Photo : Code for Resilience)


En visite cette semaine dans la région côtière de Yuriage, au Japon, Teerayut Horanont a regardé à travers des lunettes le paisible paysage qui s’étend jusqu’à l’océan Pacifique. Mais il n’a pas uniquement vu le paysage, il a vu la ville qui se trouvait là autrefois.

Un dispositif de réalité augmentée permet la superposition visuelle de la zone telle qu’elle était avant le séisme et le tsunami qui ont frappé l’est du Japon en 2011 et qui ont dévasté Yuriage ainsi que de nombreuses autres localités côtières du pays. 

Musiciens, technophiles et Banque mondiale : cherchez le point commun

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Chaque année, au mois de mars, quelque 45 000 personnes envahissent la ville d'Austin, au Texas, pour une combinaison de trois festivals : cinéma, musique et médias numériques. Le South by Southwest (SXSW) attire depuis 1987 artistes et réalisateurs qui viennent y présenter leurs œuvres, auxquels se sont joints plus récemment des spécialistes des technologies et des créateurs de start-up qui viennent y lancer de nouveaux produits et de nouvelles applications, à l’instar de Foursquare et Twitter en 2007. Cette année, on a discuté au SXSW de grands sujets de société tels que la bionique extrême, la place des femmes dans l'univers des technologies ou les dangers de la robotique mais aussi de grands engins comme le barbecue-fumoir de quatre mètres présenté par General Electrics. 
 
SXSW 2015. © Ed Schipul licensed under CC BY 2.0

 

Mieux se préparer aux catastrophes pour préserver des vies et des économies

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Le cyclone tropical Pam, tempête de catégorie 5, a dévasté l’île de Vanuatu le 13 et 14 mars. © UNICEF
Le cyclone tropical Pam, a frappé l’île de Vanuatu le 13 et 14 mars.
 © UNICEF

SENDAI (Japon) – Des vies en danger et des économies menacées, c’est ce à quoi nous nous exposons sans une meilleure préparation aux catastrophes, quelles qu’elles soient : séismes et tsunamis, épisodes météorologiques extrêmes ou pandémies. Sans compter que nous ruinerons aussi toute chance de devenir la génération qui mettra fin à l’extrême pauvreté.
 
Il y a tout juste quelques jours, le cyclone tropical Pam est venu nous rappeler combien nous sommes vulnérables aux catastrophes. Ce cyclone, l’un des plus puissants à avoir touché le Pacifique, a ravagé l’archipel de Vanuatu et aurait gravement endommagé 90 % des habitations de sa capitale, Port-Vila. Je me trouvais alors à Sendai pour assister à la Conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophe (a), qui se déroulait elle-même quelques jours seulement après le quatrième anniversaire du tremblement de terre de 2011 au Japon. Ce séisme et le tsunami qu’il a déclenché ont fait plus de 15 000 morts et provoqué des dommages estimés à 300 milliards de dollars.

Viet Nam : une nouvelle carte interactive pour mieux visualiser la pauvreté

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La Banque mondiale lance un nouveau site bilingue anglais-vietnamien qui permet de visualiser sur une carte du Viet Nam des données socioéconomiques par province et par district. Cet outil s’adresse aux journalistes, responsables politiques, chercheurs et citoyens en quête d’éléments probants sur la situation économique et sociale en différents points du territoire vietnamien. L’extrême diversité du pays, que des statistiques non désagrégées pourraient masquer, transparaît clairement.
 
Comment naviguer sur le site ? Il suffit de cliquer sur l’indicateur de votre choix (liste de gauche) puis de déplacer le curseur de la souris sur la carte. Un simple clic sur la province choisie fait apparaître un tableau synthétisant toutes les informations disponibles. Un double clic active un zoom (plusieurs niveaux possibles). Une fois le district voulu sélectionné, un simple clic permet de visualiser les données. Toutes les informations (sources comprises) peuvent être téléchargées, par province et par district. 

Découvrez les gagnants du concours #JeVoisChaqueJour

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Un grand merci à tous ceux qui ont participé au concours Instagram #JeVoisChaqueJour et toutes nos félicitations aux gagnants ! Ce succès n’aurait pas été possible sans les photos formidables des participants du monde entier et l’enthousiasme de tous ceux qui ont « aimé» et voté pour leurs clichés favoris ni sans le soutien des organisations qui ont accompagné ce projet.
 
 

Pourquoi il faut parvenir à l’égalité entre les sexes – #Get2equal

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Les femmes deviennent une grande force de changement (a). Les pays qui ont investi dans l’instruction des filles et levé les obstacles juridiques qui empêchent les femmes de réaliser leur potentiel en constatent aujourd’hui les bienfaits.

Prenons le cas de l’Amérique latine. Depuis quelques années, plus de 70 millions de femmes y ont rejoint le marché du travail. Les deux tiers de la hausse de leur taux d’activité sur les deux dernières décennies s’expliquent par l’amélioration de leur niveau d’instruction (a) et par le fait que les femmes se marient moins jeunes et ont moins d’enfants. De 2000 à 2010, leur revenu a ainsi contribué à environ 30 % du recul de l’extrême pauvreté dans cette région.

Les femmes touchent souvent des salaires inférieurs à ceux des hommes,
et assurent la plupart des activités domestiques non rémunérées.
© Mariana Ceratti/Banque mondiale

Si l’on veut en effet que les pays sortent de la pauvreté, il faut parvenir à l’égalité entre les sexes et repousser les frontières de l’égalité des chances. Mais, pour cela, il est nécessaire de remédier à trois grands problèmes.

Premièrement, il y a toujours trop de violence envers les femmes. On estime que, dans le monde, plus de 700 millions de femmes subissent la violence de leur époux ou de leur conjoint. La violence domestique a aussi des répercussions importantes sur les familles, la société et l’économie.

Pourquoi le braconnage n’est pas un problème de pauvreté

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La Banque mondiale a pour objectif un monde sans pauvreté. Comme cette affirmation le laisse penser, il est rare que la Banque mondiale s’attaque à un problème qui ne relève pas de la pauvreté. Aujourd’hui, en cette Journée mondiale de la vie sauvage, nous devons impérativement attirer l’attention sur un problème qui ne découle pas de la pauvreté, mais s’enracine dans la cupidité et la négligence. Aujourd’hui, nous nous attaquons au braconnage.
 

 

La capture et la mise à mort d’espèces sauvages ont lieu principalement dans des pays en développement, mais ce problème n’est pas dû à la pauvreté. Les criminologues réfutent en effet l’idée que la pauvreté est la cause de la criminalité. Ils constatent en revanche que de nombreux actes criminels sont opportunistes (a). En l’absence de pauvreté, la criminalité ne disparaît pas. C’est également vrai pour la criminalité liée aux espèces sauvages, comme l’expliquent des experts du Fonds mondial pour la nature dans une récente interview (a).

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