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mai 2013

Science et prestation : une tentative de définition

Aleem Walji's picture

 une tentative de définitionDe retour de Dartmouth après une série de réunions au Center for Health Care Delivery Science (a), me voilà plongé dans les arcanes de la « science de la prestation ». Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, l’évoque souvent dans ses dernières interventions, en lien avec un mode d’expérimentation scientifique censé contribuer à l’amélioration des services, souvent déficients, dans les pays en développement, en particulier dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’eau et des infrastructures de base.

J’en suis venu à la conclusion que « science » et « prestation » sont à bien des égards deux principes distincts, qu’il convient cependant de considérer dans leur complémentarité. Je m’explique.

Un câble pour connecter les Tonga au monde

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Connecter les TongaDes affiches annoncent l’arrivée d’une connexion internet à haut débit dans le centre-ville de Nuku’alofa, capitale du Royaume des Tonga.

Dans les rues du Royaume des Tonga, hoko (« connecter » en tongan) est le mot à la mode ces jours-ci.

Le 17 mai, c’est la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l'information. Pour célébrer cette date, Nuku’alofa fourmille d’activités : dans la capitale des Tonga, les opérateurs de télécommunications ont déployé leurs affiches, de nombreux adolescents ont auditionné pour incarner le nouveau visage de la campagne marketing pour l’internet, et même le Premier ministre, Sialeʻataongo Tuʻivakanō, a prévu une session publique sur Skype avec des soldats tongans actuellement en poste en Afghanistan.

Dans l'histoire des télécommunications au Royaume des Tonga, 2013 restera une année à marquer d’une pierre blanche. Et pour cause : l'inauguration imminente d'une connexion haut débit par fibre optique dans cette île parmi les plus isolées de la planète a déclenché l’enthousiasme de la population. Cette avancée, qu’une opération soutenue par la Banque mondiale (Projet régional pour la connectivité dans le Pacifique) a rendue possible, relie Fidji à Tonga par une dorsale de 830 kilomètres.

À cette occasion, j’ai interrogé diverses personnes sur leur pratique de l’internet et sur les améliorations qu’apportera le haut débit aux Tonga.

Les Îles Salomon enfin connectées à la téléphonie mobile et à l’internet

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Téléphonie mobile et internet dans les Îles Salomon

Désormais, 54 % des habitants des Îles Salomon ont accès aux télécommunications modernes.

Il y a quelques jours, j’ai reçu un message de mon fils de 10 ans m’invitant à devenir son ami sur Facebook : « Salut, maman, ça y est, j’y suis aussi. On peut être amis ? ». À la fois étonnée et inquiète, j’ai d’abord paniqué, sachant tout ce que les réseaux sociaux comportent de risques pour les très jeunes comme lui.

Finalement, nous nous sommes mis d’accord : jusqu’à ses 18 ans, son père pourra accéder à son compte Facebook pour surveiller son activité en ligne. Au premier message inconvenant, de sa part ou de la part d’un de ses contacts, on annule tout. À la réflexion, je pense que nous avons bien fait, puisque les réseaux sociaux peuvent aussi enrichir la vie des enfants.

Mon cas n’a rien d’unique et d’autres familles habitant les Îles Salomon vivent la même expérience. Tout a commencé le jour où la téléphonie mobile a pris son essor, avec l’ouverture du secteur des télécommunications à la concurrence. C’était il y a cinq ans. Le quotidien de l’îlien moyen en a été bouleversé. Avant, seuls les cadres d’entreprise et les hauts responsables publics possédaient un téléphone portable ou avaient accès à ce type de services. C’était un luxe que seuls les riches et les puissants pouvaient s’offrir — quand bien même la technologie existait sur l’archipel depuis la fin des années 1990. Du fait de la structure monopolistique du secteur à l’époque, ce service coûtait en effet affreusement cher et n’était accessible qu’à une fraction de la population (11 %, soit 65 000 personnes).

Le Kenya: champion de la lutte contre la mortalité infantile grâce à l'usage répandu des moustiquaires

Kavita Watsa's picture


Ma vie, en Inde, a été marquée par les moustiquaires. Quand j'étais enfant à Bangalore, je ne dormais jamais sans : on les fixait aux pieds des lits, aux portes, aux placards, aux grilles des fenêtres et à tout support qui offrait une hauteur satisfaisante. Chaque nuit, c’était comme si je plantais ma tente ; et si le voile venait à se décrocher, j’étais prise de fous rires incontrôlables.Plus tard, dans ma résidence universitaire de Madras (devenue Chennai), sur les rives nonchalantes du Cooum, j’évitais à la tombée du jour les assauts des moustiques du fleuve en me réfugiant sous une moustiquaire dès six heures sonnées. Victime, petite fille, d’un grave accès de paludisme, j’ai passé le plus clair de mon temps sous ces voiles… Jusqu’à ce que les appareils électriques anti-moustiques n’apparaissent sur le marché, et que les moustiquaires ne perdent de leur attrait.

Le lavage du charbon pourrait sauver des vies en Inde

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Ce billet a été posté initialement par l'auteur Muthukumara Mani sur le blog End poverty in South Asia. Il est également disponible en arabe.

Le lavage du charbon pourrait sauver des vies en IndeLe charbon est l’une des principales sources d’énergie en Inde (a). Il entre pour 63 % dans la consommation énergétique du pays et la demande devrait croître très fortement au cours des prochaines décennies. D’après les projections, l’emploi du charbon pour la production d’électricité augmentera de 2 % tous les ans ; à ce rythme, la part du charbon dans la capacité de production énergétique de l’Inde va doubler d’ici 2030. Selon l’Agence internationale de l’énergie, le pays deviendra probablement le deuxième plus gros consommateur de charbon au monde, devant les États-Unis, dans les cinq prochaines années.

Parce que le charbon est à la fois bon marché et abondant en Inde, il peut apparaître comme la solution idéale aux problèmes d’énergie et d’électricité que doit résoudre le pays. Mais c’est oublier que l’utilisation du charbon entraîne de graves effets délétères sur la santé, l’environnement et l’économie. Alors même que la plupart des Indiens connaissent une amélioration de leur qualité de vie grâce aux progrès économiques, nombreux sont ceux qui risquent de pâtir des effets de la pollution par le charbon. En outre, à l’heure où l’on s’approche d’un consensus mondial sur le changement climatique, ce recours croissant au charbon pourrait devenir intenable.