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décembre 2013

Un besoin fondamental pour venir en aide aux enfants

Alassane Sow's picture
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Vous ne le savez sans doute pas mais, dans les communautés où l’usage de toilettes n’est pas répandu, les enfants sont en moyenne plus petits. 

D’après une nouvelle étude conjointe du programme Eau et assainissement de la Banque mondiale et de l’Institut RICE (Research Institute for Compassionate Economics), menée au Cambodge, la défécation à l’air libre est en effet un facteur non négligeable de retard de croissance chez l’enfant.

En termes simples, le travail de Dean Spears, dont les recherches portent sur la santé et les besoins des enfants dans les pays défavorisés, met en évidence qu’un enfant de 5 ans issu d’une communauté équipée en toilettes est en moyenne 2 à 3,6 centimètres plus grand qu’un enfant d’une communauté qui en est privée.

Un an après le viol de New Delhi

Maria Correia's picture
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Pendant quelques années encore, le 16 décembre 2012 évoquera ce jour fatidique où six hommes ont sauvagement violé une jeune étudiante de 23 ans à bord d’un bus à New Delhi. La jeune femme succombera à ses blessures 13 jours plus tard. Ce fait divers tragique a secoué toute la nation et suscité une vague de protestations sans précédent dans la capitale comme dans l’ensemble du pays, plaçant l’Inde à la une de l’actualité internationale. Car il a rappelé à chacun d’entre nous que la violence à l’encontre des femmes est l’une des premières causes de mortalité féminine dans le monde.

Un an après ce qui est devenu le « viol de New Delhi », l’heure est au bilan : quatre des agresseurs de la jeune femme ont été condamnés à mort en septembre, mais les violences contre les femmes ont-elles disparu ? Les protestations et les appels au changement ont-elles eu un effet tangible dans le pays ?

Le harcèlement homophobe en milieu scolaire mine les efforts de la Banque mondiale en faveur de l'égalité

Caroline Vagneron's picture

Tableau d'Ernest Katantazi Mukasa La question de l'inclusion et des apprentissages pour tous a été au cœur des discussions entourant la stratégie de la Banque mondiale pour le secteur de l’éducation à l’horizon 2020 (a). L'un de ses principaux messages est le suivant : « Il est indéniablement profitable de veiller à ce que les populations défavorisées bénéficient d'une égalité des chances en termes d'apprentissage et de réussite pour que les ménages, les communautés et les nations puissent atteindre la prospérité ». Par conséquent, mettre en place des environnements scolaires adaptés à ces populations constitue un aspect essentiel de notre action visant à améliorer l'accès à l'éducation et sa qualité partout dans le monde.

En matière d’éducation, la Banque concentre ses efforts sur les filles (a), les minorités ethniques et les enfants handicapés. Mais il existe un autre facteur d’exclusion que la Banque doit prendre en considération et auquel elle doit tenter de remédier : celui du harcèlement scolaire, en particulier à caractère homophobe.

Quelques pistes de réflexion sur l'alimentation à l'approche des fêtes de fin d'année

Juergen Voegele's picture

Une femme lave des légume en Rép. de Moldova. Michael Jones/Banque mondialeS’assurer que l’on cuisine en toute sécurité pour ses proches et éviter qu’un bon repas ne se termine aux urgences en raison d'une intoxication alimentaire : il va être largement question de ces préoccupations de consommateur à l'approche des fêtes.

Ce qui me frappe, c'est qu’il faille attendre que des denrées impropres à la consommation arrivent dans les magasins et les assiettes, et rendent malades des millions de personnes, voire en tuent un certain nombre, pour entendre parler des menaces qui pèsent sur la sécurité des aliments faute de détection en amont : dans les exploitations agricoles, les usines ou à d'autres niveaux de la chaîne d'approvisionnement alimentaire.

Comme les gros titres du monde entier l'ont récemment montré — qu’il s’agisse des salades en sachet aux États-Unis, des graines germées en Allemagne ou encore du lait infantile en Chine — la sécurité sanitaire des aliments est une question sérieuse qui nous affecte tous, individus, nations et entreprises. Aucun pays n'est à l'abri, et à mesure que les chaînes de valeur agroalimentaires se mondialisent, des risques qui n'avaient auparavant qu'une portée géographique limitée peuvent désormais aisément toucher des pays et des continents entiers.

Ces risques ont un impact humain et économique considérable. Rien qu'aux États-Unis, environ 48 millions d'intoxications alimentaires (a) surviennent chaque année, entraînant 128 000 hospitalisations et 3 000 décès. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les aliments peuvent transmettre plus de 200 maladies, dont de nombreuses mortelles. À elles seules, les maladies diarrhéiques, dont la plupart sont attribuables à une contamination des aliments ou de l’eau, tuent environ 1,8 million d’enfants par an.

Agriculture et changement climatique : une bonne et une mauvaise nouvelle…

Rachel Kyte's picture
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 CGIAR ClimateJe rentre de la conférence des Nations Unies sur le climat, à Varsovie (Pologne), avec une bonne et une mauvaise nouvelle.

Commençons par la mauvaise : les délégués ont, une fois de plus, préféré reporter les discussions sur l’agriculture. Quand on connaît l’importance de la contribution de l’agriculture aux émissions de gaz à effet de serre (GES) — un phénomène désormais bien attesté — cette décision montre que les négociateurs doutent encore de la nécessité d’une agriculture « climato-intelligente » et des preuves de son efficacité.

Comment ne pas déplorer cette position à courte vue alors que l’agriculture pourrait offrir une partie de la solution pour la planète ? C’est le seul secteur qui peut contribuer à atténuer les émissions de carbone ET à réduire sa concentration dans l’atmosphère, grâce au système naturel de piégeage que représentent les terres arables, les herbages et les grands pâturages.

Pourquoi je suis plus optimiste que jamais quant à la conservation de la biodiversité

Valerie Hickey's picture
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La Banque mondiale et la conservation de la biodiversité C'est en 1978, à l'occasion d'une conférence à l'Université de Californie à San Diego, que la biologie de la conservation a été déclarée thématique scientifique interdisciplinaire. Toutefois, le mouvement de défense de la conservation de la nature est antérieur d'au moins un siècle à cette conférence et remonte à la création du premier parc national, celui de Yellowstone, à la suite de la loi de 1872 signée à cet effet par le président des États-Unis d'Amérique Ulysses S. Grant. La discipline académique tout autant que la pratique de la conservation ont longtemps partagé deux caractéristiques : une détermination sans faille à l'égard de leur mission première de protection de la nature, et le fait que leurs adeptes étaient essentiellement américains et européens, et majoritairement issus des classes moyennes.
 
Mais rien n'est immuable.
 

Face à la montée des eaux, la communauté internationale fait du surplace

Rachel Kyte's picture
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19e conférence des Parties (COP19) à Varsovie, Pologne

Samedi soir dernier, les négociations climatiques se sont achevées sur fond de lassitude et de bilan mitigé : si les délégations réunies à Varsovie pour la 19e conférence des Parties (COP19) n’ont guère été enclines à prendre des engagements financiers fermes ni à promettre des mesures ambitieuses, elles sont parvenues à entretenir l’espoir d’un accord à l’horizon 2015.