Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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mars 2017

Les « ponts en plastique » : une solution économique et efficace pour lutter contre les risques climatiques

Oliver Whalley's picture
 Anthony Doudt/Flickr

Les ponts constituent un élément essentiel de tout réseau de transport. Lorsqu’ils surplombent un cours d’eau, ils sont pleinement exposés aux effets des inondations et autres glissements de terrain ; en cas de catastrophe naturelle, ces infrastructures sont souvent les premières touchées. En règle générale, leur réparation demande des semaines, voire des mois de travail. Au-delà de ces dégâts matériels onéreux, les perturbations engendrées sur le plan de la mobilité affectent plus largement la productivité économique et la capacité de la population à accéder à des services essentiels. Avec le changement climatique, les pluies se feront plus intenses et plus fréquentes dans certaines régions, et les ponts seront soumis à des risques croissants : la hausse des précipitations fera grossir les cours d’eau, qui occasionneront davantage de dégâts sur les ponts, en particulier ceux conçus pour résister à des tempêtes de moindre intensité.
 

(R)évolutions médiatiques : les réseaux sociaux s’imposent de plus en plus comme la principale source d’information

Darejani Markozashvili's picture
Avec quels médias vous informez-vous ? La télévision, la presse écrite, la radio ou les réseaux sociaux ? Utilisez-vous des sources d’information traditionnelles ou plutôt nouvelles ? Votre réponse dépendra de nombreux éléments : votre comportement de consommation des médias, votre âge, l’endroit où vous vivez, etc. Elle évoluera aussi au fil du temps. Et si vous continuez de lire, regarder et écouter des médias familiers et éprouvés, il est possible que votre manière d’y avoir accès ait changé. C’est pour éclairer ces mutations que le Reuters Institute for the Study of Journalism commande chaque année le Digital News Report, une enquête internationale sur les modes de consommation de l’information.

L’édition 2016 (a) révèle notamment que 51 % des personnes interrogées à travers le monde (soit plus de 50 000 personnes dans 26 pays) passent chaque semaine par les réseaux sociaux pour s’informer. Comme le montre l’infographie ci-dessous, on voit que la place des réseaux sociaux comme principale source d’information a fortement progressé entre cette année et l’année dernière, en particulier au Brésil, où elle a augmenté de 10 à 18 %, et au Danemark, où elle a doublé pour passer de 6 à 12 %. En Grèce, 27 % des sondés déclarent utiliser les réseaux sociaux comme principale source d’information, contre 21 % la télévision et 3 % seulement la presse écrite.         

                                            
 

Est-ce un oiseau ? Un avion ? Non, c’est un drone humanitaire comestible !

Magdalena Mis's picture

By Windhorse Aerospace

Des drones « comestibles » pour transporter de la nourriture, de l’eau ou encore des médicaments en cas d’urgence humanitaire : selon ses promoteurs, cette invention pourrait bientôt s’avérer un outil incontournable pour ravitailler les zones isolées touchées par une catastrophe naturelle ou un conflit.

Avec un stock de 50 kilos de nourriture dans ses compartiments, chaque drone pourrait nourrir jusqu’à 50 personnes par jour, pour un coût de 150 livres, promettent-ils.

La carlingue du « Pouncer » — nom donné au prototype — est en bois pour l’instant, mais ses concepteurs envisagent de passer aux matériaux comestibles dans sa prochaine version.

La sécurisation des droits fonciers, une clé pour l’autonomisation des femmes et le développement des villes et de l’économie

Klaus Deininger's picture
La terre et les droits de propriété sont au cœur des défis du développement les plus urgents. Un chiffre traduit l’ampleur du problème : dans les zones rurales d’Afrique, 10 % seulement des terres (et c’est une estimation optimiste) sont effectivement cadastrées. La Conférence annuelle de la Banque mondiale sur la terre et la pauvreté, cette semaine, va permettre de comprendre comment, pour des millions de pauvres dans le monde, cette lacune constitue un obstacle pour accéder aux débouchés et aux services essentiels, entretient les inégalités hommes-femmes et menace la pérennité environnementale.

Accélérer la transformation économique de l’Afrique

Jim Yong Kim's picture
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© World Bank

Les ministres des finances du G20 se sont réunis en Allemagne la semaine dernière pour trouver ensemble des solutions aux principaux défis auxquels l’économie mondiale est confrontée. Ils ont en particulier évoqué le changement climatique, les flux migratoires et les situations d’urgence humanitaire, notamment la famine qui frappe ou menace des pays d’Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient.

Je suis sorti de cette réunion conforté par la volonté commune de s’attaquer à des problèmes cruciaux. J’ai pour ma part indiqué les efforts menés par le Groupe de la Banque mondiale pour mobiliser une enveloppe d’au moins 1,6 milliard de dollars au profit des pays touchés par la famine, avec l’objectif d’orienter les fonds vers les populations les plus vulnérables. 

Sahel : une nouvelle génération d'entrepreneurs favorise un développement plus durable et inclusif

Alexandre Laure's picture
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Pour la première fois au Sahel, les entrepreneurs, du Sénégal au Tchad, se sont retrouvés à Niamey au Niger pour le forum SahelInnov, afin de présenter leurs entreprises et d’échanger leurs idées. Du bétail aux drones, tous les secteurs étaient représentés, alors qu’une nouvelle génération d'entrepreneurs et de start-ups émergent avec des solutions audacieuses et innovantes pour relever les défis auxquels sont confrontés leurs pays et leurs communautés. De plus en plus, le soutien aux PME et entrepreneurs apparait comme une voie stratégique pour favoriser la croissance économique, et a un impact majeur sur le développement suscitant un intérêt croissant des gouvernements du Sahel. 
 CIPMEN
Michaëlle Jean, secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie, Son Excellence Mahamadou Issoufou, président de la République du Niger, et Almoktar Allahoury, directeur général du CIPMEN. Crédit : CIPMEN

(R)évolutions médiatiques : panorama des usages des médias au Moyen-Orient

Darejani Markozashvili's picture
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 Arne Hoel /Banque mondiale
Crédit photo : Arne Hoel /Banque mondiale
L’environnement médiatique de demain sera très diffèrent de celui d’aujourd’hui et peu semblable à celui d’hier : le blog People, Spaces, Deliberation vous propose de découvrir les faits et les tendances d’un paysage médiatique mondial en mutation.
On assiste dans les pays du Moyen-Orient à une réduction de la fracture numérique entre les générations et entre les classes sociales. Tel est le constat d’un rapport publié par la Northwestern University du Qatar en collaboration avec le Doha Film Institute. Cette enquête, qui couvre six pays (Arabie saoudite, Égypte, Émirats arabes unis, Liban, Qatar et Tunisie), fournit un panorama détaillé des

Les femmes sont-elles moins sensibles que les hommes à la rémunération basée sur la performance?

Markus Goldstein's picture
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Oriana Bandiera, Greg Fischer, Andrea Prat et Erina Ytsma répondent à cette question dans une nouvelle étude (a) très intéressante. Mais avant de donner la réponse (et puisque c’est aujourd’hui la Journée internationale des femmes), il convient de s’interroger sur la raison même de cette question.

Bandiera et al. motivent leur questionnement en soulignant l’existence d’un certain nombre d’aspects psychologiques suggérant que les femmes réagissent différemment des hommes aux incitations. Le premier est l’aversion au risque. De nombreuses études ont conclu que celle-ci est plus prononcée chez les femmes que chez les hommes, en particulier quand elles étaient menées dans un cadre expérimental (voir par exemple l'article [a] publié en 2012 par Charness et Gneezy sur l’aversion au risque financier). Donc les personnes les plus prudentes ne seront peut-être pas aussi intéressées par les primes de performance, qui risqueraient d’accroître la variabilité de leur revenu.

Déficit d’infrastructures: Comment constituer un vivier de projets solide

Philippe Valahu's picture


Pour que l’infrastructure reçoive des investissements, il faut des projets bien conçus et solides, qui pourront être appuyés en toute confiance par les pouvoirs publics et les investisseurs privés. Mais les projets de ce type étant rares dans le monde, les investissements d’infrastructure restent largement inférieurs à la demande : le déficit infrastructurel qui en résulte se chiffrerait à 1 000 milliards de dollars par an. Dans les pays en développement les plus pauvres, la situation est pire : depuis 2012, l’investissement privé dans l’infrastructure ne cesse de diminuer et des milliards de personnes se retrouvent privées de services essentiels, comme l’électricité, l’eau potable ou l’assainissement. 

Comment les pays en développement peuvent-ils exploiter pleinement la révolution numérique?

Nagy K. Hanna's picture
© Jonathan Ernst/Banque mondiale
© Jonathan Ernst/Banque mondiale

Les technologies numériques transforment l’économie mondiale. Cependant, beaucoup de pays en développement sont encore privés des bienfaits que leur apporterait le numérique, à savoir notamment une croissance économique sans exclus et durable, une meilleure gouvernance et une fourniture plus efficace des services. Compte tenu de l’important avantage concurrentiel procuré par ces innovations, une transition tardive ou incomplète serait éminemment préjudiciable aux industries, aux pouvoirs publics, aux particuliers et aux pays. Sur la base de ce constat, comment les responsables publics peuvent-ils exploiter la révolution numérique au profit du développement ? Cette question est au cœur de ma nouvelle publication intitulée Mastering Digital Transformation (a) (Emerald, 2016). 

Fort d’une longue expérience dans l’aide au développement, j’ai pu constater que l’absence d’informations, dans ses formes les plus diverses, conduit à une planification et à une gestion empiriques des politiques publiques, à des entreprises déconnectées, des marchés inopérants, des prestations de services insatisfaisantes, voire à la déresponsabilisation, à la corruption, etc.

Célébrer (et s’inspirer de) ces leaders qui font la différence

Donna Barne's picture
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Emeline Siale Ilolahia, Paula Gaviria Betancur, Jan Walliser, Nacianceno Mejos Pacalioga, Muhammad Musa et Sofiane Ben Mohammed Sahraoui
Emeline Siale Ilolahia, Paula Gaviria Betancur, Jan Walliser, Nacianceno Mejos Pacalioga, Muhammad Musa et Sofiane Ben Mohammed Sahraoui.


Qu’est-ce qui définit un leader ? Comment ceux-ci parviennent-ils à rassembler autour d’une cause commune, même dans un contexte marqué par des profonds désaccords voire un véritable conflit ?

Cette question était au cœur de l’édition 2017 du Forum mondial sur le leadership, consacré à la nécessité croissante de pratiquer un « leadership collaboratif » dans des sociétés toujours plus clivées.

L’événement, organisé le 6 mars dernier à la Banque mondiale avec le Partenariat mondial pour un leadership collaboratif au service du développement (GPCL4D), cherchait à faire émerger des solutions pour ne laisser personne au bord du chemin, malgré des fractures sociales souvent profondes. Festus G. Magae (a), ancien président du Botswana et négociateur pour la paix au Soudan du Sud, ainsi que Frank Pearl Gonzalez, négociateur en chef pour les pourparlers de paix en Colombie, faisaient partie des invités d’honneur. 

L’égalité entre les sexes est une bataille de tous les jours

Jim Yong Kim's picture
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La première « journée des femmes » s’est déroulée en 1909, quand les ouvrières de la confection textile ont manifesté contre leurs conditions de travail à New York. Elle s’est mondialisée depuis lors et, désormais, nous célébrons tous les 8 mars la Journée internationale des femmes afin de promouvoir la cause féminine et l’égalité entre les sexes.

Car ce qui était vrai il y a plus d’un siècle l’est encore aujourd’hui: aucun pays, aucune organisation, aucune économie ne peut réaliser son potentiel sans la participation pleine et égale des femmes et des hommes. Quand on fait tomber les barrières de la discrimination à l’encontre des femmes, on favorise la croissance économique, mais c’est aussi les hommes et les garçons, les familles, les entreprises et des communautés entières qui en tirent bénéfice.

Stockage de l’énergie: vers des solutions propres dans les pays émergents?

Alzbeta Klein's picture
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 IFC 
Le stockage est essentiel pour l’intégration
des énergies renouvelables dans les réseaux
électriques. Photo: IFC 

Depuis plus d’un siècle, on construit des réseaux électriques en pensant que l’électricité doit être produite, transportée, distribuée et utilisée en temps réel, parce que son stockage n’est pas économiquement rentable. Mais tout cela est en train de changer.

Le stockage à grande échelle dans des accumulateurs est en passe de devenir commercialement viable. C’est une bonne nouvelle d’abord pour le milliard de personnes dans le monde qui n’a toujours pas accès à l’électricité, mais aussi pour les énergies propres, car le stockage de l’énergie peut contribuer significativement à leur expansion.
 
Alors que la production d’énergie propre se généralise dans le monde, la variabilité et la fluctuation de cet approvisionnement intermittent commencent à avoir une incidence sur les systèmes électriques pour lesquels le stockage est un élément critique. Le stockage peut lisser les pics et les creux qui caractérisent le solaire ou l’éolien, et décaler la distribution d’électricité entre le moment de la production et celui du pic de consommation. Il n’existe pas de niveau d’approvisionnement en énergie renouvelable clairement défini pour éviter la discontinuité de la fourniture, mais, généralement, les exploitants de réseaux se mettent à investir dans des dispositifs de stockage lorsque 10 % de leur production provient du solaire ou de l’éolien.

L’égalité hommes-femmes passe par la mobilisation du secteur privé

Anabel Gonzalez's picture

Alors que nous célébrons la Journée internationale des femmes, rappelons que l’égalité entre les sexes n’est pas un concept auquel on penserait une fois par an mais bien un enjeu qui doit nous préoccuper 24 heures sur 24 et 365 jours par an.

On ne répétera jamais assez pourquoi : une économie ne peut atteindre tout son potentiel si la participation de la moitié de la population continue d’être systématiquement bloquée. Ce principe guide les efforts redoublés du Groupe de la Banque mondiale pour lutter contre les inégalités hommes-femmes.

Formations accélérées : une voie prometteuse pour les filles passionnées par les maths, les sciences et la technologie

Juliana Guaqueta Ospina's picture

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 Laboratoria)
Laboratoria, un organisme à but non lucratif qui propose des cours sur six mois, s’adresse aux filles issues de familles pauvres qui ont beaucoup de mal à accéder à l’enseignement supérieur. (Photo : Laboratoria)

Les programmes de formation intensifs, ou bootcamps, grâce auxquels les étudiants peuvent développer leurs compétences en codage et en informatique et trouver directement un emploi, ont le vent en poupe. Aux États-Unis, on en compte déjà plus de 90 (a). Ces formations se multiplient également en Amérique latine, où elles permettent de combler le déficit de compétences et les disparités entre filles et garçons.

Faire participer les citoyens pour obtenir de meilleurs résultats en matière de développement

Sheila Jagannathan's picture
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Du 15 mars au 26 avril, l’Open Learning Campus de la Banque mondiale consacre un cours en ligne gratuit et ouvert à tous au potentiel de la participation citoyenne pour le développement (a). Ce MOOC, proposé sur la plateforme edX et assuré par des experts de diverses régions du monde, fournira une analyse critique du rôle de la participation citoyenne et de la manière dont on peut l’exploiter au mieux pour obtenir des résultats sur le plan du développement.

La sauvegarde des espèces sauvages passe par la jeunesse

Hasita Bhammar's picture
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The youth from the Turia community celebrating their first workshop on tiger conservation in the Pench Tiger Reserve
Des jeunes du village de Turia participent au premier atelier sur la préservation des tigres dans la réserve de Pench.

Nous sommes en 2010 et je viens de terminer mon premier cycle universitaire. Avec mon sac à dos pour seul bagage, me voilà à l’entrée du parc national qui a servi de cadre au Livre de la jungle de Rudyard Kipling : une grande grille avec un panneau rouillé indiquant « Réserve de tigres de Pench ». Examens et simulations d’entretien : rien dans mes études n’aurait pu me préparer au travail qui m’attendait là-bas. J’étais censée lancer une petite association pour amener les jeunes vivant à proximité du parc à s’investir et leur inculquer la passion de l’environnement. Plus précisément, il s’agissait de les sensibiliser à la protection des 41 tigres qui vivaient dans la réserve.

Pourquoi me confier, à moi, cette mission ? Tout simplement parce que, à 21 ans, on me considérait comme la mieux placée pour m’adresser à des jeunes. J’ai passé deux ans et demi dans la réserve.

Prendre conscience de l'importance de l'air que l'on respire

Anna Gueorguieva's picture

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Photo by Jens Schott Knudsen via Flickr CC

Selon des recherches récentes, la qualité de l’air agit sur la productivité des travailleurs qualifiés. Quelles leçons en tirer pour les politiques de la ville ?


Les autorités municipales investissent massivement en faveur de l’emploi — planification des infrastructures, initiatives pour renforcer les compétences, aide aux industries — dans le but d’améliorer la productivité et de créer des emplois et de la croissance, surtout dans les secteurs requérant des travailleurs qualifiés. Pourtant, elles négligent souvent un intrant important : la qualité de l’air.

Selon des travaux récents, une hausse de 10 unités de l’indice de la qualité de l’air réduit la productivité de 0,35 %. Cela peut sembler négligeable, mais, en réalité, cet « essoufflement » des travailleurs qualifiés représente pour l’économie chinoise un manque à gagner de 2,2 milliards de dollars chaque année.