Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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janvier 2018

Insécurité routière : des accidents et des morts évitables qui ralentissent le développement des pays

Patricio V. Marquez's picture

L’insécurité routière a encore fait la une de l’actualité en plein cœur des vacances de fin d’année : sur une route sinueuse du Pérou, un autobus percuté par un camion a chuté d’une falaise, faisant 52 morts. Les victimes rentraient pour la plupart à Lima après avoir célébré le Nouvel an en famille.
 
Hélas, ces événements tragiques sont une réalité quotidienne à travers le monde : selon des données de l’Organisation mondiale de la santé de 2015, les accidents de la route font 1,25 million de morts chaque année et entre 20 et 50 millions de blessés graves. Outre ce bilan humain, sans doute sous-estimé mais bien tangible, les accidents de la circulation ont un coût économique et social qui pèse lourdement sur les pays mais qui ne ressort pas dans les statistiques nationales. Jusqu’à maintenant, et tout particulièrement dans le monde en développement, il s’est révélé difficile de recueillir des données pourtant essentielles pour orienter la prise de décisions en matière de sécurité routière.
 

Pourquoi, malgré une croissance mondiale qui devrait être soutenue en 2018, les inquiétudes demeurent : 10 graphiques pour comprendre

Carlos Arteta's picture

La croissance mondiale devrait s’établir à 3,1 % en 2018, après l’accélération à 3 % enregistrée en 2017 du fait de la reprise conjoncturelle observée dans plus de la moitié des économies de la planète, tandis que le commerce international a connu une embellie remarquable sur fond de redressement des investissements.
 
Alors que la conjoncture s’améliore pour les pays exportateurs de produits de base, la croissance devrait repartir dans les pays émergents et en développement. Mais l’éventualité d’un ajustement désordonné des marchés financiers ou la montée des tensions géopolitiques pourraient assombrir ces perspectives.
 
L’essoufflement attendu de la croissance future dans les économies émergentes et en développement au cours des dix prochaines années suscite de profondes inquiétudes. Seules des réformes structurelles pourront endiguer ce ralentissement et contrer les effets négatifs d’une prochaine crise.

À découvrir en 10 graphiques

Savoir enseigner des compétences

Paula Villaseñor's picture

Alors que l’éducation a connu une formidable expansion à travers le monde, le sujet des compétences acquises à l’école fait désormais partie des priorités des acteurs du secteur, voire souvent leur priorité absolue. Les décideurs ayant compris qu’allongement de la scolarité ne rime pas forcément avec progrès sur le plan des apprentissages, du développement des compétences ou de la croissance économique, la plupart des pays ont commencé, surtout depuis le tournant du siècle, à engager des réformes pour une éducation axée sur les compétences. Étonnamment, cela n’a pas induit d’amélioration systématique des acquis scolaires ou, du moins, au rythme attendu. D’où cette question évidente : comment enseigner concrètement les compétences dans chaque classe pour que les plans conçus par les autorités éducatives produisent effectivement des résultats quantifiables chez chaque élève ?
 
Malgré les innombrables études sur les politiques de développement des compétences, la plupart s’attachent à avancer des recommandations pour identifier les lacunes et déployer des stratégies au niveau global. Les éléments concrets sur les mesures à prendre pour garantir le développement des compétences dans les écoles sont malheureusement plus rares. Pour moi qui ai eu à conduire un vaste programme de développement des compétences, je sais d’expérience qu’une étape incontournable consiste, même si cela peut paraître une lapalissade, à définir aussi précisément que possible les compétences qui seront enseignées et donc à consacrer suffisamment de temps à ce processus.
 

Donner la parole aux jeunes pour transformer la vulgarisation agricole

Hope Mpata's picture
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Donner la parole aux jeunes pour transformer la vulgarisation agricole ​© Neil Palmer/CIAT


Lors de la Semaine de la vulgarisation agricole en Afrique qui s’est récemment tenue à Durban, on a beaucoup entendu que la demande de produits alimentaires sur ce continent allait doubler d’ici 2050. Les opportunités de croissance et d’emploi dans l’agriculture sont donc vouées à perdurer, et c’est pourquoi la vulgarisation agricole est plus importante que jamais.

Qu’est-ce que la vulgarisation agricole exactement ? Ce terme désigne l’ensemble des services qui fournissent des conseils techniques aux agriculteurs : cultivateurs, éleveurs, pisciculteurs, etc. La vulgarisation agricole fait notamment intervenir des formateurs, des conseillers, des gestionnaires de projet et des agents de développement communautaire. En outre, ces acteurs apportent un appui administratif aux autorités locales et aident les agriculteurs à prendre des décisions et à partager leur savoir. La vulgarisation agricole, qui s’adresse aux petits exploitants sur l’ensemble de la chaîne de valeur, est cruciale pour la sécurité alimentaire, nutritionnelle et des revenus.