Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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mai 2018

Les dirigeants africains font le pari de l’économie numérique

Ceyla Pazarbasioglu's picture
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Il suffit de penser à nos modes de communication, de consommation, de déplacement, de travail et de loisir pour comprendre à quel point, depuis dix ans, la technologie a bouleversé notre vie quotidienne et professionnelle.

Les évolutions induites par la technologie transforment profondément notre monde et permettent aux pays en développement de sauter des étapes et de s’affranchir des processus de développement industriel traditionnels. Mais pour les dirigeants, ces technologies disruptives accentuent les enjeux au risque, sinon, de se laisser distancer.

En embrassant la révolution des télécoms dans les années 2000, l’Afrique subsaharienne a démontré sa capacité à se saisir d’une opportunité technologique. Aujourd’hui, il s’agit de prendre le nouveau virage du numérique, qui offre un potentiel incroyable. Mais pour en profiter pleinement, les pays doivent disposer de cinq piliers incontournables : infrastructures, compétences théoriques et pratiques, services financiers, plateformes, et esprit d’entreprise et innovation.

#NoMoreLimits : parce que l’hygiène menstruelle est au cœur de l’ascension des femmes et des jeunes filles

Guangzhe CHEN's picture
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Capacitación escolar sobre manejo de la higiene menstrual en Kenya
Capacitación escolar sobre manejo de la higiene menstrual en Kenya ©WASH United

Comment une femme peut-elle assurer son hygiène intime pendant ses règles lorsqu’elle est privée de toilettes décentes — voire de toilettes tout court —, d’accès à un point d’eau propre et en quantité suffisante, de savon, de protections périodiques abordables et des moyens de s’en débarrasser convenablement ? Question délicate à laquelle sont pourtant confrontées les 500 millions de femmes et de jeunes filles dans le monde qui ne disposent pas d’installations adaptées à une bonne hygiène menstruelle.

Sujet tabou aux quatre coins du monde, les menstruations font souvent l’objet de préjugés culturels et d’un silence tacite qui ont de lourdes conséquences sur la participation des femmes à la vie sociale, leur place dans la société et leur estime personnelle.

Inclusion financière : 3 pistes pour combler le fossé entre hommes et femmes

Kristalina Georgieva's picture
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Grâce à son empreinte biométrique, Marie Hortense Raharimalala peut s'identifier et accéder à des services financiers. Antananarivo, Madagascar.

 
En 1987, toute juste inscrite à la LSE, j’ouvrais mon premier compte en banque. Grâce à cet acte apparemment anodin, j’allais devenir l’unique responsable de la gestion de mon budget, de mes dépenses et de mes choix financiers. En un mot, je devenais maître de mes décisions. 

Mais, pour plus de 980 millions de femmes dans le monde, cette liberté financière reste encore aujourd’hui hors de portée. Et le plus inquiétant est que la situation ne semble pas s’améliorer : d’après notre base de données Global Findex, si le nombre de femmes détentrices d’un compte augmente, un écart tenace de 7 points continue de séparer les deux sexes depuis 2011.

Prédire l’avenir du travail

Simeon Djankov's picture
Adivinar el futuro del trabajo
« J’aime le travail, il m’exalte », affirmait Jerome K. Jerome. « Je resterais des heures à le contempler. » Nous sommes d’accord avec l’auteur de Trois hommes dans un bateau, un roman qui a tellement séduit l’Angleterre en cette fin d’époque victorienne que, dans les douze mois qui ont suivi sa parution, le nombre de bateaux sur la Tamise avait doublé.

Nous aussi, nous aimons le travail et nous comptons bien que cette ardeur fera naître une adulation digne du grand Jérôme ! Les premiers retours sont encourageants : alors qu’il n’est pas encore finalisé, notre rapport a déjà été téléchargé plus de 20 000 fois… Pour découvrir par vous-mêmes ce qui fait son succès, cliquez ici (a).

Maximiser les financements pour l’action climatique

Hartwig Schafer's picture
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Photo: Banque mondiale / Simone D. McCourtie

Imaginez un monde dans lequel les populations seraient mieux armées pour lutter contre les effets délétères du changement climatique sur leur habitat, leurs moyens de subsistance et leur santé. Dans ce monde, les infrastructures, notamment nos routes et nos villes, seraient plus résilientes. Imaginez un monde dans lequel tous les habitants auraient accès à des sources d’énergie, des services de gestion des déchets et des systèmes de transport durables, fiables et d’un coût abordable, et dans lequel les forêts seraient préservées et les pratiques agricoles durables. Nos sociétés disposeraient alors de solutions intelligentes et évolutives, dans chaque secteur de l’économie.

Ce monde est possible, mais il exige d’inventer de nouvelles réponses. D’où l’importance d’une conférence comme Innovate4Climate (a), à laquelle j’assisterai la semaine prochaine. Nous avons besoin de bonnes idées, venant de tous les pans de la société, et de nous rassembler pour que des idées encore meilleures puissent émerger.
 

9 graphiques pour comprendre la hausse des prix des produits de base

John Baffes's picture
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Les cours des produits de base sont repartis à la hausse début 2018, attisés par l’accélération de la croissance mondiale, qui a dopé la demande pour la plupart des matières premières industrielles, et par des contraintes du côté de l’offre touchant d’autres produits.

Graphique 1 : D’une manière générale, les prix des produits de base devraient augmenter
L’indice des prix de l’énergie devrait bondir de 20 % en 2018, une évolution liée pour l’essentiel au redressement des cours de pétrole, soit une révision à la hausse de 16 points de pourcentage par rapport à octobre 2017. La reprise de la demande devrait pousser les prix des métaux vers le haut, de 9 %, tandis que les prix agricoles devraient gagner plus de 2 %.
 

Tous alliés pour la cause LGBTI : une question de solidarité, mais aussi un impératif pour la prospérité partagée

Ede Ijjasz-Vasquez's picture
 Banque mondiale)

Le 17 mai, nous célébrons la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHOT) aux côtés de toutes les personnes, familles et organisations engagées dans cette cause.

Cette célébration annuelle doit agir, sur nous tous, comme une piqûre de rappel : les enjeux de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre revêtent une importance capitale pour le développement durable. Pourquoi ? Parce que ces enjeux sont au cœur de la lutte contre les discriminations et la promotion de l’inclusion sociale. Et parce qu'ils occupent une place clé dans nos objectifs d’élimination de la pauvreté et de partage de la prospérité. 

Le défi mondial de l’identification : qui sont les 1 milliard de personnes sans titre d’identité ?

Vyjayanti T Desai's picture
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© Daniel Silva Yoshisato


D’après l’édition 2018 de la série de données #ID4D du Groupe de la Banque mondiale, un milliard d’individus dans le monde ne peuvent pas justifier de leur identité.

Concrètement, cela signifie qu’ils auront du mal à accéder à des services essentiels — en particulier aux services financiers voire à un téléphone portable — et à trouver un emploi ou créer une entreprise dans l’économie formelle. Les pays doivent impérativement être en mesure de vérifier, de manière fiable, l’identité de leurs habitants pour pouvoir offrir des services publics efficaces, renforcer leur capacité à engranger des recettes et promouvoir la croissance du secteur privé.

Afin de mieux comprendre qui sont ces « sans papiers » et quelles sont les difficultés qu'ils rencontrent, l’équipe ID4D s’est associée pour la première fois au projet Global Findex.

Vu du ciel : des îles plus résilientes au changement climatique grâce aux drones

Brenden Jongman's picture
 Drones for Development/Banque mondiale

Aux Seychelles, les côtes fourmillent de vie. C’est particulièrement frappant lorsqu’on circule sur les principales routes de l’île de Mahé, bordée d’une eau turquoise. Tôt le matin, les pêcheurs amènent leurs prises sur le sable, une nuée d’enfants rejoignent leur école sur le rivage, et des gens attendent patiemment le bus qui les emmènera dans la capitale bourdonnante d’activité, Victoria, située à seulement un mètre au-dessus du niveau de la mer.

Ce pourrait être la description de n’importe quel État insulaire dont les habitants dépendent de la mer pour leurs moyens de subsistance, pour commercer et pour se déplacer. Mais ce qui rend les Seychelles uniques, c’est la splendeur de leur littoral. Chaque année, les touristes affluent sur ces 492 kilomètres de côtes, multipliant par plus de trois la population de l’archipel. « On accueille entre 6 000 et 8 000 touristes par semaine », explique Philomena Hollanda, chargée de la gestion des risques au ministère du Tourisme. « Tous les Seychellois ont un lien avec le tourisme. »

Les transports pour tous au cœur de l’autonomisation des femmes et du développement en général

Nato Kurshitashvili's picture
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La séparation des femmes et des hommes dans les transports publics apporte-t-elle une réponse au plus vaste problème du harcèlement et des agressions sexuelles ? Ou bien, n’est-ce qu’une façon de contourner la question ? Comment les pouvoirs publics peuvent-ils lutter contre ce fléau sans pour autant pratiquer une ségrégation sexuelle ? L’embauche de femmes dans le secteur des transports se traduit-elle par des solutions mieux conçues pour améliorer leur sécurité et, partant, leur mobilité ? Telles sont quelques-unes des questions auxquels ont tenté de répondre des experts réunis par les spécialistes du transport de la Banque mondiale, à l’occasion d’une rencontre portant sur « les femmes en tant qu’usagers et fournisseurs de services de transport ». Des représentants des deux facettes du problème ont ainsi échangé, dans un contexte où les études montrent qu’alors que la proportion de femmes victimes de harcèlement sexuel dans les transports publics du monde entier atteint des sommets vertigineux, la majorité d’entre elles ne portent pas plainte.