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Bangladesh

La solution à la pauvreté passe par les énergies vertes, pas par le charbon

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 Dana Smillie / World Bank

C’est un casse-tête pour tous les acteurs contemporains du développement : comment extraire les plus pauvres de l’extrême pauvreté s’ils n’ont pas accès à des sources d’énergie fiables ? Plus d’un milliard de personnes sont toujours privées d’électricité et ne peuvent, de ce fait, accéder aux multiples opportunités qui en découlent — gérer une entreprise, permettre à leurs enfants d’étudier à la nuit tombée ou encore cuisiner en toute commodité.

Pour mettre fin à la pauvreté, nous devons combattre le changement climatique, qui n’épargne aucun pays ni aucun habitant de cette planète. Les populations les moins à même de s’adapter, c’est-à-dire les plus pauvres et les plus vulnérables, seront les plus durement touchées, car ce phénomène risque d’annihiler des décennies d’avancées.

Comment atteindre le double défi de l’augmentation de la production d’énergie pour les populations qui n’y ont pas encore accès et de la réduction drastique des émissions provenant de sources comme le charbon, à l’origine du dioxyde de carbone — première cause du changement climatique ?

Il n’y a pas de réponse unique à cette question et nous ne pouvons pas demander aux communautés pauvres de se priver d’énergie au prétexte que les pays développés ont abondamment pollué l’atmosphère avec leurs émissions de carbone.
Une palette de politiques et de programmes sous-tendus par les nouvelles technologies et une nouvelle logique pourrait, à condition de bénéficier de la détermination des politiques et d’un appui financier, aider les populations pauvres à obtenir l’énergie dont elles en besoin tout en accélérant la transition globale pour ramener les émissions nettes de carbone à zéro.

Pourquoi il faut parvenir à l’égalité entre les sexes – #Get2equal

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Les femmes deviennent une grande force de changement (a). Les pays qui ont investi dans l’instruction des filles et levé les obstacles juridiques qui empêchent les femmes de réaliser leur potentiel en constatent aujourd’hui les bienfaits.

Prenons le cas de l’Amérique latine. Depuis quelques années, plus de 70 millions de femmes y ont rejoint le marché du travail. Les deux tiers de la hausse de leur taux d’activité sur les deux dernières décennies s’expliquent par l’amélioration de leur niveau d’instruction (a) et par le fait que les femmes se marient moins jeunes et ont moins d’enfants. De 2000 à 2010, leur revenu a ainsi contribué à environ 30 % du recul de l’extrême pauvreté dans cette région.

Les femmes touchent souvent des salaires inférieurs à ceux des hommes,
et assurent la plupart des activités domestiques non rémunérées.
© Mariana Ceratti/Banque mondiale

Si l’on veut en effet que les pays sortent de la pauvreté, il faut parvenir à l’égalité entre les sexes et repousser les frontières de l’égalité des chances. Mais, pour cela, il est nécessaire de remédier à trois grands problèmes.

Premièrement, il y a toujours trop de violence envers les femmes. On estime que, dans le monde, plus de 700 millions de femmes subissent la violence de leur époux ou de leur conjoint. La violence domestique a aussi des répercussions importantes sur les familles, la société et l’économie.

Les femmes à l’avant-garde des actions pour le climat

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Mussarat Farida BegumMussarat Farida Begum gère un petit salon de thé à Garjon Bunia Bazaar, une communauté rurale du Bangladesh. Grâce à un programme qui a permis d’alimenter en électricité plus de 2 millions (a) de ménages à faible revenu et de petits commerces en milieu rural, elle s’est équipée avec une installation solaire individuelle. Coût de l’opération : 457 dollars, dont 57 dollars payés directement et un emprunt pour le reste. Et grâce à l’argent qu’elle gagne— elle peut désormais ouvrir sa boutique plus tard le soir — elle rembourse son prêt, semaine après semaine. Les affaires sont florissantes et sa famille vit bien mieux qu’avant. En plus, ses enfants peuvent faire leurs devoirs le soir, à la maison, puisqu’ils peuvent s’éclairer.

Les femmes comme Mussarat (a) sont à l’avant-garde des efforts que nous déployons pour lutter contre le changement climatique et protéger ainsi les résultats du développement.

L’éducation des filles est un investissement rentable. Malala est venue nous le rappeler

Sri Mulyani Indrawati's picture

 

Un sentiment d ’horreur. Voilà ce que j’ai éprouvé en apprenant qu’une adolescente pakistanaise de 15 ans s’était fait tirer dessus parce qu’elle défendait simplement son droit à l’éducation. C’était l’automne dernier. Cette jeune fille, c’est Malala Yousafzai.

Le drame m’a aussi rappelé à quel point j’avais été chanceuse. Le jour où l’on m’a offert une bourse d’études à l’étranger (une rare opportunité pour la jeune Indonésienne que j’étais), ma première réaction a été de me dire que je ne pouvais pas quitter mon mari. Ma mère s’est chargée de mettre les points sur les i : soit mon époux partait avec moi et renonçait donc à son emploi, soit je refusais la bourse. Je sais que c’était sa façon à elle de pousser mon mari à me soutenir – ce qu’il a fait sans la moindre hésitation. Nous sommes donc partis aux États-Unis finir nos mastères. En parallèle, je me suis inscrite en doctorat d’économie puis nous avons eu notre premier enfant – une fille – alors que nous étions encore en troisième cycle.

Ma mère a eu dix enfants (je suis la septième) : six filles et quatre garçons. Et un doctorat. Elle a été professeur à l’Institut d’éducation du Java central. Dans son genre, c’est une pionnière, qui n’a pas voulu se contenter de la « normalité » réservée aux femmes en Indonésie à l’époque. Elle avait donc toutes les raisons de me soutenir, à sa manière.

Unir nos forces pour vaincre les violences faites aux femmes en Asie du Sud

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Au Népal, 77 % des faits de violences à l'encontre des femmes se produisent à l'intérieur du cadre familial.

La violence à l’égard des femmes est un problème omniprésent dans le monde. Chez les femmes âgées de 19 à 44 ans, elle tue plus que les guerres, le cancer ou les accidents de voiture. En Asie du sud, ce fléau est largement répandu et persiste sous de nombreuses formes, comme le montrent les chiffres suivants :

  • Chaque semaine, au Bangladesh (a), plus de dix femmes sont victimes d’attaques à l’acide.
  • En Inde (a), 22 femmes sont assassinées chaque jour pour des questions de dot.
  • Au Sri Lanka (a), 60 % des femmes déclarent avoir subi des violences physiques.
  • Au Pakistan, plus de 450 femmes et filles meurent chaque année à la suite de « crimes d’honneur ».
  • Et au Népal (a), il arrive encore fréquemment que les parents vendent leurs filles dès l’âge de 6 ou 7 ans pour qu’elles deviennent des domestiques.

Nous ne pouvons pas tolérer que cela continue ainsi.

3, 2, 1, Hackez !

Par l'équipe du Hackaton

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Après des mois de préparation, voici enfin le week-end du Hackathon pour l’assainissement

Dans des dizaines de pays aux quatre coins du monde, spécialistes de l’informatique et experts de l’assainissement vont unir leurs forces dans un brainstorming intensif et un « marathon de programmation » ! L’enjeu pour eux ? Développer des applications innovantes pour trouver des solutions aux grands problèmes d’assainissement auxquels est confrontée la planète.

Quel est le point commun entre un téléphone portable et des toilettes ?

Jose Luis Irigoyen's picture

À première vue il n’y en a guère… Et pourtant, toilettes et téléphones portables ont en commun de pouvoir contribuer à la satisfaction des besoins des plus démunis et à l’éradication de la pauvreté. De fait, l’ampleur du défi appelle à faire preuve d’imagination et d’innovation. Il y a dans le monde 2,5 milliards d’habitants qui sont dépourvus d’accès à des services d’assainissement dignes de ce nom ; dans les pays en développement, cette situation provoque la mort de plusieurs milliers d’enfants chaque jour et entraîne des milliards de dollars de pertes. Or aujourd’hui, dans le monde, plus de gens ont accès à un téléphone portable qu’à des toilettes ou des latrines. Il est donc temps de saisir tout le potentiel qu’offrent les nouvelles technologies pour la réalisation des objectifs de développement.

Les envois de fonds des migrants après la crise : Cinq questions à l'économiste Dilip Ratha

Dilip Ratha's picture

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À la question « quel impact la crise économique mondiale de 2008 a-t-elle eu sur les 215 millions de travailleurs migrants ? », la réponse est : ils ont continué à envoyer beaucoup d'argent dans leur pays d'origine. L’ouvrage Migration and Remittances during the Global Financial Crisis and Beyond, récemment publié sous la direction de Dilip Ratha, économiste à la Banque mondiale, de Jeffrey H. Cohen, professeur d'anthropologie à l'Ohio State University, et d'Ibrahim Sirkeci, professeur d'études transnationales et de marketing au Regent’s College de Londres, livre une vision plus complexe des choses. Ses 32 chapitres sont le fruit d'une sélection parmi 300 contributions reçues du monde entier à la suite d'un appel à propositions paru sur le blog de la Banque People Move. L'ouvrage présente des modèles économiques et des statistiques ainsi que des analyses axées sur les régions, les populations et l'aspect humanitaire de la migration. Dilip Ratha, chef du service Migrations et envois de fonds de la Banque mondiale, nous donne un aperçu de la problématique.