Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Pour l'IDA, la Journée des femmes, c’est tous les jours

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Basira Basiratkha, principale du lycée expérimental féminin de Hérat, en Afghanistan. Son école a bénéficié d'un programme soutenu par l'IDA. © Graham Crouch / Banque mondiale

À la Banque mondiale, nous savons qu’aucun pays, aucune communauté ni aucune économie ne peut exprimer tout son potentiel et relever les défis du XXIe siècle sans garantir la participation pleine et entière des femmes et des hommes, des filles et des garçons, sur un pied d’égalité. C'est particulièrement vrai dans les pays en développement auxquels vient en aide l'Association internationale de développement (IDA), l'institution de la Banque mondiale dédiée aux pays les plus pauvres de la planète.

Ces dernières années, les pays qui bénéficient de l’aide de l’IDA ont fait des progrès encourageants pour combler les écarts entre les femmes et les hommes, en particulier dans les domaines de la santé et de l'éducation. L'espérance de vie des femmes y est supérieure, en moyenne, à celle des hommes (66 ans contre 62 ans). Les filles ont rattrapé voire dépassé les garçons en ce qui concerne la scolarisation et l'achèvement du cycle primaire, ainsi que le passage à l'enseignement secondaire.

Le défi de l’emploi est plus redoutable que jamais dans les pays les plus pauvres

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Des chercheurs à l'Institut de recherche Crops (CSIR-CRI) au Ghana. © Dasan Bobo/Banque mondiale

Au cours des dix prochaines années, près de 600 millions de personnes seront à la recherche d’un emploi, principalement dans les pays les plus pauvres du monde. À elle seule, l’Asie du Sud devra créer plus de 13 millions d’emplois chaque année pour faire face au rythme de sa croissance démographique. En Afrique subsaharienne, 15 millions d’emplois devront être créés tous les ans, soit une gageure encore plus colossale alors même que la région est moins peuplée.
 
Et le défi de l’emploi est d’autant plus complexe qu’il se pose déjà avec acuité aujourd’hui. Dans les pays les plus pauvres, bien des travailleurs sont cantonnés dans des emplois informels, faiblement rémunérés et peu productifs, le plus souvent en dehors de toute activité officielle et soumise à l’impôt. Dans le contexte d’une urbanisation rapide, les villes attirent un grand nombre de migrants internes en quête d’un travail, mais qui ne réussissent pas à trouver un emploi rémunéré de qualité, car ils ne possèdent pas les compétences recherchées sur le marché. Par conséquent, beaucoup restent au bord du chemin et leurs chances de contribuer à la croissance de leur pays sont limitées.

Pour 800 millions de personnes dans le monde, le handicap est un enjeu essentiel du développement

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 Flore de Préneuf/Banque mondiale/CC BY-NC-ND
Des hommes et des femmes à l’entrée d’une école qui accueille
des personnes handicapées en Roumanie. 
Crédit photo : Flore de Préneuf/Banque mondiale/CC BY-NC-ND
Lors du récent Forum économique mondial (a) de Davos, la question des inégalités dans le monde est souvent revenue dans les débats. Comment, se sont demandés les délégués, pouvons-nous combler l’écart abyssal qui sépare les 1 % les plus riches de la population mondiale et tous ceux qui sont en bas de l’échelle ?

Des données au service du développement : pourquoi il faut investir dans les données, les populations et les idées

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Nous savons que la disponibilité de données de qualité sur le développement est fondamentale pour définir des politiques pertinentes, pour répartir judicieusement les ressources et pour assurer l’efficacité des services publics. Malheureusement, alors que les nouvelles technologies permettent d’obtenir toujours plus de données et de les exploiter davantage, il reste beaucoup de zones d’ombre sur la carte mondiale des données.

Faciliter l’accès des femmes et des filles aux carrières scientifiques

Eliana Rubiano-Matulevich's picture

 

L’éducation joue un rôle déterminant pour permettre aux jeunes de réaliser leur potentiel, ce qui exige d’améliorer l’accès à l'éducation à la fois sur le plan quantitatif et qualitatif. À cet égard, l’enseignement des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM) est fondamental, non seulement pour répondre aux besoins de main-d’œuvre de demain, mais aussi pour former des chercheurs et des innovateurs qui contribueront à résoudre des problèmes a priori insolubles.
 
La sous-représentation des femmes et des filles dans les filières scientifiques est souvent soulignée, mais les données sur l’accès à l’éducation et sur sa qualité montrent que la situation est plus nuancée qu’il n’y paraît.

Découvrez ce que réserve la prochaine édition du Rapport sur le développement dans le monde

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Rapport sur le développement dans le monde 2020

La prochaine édition du Rapport sur le développement dans le monde est déjà bien engagée. Elle est consacrée aux chaînes de valeur mondiales et aux enjeux du commerce pour le développement. Pour en avoir un avant-goût, rendez-vous dès maintenant sur le site web du Rapport sur le développement dans le monde 2020.

Depuis le dernier rapport phare de la Banque mondiale traitant de cette question, il y a plus de trente ans (L’industrialisation et le commerce extérieur), le monde a connu des transformations porteuses d’évolutions en grande partie positives sur le plan du développement. Plusieurs pays à revenu faible ou intermédiaire sont désormais intégrés aux marchés internationaux grâce aux chaînes de valeur mondiales.

Enquête au Népal et au Sénégal : que deviennent les femmes quand les hommes quittent les exploitations agricoles ?

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Kofi Annan en était convaincu : « aucun instrument de développement n’est plus efficace que l’autonomisation des femmes ». Et cela s’applique incontestablement à l’agriculture : il ne peut y avoir de croissance agricole durable et de transformation rurale équitable sans des femmes autonomes et responsables. En juin 2018, nous avons publié un rapport dans lequel nous analysons l’exode rural des hommes et ses conséquences sur le quotidien et les moyens de subsistance des femmes qui, elles, restent pour exploiter les terres. Premier d’une nouvelle collection de rapports sur la question, cet opus exploite des données d’enquête originales afin de réunir des éléments solides concernant l’impact de cette émigration rurale sur les femmes.

Pourquoi est-ce si important ? À l’échelle planétaire, les migrations soulèvent des enjeux de développement importants et sont, dans de nombreux pays, étroitement associées à l’agriculture. Selon les éléments disponibles, ce sont avant tout les hommes qui abandonnent le monde rural — un phénomène susceptible de peser fortement sur la situation socioéconomique dans les zones rurales et, notamment, sur la répartition traditionnelle des rôles entre les sexes. À partir de données d’enquêtes comparables conduites au Népal et au Sénégal entre août et novembre 2017, le rapport étudie l’impact du départ des hommes des zones rurales, essentiellement agricoles, sur le travail et l’autonomisation des femmes dans le secteur de l’agriculture et au sein des ménages.
 

L’indice du capital humain fait déjà bouger les lignes

Jason Weaver's picture
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Des élèves de l'école primaire Zanaki à Dar es Salaam, Tanzanie. © Sarah Farhat/Banque mondiale


En octobre dernier, le Groupe de la Banque mondiale a dévoilé son tout premier indice du capital humain, un nouvel outil qui mesure la contribution de la santé et de l’éducation à la productivité de la prochaine génération d’un pays.

Cet indice cherche à répondre à la question suivante : « Quel capital humain un enfant né aujourd’hui est-il susceptible d’atteindre d’ici ses 18 ans, compte tenu des risques liés à la médiocrité des services de santé et d’éducation dans son pays ? ». À l’échelle mondiale, 56 % des enfants nés aujourd’hui seront privés de plus de la moitié de leurs revenus potentiels à l’âge adulte parce que les États et autres parties prenantes ne consentent pas les investissements nécessaires pour se doter d’une population éduquée, résiliente et bien portante, prête pour le monde du travail de demain.

Deux mois se sont écoulés depuis, et voici en quelques lignes les premiers progrès accomplis.

La lutte contre le changement climatique dans les pays les plus pauvres

Axel van Trotsenburg's picture
Paysage rural au Burundi. © Sarah Farhat/Banque mondiale

Comment aider les pays les plus pauvres à lutter contre le changement climatique ? Le défi est de taille.

Conscient qu’il est urgent d’intensifier les interventions, le Groupe de la Banque mondiale vient d'annoncer des cibles nouvelles et ambitieuses pour l'action climatique que nous menons avec les pays en développement. Nous venons non seulement de réaliser avec deux ans d’avance l’objectif de financements alloués à l’action climatique que nous nous étions fixé pour 2020, mais nous prévoyons également de multiplier par deux le volume de financements pour le climat, afin de les porter à 200 milliards de dollars sur les cinq ans allant de 2021 à 2025.

Grâce à l’appui solide de ses bailleurs de fonds partenaires, l’IDA contribue à l’intégration des questions climatiques dans la réforme des politiques et la planification du développement, de sorte que les pays parviennent à réduire leurs émissions de carbone, à renforcer leur résilience et à s’adapter aux enjeux du changement climatique. Sur le terrain, les projets de l’IDA aident les populations à adopter des pratiques climato-intelligentes dans l’agriculture et l’occupation des sols.

Accessibilité et inclusion : deux enjeux clés pour les personnes handicapées

Sofía Guerrero Gámez's picture
Milagros Ruiz, handicapée motrice résidant à Lima, est en mesure de se rendre au travail et de se déplacer de manière autonome, grâce à un système de transports en commun conçu pour être accessible à tous.
Dans le monde, environ deux millions de personnes (soit 15 % de la population) vivent avec une forme de handicap. Au-delà de leurs incapacités physiques, mentales ou sensorielles, les personnes avec un handicap sont confrontées à des obstacles à l'inclusion dans plusieurs aspects de la vie : elles ont généralement moins d'opportunités socioéconomiques, ont plus difficilement accès à l'éducation et sont plus exposées au risque de vivre dans la pauvreté. La stigmatisation et la discrimination peuvent représenter un frein majeur qui les empêchent de participer pleinement et de manière équitable au processus de décision.

Au Pérou, où la population sensible à l'accessibilité inadaptée s'élève à 33 %, le Plan national d'accessibilité pour 2018-2023 définit des mesures et actions à mettre en œuvre afin que les infrastructures urbaines s’adaptent aux besoins des personnes handicapées et leur permettent d’accéder aux moyens de transport, ainsi qu’aux outils et services d’information et de communication, au même titre que tout autre citoyen.

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