Syndicate content

Belgique

Les migrants, grands vainqueurs de la Coupe du monde de football

Christian Eigen-Zucchi's picture
La Coupe du monde de football débute aujourd’hui au Brésil. Enfin !

Pour les milliards de téléspectateurs de par le monde rassemblés en communion, l’événement sera synonyme d’intenses moments de gloire et de fiertés nationales, ou au contraire d’humiliation et d’indignation. Les buts et les décisions des arbitres susciteront encore des discussions animées des dizaines d’années plus tard entre aficionados du « beau jeu ». Mais l’une des facettes essentielles de ce rendez-vous incontournable tient au fait que la plupart des joueurs sont des migrants : certains jouent pour leur équipe nationale mais résident à l’étranger (c’est le cas de l’Argentin Lionel Messi, sélectionné dans l’équipe d’Argentine mais vivant en Espagne) ; d’autres pour une équipe nationale qui n’est pas celle de leur pays de naissance (ainsi, le Brésilien Diego Costa vit en Espagne et joue pour l’Espagne) ; et d’autres encore pour une équipe et pour un pays qui ne sont pas les leurs (le Polonais Miroslav Klose vit en Italie et fait partie de la sélection allemande).

On ne construit pas la paix sur des ventres vides

José Cuesta's picture
Cette page en : English | 中文 | Español | العربية
 le cas du Honduras et du Soudan (2007-2014)

Les émeutes de la faim consécutives à l’envolée des prix alimentaires de 2007 ont fait couler beaucoup d’encre, ne serait-ce qu’à cause du nombre de victimes, morts et blessés, à déplorer. Et si le niveau et l’instabilité actuels des prix alimentaires devaient persister, il y a de vrais risques de nouvelles répliques dans les mois à venir. Comment imaginer en effet que ces mouvements disparaissent, quand le climat est plus imprévisible que jamais, quand des gouvernements sous pression et en proie aux difficultés choisissent la solution de facilité en adoptant des mesures commerciales de panique et quand les catastrophes humanitaires sur fond de pénuries alimentaires se répètent.

Les chocs sur les prix des produits vivriers ont à plusieurs reprises déclenché des épisodes d’instabilité sociale et politique spontanée, surtout dans les villes. Mais toutes ces explosions de violence ne naissent pas du jour au lendemain : la concurrence toujours plus rude pour le sol et l’eau peut, nous l’avons observé, mettre le feu aux poudres. Si l’on ajoute la pauvreté et les inégalités endémiques, des revendications non satisfaites et l’absence de filets de protection sociale adaptés, on obtient un mélange où l’insécurité alimentaire flirte dangereusement avec le conflit. La liste est longue d’événements violents de ce type, en Argentine, au Cameroun, au Pakistan, en Somalie, au Soudan ou encore en Tunisie. Le numéro de mai du rapport trimestriel Food Price Watch s’en fait le relai.

Une sur trois : Indignez-vous !

Marina Galvani's picture
Cette page en : English | Español | 中文 | العربية

Circumstance © Hanifa AlizadaL'exposition « Une sur trois » a été inspirée par le travail d'une jeune photographe afghane, Hanifa Alizada (a). J'ai choisi d’illustrer ce billet avec l’une de ses œuvres, intitulée « Circonstances », parce que je trouve qu'elle rend particulièrement bien compte du chemin long et douloureux que constitue notre lutte contre les violences faites aux femmes, fléau d’une intensité inouïe et qui frappe le monde entier. L'exposition montre que cette violence n’est pas circonscrite à une classe socioéconomique spécifique. Généralisée, elle ignore l'origine ethnique, la religion et le niveau d'éducation. C’est un fléau qui transcende les frontières.
Une nouvelle publication de l'Organisation mondiale de la santé révèle que près de 35 % des femmes du monde entier (une sur trois) subissent des violences au cours de leur vie, principalement de la part de leur mari ou de leur partenaire intime, avec des conséquences immenses sur le plan personnel et économique.
 
Si un événement aussi atroce que le viol collectif d’une jeune fille dans un bus peut défrayer la chronique, c'est en réalité dans son propre foyer qu'une femme est le plus en danger. Selon les estimations, les pertes de productivité liées à ces violences représentent de 1,5 à 2 points de PIB, c'est-à-dire à peu près ce que la plupart des pays en développement consacrent à l'éducation primaire. 

 Avec l'exposition « Une sur trois », le Programme artistique du Groupe de la Banque mondiale veut utiliser le vecteur de l’art pour susciter des engagements contre les violences faites aux femmes et encourager à l’action. 
 
L'exposition met en scène une série de données factuelles et près de 80 œuvres d'art à la fois puissantes et toutes en nuances qui explorent les différentes manières dont la violence affecte la vie des femmes et des filles du monde entier. 
 
À l’instar des peintures de Laben John (a) (Papouasie-Nouvelle Guinée), certaines de ces œuvres illustrent l'impact de la violence domestique sur les enfants, qu'ils la vivent ou en soient témoins ; d’autres, comme la sculpture de Freddy Tsimba (République démocratique du Congo), évoquent le recours aux violences sexistes et sexuelles comme armes de guerre. 

Nasheen Saeed (Pakistan) décrit dans son travail les graves négligences dont souffrent de nombreuses jeunes filles dans leur propre famille, simplement parce que ce sont des filles. 

Les photographes Kay Cernush (États-Unis) et Karen Robinson (Royaume-Uni) abordent le thème du trafic d'êtres humains par le biais de portraits intimes de jeunes femmes convaincues de partir à l'étranger par de fausses promesses de vie meilleure.

Quand vous aurez vu ces vidéos, vous direz « Merci maman ! »

Michelle Pabalan's picture
Cette page en : English | العربية

Katya with her granddaughter (From the documentary "The Face of Poverty in Europe and Central Asia"J’ai de la chance. J’ai toujours eu des discussions d’une grande richesse avec mes parents et en particulier avec ma mère.

Une fois, je venais de rentrer de l’école, et elle m’a ordonné de rester loin de l’ordinateur. Étonnée, je lui ai demandé pourquoi, et elle m’a répondu : « Ton père a dit qu’il avait un virus, je ne veux pas que tu tombes malade ».

Je lui ai alors expliqué ce qu’était un virus informatique, et nous avons éclatées de rire. Elle a souri puis a dit : « Maintenant, à table ! ».

Ça a été un moment mémorable, une anecdote que je ressers régulièrement lors de nos réunions de famille… Surtout, il révèle ma mère dans ce qu’elle est au plus profond d’elle-même : une maman géniale. Ses enfants passent toujours avant tout le reste. J'ai bien sûr eu des hauts et des bas au cours de ma vie, et j’ai fini par comprendre que s'il existe une chose au monde qui puisse véritablement soulever des montagnes, c'est bien l’amour d’une mère.

Parce que de nombreux pays célèbrent la Fête des mères ce mois-ci, nous avons décidé de rendre hommage à ces femmes en présentant une série de portraits de mères qui, partout dans le monde, réussissent à contourner les obstacles pour leurs enfants. L’histoire de mères qui se dévouent corps et âme pour leur famille, ou encore l'histoire de jeunes filles qui, grâce à leur mère, ont trouvé la force et l'inspiration nécessaires pour réaliser leurs rêves. 

Ce que Bill Gates m’a appris

Jim Yong Kim's picture
Cette page en : English | العربية | 中文 | Español



J’ai l’immense privilège, en ma qualité de président du Groupe de la Banque mondiale de pouvoir échanger avec des dirigeants politiques et grands entrepreneurs qui comptent parmi les plus créatifs et féconds dans le monde. Ces conversations ont un thème récurrent : la nécessité d’accélérer l’innovation pour mettre fin à l’extrême pauvreté et faire que le développement économique profite à tous. Ce qui fait défaut, c’est un consensus clair sur les meilleures méthodes à suivre pour favoriser l’éclosion de nouvelles idées et les déployer largement.

J’ai eu récemment l’occasion de m’entretenir longuement avec Bill Gates, et nous en sommes naturellement venus à parler des facteurs qui sont à la source de l’innovation. Bill Gates et son épouse Melinda ont créé leur fondation en 1994 ; ils ont depuis lors œuvré en faveur de la santé, l’éducation et la réduction de la pauvreté, et contribué à transformer les aspirations au développement de la population mondiale.

J’ai été l’un des heureux bénéficiaires de la générosité de Bill et Melinda Gates. En 2000, leur fondation a octroyé un don de 44,7 millions de dollars à l’organisation Partners In Health que j’avais cofondée. À une époque où le monde de la santé méconnaissait globalement le fléau de la tuberculose multirésistante, les Gates, portés par leur volonté d’agir pour offrir un traitement aux pays en développement, ont été à l’origine du don le plus important qu’une fondation ait jamais consacré à la lutte contre la tuberculose. Ce modèle de philanthropie visionnaire et innovante n’a cessé de se répéter, mû par leur détermination à s’attaquer aux plus grands défis du XXIe siècle.

Les économistes, des machines à chiffres mais aussi des producteurs de sens

Michelle Pabalan's picture
Cette page en : English | العربية | Español | 中文

Je m’adresse ici à tous ceux qui, comme moi, sont fâchés avec les chiffres.
 
Quand, avant d’entrer à l’université, mes parents m’ont demandé ce que je comptais étudier, j’ai répondu « tout sauf des maths ». Et même après mon premier cycle, j’ai bien pris soin d’éviter cette matière le plus possible. Or, comble de l’ironie, je travaille aujourd’hui pour le Groupe de la Banque mondiale, où les chiffres sont la langue reine. Mais j’ai une bonne nouvelle, qui ne réjouira pas seulement les débutants dont je fais partie : les chiffres peuvent être passionnants, éclairants voire amusants… 

« Mon chiffre préféré » est une série de vidéos sur YouTube qui montre comment les chiffres ouvrent des portes sur le développement et sur l’humain. Des économistes du Groupe de la Banque mondiale y livrent des témoignages brillants (et non dénués d’humour) sur le chiffre qu’ils chérissent, réaffirmant ainsi de manière originale la fonction indispensable des chiffres dans la vie quotidienne. Ce que nous disent ces vidéos, c’est que les économistes ne s’intéressent pas seulement aux chiffres en soi et qu’ils peuvent éclairer les questions qui agitent le monde en y apportant toute leur passion et leur point de vue personnel. 

Les pauvres, la Banque mondiale et les objectifs de développement pour l’après-2015

José Cuesta's picture
Cette page en : English | العربية | Español


Comme un air de changement

 
Voici 15 ans, la communauté internationale se fixait pour objectif de réduire de moitié le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté – adoptant à cet effet les objectifs du Millénaire pour le développement pratiquement à huis clos et pendant les fêtes de fin d’année.... Quelques années plus tard, la Banque mondiale publiait ses lignes directrices pour les stratégies de réduction de la pauvreté dans les pays pauvres très endettés. Là aussi, les décisions étaient prises à Washington en comité restreint.
 
Heureusement, les choses ont changé depuis.

Un autre effet durable des smartphones

Jim Yong Kim's picture
Cette page en : English | Español | العربية | 中文

Un autre effet durable des smartphones

Les riches ont, depuis bien longtemps, une idée de comment vivent les pauvres à travers le monde. La nouveauté, dans le monde d’aujourd’hui, c’est que les pauvres ont désormais accès à ce qui leur avait été jusqu’à présent très bien dissimulé : la manière dont les riches vivent. Grâce à la télévision du village, à l’internet ou aux appareils portables, dont l’utilisation connaît un essor rapide chez les pauvres, ces derniers ne ratent plus aucun détail sur le mode de vie des riches ou de la classe moyenne.

Vous vous demandez comment participer à la lutte contre la pauvreté ? Agissez maintenant !

Jim Yong Kim's picture
Cette page en : English | Español



Les gens me demandent souvent comment ils pourraient prendre part, concrètement, à un grand mouvement pour mettre fin à l ’extrême pauvreté. J’ai récemment participé à un MOOC organisé par l’université Wesleyan autour du thème « Comment changer le monde ? ».

Le président de l’université, Michael Roth, souhaitait que j’éclaire les étudiants désireux de s’engager dans un mouvement social en faveur de la fin de la pauvreté. Je leur ai dit que nous allions avoir besoin de tout le monde : de médecins, d’intellectuels, d’ingénieurs, d’avocats, de travailleurs sociaux, de tous ceux qui sont ceux animés d’une vision, aussi bien au sein des pouvoirs publics que dans le secteur privé.

Comment édifier ce mouvement social et garantir son succès ? Quel peut être votre rôle dans ce mouvement ? Prenez une minute pour regarder cette vidéo. J’espère sincèrement qu’elle vous incitera à vous engager, à agir. Partagez-la avec vos amis et dites-moi ce que vous en pensez.

Réunions de printemps 2014 : Programme des webcasts en direct

Donna Barne's picture
Cette page en : English | العربية | Español

Alors que plusieurs milliers de responsables du développement seront rassemblés à Washington du 8 au 13 avril prochain, à l’occasion des Réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, l’économie et le développement seront au cœur de toutes les discussions. Vous pourrez vous aussi suivre ces débats, grâce à leur diffusion en ligne et en direct sur Banque mondiale Live. Lors des 25 événements retransmis sur le web, il sera question de sujets aussi divers que la finance numérique, l’art contemporain syrien, la couverture santé universelle ou encore l’éclosion d’un mouvement mondial pour mettre fin à la pauvreté. La couverture d’un certain nombre de manifestations sera proposée en plusieurs langues. Et vous pourrez aussi suivre les échanges sur Twitter. Voici une sélection des principaux événements. Pour en savoir plus, consultez le programme complet

Mercredi 9 avril

Pages