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Belgique

Avec ou sans sourire ? Les conséquences de la pauvreté et de l’évolution des normes sexospécifiques sur les communautés roms

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Lors de discussions de groupes organisées dans quatre communautés roms de Bulgarie pour notre étude sur les aspects sexospécifiques de l’inclusion des Roms, nous avons demandé à des hommes et à des femmes d’évaluer leur niveau de bonheur sur une échelle allant de 1 (très malheureux – un état symbolisé par un visage triste) à 10 (très heureux – dont le symbole était un visage souriant).

Les réponses nous ont pris par surprise : en effet, la plupart des femmes roms se considéraient comme « heureuses », voire « très heureuses », alors que la plupart des hommes roms ont entouré le visage triste. Loin d’anticiper un tel résultat, nous avions en fait plutôt imaginé le contraire…

Dans un premier temps, l’enquête a confirmé plusieurs de ces impressions, notamment pour ce qui a trait aux normes sexospécifiques.

Et pourtant. Comment expliquer que les femmes roms semblent nettement plus heureuses que les hommes roms ?

Le président Jim Yong Kim dénonce les coûts humains et sociaux exorbitants de la discrimination

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Jim Yong Kim est bien placé pour parler de discrimination. D’origine asiatique, il a grandi dans l’Iowa où des enfants mimaient des gestes de kung-fu quand ils le voyaient, en lui lançant des insultes racistes. Pourtant, dans un article publié par le Washington Post (disponible en français), le président du Groupe de la Banque mondiale indique que ces agissement n’étaient que des « vexations insignifiantes » si on les compare à ce qu’endurent aujourd’hui les gays et lesbiennes en Ouganda et au Nigeria, à la suite de la promulgation de lois rendant l’homosexualité passible de prison à vie.

Prix alimentaires : le pire est-il derrière nous ?

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panier de maïs © Curt Carnemark / Banque mondiale Un simple coup d’œil aux derniers fils d’information sur Google et vous verrez que la cherté des denrées alimentaires continue de faire l’actualité. Pourtant, à l’échelle de la planète, le prix moyen des principaux produits vivriers a en fait reculé de 11 % par rapport à son niveau de janvier 2013. C’est le constat dressé par la dernière édition du rapport trimestriel Food Price Watch du Groupe de la Banque mondiale. Doit-on en conclure que nous sommes sortis de la zone de danger ? Nous avons posé la question à José Cuesta, l’auteur du rapport.

La Chine et les marchés émergents : une chevauchée agitée

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La Chine et les marchés émergents : une chevauchée agitéeIl y a un mois, j’évoquais certains des grands défis pesant sur la reprise attendue, mais encore modeste, de l’économie mondiale, et notamment celui découlant du ralentissement de la croissance en Chine et de son système bancaire fantôme. Ces deux menaces ont d’ailleurs fait parler d’elles alors que l’on fêtait, vendredi dernier, le nouvel An chinois et l’entrée dans l’année du Cheval (a).

Cette aggravation de la perception des risques entourant la Chine vient ajouter une fragilité supplémentaire, comme en témoigne la nouvelle valse des capitaux qui, comme l’été dernier (a), fuient depuis quelques semaines les marchés émergents. Si les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans ont légèrement fléchi depuis décembre, malgré le début du resserrement effectif de la politique monétaire de la Fed, les dernières informations sur le recul de la production industrielle chinoise ont accéléré un mouvement régulier déjà bien engagé de réduction de l’exposition des portefeuilles internationaux aux marchés émergents, qui profite aux économies avancées. Dans certains cas, comme en Afrique du Sud, en Turquie ou en Ukraine, des événements politiques et/ou économiques singuliers ont également joué un rôle mais le fait qu’il y ait également eu des cessions d’actifs dans des pays comme la Malaisie, le Mexique ou la Pologne, où les marchés sont liquides et la fluidité moindre, traduit une dynamique à l’œuvre d’une ampleur bien plus conséquente.

Comment nous agissons pour mettre fin à l’extrême pauvreté

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Nos Réunions de printemps se tiendront la semaine prochaine à Washington. Comme chaque année, elles accueilleront plusieurs milliers de responsables du développement, originaires du monde entier. Dans la perspective de cet événement, j’ai exposé il y a quelques jours les grands problèmes du développement dans le monde aujourd’hui et évoqué les importants changements actuellement entrepris au sein du Groupe de la Banque mondiale pour être à la hauteur de ces défis.

Nous vivons dans un monde d’inégalités. Les écarts entre les riches et les pauvres sont aussi évidents ici à Washington que dans n'importe quelle capitale du monde. Cependant, les exclus du progrès économique demeurent en grande partie invisibles pour beaucoup d'entre nous dans les pays riches. Pour reprendre les termes du pape François, « que certaines personnes sans domicile fixe meurent de froid dans la rue, cela n’est pas une nouvelle […], mais si les bourses chutent de dix points, c’est une tragédie ! ».

Si nous qui vivons dans les pays riches pouvons ne pas voir les souffrances des pauvres, les pauvres du monde entier savent très bien comment vivent les riches. Et ils ont montré qu’ils sont disposés à agir.

Le meilleur conseil qu'on puisse donner : lancez-vous !

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L'un des meilleurs conseils qu'on m'ait jamais donnés est aussi d'une grande simplicité : lancez-vous !

​C'est le docteur Ted Alyea, médecin au Brigham and Women’s Hospital (a), un grand hôpital de Boston, qui m'a donné ce conseil en 1991, alors que, en tant qu'interne, je n'en étais qu'aux tout premiers stades de la médecine.

Nous nous trouvions devant la chambre d'un patient en soins intensifs. Notre équipe était en train de discuter du traitement à administrer à un patient dans un état grave, lorsque Ted m'a dit : « Dis-nous ce que tu penses que nous devons faire maintenant. Lance-toi ! »

Mais suivre le conseil de Ted n'était pas si simple. Il semble risqué pour un misérable interne de simplement « se lancer ». Et si je me trompais complètement et que je recommandais quelque chose qui pourrait nuire au patient dans une situation de vie ou de mort ?

Est-ce que qui que ce soit me ferait confiance après ça ?

L’inégalité n’est pas un problème insoluble, mais il nous faut un plan

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L’inégalité n’est pas un problème insoluble, mais il nous faut un plan, Jim Yong KimDAVOS, Suisse – À la Banque mondiale, quand nous discutons de problèmes particulièrement complexes, je pose toujours une question toute simple à mon équipe : quel est notre plan ?

S’il y a un plan, je leur demande alors s’il est vraiment à la hauteur du problème. Ici, au Forum économique mondial de Davos, l’un des principaux problèmes que nous avons à résoudre est extraordinairement complexe : comment faire pour lutter contre l’inégalité des revenus qui s’accroît partout dans le monde ? Ce phénomène a pris d’énormes proportions, mais la question que je pose à tout le monde ici à Davos est la même : quel est le plan pour réduire l’inégalité des revenus dans le monde ?

Longtemps engluée dans la crise, l’économie mondiale redresse la tête

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Longtemps engluée dans la crise, l’économie mondiale redresse la tête, Jim Yong Kim
L’économie mondiale commence enfin à émerger de la crise financière. Le taux de croissance du PIB mondial est estimé à 2,4 % pour 2013 et il devrait s’élever à 3,2 % cette année. Cette amélioration est largement à mettre au compte du redressement des pays à revenu élevé, dont la croissance passera de 1,3 % en 2013 à 2,2 % en 2014. Dans les pays en développement, le PIB devrait progresser de 5,3 % cette année, contre une croissance de 4,8 % en 2013.

L’économie mondiale peut être comparée à un avion bimoteur qui, depuis près de six ans, ne volait que grâce un seul moteur : les pays en développement. Mais le second – les pays à revenu élevé – a finalement redémarré. Ce tournant, décrit en détail dans les Perspectives économiques mondiales 2014 publiées mardi dernier par la Banque mondiale, indique que les pays en développement ne sont plus le moteur principal de l’économie mondiale. Néanmoins, même si l’euphorie du milieu des années 2000 est un peu retombée, la croissance des pays émergents reste très supérieure aux moyennes historiques.

Les pays à revenu élevé sont toujours confrontés à de sérieuses difficultés, mais leur horizon s’éclaircit. Bien que plusieurs pays avancés souffrent encore de déficits importants, plusieurs d’entre eux ont adopté des stratégies à long terme pour les maîtriser sans pour cela étouffer la croissance.

Un optimisme mesuré est de mise pour la zone euro, où la croissance est de retour depuis mi 2013 et devrait atteindre 1,1 % en 2014 après deux ans de récession. Au regard des difficultés traversées par l’Europe ces six dernières années, toute croissance même modeste est un signe d’espoir. Aux États-Unis, malgré les chiffres de l’emploi décevants de décembre dernier, la grande majorité des indicateurs économiques est au vert et le taux de croissance devrait passer de 1,8 % en 2013 à 2,8 % cette année.

Repenser les transports pour des villes plus sûres et plus équitables

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Des responsables du secteur des transports, du développement et, pour la première fois, du monde de l’entreprise vont se retrouver cette semaine à Washington pour un colloque sur la transformation des transports.
 
Véritables locomotives de la croissance mondiale, les villes sont pourtant souvent à la traîne quand il s’agit d’offrir à leurs habitants un accès sûr et bon marché aux emplois, à l’éducation et à la santé. Cela tient en partie à l’inadéquation et au manque de viabilité de leurs systèmes de transport. L’explosion des bidonvilles ou le cauchemar quotidien de ceux qui doivent se rendre en ville ou y circuler — sans parler du prix de ces déplacements — en témoignent clairement.

2014, l’année des ajustements

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L’économie mondiale semble partie pour afficher de meilleurs résultats en 2014. Les principaux indicateurs dans les grands pôles de croissance sont orientés à la hausse – ou du moins se sont stabilisés. Mais pour que cette évolution se traduise dans les faits, les décideurs vont devoir prouver leurs capacités à adapter leurs réponses à des défis bien spécifiques.

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