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Belize

Secteur des transports : une féminisation en marche, mais encore insuffisante

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À partir du mois de juin, 9 millions de femmes (a) pourront prendre le volant en Arabie saoudite, après l’annonce, en septembre 2017, de la levée de l’interdiction de conduire dont elles faisaient l’objet. Alors que l’attention internationale s’est focalisée sur le cas extrême de l’Arabie saoudite, on oublie que, dans plusieurs pays du monde, certains emplois de conducteurs sont interdits aux femmes. Dans sa dernière édition du rapport Les Femmes, l’Entreprise et le Droit, la Banque mondiale recense ainsi 19 pays dans lesquels le travail des femmes dans le secteur des transports est soumis à des restrictions qui ne s’appliquent pas aux hommes.
 
Dans des pays comme le Belize, la Dominique et le Nigéria, les femmes ne peuvent pas travailler dans le transport de marchandises ou de personnes la nuit — une interdiction qui trouve probablement son origine dans des lois remontant à l’époque coloniale et reposant sur des conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) aujourd’hui dépassées. Dans la Fédération de Russie, comme au Bélarus, au Kazakhstan et en Ouzbékistan, nombre d’emplois dans les transports sont inaccessibles aux femmes. Dans ces pays, les métiers de conducteur de train, de poids lourd, de métro ou de bus ne se conjuguent pas au féminin.

Pourquoi est-il important de réformer des lois discriminatoires ?

Améliorer les transports malgré le manque de données sur les risques climatiques et les risques de catastrophes

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                      Photo: Beccacantpark/Flickr

Les acteurs du développement déplorent souvent l’absence de données de bonne qualité dans les régions exposées à des catastrophes naturelles, ce qui rend difficiles l’élaboration de modèles quantitatifs et les analyses détaillées permettant d’évaluer la faisabilité d’un projet.
 
Mais la situation est en train de changer : aujourd’hui, grâce au progrès technologique, les pouvoirs publics et les organisations de développement disposent de nouveaux moyens pour remédier à la pénurie de données. Au Belize, par exemple, la Banque mondiale et les autorités nationales ont conçu ensemble une approche innovante qui, en combinant créativité, expérience pratique et collecte de données stratégiques, permet d’investir dans une infrastructure routière climato-résiliente.
 
Au Belize, le sous-développement de l’infrastructure, surtout dans le secteur des transports, est l’un des principaux obstacles à l’atténuation des risques de catastrophes et à la croissance économique. Le réseau routier est particulièrement vulnérable car il est exposé à des aléas naturels (principalement à des risques d’inondation) et il n’existe pas de voies de circulation alternatives : si des routes sont coupées à la suite d’intempéries, la population ne peut plus se déplacer et toute l’économie du pays est gravement perturbée.

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