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Brésil

Vit-on mieux avec de meilleures routes ?

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Comment l’amélioration de l’infrastructure routière peut-elle changer la vie ? Dans quelle mesure la population bénéficie-t-elle des projets routiers ? Répondre à ces questions – en apparence simples – est en fait plus difficile qu’il n’y paraît.

La Banque mondiale a récemment évalué les impacts socioéconomiques que les programmes d’amélioration de l’infrastructure routière qu’elle finance produisent sur les ménages pauvres vivant dans les zones rurales de l’État de Tocantins, au Brésil. Quels sont les résultats obtenus et les enseignements que l’on peut tirer de cette étude menée sur 10 ans ? Et comment cette évaluation s’est-elle déroulée ?

L’avenir de l’alimentation : que peuvent concocter les chefs pour la planète ?

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Le chef David Chang, à gauche, avec le Président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim lors de la discussion sur l’avenir de l’alimentation
​© Simone D. McCourtie/Banque mondiale

Comment garantir à chacun une alimentation nutritive partout dans le monde ? C’est autour de cette question qu’ont été réunis un chef cuisinier célèbre, le président du Groupe de la Banque mondiale, une productrice de champignons et un défenseur de la « gastronomie sociale », lors d’un événement organisé avant la tenue des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI. La discussion, consacrée à l’avenir de l’alimentation, avait pour objectif d’explorer toutes les pistes qui pourraient permettre d’éradiquer la faim dans le monde et de répondre aux défis alimentaires de demain.

À l’heure actuelle, près de 800 millions de personnes se couchent chaque soir avec le ventre vide. Sachant qu’en 2050, il faudra nourrir 9 milliards d’êtres humains, il est indispensable d’accroître la productivité agricole, a souligné Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale.

Mais, d’emblée, une question saute aux yeux : comment quelqu’un comme David Chang (a), fondateur de la chaîne de restaurants Momofuku, peut-il contribuer au débat ?

L’inclusion financière, un marchepied vers la prospérité

Sri Mulyani Indrawati's picture
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In Pakistan, Salma Riaz, right, shows Saba Bibi how to use her new cell phone to receive payments. © Muzammil Pasha/World Bank

Dans le monde, 2,5 milliards de personnes n’ont toujours pas accès aux services financiers formels. Cette situation concerne 80 % de la population qui vit dans la pauvreté (à savoir avec moins de 2 dollars par jour), et touche de plein fouet les petites entreprises, pas moins de 200 millions d’entre elles estimant qu’il leur manque les financements nécessaires pour prospérer.

La Banque mondiale agit pour faire en sorte que tous ces hommes et femmes « non bancarisés » disposent de services financiers qui leur permettent d’effectuer des opérations de dépôt, de paiement et d’encaissement, par le biais d’un compte bancaire classique ou de la téléphonie mobile. C’est essentiel pour que les individus puissent gérer leur vie financière.

Pourquoi est-ce si important ? L’inclusion financière contribue à faire sortir de la pauvreté et à accélérer le développement économique. Elle permet à un plus grand nombre de femmes de participer pleinement à l’activité économique en mettant à profit ce qu’elles apportent à la société. Et elle aidera l’État à accroître l’efficience des services publics grâce à la rationalisation des transferts et à la baisse des coûts administratifs.

Pourquoi il faut parvenir à l’égalité entre les sexes – #Get2equal

Sri Mulyani Indrawati's picture
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Les femmes deviennent une grande force de changement (a). Les pays qui ont investi dans l’instruction des filles et levé les obstacles juridiques qui empêchent les femmes de réaliser leur potentiel en constatent aujourd’hui les bienfaits.

Prenons le cas de l’Amérique latine. Depuis quelques années, plus de 70 millions de femmes y ont rejoint le marché du travail. Les deux tiers de la hausse de leur taux d’activité sur les deux dernières décennies s’expliquent par l’amélioration de leur niveau d’instruction (a) et par le fait que les femmes se marient moins jeunes et ont moins d’enfants. De 2000 à 2010, leur revenu a ainsi contribué à environ 30 % du recul de l’extrême pauvreté dans cette région.

Les femmes touchent souvent des salaires inférieurs à ceux des hommes,
et assurent la plupart des activités domestiques non rémunérées.
© Mariana Ceratti/Banque mondiale

Si l’on veut en effet que les pays sortent de la pauvreté, il faut parvenir à l’égalité entre les sexes et repousser les frontières de l’égalité des chances. Mais, pour cela, il est nécessaire de remédier à trois grands problèmes.

Premièrement, il y a toujours trop de violence envers les femmes. On estime que, dans le monde, plus de 700 millions de femmes subissent la violence de leur époux ou de leur conjoint. La violence domestique a aussi des répercussions importantes sur les familles, la société et l’économie.

Agir contre les violences faites aux femmes : mettez-vous à leur place !

Caren Grown's picture
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Vous vous appelez Sarah. Vous vivez à New York, ou peut-être à Nairobi, où vous partagez votre temps entre vos jeunes enfants et un petit commerce. Votre vie est plus confortable que celle de votre mère, et les perspectives d'avenir de vos enfants dépassent toutes vos espérances. Jusqu'au jour où votre mari vous frappe violemment dans un accès de jalousie.  

Il se met bientôt à surveiller vos appels téléphoniques et vos déplacements, à vous humilier et à vous battre régulièrement. Comme il s'excuse parfois, vous espérez que les choses finiront par s'améliorer. Mais lorsqu'il apprend que vous envisagez d'ouvrir un compte bancaire à votre nom, il met le feu à votre boutique, détruisant ainsi tous vos espoirs d'indépendance. Vers qui pouvez-vous vous tourner lorsque vos amis et les membres de votre famille vous disent que vous avez de la chance d'avoir un mari qui travaille, et que la police, l'Église et les services judiciaires n'ont ni aide ni refuge à vous offrir ? Vos possibilités sont limitées, et toutes sont risquées, pour vous comme pour vos enfants. 

IFC et les entreprises inclusives : tirer les leçons du succès

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 © Bridge International
Dans une école appartenant au réseau Bridge, au Kenya, les enseignants utilisent des tablettes électroniques.

Environ 4,5 milliards d’habitants des pays en développement vivent avec 8 dollars par jour (en parité de pouvoir d’achat de 2005), quand ce n’est pas moins. Ils constituent le « bas de la pyramide économique » (ou BoP, selon l’acronyme anglais) et pèsent, potentiellement, 5 000 milliards de dollars. S’il existe bien des études de cas sur les grandes multinationales qui tentent de pénétrer le marché « BoP », la réussite d’entreprises locales passe souvent inaperçue. C’est pourquoi la Société financière internationale (IFC) a décidé de mettre en avant les succès de celles qui sont parvenues à s’adapter à cette catégorie de consommateurs.

Donner des moyens d'agir aux nouvelles générations

Paula Caballero's picture
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Vue aérienne de la forêt amazonienne près de Manaus, Brésil. Photo by CIAT via CIFOR Flickr
Lorsque je pense à la vitesse à laquelle les ressources s'épuisent, les sols s'érodent et les ressources halieutiques diminuent, ou encore à l'impact du changement climatique sur pratiquement tous les écosystèmes, j’y vois une détérioration lente mais inexorable du monde physique tel que nous le connaissons. ​Cette réalité nous apparaît comme la nouvelle normalité : un phénomène lent qui nous endort, nous conduit à la passivité. Nous acceptons de voir notre monde perdre sa richesse et sa diversité.

Au cours de ma vie, j'ai vu des eaux qui grouillaient de poissons multicolores se dépeupler comme de grands aquariums vides. J'ai vu les rues de Bogota, ma ville natale, perdre des milliers d'arbres en l'espace de quelques années.

​Il y a là largement de quoi être démoralisé. Mais l'espoir est aussi permis, comme nous le rappelle le Congrès mondial des parcs naturels qui réunit cette semaine des spécialistes des zones protégées, des écologistes et des décideurs du monde entier à Sydney, en Australie.

Les migrants, grands vainqueurs de la Coupe du monde de football

Christian Eigen-Zucchi's picture
La Coupe du monde de football débute aujourd’hui au Brésil. Enfin !

Pour les milliards de téléspectateurs de par le monde rassemblés en communion, l’événement sera synonyme d’intenses moments de gloire et de fiertés nationales, ou au contraire d’humiliation et d’indignation. Les buts et les décisions des arbitres susciteront encore des discussions animées des dizaines d’années plus tard entre aficionados du « beau jeu ». Mais l’une des facettes essentielles de ce rendez-vous incontournable tient au fait que la plupart des joueurs sont des migrants : certains jouent pour leur équipe nationale mais résident à l’étranger (c’est le cas de l’Argentin Lionel Messi, sélectionné dans l’équipe d’Argentine mais vivant en Espagne) ; d’autres pour une équipe nationale qui n’est pas celle de leur pays de naissance (ainsi, le Brésilien Diego Costa vit en Espagne et joue pour l’Espagne) ; et d’autres encore pour une équipe et pour un pays qui ne sont pas les leurs (le Polonais Miroslav Klose vit en Italie et fait partie de la sélection allemande).

Les pauvres, la Banque mondiale et les objectifs de développement pour l’après-2015

José Cuesta's picture
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Comme un air de changement

 
Voici 15 ans, la communauté internationale se fixait pour objectif de réduire de moitié le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté – adoptant à cet effet les objectifs du Millénaire pour le développement pratiquement à huis clos et pendant les fêtes de fin d’année.... Quelques années plus tard, la Banque mondiale publiait ses lignes directrices pour les stratégies de réduction de la pauvreté dans les pays pauvres très endettés. Là aussi, les décisions étaient prises à Washington en comité restreint.
 
Heureusement, les choses ont changé depuis.

Comment donner du travail à 865 millions de femmes

Nasim Novin's picture
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Un soir, j'ai retrouvé mon amie Asma'a dans un café très prisé du Caire surplombant le Nil. Comme beaucoup de jeunes Égyptiens que j'ai rencontrés cet été-là, Asma'a est intelligente, motivée et… sans emploi. Après avoir décroché un diplôme de droit, elle a postulé sans succès à un nombre incalculable de postes, et quasiment abandonné tout espoir de trouver un emploi correspondant à sa formation. Ce soir-là, elle était particulièrement contrariée, car ses parents lui avaient interdit d'accepter un emploi de serveuse, jugeant ce travail moralement inacceptable. Plus découragée que jamais, Asma'a m'a confié qu'elle serait prête à accepter n'importe quel emploi, juste pour pouvoir travailler.

Asma'a fait partie des 865 millions de femmes dans le monde qui possèdent tout le potentiel nécessaire pour contribuer pleinement à l'économie mondiale. Ces femmes constituent une ressource précieuse pour générer de la croissance économique et nourrir le développement. Pourtant, la sous-utilisation de leurs compétences freine bon nombre de pays.

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