Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Canada

Insécurité routière : des accidents et des morts évitables qui ralentissent le développement des pays

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L’insécurité routière a encore fait la une de l’actualité en plein cœur des vacances de fin d’année : sur une route sinueuse du Pérou, un autobus percuté par un camion a chuté d’une falaise, faisant 52 morts. Les victimes rentraient pour la plupart à Lima après avoir célébré le Nouvel an en famille.
 
Hélas, ces événements tragiques sont une réalité quotidienne à travers le monde : selon des données de l’Organisation mondiale de la santé de 2015, les accidents de la route font 1,25 million de morts chaque année et entre 20 et 50 millions de blessés graves. Outre ce bilan humain, sans doute sous-estimé mais bien tangible, les accidents de la circulation ont un coût économique et social qui pèse lourdement sur les pays mais qui ne ressort pas dans les statistiques nationales. Jusqu’à maintenant, et tout particulièrement dans le monde en développement, il s’est révélé difficile de recueillir des données pourtant essentielles pour orienter la prise de décisions en matière de sécurité routière.
 

Pourquoi, malgré une croissance mondiale qui devrait être soutenue en 2018, les inquiétudes demeurent : 10 graphiques pour comprendre

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La croissance mondiale devrait s’établir à 3,1 % en 2018, après l’accélération à 3 % enregistrée en 2017 du fait de la reprise conjoncturelle observée dans plus de la moitié des économies de la planète, tandis que le commerce international a connu une embellie remarquable sur fond de redressement des investissements.
 
Alors que la conjoncture s’améliore pour les pays exportateurs de produits de base, la croissance devrait repartir dans les pays émergents et en développement. Mais l’éventualité d’un ajustement désordonné des marchés financiers ou la montée des tensions géopolitiques pourraient assombrir ces perspectives.
 
L’essoufflement attendu de la croissance future dans les économies émergentes et en développement au cours des dix prochaines années suscite de profondes inquiétudes. Seules des réformes structurelles pourront endiguer ce ralentissement et contrer les effets négatifs d’une prochaine crise.

À découvrir en 10 graphiques

Savoir enseigner des compétences

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Alors que l’éducation a connu une formidable expansion à travers le monde, le sujet des compétences acquises à l’école fait désormais partie des priorités des acteurs du secteur, voire souvent leur priorité absolue. Les décideurs ayant compris qu’allongement de la scolarité ne rime pas forcément avec progrès sur le plan des apprentissages, du développement des compétences ou de la croissance économique, la plupart des pays ont commencé, surtout depuis le tournant du siècle, à engager des réformes pour une éducation axée sur les compétences. Étonnamment, cela n’a pas induit d’amélioration systématique des acquis scolaires ou, du moins, au rythme attendu. D’où cette question évidente : comment enseigner concrètement les compétences dans chaque classe pour que les plans conçus par les autorités éducatives produisent effectivement des résultats quantifiables chez chaque élève ?
 
Malgré les innombrables études sur les politiques de développement des compétences, la plupart s’attachent à avancer des recommandations pour identifier les lacunes et déployer des stratégies au niveau global. Les éléments concrets sur les mesures à prendre pour garantir le développement des compétences dans les écoles sont malheureusement plus rares. Pour moi qui ai eu à conduire un vaste programme de développement des compétences, je sais d’expérience qu’une étape incontournable consiste, même si cela peut paraître une lapalissade, à définir aussi précisément que possible les compétences qui seront enseignées et donc à consacrer suffisamment de temps à ce processus.
 

Donner la parole aux jeunes pour transformer la vulgarisation agricole

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Donner la parole aux jeunes pour transformer la vulgarisation agricole ​© Neil Palmer/CIAT


Lors de la Semaine de la vulgarisation agricole en Afrique qui s’est récemment tenue à Durban, on a beaucoup entendu que la demande de produits alimentaires sur ce continent allait doubler d’ici 2050. Les opportunités de croissance et d’emploi dans l’agriculture sont donc vouées à perdurer, et c’est pourquoi la vulgarisation agricole est plus importante que jamais.

Qu’est-ce que la vulgarisation agricole exactement ? Ce terme désigne l’ensemble des services qui fournissent des conseils techniques aux agriculteurs : cultivateurs, éleveurs, pisciculteurs, etc. La vulgarisation agricole fait notamment intervenir des formateurs, des conseillers, des gestionnaires de projet et des agents de développement communautaire. En outre, ces acteurs apportent un appui administratif aux autorités locales et aident les agriculteurs à prendre des décisions et à partager leur savoir. La vulgarisation agricole, qui s’adresse aux petits exploitants sur l’ensemble de la chaîne de valeur, est cruciale pour la sécurité alimentaire, nutritionnelle et des revenus.

Santé et prospérité des nations

Jim Yong Kim's picture
© Dominic Chavez/Banque mondiale


Il y a plus de 20 ans, j’ai soigné un jeune homme, Melquiades Huaya Ore, qui vivait à Carabayllo, au Pérou, et souffrait d’une tuberculose pharmaco-résistante. À l’époque, on considérait qu’il n’était pas tenable sur la durée de traiter des patients pauvres comme lui avec les mêmes médicaments que dans les pays riches, que le coût était trop élevé et que cela n’en valait pas la peine.

Faisant fin de tous les avis, nous avons trouvé un moyen de nous procurer ces médicaments et, bien épaulés par des agents de santé communautaires, nous avons traité Melquiades avec succès. Il est aujourd’hui comptable dans son pays, et tout va bien pour lui.

L’expérience et les faits indiquent qu’il n’y a pas mieux, pour la santé, la prospérité et la sécurité, qu’un système qui soigne tout le monde sans aucune distinction.

Pourtant, la moitié seulement de la population de la planète a accès aux services de santé essentiels. Et, chaque année, près de 100 millions de personnes tombent dans l’extrême pauvreté à cause des dépenses liées aux soins. Actuellement, 800 millions consacrent au moins 10 % du budget du ménage à ces dépenses, contre 600 millions en 2000.

Avec l’aquaculture, nous pouvons réinventer notre système alimentaire et débrider le capital humain

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Une femme trie les algues qu’elle a récoltées sur l’île de Rote, en Indonésie. © Robert Jones
Une femme trie les algues qu’elle a récoltées sur l’île de Rote, en Indonésie. © Robert Jones


Et si nous pouvions réinventer le système alimentaire mondial et faire en sorte que les produits locaux, plus durables, nourrissants et diversifiés deviennent la norme et non plus l’exception ?  

Cette idée peut sembler irréaliste, mais, avec 9 milliards d’êtres humains sur la Terre en 2050 et un enfant sur trois souffrant d’un retard de croissance à cause de la malnutrition en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, c’est désormais une nécessité. Aujourd’hui, une personne sur trois ne mange pas à sa faim et le gaspillage alimentaire bat des records dans le monde.​

Selon les experts, pour que chacun ait de quoi se nourrir à l’horizon 2050, il faudra doper la production alimentaire mondiale (et réduire le gaspillage).​ D’après certaines estimations, si nous ne renonçons pas à des pratiques agricoles intenables et à des subventions mal ciblées, nos sols ne seront plus productifs au-delà des 60 prochaines années. En outre, les terres arables et l’eau douce ne sont pas elles non plus disponibles en quantité illimitée. 

Un tableau alarmant qui incite à se tourner vers d’autres sources d’aliments, et notamment vers la production alimentaire en milieu aquatique, qui, elle, est en pleine expansion : en Asie du Sud et Afrique subsaharienne, les deux régions les plus pauvres de la planète, l’aquaculture (soit, pour l'essentiel, l'élevage de poissons) progresse au rythme de 10 % par an depuis dix ans.

Coaching pour les entrepreneurs : ce qui marche et ce qui ne marche pas

Raj Nandy's picture
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The Caribbean CIC Team after the Workshop kick-off. © Elaine Tinsley
© Elaine Tinsley

Les start-up des pays émergents peinent à accéder à des programmes de mentorat, et se retrouvent, de ce fait, désavantagées. Pour remédier à cette difficulté, le Programme sur les technologies climatiques d’infoDev (a) vient de lancer deux projets pilotes de mentorat, en partenariat avec ses Centres d’innovation climatique au Ghana (a) et aux Caraïbes (a).

L’entreprise est un puissant vecteur de changement. Elle stimule la création d’emplois et la croissance économique. Dans les pays développés, les entrepreneurs technologiques sollicitent souvent un mentor pour se perfectionner auprès d’un pair chevronné, résoudre des problèmes qu’ils maîtrisent mal et manœuvrer dans des situations délicates. Dans les pays émergents, les programmes et réseaux de soutien aux entreprises sont moins institutionnalisés, les mentors de qualité plus rares, et les créateurs d’entreprise moins familiers de ce type de relation et de service.

Grâce au sport, un champion de lutte syrien vient en aide à de jeunes réfugiés

Lina Zdruli's picture
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Amir Awaad rêvait d’or. Ce champion de lutte syrien sacré à 18 reprises s’était entraîné toute sa vie pour représenter son pays aux Jeux olympiques. Son rêve s’est envolé quand il a dû lutter hors de l’arène, pour sa vie. Un an après le déclenchement de la guerre en Syrie, il a fui en Égypte avec son épouse et ses trois enfants en bas âge. Ils sont désormais installés à Alexandrie, où Amir a fondé l’Académie syrienne du sport en 2016. Cette structure, qui réunit des jeunes réfugiés et des demandeurs d’asile de 12 pays différents, leur apporte un soutien psychosocial afin qu’ils surmontent les traumatismes qu’ils ont subis dans leur pays. Sa méthode ? Une formation intense et proactive aux sports de contact et de ballon.

Réglementons et taxons la cigarette électronique

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Image reproduite avec l’aimable autorisation de Pixabay (a), sous licence Creative Commons.


La réglementation de la consommation de tabac par l’application d’un droit d’accise et l’interdiction de fumer dans des lieux publics, de vendre ou de présenter des produits du tabac aux mineurs sont des dispositifs désormais largement acceptés pour prévenir les effets nocifs du tabagisme sur la santé.

Aux États-Unis, la décision de la cour fédérale de grande instance qui ordonne aux quatre plus grands cigarettiers américains de procéder à des « déclarations rectificatives » au moyen de spots télévisés et de pleines pages de publicité dans la presse pour informer le public des dangers de la cigarette, y compris les cigarettes dites légères et à faible teneur en goudron, est entrée en vigueur le 26 novembre 2017. Cette décision vient confirmer des faits avérés sur la base d’études concordantes depuis plus d’un demi-siècle (a), à savoir que l’élaboration et la composition d’une cigarette qui garantissent l’inhalation optimale de la nicotine entraînent une dépendance, une dégradation de la santé, une mortalité et une invalidité précoces chez les fumeurs passifs ou actifs.

En outre, la récente décision du Vatican d’interdire la vente en détaxe de cigarettes révèle combien la société a changé de regard sur la consommation de tabac : un État souverain est désormais disposé à se priver de recettes issues de produits indéniablement nocifs pour la santé.

Matières premières : la Banque mondiale constate une hausse des prix de l’énergie et une baisse des cours des engrais en novembre

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Les prix des matières premières énergétiques ont augmenté de 8 % en novembre, signant leur cinquième mois consécutif de hausse. Cette progression découle en grande partie de l’augmentation de 9 % des cours du pétrole.

Les prix agricoles ont enregistré en revanche une hausse négligeable, le léger déclin des cours des boissons (-1 %) ayant été compensé par une augmentation du même ordre des prix des produits alimentaires. Les prix des engrais ont reculé de 3 %, sous l’effet d’une baisse de 6 % des cours de l’urée.

Les prix des métaux et minéraux sont globalement restés stables, le renchérissement du nickel et du fer compensant la baisse des cours du plomb et de l’aluminium. Les prix des métaux précieux ont quant à eux enregistré une légère hausse.

Pour en savoir plus l’évolution des prix des principaux groupes de matières premières, consultez le rapport mensuel publié par la Banque mondiale : Pink Sheet (a). 

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