Syndicate content

Canada

Agir pour le climat n'implique pas de sacrifices économiques

Sri Mulyani Indrawati's picture
Cette page en : English | 中文 | العربية | Español
Nouveau rapport sur l'économie du climat

Il est urgent de mettre en place des actions pour lutter contre le changement climatique, mais cela ne doit pas forcément se faire au détriment de la croissance économique. Voici le message central de la Commission mondiale sur l'économie et le climat (a) dont j'ai l'honneur de faire partie.

Le rapport The New Climate Economy (a) qui a été publié récemment par la Commission renforce l'idée selon laquelle les changements structurels et technologiques majeurs qui sont intervenus au sein de l'économie mondiale rendent désormais possible d'atteindre simultanément les deux objectifs suivants : un développement plus sobre en carbone et une croissance économique plus solide

Ce qui compte, ce n’est pas le comment mais le pourquoi

Shanta Devarajan's picture
Cette page en : Español | العربية | English

Pourquoi réformer les politiques ?Il ne se passe guère de semaine sans que j’entende quelqu’un affirmer que ce qui importe, ce n’est pas ce qu’on fait mais la manière dont on le fait. Prenez la réforme des subventions énergétiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Le débat porte non pas sur le principe de la réforme (chacun convenant qu’elle est utile) mais sur ses modalités. On entend d’ailleurs les mêmes arguments quand il s’agit de la réglementation des activités commerciales, de l’éducation, de l’agriculture ou de la santé. Et, je l’admets, j’ai alimenté moi aussi cette tendance, comme d’autres d’ailleurs sur ce blog

Les réformes s’imposent dès lors que les dispositions politiques ou institutionnelles en place deviennent contreproductives. Mais avant de s’intéresser à la manière de procéder, nous devrions nous demander pourquoi une politique a vu le jour, pourquoi elle a perduré si longtemps et pourquoi elle n’a jamais été réformée auparavant. Car une politique ne tombe pas du ciel. Sa longévité ne s’explique pas par un simple oubli. Et ce n’est pas non plus parce qu’il lit un jour un livre, un article ou un billet consacré à l’art de réformer qu’un décideur choisira de tout remettre à plat.

Les villes, chefs de file de la lutte contre le changement climatique et de la résilience

Gregor Robertson's picture
Cette page en : Español | 中文


Face au défi du changement climatique, les villes donnent le la. Alors que les États tergiversent, des municipalités, aux quatre coins du monde, s’attachent d’ores et déjà à répondre à une priorité : améliorer leur résilience face aux effets croissants du changement climatique.
 
À Vancouver, nous avons un objectif : devenir la ville la plus verte du monde d’ici 2020. Et nous ne ménageons aucun effort pour y parvenir. Cet objectif ambitieux nous amène non seulement à protéger notre environnement mais aussi à développer notre économie. Les villes performantes de demain seront celles qui auront procédé aux investissements et aux changements nécessaires pour s’adapter aux effets du changement climatique, qui constitue une grave menace pour la stabilité économique et sociale de toute la planète. Les villes résilientes attireront les populations et les capitaux.

Éloge des butineuses (et de leur rôle dans l’économie agricole)

Julian Lee's picture
Cette page en : English | العربية

Éloge des butineuses L’effondrement spectaculaire des colonies d’abeilles a largement été relayé par les médias, et pas seulement parce que la production du miel s’en trouve menacée. La production agricole se retrouve également compromise, en raison de l’importance des abeilles dans la pollinisation. En effet, les hyménoptères et autres insectes fournissent des services qui se chiffrent selon les estimations (a) à 209 milliards de dollars par an, soit 9,5 % de la valeur de la production agroalimentaire mondiale.

​Au regard des enjeux posés par le déclin de l’abeille mellifère — alors que les raisons de sa disparition restent mystérieuses —, il semble pertinent de réfléchir aux ressources dont les agriculteurs disposent pour au moins préserver voire accroître leurs niveaux de productivité. Du reste, même en l’absence de ce phénomène, il apparaît opportun d’entreprendre une analyse économique des pratiques culturales, sachant que la maximisation des bénéfices entre en compte dans la plupart des opérations agricoles.

Ebola : « Stopper l'épidémie requiert plus de moyens »

Jim Yong Kim's picture
Cette page en : العربية | Español | English | 中文
Le Groupe de la Banque mondiale mobilise 200 millions de dollars pour Ebola...



Pour la troisième fois seulement en soixante-six ans d'existence, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété une urgence mondiale de santé publique. Cette fois, c'est à cause de l'épidémie d'Ebola, qui sévit dans trois pays d'Afrique de l'Ouest : la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. Après l'épreuve traumatisante de ces derniers mois, les pouvoirs publics et les populations de ces trois pays cherchent désespérément des signes qui montrent qu'Ebola peut être stoppé dans son élan.

En qualité de médecins ayant une bonne connaissance aussi bien du continent africain que de la lutte contre les maladies infectieuses, nous sommes persuadés que le plan de lutte contre le virus Ebola, orchestré à la fois par les pays et l'OMS, permettra de contenir cette flambée épidémique et, en quelques mois, de l'éteindre.

Gardons également à l'esprit qu'il ne s'agit pas d'une crise africaine, mais davantage d'une crise humanitaire qui frappe une petite partie de l'Afrique. Cependant, pour y arriver, l'intervention d'urgence doit porter sur quatre volets clés.

Inclusion financière : des chiffres chocs révèlent le potentiel des paiements électroniques

Leora Klapper's picture
Disponible également en: English | Español | 中文 | العربية

J’ai eu le privilège d’effectuer cette année un certain nombre de déplacements avec la société Gallup Inc. pour mettre à jour la base de données Findex sur l’inclusion financière. L’idée était de tester la version élargie de notre questionnaire. Nous sommes allés à la rencontre des habitants de divers pays, pour recueillir des informations sur leurs modes d’épargne, d’emprunt, de paiement et de gestion des risques.
 
Comme cette famille d’un bidonville de Calcutta, dont l’abri de fortune accueille trois générations. La paie que touche le père, chauffeur, lui est directement versée sur un compte en banque ouvert par son employeur. Très fier, il nous a expliqué comment, chaque mois, il laisse un peu d’argent sur ce compte, car il est convaincu que c’est un moyen sûr d’épargner pour l’éducation de ses enfants.

Progression des Objectifs du Millénaire pour le développement

Mahmoud Moheildin's picture
Cette page en : English | Español | 中文 | العربية
Progress in the Millennium
La campagne « #QuellesSolutions » a permis aux citoyens du monde entier
​de partager leurs idées en vue de mettre fin à la pauvreté.
​© Simone D. McCourtie/Banque mondiale

En septembre 2000, les dirigeants mondiaux se sont engagés en faveur des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Jusqu’alors, nous étions peu à oser imaginer que la réalisation de tels objectifs (ex: éliminer l’extrême pauvreté et la faim, assurer l’éducation primaire pour tous ou réduire la mortalité maternelle...) serait possible. Aujourd’hui, à 500 jours de l’échéance (fin 2015), les OMD sont moins une vue de l’esprit qu’un défi à portée de main pour de nombreux pays.

La technologie – un outil contre la corruption

Jim Yong Kim's picture
Cette page en : English | العربية | Español | 中文

Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et le président des Philippines, Benigno S. Aquino III, le 15 juillet 2014. © Dominic Chavez/Banque mondiale

On ne saurait trop insister sur l’importance de la bonne gouvernance à l’échelle de la planète. Sans elle, de nombreux gouvernements sont incapables d’assurer des services publics de qualité, l’offre d’éducation et de santé laisse souvent à désirer et la corruption fait des ravages, dans les pays riches comme dans les pays pauvres, en bridant la croissance et en réduisant les perspectives. Nous ne parviendrons pas à réduire l’extrême pauvreté – sans parler de l’éradiquer définitivement – sans résoudre ce problème.

Pourquoi les investisseurs sont favorables à la tarification du carbone

Global Investor Coalition on Climate Change's picture
Cette page en : 中文 | Español | العربية

                                                                                                
Pour l’économiste britannique Nicholas Stern, le changement climatique constitue « la plus grave défaillance du marché que le monde ait connue ». Incapable de fixer un prix pour les émissions de carbone, le marché est dans l’impossibilité de remédier aux effets dommageables de ces émissions. Et lorsqu’aucun coût n’est associé à une activité dangereuse, les acteurs du marché ne sont pas incités à rechercher des solutions moins risquées. Heureusement, cette situation est en train d’évoluer.

Pages