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Mettre fin à l’extrême pauvreté : un « impératif moral et spirituel » aux yeux des organisations confessionnelles

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More than 30 leaders of faith-based organizations expressed support for ending extreme poverty by 2030.

Le Groupe de la Banque mondiale et les organisations confessionnelles poursuivent un objectif commun : la lutte contre la pauvreté. Aujourd’hui, ils ont décidé d’unir leurs forces pour mener ce combat. Une trentaine de représentants des religions bouddhiste, musulmane, chrétienne, juive, sikhe et bahaïe ont apporté leur soutien officiel à l’élimination de l’extrême pauvreté à l’horizon 2030, un projet appuyé par les 188 pays membres du Groupe de la Banque mondiale.

Dans une déclaration commune rendue publique le 9 avril et intitulée en anglais Ending Extreme Poverty: A Moral and Spiritual Imperative, plusieurs organisations confessionnelles appellent à mettre un terme au « scandale de l’extrême pauvreté » et affirment qu’elles feront entendre leurs « voix pour exhorter chacun à relever le défi et à [les] rejoindre dans cette cause urgente et motivée par [leurs] valeurs spirituelles les plus profondes ». Elles s’engagent également à « demander des comptes à tous les décideurs, qu’ils soient publics, privés, nationaux ou internationaux ».

Mozart séduit la Banque mondiale et le FMI

Patrick Kabanda's picture
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Un curieux événement s’est récemment produit dans les enclaves de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) à Washington. Mozart, en personne, est venu investir les lieux. La Grande messe en ut mineur K. 427 du compositeur autrichien du XVIIIe siècle a résonné dans les enceintes modernes des deux institutions, tout en verre et en acier, déployant une musique grandiose et magnifique au nom du développement.

Cette démarche ambitieuse, qui a mobilisé la chorale de la Banque mondiale et du FMI, un orchestre et des solistes, peut susciter des interrogations quant au but recherché par les deux organisations financières. Pourquoi, en effet, une telle musique ? Le président de la chorale, Clay Wescott, apporte la réponse suivante : « Apprécier la culture dans les diverses formes qu’elle prend est essentiel à la réalisation des objectifs de la Banque mondiale de mettre fin à l’extrême pauvreté en l’espace d’une génération et de promouvoir une prospérité partagée. »

Qu’est-ce qu’un État fragile ?

Anne-Lise Klausen's picture
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ما هي الدولة الهشة؟

 

Pour paraphraser Tolstoï dans Anna Karénine, pour qui « les familles malheureuses sont malheureuses chacune à leur façon », chaque État a sa propre façon d’être fragile (pour en savoir plus, lisez ce texte [a] de Michael Woolcock, de la Banque mondiale). Il est donc souvent vain de réduire la définition de la fragilité à des listes ou des indicateurs statiques et normalisés, le risque étant de passer à côté de toute la gamme des nuances et complexités de la fragilité voire de ne pas la déceler dans certaines situations.

C’est la raison pour laquelle le pôle de travail de la Banque mondiale axé sur la fragilité, les conflits et la violence s’efforce depuis quelque temps déjà de sortir des sentiers battus. D’où aussi notre satisfaction depuis la parution du dernier rapport de l’OCDE sur les « États de fragilité » (a), qui pourrait bien changer la donne et révolutionner la manière dont nous abordons ces questions.

L’OCDE publie chaque année depuis 2005 un rapport sur les États fragiles afin de suivre les apports d’aide à un ensemble de pays (a) considérés comme les plus fragiles du monde. Mais cette année, au lieu de se focaliser uniquement sur cette liste, le rapport dessine une vision globale de la fragilité qui dépasse les seuls États fragiles et en conflit. Le changement de titre (Rapport sur les États de fragilité au lieu de Rapport sur les États fragiles) illustre bien cette évolution.

L’inconvénient avec les listes, c’est que l’on risque aussi de rater une situation qui ne concerne que quelques poches de fragilité et non un territoire entier. La définition du seuil en deçà duquel un pays est considéré comme fragile a toujours été un véritable casse-tête. En fait, il semble plus fructueux de réfléchir à la manière d’appréhender la fragilité plutôt que de vouloir la définir.

De meilleures chances pour les enfants d’Afrique ?

Andrew Dabalen's picture
L’Afrique subsaharienne suscite actuellement une vague d’intérêt remarquable. Les observateurs soulignent notamment que la croissance africaine a redémarré et qu’elle affiche une progression parmi les plus soutenues de l’histoire économique récente du continent. On constate aussi que les jeunes démocraties se fortifient et que, malgré la montée des conflits asymétriques orchestrés par les réseaux terroristes, la guerre à grande échelle recule. Le moment est donc opportun pour se demander si ces évolutions annoncent un avenir meilleur pour les enfants d’Afrique.

Tel est l’objet de notre récent rapport qui analyse les chances offertes aux enfants sur la période 1998-2008 dans 20 pays qui rassemblent 70 % de la population de l’Afrique subsaharienne.

Agir contre le changement climatique – pour nos enfants

Jim Yong Kim's picture
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Si vous avez des enfants ou des petits-enfants, vous vous êtes sans doute demandé à quoi ressemblerait leur monde d’ici 20 à 30 ans : sera-t-il plus agréable ou bien le changement climatique aura-t-il totalement changé la donne ?

C'est une chose à laquelle je pense souvent depuis que je suis devenu président du Groupe de la Banque mondiale, en juillet 2012. Quelques mois à peine après mon arrivée, j’ai eu connaissance des conclusions du prochain rapport sur le changement climatique (a) et ce que j’ai découvert m’a choqué. J’ai su alors que la lutte contre le changement climatique serait l’une de mes priorités à la tête d’une institution de développement dont le double objectif consiste à mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et à promouvoir une prospérité partagée. Si nous ne prenons pas le contrôle de l’évolution du climat maintenant, nous échouerons à éradiquer la pauvreté.

La semaine dernière, j’ai donné une conférence sur le changement climatique (a) à l’université de Georgetown, à Washington, devant un parterre de jeunes gens certainement conscients de l’impact de ce phénomène sur leurs vies. Les experts du climat prévoient que si nous ne faisons rien pour maîtriser les émissions de carbone, la planète pourrait se réchauffer de 4 °C d’ici les années 2080. Au cours de la dernière période glaciaire, la température moyenne était inférieure de 4,5 à 7 °C à la température actuelle – sachant que l’évolution a été progressive, s’étalant sur des millénaires. La hausse que redoutent les scientifiques sera de la même ampleur, mais sur un laps de temps nettement plus court. La vie sur Terre risque de changer du tout au tout.
 

Un an après, ce que le monde doit retenir d’Ebola

Jim Yong Kim's picture
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Beatrice Yardolo survived Ebola but lost three children to the disease. © Dominic Chavez/World Bank
Beatrice Yardolo a survécu à Ebola mais a perdu trois de ses enfants
© Dominic Chavez/Banque mondiale

Le 5 mars dernier au Libéria, lorsque les médecins ont signé la sortie de l’hôpital de Beatrice Yardolo, une enseignante d’anglais, ils espéraient bien qu’elle serait leur dernière patiente touchée par le virus Ebola. Malheureusement, vendredi dernier, le pays a annoncé la découverte d’un nouveau cas d’infection par la maladie, alors que celle-ci a déjà tué plus de 10 000 personnes en Afrique de l’Ouest.

Cette mauvaise nouvelle rappelle combien il est important que le monde entier reste en alerte et mette tout en œuvre pour éradiquer le virus Ebola. Parallèlement, nous devons soutenir l’action de la Guinée, du Libéria (a) et de la Sierra Leone (a) qui s’emploient à remettre sur pied et améliorer leurs systèmes de santé afin de prévenir une nouvelle épidémie.

Beatrice a survécu à Ebola mais, comme les autres victimes du virus, elle a chèrement payé les conséquences de la maladie. Elle a perdu trois de ses dix enfants, sa maison a été placée en quarantaine et elle a dû arrêter de travailler. À l’image de son pays, Beatrice a un long chemin à parcourir avant de retrouver une vie normale, d’autant que l’existence d’un seul cas de la maladie fait toujours planer la menace d’une contamination. 

L’inclusion financière, un marchepied vers la prospérité

Sri Mulyani Indrawati's picture
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In Pakistan, Salma Riaz, right, shows Saba Bibi how to use her new cell phone to receive payments. © Muzammil Pasha/World Bank

Dans le monde, 2,5 milliards de personnes n’ont toujours pas accès aux services financiers formels. Cette situation concerne 80 % de la population qui vit dans la pauvreté (à savoir avec moins de 2 dollars par jour), et touche de plein fouet les petites entreprises, pas moins de 200 millions d’entre elles estimant qu’il leur manque les financements nécessaires pour prospérer.

La Banque mondiale agit pour faire en sorte que tous ces hommes et femmes « non bancarisés » disposent de services financiers qui leur permettent d’effectuer des opérations de dépôt, de paiement et d’encaissement, par le biais d’un compte bancaire classique ou de la téléphonie mobile. C’est essentiel pour que les individus puissent gérer leur vie financière.

Pourquoi est-ce si important ? L’inclusion financière contribue à faire sortir de la pauvreté et à accélérer le développement économique. Elle permet à un plus grand nombre de femmes de participer pleinement à l’activité économique en mettant à profit ce qu’elles apportent à la société. Et elle aidera l’État à accroître l’efficience des services publics grâce à la rationalisation des transferts et à la baisse des coûts administratifs.

Musiciens, technophiles et Banque mondiale : cherchez le point commun

Sean Ding's picture
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Chaque année, au mois de mars, quelque 45 000 personnes envahissent la ville d'Austin, au Texas, pour une combinaison de trois festivals : cinéma, musique et médias numériques. Le South by Southwest (SXSW) attire depuis 1987 artistes et réalisateurs qui viennent y présenter leurs œuvres, auxquels se sont joints plus récemment des spécialistes des technologies et des créateurs de start-up qui viennent y lancer de nouveaux produits et de nouvelles applications, à l’instar de Foursquare et Twitter en 2007. Cette année, on a discuté au SXSW de grands sujets de société tels que la bionique extrême, la place des femmes dans l'univers des technologies ou les dangers de la robotique mais aussi de grands engins comme le barbecue-fumoir de quatre mètres présenté par General Electrics. 
 
SXSW 2015. © Ed Schipul licensed under CC BY 2.0

 

Mieux se préparer aux catastrophes pour préserver des vies et des économies

Jim Yong Kim's picture
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Le cyclone tropical Pam, tempête de catégorie 5, a dévasté l’île de Vanuatu le 13 et 14 mars. © UNICEF
Le cyclone tropical Pam, a frappé l’île de Vanuatu le 13 et 14 mars.
 © UNICEF

SENDAI (Japon) – Des vies en danger et des économies menacées, c’est ce à quoi nous nous exposons sans une meilleure préparation aux catastrophes, quelles qu’elles soient : séismes et tsunamis, épisodes météorologiques extrêmes ou pandémies. Sans compter que nous ruinerons aussi toute chance de devenir la génération qui mettra fin à l’extrême pauvreté.
 
Il y a tout juste quelques jours, le cyclone tropical Pam est venu nous rappeler combien nous sommes vulnérables aux catastrophes. Ce cyclone, l’un des plus puissants à avoir touché le Pacifique, a ravagé l’archipel de Vanuatu et aurait gravement endommagé 90 % des habitations de sa capitale, Port-Vila. Je me trouvais alors à Sendai pour assister à la Conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophe (a), qui se déroulait elle-même quelques jours seulement après le quatrième anniversaire du tremblement de terre de 2011 au Japon. Ce séisme et le tsunami qu’il a déclenché ont fait plus de 15 000 morts et provoqué des dommages estimés à 300 milliards de dollars.

Viet Nam : une nouvelle carte interactive pour mieux visualiser la pauvreté

Gabriel Demombynes's picture
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La Banque mondiale lance un nouveau site bilingue anglais-vietnamien qui permet de visualiser sur une carte du Viet Nam des données socioéconomiques par province et par district. Cet outil s’adresse aux journalistes, responsables politiques, chercheurs et citoyens en quête d’éléments probants sur la situation économique et sociale en différents points du territoire vietnamien. L’extrême diversité du pays, que des statistiques non désagrégées pourraient masquer, transparaît clairement.
 
Comment naviguer sur le site ? Il suffit de cliquer sur l’indicateur de votre choix (liste de gauche) puis de déplacer le curseur de la souris sur la carte. Un simple clic sur la province choisie fait apparaître un tableau synthétisant toutes les informations disponibles. Un double clic active un zoom (plusieurs niveaux possibles). Une fois le district voulu sélectionné, un simple clic permet de visualiser les données. Toutes les informations (sources comprises) peuvent être téléchargées, par province et par district. 

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