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Chili

Cinq raisons d'agir maintenant pour mettre fin à la pollution

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Savez-vous que près de 3,7 millions de personnes dans le monde sont mortes de maladies liées à la pollution de l’air en 2012 ? C’est comme si toute la population de Los Angeles venait à disparaître, qui plus est de causes évitables.

Lorsque l'on additionne les décès liés à la pollution extérieure à ceux qui résultent de l'exposition à un air intérieur pollué, à des sols contaminés et à de l'eau insalubre, on arrive à un nombre total de près de 9 millions de décès chaque année dans le monde (a) qui sont imputables à l'ensemble des sources de pollution. Cela représente plus d'un décès sur sept : la pollution tue plus que la malnutrition.
 
Photo via Shutterstock


Ce fait mérite d'être davantage connu, car des solutions existent.

Pourquoi il faut parvenir à l’égalité entre les sexes – #Get2equal

Sri Mulyani Indrawati's picture
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Les femmes deviennent une grande force de changement (a). Les pays qui ont investi dans l’instruction des filles et levé les obstacles juridiques qui empêchent les femmes de réaliser leur potentiel en constatent aujourd’hui les bienfaits.

Prenons le cas de l’Amérique latine. Depuis quelques années, plus de 70 millions de femmes y ont rejoint le marché du travail. Les deux tiers de la hausse de leur taux d’activité sur les deux dernières décennies s’expliquent par l’amélioration de leur niveau d’instruction (a) et par le fait que les femmes se marient moins jeunes et ont moins d’enfants. De 2000 à 2010, leur revenu a ainsi contribué à environ 30 % du recul de l’extrême pauvreté dans cette région.

Les femmes touchent souvent des salaires inférieurs à ceux des hommes,
et assurent la plupart des activités domestiques non rémunérées.
© Mariana Ceratti/Banque mondiale

Si l’on veut en effet que les pays sortent de la pauvreté, il faut parvenir à l’égalité entre les sexes et repousser les frontières de l’égalité des chances. Mais, pour cela, il est nécessaire de remédier à trois grands problèmes.

Premièrement, il y a toujours trop de violence envers les femmes. On estime que, dans le monde, plus de 700 millions de femmes subissent la violence de leur époux ou de leur conjoint. La violence domestique a aussi des répercussions importantes sur les familles, la société et l’économie.

Une sur trois : Indignez-vous !

Marina Galvani's picture
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Circumstance © Hanifa AlizadaL'exposition « Une sur trois » a été inspirée par le travail d'une jeune photographe afghane, Hanifa Alizada (a). J'ai choisi d’illustrer ce billet avec l’une de ses œuvres, intitulée « Circonstances », parce que je trouve qu'elle rend particulièrement bien compte du chemin long et douloureux que constitue notre lutte contre les violences faites aux femmes, fléau d’une intensité inouïe et qui frappe le monde entier. L'exposition montre que cette violence n’est pas circonscrite à une classe socioéconomique spécifique. Généralisée, elle ignore l'origine ethnique, la religion et le niveau d'éducation. C’est un fléau qui transcende les frontières.
Une nouvelle publication de l'Organisation mondiale de la santé révèle que près de 35 % des femmes du monde entier (une sur trois) subissent des violences au cours de leur vie, principalement de la part de leur mari ou de leur partenaire intime, avec des conséquences immenses sur le plan personnel et économique.
 
Si un événement aussi atroce que le viol collectif d’une jeune fille dans un bus peut défrayer la chronique, c'est en réalité dans son propre foyer qu'une femme est le plus en danger. Selon les estimations, les pertes de productivité liées à ces violences représentent de 1,5 à 2 points de PIB, c'est-à-dire à peu près ce que la plupart des pays en développement consacrent à l'éducation primaire. 

 Avec l'exposition « Une sur trois », le Programme artistique du Groupe de la Banque mondiale veut utiliser le vecteur de l’art pour susciter des engagements contre les violences faites aux femmes et encourager à l’action. 
 
L'exposition met en scène une série de données factuelles et près de 80 œuvres d'art à la fois puissantes et toutes en nuances qui explorent les différentes manières dont la violence affecte la vie des femmes et des filles du monde entier. 
 
À l’instar des peintures de Laben John (a) (Papouasie-Nouvelle Guinée), certaines de ces œuvres illustrent l'impact de la violence domestique sur les enfants, qu'ils la vivent ou en soient témoins ; d’autres, comme la sculpture de Freddy Tsimba (République démocratique du Congo), évoquent le recours aux violences sexistes et sexuelles comme armes de guerre. 

Nasheen Saeed (Pakistan) décrit dans son travail les graves négligences dont souffrent de nombreuses jeunes filles dans leur propre famille, simplement parce que ce sont des filles. 

Les photographes Kay Cernush (États-Unis) et Karen Robinson (Royaume-Uni) abordent le thème du trafic d'êtres humains par le biais de portraits intimes de jeunes femmes convaincues de partir à l'étranger par de fausses promesses de vie meilleure.

Quand l’audace des pionniers est récompensée : sauver l’environnement, arbre par arbre

Ellysar Baroudy's picture
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Neuvième réunion du Fonds Carbone à Bruxelles

« Cette fois-ci, les choses vont être différentes. Cette réunion va marquer un tournant. Finis les beaux discours théoriques et ambitieux. Nous allons agir concrètement pour sauver les poumons verts de notre planète et enrayer le dérèglement climatique ». Voici ce à quoi je pensais, la semaine dernière à Bruxelles (Belgique), en pénétrant dans une salle de conférences pleine à craquer. Près de 80 personnes, des quatre coins du globe, avaient fait le déplacement pour découvrir les propositions affutées de pays en développement qui n’hésitent pas à engager des programmes originaux et ambitieux pour protéger des pans entiers de leurs espaces forestiers.

Les représentants du Chili, du Congo, du Ghana, du Mexique, du Népal et de la République démocratique du Congo (RDC) présents à cette 9e réunion du Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FCPF) étaient là pour convaincre 11 fonds publics et privés de retenir leur proposition – l’enjeu étant de constituer l’un des groupes pilotes censés prouver l’intérêt de REDD+.

Les « méga-fermes » parviendront-elles à résoudre l’insécurité alimentaire dans le monde ? Dix questions pour décrypter les enjeux

José Cuesta's picture
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Participez au tchat sur Twitter pour discuter des prix alimentaires mondiaux, le 4 décembre à 16h00, heure de Paris, Tunis et Kinshasa (soit 10h00, heure de Washington). Suivez le compte @banquemondiale et posez vos questions à l'avance en utilisant le hashtag #prixdesaliments

Des ouvriers agricoles dans un champ de framboises en Argentine. © Nahuel Berger/Banque mondiale

Aujourd’hui, 842 millions d’êtres humains souffrent de la faim dans le monde. En 2050, la population mondiale devrait atteindre 9 milliards d’habitants. La demande de produits vivriers est donc condamnée à augmenter et, avec elle, la productivité agricole. D’où proviendront ces gains de productivité ? Pendant des décennies, les experts ont jugé que l’agriculture familiale à petite échelle était plus productive que des exploitations de grande taille et mieux à même de réduire la pauvreté. Aujourd’hui, les tenants de l’agriculture à grande échelle mettent en avant ses avantages — possibilité de lever des investissements colossaux, mobilisation de technologies innovantes et énorme potentiel exportateur — quand ses détracteurs alertent sur ses effets néfastes pour l’environnement, la santé animale et la situation économique et sociale, surtout dans les pays aux institutions fragiles. Les conditions souvent scandaleuses de l’« accaparement des terres » et ses conséquences sociales redoutables sont parfaitement attestées, surtout dans les pays connaissant une insécurité alimentaire grave.

Prospérité partagée : sommes-nous encore dans l’incantation ?

Jaime Saavedra-Chanduvi's picture

 sommes-nous encore dans l’incantation ? © Li Wenyong/Banque mondiale
La croissance peut-elle nous sortir du drame de la pauvreté ? À vrai dire, une grande partie du recul de la pauvreté observé depuis dix ans lui est attribuée. Et la corrélation entre croissance et augmentation du revenu est très élevée : selon un récent article signé notamment par David Dollar, les revenus des pauvres augmentent en moyenne au même rythme que les revenus de l’ensemble de la population. Depuis des années, on entonne la même antienne : pour peu que les économies croissent, la pauvreté reculerait. On convoque alors l’exemple de la Chine, dont la croissance spectaculaire a entraîné un recul marqué et durable de la pauvreté, ou celui du Chili qui, à force de croissance soutenue, a su ramener le taux de pauvreté extrême sous la barre des 10 %.