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Chine

Une feuille de route audacieuse pour les villes chinoises

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Crédit photo de Li Wenyong

En 2030, plus de 300 millions de Chinois devraient avoir migré vers les villes. D'ici là, 70 % de la population vivra en milieu urbain. Compte tenu de la taille de la Chine, cela signifie qu'un citadin sur six dans le monde sera Chinois. En Chine et ailleurs, les défis qui découlent de cette mutation démographique sont déjà visibles et bien connus.

La Chine et les marchés émergents : une chevauchée agitée

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La Chine et les marchés émergents : une chevauchée agitéeIl y a un mois, j’évoquais certains des grands défis pesant sur la reprise attendue, mais encore modeste, de l’économie mondiale, et notamment celui découlant du ralentissement de la croissance en Chine et de son système bancaire fantôme. Ces deux menaces ont d’ailleurs fait parler d’elles alors que l’on fêtait, vendredi dernier, le nouvel An chinois et l’entrée dans l’année du Cheval (a).

Cette aggravation de la perception des risques entourant la Chine vient ajouter une fragilité supplémentaire, comme en témoigne la nouvelle valse des capitaux qui, comme l’été dernier (a), fuient depuis quelques semaines les marchés émergents. Si les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans ont légèrement fléchi depuis décembre, malgré le début du resserrement effectif de la politique monétaire de la Fed, les dernières informations sur le recul de la production industrielle chinoise ont accéléré un mouvement régulier déjà bien engagé de réduction de l’exposition des portefeuilles internationaux aux marchés émergents, qui profite aux économies avancées. Dans certains cas, comme en Afrique du Sud, en Turquie ou en Ukraine, des événements politiques et/ou économiques singuliers ont également joué un rôle mais le fait qu’il y ait également eu des cessions d’actifs dans des pays comme la Malaisie, le Mexique ou la Pologne, où les marchés sont liquides et la fluidité moindre, traduit une dynamique à l’œuvre d’une ampleur bien plus conséquente.

Il faut un leadership pragmatique pour abandonner les combustibles fossiles au profit d’énergies sobres en carbone

Rachel Kyte's picture
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Beijing Smog. Ilya Haykinson/Flickr Creative CommonsÀ l’heure où vous lisez cet article, où que vous soyez, c’est l’incertitude qui règne. La population mondiale compte aujourd’hui 7,1 milliards d’habitants, et elle dépassera les 9 milliards en 2050. Cette expansion démographique et les aspirations à une prospérité partagée s’accompagnent d’une demande énergétique croissante au niveau des ménages, des entreprises, de l’industrie et des transports.

Or, pour satisfaire nos besoins énergétiques, nous continuons de dépendre des combustibles fossiles, ce qui entraîne une pollution et l’émission d’une quantité excessive, et délétère, de gaz à effet de serre. L’été dernier, la concentration de CO2 dans l'atmosphère n’avait jamais été aussi élevée en trois millions d'années.

Si vous étiez à Pékin la semaine dernière, vos poumons en ont directement senti les effets : 16 jours à peine après le début de la nouvelle année, la capitale chinoise a connu sa première « airpocalypse » de 2014, après une série d’alertes à la pollution. Le jour même, le maire a annoncé des mesures visant à réduire la consommation de charbon de 2,6 millions de tonnes, à interdire les véhicules les plus polluants et à faire diminuer la combustion de charbon à Pékin et dans sa région.

Longtemps engluée dans la crise, l’économie mondiale redresse la tête

Jim Yong Kim's picture

Longtemps engluée dans la crise, l’économie mondiale redresse la tête, Jim Yong Kim
L’économie mondiale commence enfin à émerger de la crise financière. Le taux de croissance du PIB mondial est estimé à 2,4 % pour 2013 et il devrait s’élever à 3,2 % cette année. Cette amélioration est largement à mettre au compte du redressement des pays à revenu élevé, dont la croissance passera de 1,3 % en 2013 à 2,2 % en 2014. Dans les pays en développement, le PIB devrait progresser de 5,3 % cette année, contre une croissance de 4,8 % en 2013.

L’économie mondiale peut être comparée à un avion bimoteur qui, depuis près de six ans, ne volait que grâce un seul moteur : les pays en développement. Mais le second – les pays à revenu élevé – a finalement redémarré. Ce tournant, décrit en détail dans les Perspectives économiques mondiales 2014 publiées mardi dernier par la Banque mondiale, indique que les pays en développement ne sont plus le moteur principal de l’économie mondiale. Néanmoins, même si l’euphorie du milieu des années 2000 est un peu retombée, la croissance des pays émergents reste très supérieure aux moyennes historiques.

Les pays à revenu élevé sont toujours confrontés à de sérieuses difficultés, mais leur horizon s’éclaircit. Bien que plusieurs pays avancés souffrent encore de déficits importants, plusieurs d’entre eux ont adopté des stratégies à long terme pour les maîtriser sans pour cela étouffer la croissance.

Un optimisme mesuré est de mise pour la zone euro, où la croissance est de retour depuis mi 2013 et devrait atteindre 1,1 % en 2014 après deux ans de récession. Au regard des difficultés traversées par l’Europe ces six dernières années, toute croissance même modeste est un signe d’espoir. Aux États-Unis, malgré les chiffres de l’emploi décevants de décembre dernier, la grande majorité des indicateurs économiques est au vert et le taux de croissance devrait passer de 1,8 % en 2013 à 2,8 % cette année.

2014, l’année des ajustements

Otaviano Canuto's picture
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L’économie mondiale semble partie pour afficher de meilleurs résultats en 2014. Les principaux indicateurs dans les grands pôles de croissance sont orientés à la hausse – ou du moins se sont stabilisés. Mais pour que cette évolution se traduise dans les faits, les décideurs vont devoir prouver leurs capacités à adapter leurs réponses à des défis bien spécifiques.

Quelques pistes de réflexion sur l'alimentation à l'approche des fêtes de fin d'année

Juergen Voegele's picture

Une femme lave des légume en Rép. de Moldova. Michael Jones/Banque mondialeS’assurer que l’on cuisine en toute sécurité pour ses proches et éviter qu’un bon repas ne se termine aux urgences en raison d'une intoxication alimentaire : il va être largement question de ces préoccupations de consommateur à l'approche des fêtes.

Ce qui me frappe, c'est qu’il faille attendre que des denrées impropres à la consommation arrivent dans les magasins et les assiettes, et rendent malades des millions de personnes, voire en tuent un certain nombre, pour entendre parler des menaces qui pèsent sur la sécurité des aliments faute de détection en amont : dans les exploitations agricoles, les usines ou à d'autres niveaux de la chaîne d'approvisionnement alimentaire.

Comme les gros titres du monde entier l'ont récemment montré — qu’il s’agisse des salades en sachet aux États-Unis, des graines germées en Allemagne ou encore du lait infantile en Chine — la sécurité sanitaire des aliments est une question sérieuse qui nous affecte tous, individus, nations et entreprises. Aucun pays n'est à l'abri, et à mesure que les chaînes de valeur agroalimentaires se mondialisent, des risques qui n'avaient auparavant qu'une portée géographique limitée peuvent désormais aisément toucher des pays et des continents entiers.

Ces risques ont un impact humain et économique considérable. Rien qu'aux États-Unis, environ 48 millions d'intoxications alimentaires (a) surviennent chaque année, entraînant 128 000 hospitalisations et 3 000 décès. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les aliments peuvent transmettre plus de 200 maladies, dont de nombreuses mortelles. À elles seules, les maladies diarrhéiques, dont la plupart sont attribuables à une contamination des aliments ou de l’eau, tuent environ 1,8 million d’enfants par an.

Les « méga-fermes » parviendront-elles à résoudre l’insécurité alimentaire dans le monde ? Dix questions pour décrypter les enjeux

José Cuesta's picture
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Participez au tchat sur Twitter pour discuter des prix alimentaires mondiaux, le 4 décembre à 16h00, heure de Paris, Tunis et Kinshasa (soit 10h00, heure de Washington). Suivez le compte @banquemondiale et posez vos questions à l'avance en utilisant le hashtag #prixdesaliments

Des ouvriers agricoles dans un champ de framboises en Argentine. © Nahuel Berger/Banque mondiale

Aujourd’hui, 842 millions d’êtres humains souffrent de la faim dans le monde. En 2050, la population mondiale devrait atteindre 9 milliards d’habitants. La demande de produits vivriers est donc condamnée à augmenter et, avec elle, la productivité agricole. D’où proviendront ces gains de productivité ? Pendant des décennies, les experts ont jugé que l’agriculture familiale à petite échelle était plus productive que des exploitations de grande taille et mieux à même de réduire la pauvreté. Aujourd’hui, les tenants de l’agriculture à grande échelle mettent en avant ses avantages — possibilité de lever des investissements colossaux, mobilisation de technologies innovantes et énorme potentiel exportateur — quand ses détracteurs alertent sur ses effets néfastes pour l’environnement, la santé animale et la situation économique et sociale, surtout dans les pays aux institutions fragiles. Les conditions souvent scandaleuses de l’« accaparement des terres » et ses conséquences sociales redoutables sont parfaitement attestées, surtout dans les pays connaissant une insécurité alimentaire grave.

Prospérité partagée : sommes-nous encore dans l’incantation ?

Jaime Saavedra-Chanduvi's picture

 sommes-nous encore dans l’incantation ? © Li Wenyong/Banque mondiale
La croissance peut-elle nous sortir du drame de la pauvreté ? À vrai dire, une grande partie du recul de la pauvreté observé depuis dix ans lui est attribuée. Et la corrélation entre croissance et augmentation du revenu est très élevée : selon un récent article signé notamment par David Dollar, les revenus des pauvres augmentent en moyenne au même rythme que les revenus de l’ensemble de la population. Depuis des années, on entonne la même antienne : pour peu que les économies croissent, la pauvreté reculerait. On convoque alors l’exemple de la Chine, dont la croissance spectaculaire a entraîné un recul marqué et durable de la pauvreté, ou celui du Chili qui, à force de croissance soutenue, a su ramener le taux de pauvreté extrême sous la barre des 10 %.

La Banque mondiale reste fidèle à son engagement aux côtés des communautés forestières

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Disponible en anglais

 

À la Banque mondiale, nous sommes convaincus que la réalisation d'évaluations internes indépendantes est un outil essentiel du renforcement de notre action. Les résultats de ces évaluations, lorsqu'elles sont réalisées avec rigueur et fondées sur des bases probantes, ont pour utilité d’éclairer la conception des programmes mondiaux et d’accroître l'impact des interventions des pays et de leurs partenaires sur le processus de développement.

Le Groupe de la Banque mondiale est doté d’un Groupe indépendant d'évaluation (IEG), chargé précisément de ces évaluations internes. L’IEG a notamment examiné la mise en œuvre de la stratégie de la Banque mondiale pour le secteur forestier. Cette stratégie, adoptée en 2002, met l'accent sur les avantages que présentent la préservation et la gestion des forêts du point de vue du développement ainsi que sur le renforcement des mesures de sauvegarde environnementale et sociale.