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Côte d'Ivoire

Les migrants, grands vainqueurs de la Coupe du monde de football

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La Coupe du monde de football débute aujourd’hui au Brésil. Enfin !

Pour les milliards de téléspectateurs de par le monde rassemblés en communion, l’événement sera synonyme d’intenses moments de gloire et de fiertés nationales, ou au contraire d’humiliation et d’indignation. Les buts et les décisions des arbitres susciteront encore des discussions animées des dizaines d’années plus tard entre aficionados du « beau jeu ». Mais l’une des facettes essentielles de ce rendez-vous incontournable tient au fait que la plupart des joueurs sont des migrants : certains jouent pour leur équipe nationale mais résident à l’étranger (c’est le cas de l’Argentin Lionel Messi, sélectionné dans l’équipe d’Argentine mais vivant en Espagne) ; d’autres pour une équipe nationale qui n’est pas celle de leur pays de naissance (ainsi, le Brésilien Diego Costa vit en Espagne et joue pour l’Espagne) ; et d’autres encore pour une équipe et pour un pays qui ne sont pas les leurs (le Polonais Miroslav Klose vit en Italie et fait partie de la sélection allemande).

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le gaspillage alimentaire sans jamais oser le demander

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Le 5 mars dernier, José Cuesta, économiste à la Banque mondiale et auteur du rapport « Food Price Watch »,  a répondu aux questions des internautes lors d’un tchat consacré à la question du gaspillage et des pertes alimentaires dans le monde. Si de nombreuses questions et commentaires ont eu trait aux grandes quantités de produits frais qui se perdent dans les pays en développement – notamment en Afrique  et aux solutions qui permettraient de réduire ces pertes, d'autres ont consisté à identifier les facteurs responsables du gaspillage.

Tchat sur le gaspillage et les pertes alimentaires avec José Cuesta
José Cuesta et l'équipe du tchat ont répondu en direct aux questions des internautes.

Des services bancaires pour tous en Afrique de l’Ouest

Il y a quelques semaines, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a annoncé une bonne nouvelle : au cours des cinq dernières années, la proportion de la population bancarisée dans la région a progressé de plus de 5 points, passant de 9 % en 2006 à 14,3 % à la fin 2011.

Les banques postales et les institutions de microfinance, qui ont un statut juridique particulier dans la région, desservent près de 9 % de la population, tandis que les 5 % restants sont servis par les banques commerciales.

Cette évolution témoigne du rôle important que continue de jouer le secteur de la microfinance pour l'accès aux services financiers des personnes à bas revenus. Elle indique aussi qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, d’autant plus qu’il existe toujours d’importantes disparités entre les pays — par exemple, 28,3 % de la population est bancarisée au Bénin, contre 2,6 % seulement au Niger.

L’IDA dresse le bilan des progrès et évoque les étapes à venir

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IDA16 Mid-Term Review
Examen à mi-parcours d’IDA-16. De droite à gauche : Alassane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire, Ellen Johnson Sirleaf, présidente de la République du Libéria, et Axel van Trotsenburg, vice-président pour les financements concessionnels à la Banque mondiale. Crédit photo : Abidjan.net

Il y a deux semaines, un consortium de pays donateurs et emprunteurs se sont rencontrés pour dresser le bilan des progrès réalisés par rapport aux engagements de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres. (Si vous ne savez pas ce qu’est l’IDA, cliquez ici). Cette réunion importante a permis un examen à mi-parcours d’« IDA-16 » : c’est ainsi que l’on nomme la Seizième reconstitution des ressources de l’IDA, qui couvre la période allant du 1er juillet 2011 au 30 juin 2014 et permet à la Banque mondiale d’accorder aux 81 pays les plus pauvres de la planète des dons et des prêts sans intérêt pour qu’ils engagent des travaux destinés à améliorer les conditions de vie de leurs habitants.

Comment un État fragile peut-il recouvrer sa force ? Impressions de Côte d'Ivoire

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ABIDJAN, Côte d’Ivoire. À Abidjan, poumon économique de l’Afrique de l’Ouest, j’ai visité un centre de formation professionnelle. Maniant avec dextérité un système d’ampoules clignotantes, un jeune homme m’a fait une démonstration de ses tout nouveaux talents d’électricien. Puis il m’a confié quelque chose de très important :

La plus vieille université de Côte d’Ivoire rouvre, enfin, ses portes

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Peu importe qu’il pleuve des cordes pendant toute la cérémonie d’ouverture, forçant un bon nombre de personnes à se réfugier sous un toit ondulant de parapluies rouges, verts, bleus et roses. Deux ans après sa fermeture en raison de la longue crise politique qui culmina avec les résultats contestés des élections présidentielles de 2010, il était hors de question que la réouverture de la principale université de la Côte d’Ivoire, située dans le quartier Cocody d’Abidjan, soit gâchée par les derniers jours de la saison des pluies. Les professeurs vêtus de toges vertes sont tranquillement assis sous leurs tentes. Les représentants des étudiants regroupés à l’entrée de l’université attendent nerveusement l’arrivée du président de la Côte d’Ivoire, Alassane Outtara. La musique est forte et exubérante. L’attente et l’excitation sont palpables. C’est un nouveau départ pour l’enseignement supérieur.

Les débutants : une grande source d’énergie en Côte d'Ivoire, par Fabio Hirschhorn

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La mission en Côte d'Ivoire doit se dérouler du 13 au 17 février. Il est temps de préparer mon premier voyage pour la Banque : obtenir les billets d'avion et les réservations d'hôtel, me rendre au service de médecine des voyages de l’infirmerie, demander un laissez-passer des Nations Unies et un visa, lire les recommandations en matière de sécurité, changer de l'argent, etc. Ah, et bien sûr, préparer tous les documents de référence et coordonner l'établissement de calendrier de nos réunions. Simples démarches qui deviennent vite routinières pour ceux qui les ont accomplis à plusieurs reprises, mais qui sont plutôt excitantes pour un débutant.

J'ai atterri en Côte d'Ivoire juste à temps pour la grande finale de la Coupe d’Afrique des nations : la Côte d'Ivoire, équipe favorite, rencontrait la Zambie à l’issue d’un parcours surprenant. L'attention de tous était rivée sur le match, et la ville se préparait à une semaine de festivités. Le football est toutefois un sport capricieux et la Côte d'Ivoire a connu la défaite en finale. Le pays n’en a pas pour autant changé ses plans : lundi 13 a été déclaré fête nationale pour permettre à la population d'accueillir les joueurs, et c'est ce qu’elle a fait. Un léger contretemps, inattendu pour nous, puisque que la plupart des réunions que nous avions prévues pour cette journée ont été annulées. Un début un peu décevant.