Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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France

Réduire le lourd impact de la pollution sur la santé

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Une rue passante de Bombay. © Simone D. McCourtie/Banque mondiale

La semaine dernière, un brouillard épais a contraint New Delhi à intervenir d’urgence pour lutter contre la pollution (a). Alors que la qualité de l’air atteignait des seuils dangereux et que le port de masques se répandait, la capitale indienne a pris une série de mesures de crise, comme l’interdiction aux véhicules utilitaires de circuler en centre-ville et la fermeture de tous les établissements scolaires. Beaucoup se sont plaints de maux de tête, d’accès de toux et d’autres affections. Par ailleurs, la mauvaise visibilité a provoqué de graves accidents de la circulation.

Coaching pour les entrepreneurs : savoir ce qui marche et ce qui ne marche pas

Raj Nandy's picture
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The Caribbean CIC Team after the Workshop kick-off. © Elaine Tinsley
© Elaine Tinsley

Les start-up des pays émergents peinent à accéder à des programmes de mentorat, et se retrouvent, de ce fait, désavantagées. Pour remédier à cette difficulté, le Programme sur les technologies climatiques d’infoDev (a) vient de lancer deux projets pilotes de mentorat, en partenariat avec ses Centres d’innovation climatique au Ghana (a) et aux Caraïbes (a).

L’entreprise est un puissant vecteur de changement. Elle stimule la création d’emplois et la croissance économique. Dans les pays développés, les entrepreneurs technologiques sollicitent souvent un mentor pour se perfectionner auprès d’un pair chevronné, résoudre des problèmes qu’ils maîtrisent mal et manœuvrer dans des situations délicates. Dans les pays émergents, les programmes et réseaux de soutien aux entreprises sont moins institutionnalisés, les mentors de qualité plus rares, et les créateurs d’entreprise moins familiers de ce type de relation et de service.

Une compétition de plans d’affaires encourage la diaspora malienne à entreprendre dans son pays d’origine

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La diaspora malienne représente entre quatre et six millions de ressortissants. Beaucoup d'entre eux ont bénéficié d’une éducation et d’expériences riches, des atouts qui pourraient leur permettre de développer des entreprises à fort potentiel.

Cependant, entreprendre au Mali n’est pas chose aisée. C’est pourquoi Pape Wane, un producteur de télé-réalité malien, a décidé de s’associer aux incubateurs d’entreprises locaux pour lancer la compétition d’entrepreneuriat « Diaspora Entrepreneurship », afin d’identifier, promouvoir et accompagner celles et ceux, parmi les ressortissants de la diaspora, qui sont capables de saisir les opportunités entrepreneuriales offertes par le Mali, mais aussi de relever les défis uniques imposés par son contexte.

S'inspirant des codes de la télé-réalité, l’importante communication déployée tout au long de la compétition participe à la sensibilisation et la promotion auprès des jeunes maliens de l’entrepreneuriat comme une possibilité d’insertion socio-économique.

Pape Wane, fondateur de la compétition Diaspora Entrepreneurship. Crédit : Diaspora Sud Vision

Le rôle des infrastructures vertes dans la lutte contre le changement climatique

Michael Wilkins's picture
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Image: chombosan / Shutterstock

Depuis 2001, la Terre a connu selon la NASA (a) 16 des 17 années les plus chaudes jamais enregistrées depuis la fin du XIXe siècle. La lutte contre le changement climatique est une priorité mondiale : presque tous les pays ont signé l’accord de Paris de 2015, dont l’objectif premier est d’éviter que la température du globe n’augmente de plus de 2 °C par rapport à l’époque préindustrielle. Cependant, les effets les plus graves du réchauffement climatique se font déjà sentir, et la résilience doit être renforcée.
 
Comment atteindre à la fois les objectifs d’atténuation et d’adaptation ? En développant, notamment, des infrastructures « vertes ».

La Banque mondiale inaugure son Centre d’accueil des visiteurs et numérise les archives de son premier prêt à la France en 1947

Elisa Liberatori Prati's picture
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Steel mill at Montataire. © World Bank
Usine sidérurgique à Montataire. © Banque mondiale

Le 15 novembre 2017, le Groupe de la Banque mondiale a ouvert les portes de son nouveau Centre d’accueil des visiteurs à Washington. Cet espace propose un vaste tour d’horizon de l’histoire de l’institution, mais aussi une expérience didactique interactive sur ses activités et sa mission.

Il y a tout juste 70 ans, la Banque mondiale accordait le premier prêt de son histoire à la France pour financer ses besoins de reconstruction au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Pour marquer cet anniversaire, et à l’occasion de l’ouverture du Centre d’accueil des visiteurs, le service des Archives du Groupe de la Banque mondiale a numérisé et publié les documents accompagnant ce premier financement . Les correspondances et les notes sur les négociations, la gestion et le remboursement du « prêt 0001 » sont désormais disponibles sur le site Projets & opérations de la Banque, aux côtés de toutes les autres ressources et informations pertinentes.

L’instruction des filles et l’avenir d’une nation

Sri Mulyani Indrawati's picture
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Des lycéeennes à Berastagi, dans le nord de Sumatra, en Indonésie. © Axel Drainville via Creative Commons


Nous sommes toutes les deux entrées au lycée en 1978 à Semarang, notre ville natale. Notre établissement était situé sur une grande artère au cœur de la ville et occupait un magnifique bâtiment colonial néerlandais. La solidité de son architecture reflète bien la réputation dont jouissait notre lycée à l’époque : son directeur était un homme passionné par son métier, qui faisait tout pour encourager la discipline et l’apprentissage.

Dans notre lycée, les garçons et les filles avaient les mêmes chances d’apprendre et de s’épanouir. C’est une chose pour laquelle s’est battue Raden Ajeng Kartini, héroïne nationale et militante des droits des femmes en Indonésie. Notre établissement était équipé de laboratoires pour la chimie, la physique, la biologie et les langues étrangères. Nous avons eu la chance de recevoir un enseignement de qualité dans l’un des meilleurs lycées publics de Semarang. Notre établissement affichait également de bons résultats au niveau provincial et national.

Droit au travail : une condition nécessaire mais pas suffisante de l’accès des réfugiés à l’emploi formel

Kirsten Schuettler's picture
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Pour que les réfugiés puissent devenir autonomes, reconstruire leur vie et mener une existence digne, il est indispensable qu’ils puissent travailler et s’insérer sur le marché du travail. C’est pourquoi les articles 17 à 19 de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés garantissent à ces derniers le droit d’exercer une profession salariée, non salariée et libérale.

Mais qu’en est-il dans la pratique ? Une étude réalisée par Héloïse Ruaudel et Roger Zetter pour le KNOMAD (Partenariat mondial pour les connaissances sur le développement et les migrations) (a) se penche sur 20 pays qui accueillent 70 % des réfugiés dans le monde, afin d’examiner le rôle et l’incidence des principaux déterminants du droit au travail et de l’accès au marché de l’emploi : la législation sur les réfugiés et l’emploi, les politiques et les pratiques qui facilitent ou au contraire entravent le droit à travailler, et les facteurs socioéconomiques qui influent sur l’accès réel au marché du travail. Les études de cas nationales ont été revues par des équipes de l’Organisation internationale du travail (OIT) et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Tourisme : un levier puissant pour favoriser l’autonomie économique et sociale des femmes

Cecile Fruman's picture


La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) recèle des sites historiques et culturels qui sont parmi les plus importants du monde, de même que des paysages naturels à couper le souffle. Si l’on ajoute à ces atouts fantastiques une hospitalité et une richesse gastronomique dont la réputation n’est plus à faire, la région s’impose comme une destination idéale pour valoriser l’industrie du voyage et du tourisme, et exploiter ce potentiel au service du développement. Cependant, la région MENA est loin derrière d’autres régions du monde en ce qui concerne la place des femmes, leurs perspectives économiques, leur participation au marché du travail, etc. C’est pourquoi le tourisme peut représenter un levier puissant pour réduire les inégalités entre hommes et femmes dans la région. En ce qui concerne les taux de chômage, les écarts entre les sexes sont particulièrement criants en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, où la situation économique est des plus sombres en raison de l’instabilité ambiante et où le conflit exacerbe les disparités hommes-femmes.

Le rôle crucial du paiement numérique pour la réussite des entrepreneurs

Leora Klapper's picture
Les acteurs publics et privés ont un rôle essentiel à jouer pour promouvoir l’utilisation des paiements numériques et améliorer l’accès au système financier formel. (Photo : Dominic Chavez / Banque mondiale)
 

Dans les pays à revenu élevé, les paiements électroniques sont courants : les entrepreneurs acceptent ce mode de règlement de la part de leurs clients, et l’utilisent eux-mêmes vis-à-vis de leurs fournisseurs ainsi que du fisc, entre autres. En revanche, dans les pays en développement, où plus d’un tiers des adultes indiquent être des travailleurs indépendants (a), il s’agit d’un outil encore peu répandu, mais susceptible d’avoir d’importants effets bénéfiques à la fois sur les entreprises et sur l’ensemble de la société en rendant le système financier formel plus accessible. L’expansion rapide des téléphones portables devrait faciliter les paiements numériques dans le monde en développement, ce qui offre des avantages potentiels considérables aux entrepreneurs, sur l’ensemble du globe. Un nouveau rapport montre comment (a).​
Accroissement de l’efficience et des gains 

Le paiement numérique a de nombreux avantages, que ce soit pour un petit vendeur de fruits ou pour le directeur d’une grande usine. Par exemple, en facilitant le suivi des ventes journalières, il contribue à améliorer la gestion des stocks et la marge bénéficiaire. Ce mode de règlement dans le cadre du commerce électronique peut également élargir la base de clientèle et la visibilité d’un entrepreneur, permettant à ce dernier d’étoffer son activité pour ne plus en tirer uniquement des moyens de subsistance.

Pour les grands entrepreneurs, les applications numériques comme l’archivage en ligne et le paiement électronique des droits de licence sont à même d’abaisser les coûts de conformité fiscale (a), qui sont substantiels dans les pays en développement. Cela peut aussi encourager des entreprises à rejoindre l’économie structurée, et étendre l’assise fiscale publique. De plus, en créant un compte pour le versement électronique des rémunérations de son personnel, l’employeur peut veiller à l’exactitude et à la sécurité de ces paiements, ce qui est appréciable tant pour lui que pour ses salariés.

20 projets EdTech innovants à travers le monde

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J’étudie depuis deux décennies des aspects à l’intersection entre les secteurs de l’éducation et de la technologie dans les pays à revenu faible ou intermédiaire et émergents. C’est un travail fascinant : au cours des 20 dernières années, j’ai été consultant, évaluateur ou participant dans des initiatives en faveur des technologies éducatives (« EdTech ») dans plus de 50 de ces pays. Concernant le recours aux technologies de l’information et de la communication (TIC) dans l’enseignement, la révolution promise semble toujours imminente. Des personnes me présentent fréquemment des idées en étant convaincues que, « cette fois, c’est différent », même si, par le passé, nombre des utilisations potentielles des nouvelles technologies n’ont pas abouti.

Souvent, on me demande aussi d’aider à repérer des initiatives très attrayantes, susceptibles, individuellement ou ensemble, d’éclairer des tendances et des approches naissantes dans ce secteur :

« Je m’intéresse à des exemples de projets innovants en technologies éducatives, venant du monde entier, surtout à ceux principalement destinés à aider enseignants et apprenants dans les pays en développement. En d’autres termes, pourriez-vous m’indiquer quelques projets et entreprises que je ne connais peut-être pas, mais que je devrais connaître ? »

Je reçois ce genre de demande presque chaque semaine (et parfois plusieurs fois par jour). Vu cette fréquence, j’ai jugé utile de présenter ici brièvement 20 initiatives, émanant de toutes les régions. J’espère ainsi attirer l’attention sur des projets intéressants qui sont peut-être peu connus mais dont on peut tirer beaucoup de leçons. 

Même sans avoir la certitude que, « cette fois, c’est différent », on constate que ces projets foisonnent, et qu’une grande partie d’entre eux sont sophistiqués. Il n’y en avait jamais eu autant, dans autant d’endroits. Certains ont su mettre à profit des échecs du passé. D’autres, en revanche, reproduiront sans nul doute les mêmes erreurs, selon la définition d’Einstein : « la folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ». Espérons qu’aucun de ceux que je vais présenter ne tombera dans ce piège, même si je crains que quelques-uns ne puissent l’éviter.

Ma liste, qui mêle des initiatives avec et sans but lucratif, est délibérément sélective et non représentative (lire mes nombreuses remarques et explications qui suivent). Certains de ces projets sont forcément voués à l’échec ; d’autres seront très probablement modifiés à plusieurs reprises car ils tentent, pour reprendre la formule de Deng Xiaoping, « de « traverser la rivière en tâtant chaque pierre ». Et peut-être, je dis bien peut-être, une poignée pourrait se révéler aussi « transformateurs » qu’ils l’espèrent. 

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