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Les économistes, des machines à chiffres mais aussi des producteurs de sens

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Je m’adresse ici à tous ceux qui, comme moi, sont fâchés avec les chiffres.
 
Quand, avant d’entrer à l’université, mes parents m’ont demandé ce que je comptais étudier, j’ai répondu « tout sauf des maths ». Et même après mon premier cycle, j’ai bien pris soin d’éviter cette matière le plus possible. Or, comble de l’ironie, je travaille aujourd’hui pour le Groupe de la Banque mondiale, où les chiffres sont la langue reine. Mais j’ai une bonne nouvelle, qui ne réjouira pas seulement les débutants dont je fais partie : les chiffres peuvent être passionnants, éclairants voire amusants… 

« Mon chiffre préféré » est une série de vidéos sur YouTube qui montre comment les chiffres ouvrent des portes sur le développement et sur l’humain. Des économistes du Groupe de la Banque mondiale y livrent des témoignages brillants (et non dénués d’humour) sur le chiffre qu’ils chérissent, réaffirmant ainsi de manière originale la fonction indispensable des chiffres dans la vie quotidienne. Ce que nous disent ces vidéos, c’est que les économistes ne s’intéressent pas seulement aux chiffres en soi et qu’ils peuvent éclairer les questions qui agitent le monde en y apportant toute leur passion et leur point de vue personnel. 

Les pauvres, la Banque mondiale et les objectifs de développement pour l’après-2015

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Comme un air de changement

 
Voici 15 ans, la communauté internationale se fixait pour objectif de réduire de moitié le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté – adoptant à cet effet les objectifs du Millénaire pour le développement pratiquement à huis clos et pendant les fêtes de fin d’année.... Quelques années plus tard, la Banque mondiale publiait ses lignes directrices pour les stratégies de réduction de la pauvreté dans les pays pauvres très endettés. Là aussi, les décisions étaient prises à Washington en comité restreint.
 
Heureusement, les choses ont changé depuis.

Un autre effet durable des smartphones

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Un autre effet durable des smartphones

Les riches ont, depuis bien longtemps, une idée de comment vivent les pauvres à travers le monde. La nouveauté, dans le monde d’aujourd’hui, c’est que les pauvres ont désormais accès à ce qui leur avait été jusqu’à présent très bien dissimulé : la manière dont les riches vivent. Grâce à la télévision du village, à l’internet ou aux appareils portables, dont l’utilisation connaît un essor rapide chez les pauvres, ces derniers ne ratent plus aucun détail sur le mode de vie des riches ou de la classe moyenne.

Vous vous demandez comment participer à la lutte contre la pauvreté ? Agissez maintenant !

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Les gens me demandent souvent comment ils pourraient prendre part, concrètement, à un grand mouvement pour mettre fin à l ’extrême pauvreté. J’ai récemment participé à un MOOC organisé par l’université Wesleyan autour du thème « Comment changer le monde ? ».

Le président de l’université, Michael Roth, souhaitait que j’éclaire les étudiants désireux de s’engager dans un mouvement social en faveur de la fin de la pauvreté. Je leur ai dit que nous allions avoir besoin de tout le monde : de médecins, d’intellectuels, d’ingénieurs, d’avocats, de travailleurs sociaux, de tous ceux qui sont ceux animés d’une vision, aussi bien au sein des pouvoirs publics que dans le secteur privé.

Comment édifier ce mouvement social et garantir son succès ? Quel peut être votre rôle dans ce mouvement ? Prenez une minute pour regarder cette vidéo. J’espère sincèrement qu’elle vous incitera à vous engager, à agir. Partagez-la avec vos amis et dites-moi ce que vous en pensez.

Réunions de printemps 2014 : Programme des webcasts en direct

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Alors que plusieurs milliers de responsables du développement seront rassemblés à Washington du 8 au 13 avril prochain, à l’occasion des Réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, l’économie et le développement seront au cœur de toutes les discussions. Vous pourrez vous aussi suivre ces débats, grâce à leur diffusion en ligne et en direct sur Banque mondiale Live. Lors des 25 événements retransmis sur le web, il sera question de sujets aussi divers que la finance numérique, l’art contemporain syrien, la couverture santé universelle ou encore l’éclosion d’un mouvement mondial pour mettre fin à la pauvreté. La couverture d’un certain nombre de manifestations sera proposée en plusieurs langues. Et vous pourrez aussi suivre les échanges sur Twitter. Voici une sélection des principaux événements. Pour en savoir plus, consultez le programme complet

Mercredi 9 avril

Quel est votre chiffre préféré ?

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My Favorite NumberChacun de nous connaît l’utilité des chiffres. On s’en sert pour analyser les tendances économiques dans le monde, créer des mots de passe, gérer nos emplois du temps ou encore suivre nos dépenses… Les chiffres mettent de l’ordre dans nos vies chaotiques. Autrement dit, ils nous invitent à réfléchir, à apprendre et à nous redécouvrir.
 
« Mon chiffre préféré » est une nouvelle série de vidéos disponibles sur YouTube. Avec cette initiative, nous voulons montrer comment il est possible d’éclairer le développement à la lumière d’un chiffre emblématique et de le placer sous le signe de l’humain. Car, un simple chiffre peut avoir un impact profond sur des vies humaines.

En quoi consiste le développement ? À aider les pauvres pour s’aider soi-même

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Ce billet fait partie d’une série de textes dans lesquels des leaders d’opinion membres du programme LinkedIn Influencers présentent leur secteur d’activité et dessinent son avenir. Consulter tous les billets de blog (a).

Beaucoup associent, à tort, mon domaine d’activité à de la bienfaisance en faveur des pauvres. Il ne s’agit pas de dénigrer les organisations caritatives : elles accomplissent un travail louable et généreux. Mais le développement va au-delà de la philanthropie et son importance pour l’économie mondiale est bien plus grande qu’on ne le pense.

Après la crise financière de 2008-2009, ce sont les pays en développement qui, grâce à leur croissance alerte, ont contribué (à hauteur de 50 % environ) à redonner des couleurs à l’économie mondiale. Aujourd’hui par exemple, une bonne moitié des exportations des États-Unis partent vers les marchés émergents et les économies en développement. Où l’on voit que le développement économique mondial peut aussi améliorer vos bénéfices…

Les 3 angles morts de l’égalité des sexes : le travail, l’éducation et la violence faite aux femmes

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Une femme au Népal
La Journée internationale de la femme est l’occasion de rappeler les avancées manifestes obtenues en quelques décennies sur le front de l’égalité des sexes. Dans bien des pays, les filles sont aussi nombreuses que les garçons à être scolarisées et les femmes vivent plus longtemps et en meilleure santé.

Malgré ces progrès réguliers, prenons garde à ne pas tomber dans l’écueil de l’autosatisfaction. Ce triomphalisme serait prématuré et dangereux.

Ce qui importe aujourd’hui, c’est au contraire de raviver le sentiment d’urgence et d’avoir une vision plus claire des obstacles qui subsistent pour améliorer la condition féminine. Car, de fait, des inégalités moins visibles mais tout aussi scandaleuses persistent entre les femmes et les hommes, entre les filles et les garçons. Ces angles morts qu’il nous faut éclairer urgemment concernent trois aspects : l’éducation, le monde du travail et la sécurité des femmes.

Angle mort n°1 : L’éducation des filles

Nous avons fait d’immenses progrès en matière d’accès universel à l’éducation, mais il est une réalité qui nous échappe : celle des filles pauvres, qui sont les plus vulnérables et sont laissées pour compte.

Si, en Inde ou au Pakistan par exemple, les filles des familles aisées peuvent aller à l’école comme les garçons de leur âge, parmi les 20 % d’enfants les plus pauvres, les filles font en moyenne cinq ans d’études de moins que les garçons. Au Niger, seule une fille sur deux va à l’école primaire, seulement une sur 10 va au collège, et seulement une sur 50 va au lycée. Cette situation est révoltante.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le gaspillage alimentaire sans jamais oser le demander

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Le 5 mars dernier, José Cuesta, économiste à la Banque mondiale et auteur du rapport « Food Price Watch »,  a répondu aux questions des internautes lors d’un tchat consacré à la question du gaspillage et des pertes alimentaires dans le monde. Si de nombreuses questions et commentaires ont eu trait aux grandes quantités de produits frais qui se perdent dans les pays en développement – notamment en Afrique  et aux solutions qui permettraient de réduire ces pertes, d'autres ont consisté à identifier les facteurs responsables du gaspillage.

Tchat sur le gaspillage et les pertes alimentaires avec José Cuesta
José Cuesta et l'équipe du tchat ont répondu en direct aux questions des internautes.

Vous voulez créer un mouvement ? La lutte antisida est riche d’enseignements

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La lutte antisida est riche d’enseignements - Jim Yong KimComment créer des mouvements sociaux. J’entends souvent parler du besoin de créer des mouvements sociaux pour s’attaquer à des problèmes mondiaux persistants tels que l’éradication de la pauvreté extrême, la promotion d’une plus grande égalité des revenus et la lutte contre le changement climatique.

L’histoire recèle de mouvements sociaux plus ou moins efficaces. Les enseignements que l’on peut tirer d’un mouvement que je connais bien – la lutte antisida – devraient être soigneusement examinés par ceux qui désirent créer des mouvements aujourd’hui.

Le premier enseignement de la lutte antisida est qu’il faut croire que la réussite est possible, et non pas inévitable. Les adversaires feront preuve de combativité et sembleront inébranlables. Mais ceux d’entre nous qui ont vécu les premiers jours de la lutte antisida savent bien que ces succès étaient loin d’être assurés.

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