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France

Objectif SmaRT : agir intelligemment pour réduire le coût des envois de fonds

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Lorsqu'un marchand de fruits marocain ferme chaque soir l'étal qu'il tient sur le marché de Porta Palazzo à Turin (Italie), il pense à l'argent qu'il a gagné pendant la journée et à la part de cette somme qu'il pourra envoyer cette semaine-là à sa famille restée au Maroc, mais aussi à combien lui coûtera cet envoi et à combien de dirhams sa famille recevra en fin de compte.

Ce marchand de fruits fait partie des quelque 250 millions de migrants qui envoient de l'argent à leur famille restée au pays. Pour beaucoup de personnes qui vivent dans les pays en développement, les envois de fonds provenant de l'étranger constituent une source de revenu fiable et régulière qui les aide à joindre les deux bouts.

Les sommes que les migrants envoient chaque année n'ont cessé de croître au cours de la dernière décennie. Les envois de fonds internationaux ont atteint le montant total de 583 milliards de dollars en 2014, dont 436 milliards de dollars transférés des pays développés vers les pays en développement, selon les estimations du Groupe de la Banque mondiale.

Mais envoyer de l’argent au pays n’est pas bon marché.

L’état du développement : pourquoi 2015 est une année charnière si nous voulons mettre fin à la pauvreté

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© Arne Hoel/World Bank


Dans cette tribune, des professionnels discutent de l’état actuel — et à venir — de leur secteur d’activité. Consultez tous les articles en cliquant ici et publiez votre contribution (en indiquant #MyIndustry dans le corps de votre texte).

Le domaine dans lequel je travaille est l’un des plus gratifiants qu’il soit : aider les pays à revenu faible et intermédiaire à se développer pour que les pauvres aient de meilleures chances d’exprimer leur potentiel. Actuellement, nous sommes à un moment critique et je peux affirmer sans exagération que les décisions que nous prendront cette année rejailliront sur chacun d’entre nous, en particulier les plus pauvres.

Pour le G7, il est impératif de réduire les émissions. Place à l’action !

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G7 meeting in Germany. Bundesregierung/Gottschalk

Le week-end dernier, les dirigeants des pays membres du G7 se sont engagés (a) à prendre une série de mesures, admettant ainsi, pour la première fois, que l’économie allait connaître une profonde transformation.
 
Ensemble, ils ont reconnu la nécessité de décarboner l’économie mondiale, entérinant dans la coopération économique ce que le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a souligné l’année dernière dans son cinquième rapport d’évaluation. S’ils ont appelé à définir des objectifs ambitieux lors des négociations sur le climat qui auront lieu en fin d’année à Paris — ce qui n’a, en soi, rien de nouveau —, ils ont surtout admis qu’il fallait, individuellement et collectivement, viser la fourchette haute des objectifs, c’est-à-dire mettre en œuvre, au minimum, une « transformation du secteur énergétique d’ici 2050. »

Népal : faire classe autrement après le séisme

Dipeshwor Shrestha's picture
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 Suresh Ghimire.
Biswash, 12 ans, qui vit dans le camp d’Uttar Dhoka, montre son collage de Dharahara.
Photo - Suresh Ghimire

Le 25 avril dernier, le jour du tremblement de terre, mes collègues et moi-même étions en train d’organiser une exposition des dessins d’élèves pour ce dernier jour d’une session scolaire de 12 semaines. Au moment de la secousse, nous étions avec 12 enfants et leurs parents. Notre premier instinct a été de les protéger. Sans perdre notre sang-froid, nous avons rassemblé tout le monde dehors et nous avons essayé de nous réconforter. Ce n’est que plus tard, après les dernières répliques, que nous avons découvert l’ampleur des dégâts. Nous avons immédiatement appelé nos proches et avons été soulagés de savoir que tout le monde allait bien.
 
Je suis enseignant chez Karkhana (a), une société qui conçoit et assure des cours pratiques en science, technologie, ingénierie, sciences humaines et mathématiques (STEAM) pour des élèves de collège au Népal.

Nous avons vite compris, 48 heures après le séisme, que sans vraie compétence spécialisée pour assurer les soins d’urgence et l’assainissement, reconstruire ou prendre en charge les blessés, nous ne pouvions guère contribuer aux secours immédiats.

La seule chose que nous sachions faire, c’est enseigner.​

Connecter la diaspora au développement du commerce, de l'investissement et du transfert de compétences en Afrique

 
La ville de Nairobi a bénéficié d'importantes contributions de la diaspora. Photo - Clara Sanchiz/Flickr Creative Commons license.

Avec plus de 30 millions de personnes vivant hors de leur pays d'origine, la diaspora africaine pourrait devenir une source majeure de financement du développement. Son poids financier s'illustre par le niveau élevé des envois de fonds que l'Afrique reçoit chaque année en provenance de ses expatriés. En 2010, ce chiffre a atteint le montant sans précédent de 40 milliards de dollars, soit 2,6 % du PIB du continent, sans même tenir compte des transferts d'argent informels. En outre, on estime que la diaspora épargne 53 milliards de dollars chaque année.

Si l'on ajoute à ces statistiques le fait qu'environ un tiers de la population de la diaspora appartient à la classe moyenne, il devient clair que celle-ci constitue un levier formidable pour de nouveaux partenariats de développement. C’est pourquoi le Groupe de la Banque mondiale et la Banque africaine de développement organisent le premier Forum annuel sur le commerce, l'investissement et le transfert de compétences de la diaspora africaine.

Vit-on mieux avec de meilleures routes ?

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Comment l’amélioration de l’infrastructure routière peut-elle changer la vie ? Dans quelle mesure la population bénéficie-t-elle des projets routiers ? Répondre à ces questions – en apparence simples – est en fait plus difficile qu’il n’y paraît.

La Banque mondiale a récemment évalué les impacts socioéconomiques que les programmes d’amélioration de l’infrastructure routière qu’elle finance produisent sur les ménages pauvres vivant dans les zones rurales de l’État de Tocantins, au Brésil. Quels sont les résultats obtenus et les enseignements que l’on peut tirer de cette étude menée sur 10 ans ? Et comment cette évaluation s’est-elle déroulée ?

Ce que vous — et vos enfants — pouvez faire pour aider à mettre fin à la pauvreté: #KidsEndPoverty

Korina Lopez's picture

Dans de nombreux pays, la célébration de la journée de l’Enfance (1er juin) est l'occasion de réfléchir au monde dont nos enfants vont hériter. Unissons-nous pour que ce monde ne connaisse plus la pauvreté. Ensemble, nous pouvons mettre fin à l'extrême pauvreté d'ici 2030 et garantir un monde meilleur pour les enfants d'aujourd'hui et de demain. Partagez ce billet avec votre entourage afin que tous les enfants puissent participer. Leurs œuvres pourront ainsi être partagées sur les réseaux sociaux de la Banque mondiale.​

Mets-toi à la place de la petite Maya, qui habite un pays pauvre et dont le papa et la maman travaillent toute la journée. Maya ne peut pas aller à l’école parce qu’elle doit s’occuper de son frère, encore bébé. Même si ses parents travaillent dur, ils arrivent à peine à nourrir leur famille et n’ont pas de quoi payer des fournitures scolaires à leur fille. Maya vit à l’écart de tout. Même si quelqu’un d’autre gardait son petit frère, aucun autocar ne pourrait emmener Maya à l’école : il n’y a pas de route.

Aller à l’école, c’est apprendre à lire, à écrire, à faire des additions et des soustractions. C’est la base de tout pour trouver un travail. Est-il juste que Maya ne puisse pas aller à l’école parce qu’elle est pauvre, alors que, toi, tu peux y aller ?

Éloge de la folie. Quand Érasme inspire les partenaires de développement

Bertrand Badré's picture
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Des élèves suivent la classe en Afghanistan. © Sofie Tesson/Banque mondiale

Ces six dernières semaines ont été particulièrement riches et intenses !

C’est un formidable élan mondial qui s’est manifesté autour de l’enjeu des prochains objectifs de développement durable (ODD) et de la nécessité de trouver de nouveaux moyens pour les financer. Car ces nouvelles cibles doivent aller encore plus loin que les précédents objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). En reconnaissant cette ambition, la communauté internationale a ouvert la voie à un débat corollaire : pour pouvoir parvenir à un développement durable et sans exclus, il faudra multiplier par mille les milliards de dollars déjà nécessaires. Comment ?

Népal : de l’aide d’urgence à la reconstruction

Johannes Zutt's picture
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La casa de Keshav (a la izquierda) y la casa de su madre (a la derecha) antes del terremoto.
Les maisons de Keshav (à gauche) et de sa mère (à droite), avant le tremblement de terre.

Dans les hameaux et villages du Népal frappé par un séisme de magnitude 7,8 le 25 avril dernier, les familles se sont réfugiées sous des appentis de fortune en réunissant tout ce qui pourrait les abriter de la pluie.

Keshav et sa famille

Keshav Thapa Magar, qui vit avec sa femme, son fils et ses deux filles dans le sud-est de la vallée de Katmandou, à Kot Gaon, a été logé à la même enseigne que les autres familles de ce village de 100 foyers. D’origine newar, magar, chhetri ou tamang, la plupart vivaient dans des maisons traditionnelles en brique ou en terre, qui n’ont pas résisté aux secousses. La maison de Keshav et celle de son cousin, de facture traditionnelle, comme celle de sa mère, construite avec des poutres en béton, se sont elles aussi effondrées.

Sécurité routière : agir pour demain

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Savez-vous que la troisième Semaine mondiale des Nations Unies pour la sécurité routière a eu lieu début mai ? Souvent, comme pour tout ce qui est omniprésent dans notre vie, nous ne prêtons guère d’attention aux accidents de la circulation mortels ou graves qui font régulièrement l’actualité locale. Cependant, plusieurs actions récentes invitent les institutions internationales, les organisations non gouvernementales, le secteur privé et d’autres partenaires à lutter ensemble contre la première cause de mortalité des jeunes dans le monde : les accidents de la route (a).

Avec l'aimable autorisation de
www.savekidslives2015.org

À la fin du mois d’avril, le Secrétaire général des Nations Unies a annoncé la nomination d’un Envoyé spécial pour la sécurité routière (a), ce qui témoigne de l’attention croissante portée à ce sujet. Cette année, la Semaine des Nations Unies pour la sécurité routière a eu pour thème la protection des enfants, mais c’est la sécurité des personnes de tous âges qui est en jeu ; et tout particulièrement dans les pays en développement, où se produisent chaque année 90 % des accidents de la route.

Le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Suède sont les champions de la sécurité routière. Alors que s’achève cette année la première moitié de la Décennie d’action des Nations Unies pour la sécurité routière 2011-2020, les professionnels s’emploient à diffuser encore plus rapidement les enseignements tirés de l’expérience de ces trois pays (et d’autres) dans l’ensemble du monde en développement. Rien que dans les 80 pays qui affichent le revenu le plus faible, le coût total estimé des décès et des traumatismes graves imputables aux accidents de la route est vertigineux : 220 milliards de dollars par an (a). Il représente, en moyenne, entre 3 et 5 % du PIB mondial.

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