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Un milliard de dollars pour financer un plan de redressement post-Ebola en faveur de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone

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À présent que l’épidémie d’Ebola recule, mais sans pour autant s’éteindre, les trois pays les plus affectés doivent trouver des moyens de reconstruire leurs économies et renforcer leurs systèmes de santé afin d’essayer de prévenir une autre crise sanitaire à l’avenir.

À cette fin, les présidents de la Guinée, du Libéria (a) et de la Sierra Leone (a) se sont rendus à la Banque mondiale le 17 avril pour demander de l’aide dans le but de financer un plan de redressement de 8 milliards de dollars pour leurs trois pays. À l’issue de la réunion de haut niveau qui s’est tenue au début des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI, ils ont reçu des promesses de contribution de plus d’un milliard de dollars, dont 650 millions annoncés par le Groupe de la Banque mondiale.

Sécurité sanitaire des aliments : assurer la pérennité d’un partenariat vital

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Photo by John Hogg / World BankCette semaine, le Partenariat mondial pour la sécurité sanitaire des aliments tient sa troisième assemblée annuelle (a) au Cap (Afrique du Sud). Cette manifestation, qui se déroule juste avant les fêtes de fin d’année, nous renvoie à une réalité négligée et pourtant importante.Les produits alimentaires dangereux font payer un lourd tribut aux populations et aux économies et sont à l’origine de pas moins de 200 maladies. Mû par la conviction que la qualité des aliments n’est pas un luxe et que la disponibilité des denrées alimentaires n’est pas une garantie de leur innocuité, le Groupe de la Banque mondiale rassemble progressivement des éléments sur l’impact disproportionné que la consommation de denrées douteuses peut avoir sur la vie et les moyens d’existence des pauvres. La prise de conscience grandissante de l’importance de la sécurité sanitaire des aliments s’explique par les crises qui ont secoué de nombreux pays ces dernières années. Aucun pays, qu’il soit industrialisé ou en développement, petit ou grand, n’échappe aux problèmes de salubrité des aliments.

Quelques pistes de réflexion sur l'alimentation à l'approche des fêtes de fin d'année

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Une femme lave des légume en Rép. de Moldova. Michael Jones/Banque mondialeS’assurer que l’on cuisine en toute sécurité pour ses proches et éviter qu’un bon repas ne se termine aux urgences en raison d'une intoxication alimentaire : il va être largement question de ces préoccupations de consommateur à l'approche des fêtes.

Ce qui me frappe, c'est qu’il faille attendre que des denrées impropres à la consommation arrivent dans les magasins et les assiettes, et rendent malades des millions de personnes, voire en tuent un certain nombre, pour entendre parler des menaces qui pèsent sur la sécurité des aliments faute de détection en amont : dans les exploitations agricoles, les usines ou à d'autres niveaux de la chaîne d'approvisionnement alimentaire.

Comme les gros titres du monde entier l'ont récemment montré — qu’il s’agisse des salades en sachet aux États-Unis, des graines germées en Allemagne ou encore du lait infantile en Chine — la sécurité sanitaire des aliments est une question sérieuse qui nous affecte tous, individus, nations et entreprises. Aucun pays n'est à l'abri, et à mesure que les chaînes de valeur agroalimentaires se mondialisent, des risques qui n'avaient auparavant qu'une portée géographique limitée peuvent désormais aisément toucher des pays et des continents entiers.

Ces risques ont un impact humain et économique considérable. Rien qu'aux États-Unis, environ 48 millions d'intoxications alimentaires (a) surviennent chaque année, entraînant 128 000 hospitalisations et 3 000 décès. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les aliments peuvent transmettre plus de 200 maladies, dont de nombreuses mortelles. À elles seules, les maladies diarrhéiques, dont la plupart sont attribuables à une contamination des aliments ou de l’eau, tuent environ 1,8 million d’enfants par an.