Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Indonésie

En quoi la finance islamique peut-elle stimuler le développement des infrastructures ?

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Queen Alia International Airport, Jordan. © littlesam/Shutterstock


Le nombre d’infrastructures par habitant est très insuffisant dans beaucoup d'économies en développement. Par exemple, la capacité de production d’électricité par personne ne représente dans ces pays qu’un cinquième de celle des économies avancées. Or, on sait que la hausse des investissements infrastructurels dans les services économiques et sociaux est un moyen efficace de favoriser une croissance inclusive, mais aussi de renforcer la résilience des pays aux chocs mondiaux. Les investissements dans des infrastructures durables et de qualité, plus particulièrement, contribuent au financement de la transition vers un modèle économique décarboné et plus respectueux de l’environnement. Cela vaut notamment dans les secteurs des énergies renouvelables et des transports à faibles émissions. Mais, compte tenu de l’ampleur des ressources nécessaires pour remédier au déficit actuel d’investissements, il est devenu impératif de mobiliser le secteur privé à cette fin, en particulier dans les pays où les transactions financières dans le domaine bancaire et les marchés de capitaux se conforment à la loi islamique (ou charia).

Les règles de la finance islamique définissent un système d’intermédiation financière éthique. Une approche « entrepreneuriale » qui exige une grande transparence et incite à un suivi plus étroit des projets, ce qui accroît l’efficacité sur le plan de la construction et de l’exploitation des infrastructures.

Financement des risques de catastrophe naturelle : être mieux préparé

Ceyla Pazarbasioglu's picture
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Community meeting discussing the reconstruction of a village hit by a volcanic eruption, Yogyakarta, Indonesia. © Nugroho Nurdikiawan Sunjoyo/World Bank
Réunion communautaire pour analyser la reconstruction d'un village touché par une éruption volcanique, à Yogyakarta (Indonésie). © Nugroho Nurdikiawan Sunjoyo / Banque mondiale

Au cours des deux dernières semaines, le monde a été témoin des conséquences tragiques du tsunami à Sulawesi, qui sont venues rappeler avec force les risques qu’un grand nombre de communautés et de pays doivent être prêts chaque jour à affronter. L’ampleur de cette catastrophe est visible et montre qu’il faut être prêt à porter immédiatement secours aux victimes, pouvoir coordonner les interventions au niveau international et continuer à investir dans la résilience aux catastrophes naturelles pour protéger la vie des populations et leurs moyens de subsistance.
 
Face aux ravages subis par l’île, l’Indonésie s’est rapidement mobilisée, démontrant ainsi son expérience dans la gestion des catastrophes. Pour de nombreux pays, toutefois, les effets de ces catastrophes peuvent être bien plus dévastateurs. Toute stratégie efficace de gestion des chocs climatiques et des catastrophes naturelles passe par la résilience, des instruments de financement des risques et la capacité institutionnelle à apporter une réponse rapide et à dynamiser les plans de redressement et de reconstruction.

La technologie peut améliorer la situation des pauvres, à condition d’accompagner cette révolution

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© Sarah Farhat/Banque mondiale

À chacun de mes voyages, je constate que la technologie améliore l’existence de millions de personnes marginalisées. Dans la plupart des cas, les changements sont à peine visibles, ils se produisent à petite échelle et d’une multitude de façons. La technologie aide, silencieusement, les habitants de zones reculées, les femmes et les jeunes à sortir de leur exclusion.

Et parce que ce phénomène est discret et passe inaperçu, j’ose espérer que nous ne sommes qu’au début d’une révolution lente et néanmoins profonde. Voici les raisons de mon optimisme.

Pour développer le capital humain il faut augmenter et mieux cibler les investissements dans la santé : le GFF s’y emploie avec une approche innovante

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© Dominic Chavez/Global Financing Facility


Chaque année, plus de 5 millions de mères et d’enfants meurent de causes évitables. Près d’un quart des enfants de moins de 5 ans dans le monde souffrent de malnutrition et 260 millions d’enfants ne sont pas scolarisés. Ces chiffres et la crise qu’ils révèlent devraient résonner comme un avertissement à l’heure où le rythme des progrès technologiques s’accélère et où les aptitudes cognitives complexes et la capacité à résoudre des problèmes sont des compétences de plus en plus recherchées. 

Alors que la moitié de la population mondiale n’a toujours pas accès à des soins essentiels, il est urgent de mobiliser plus de financements en faveur de la santé et de la nutrition et d’optimiser ces fonds, en particulier dans les pays en développement où les besoins sont les plus importants. C’est cet impératif qui nous a conduit à lancer en 2015 le Mécanisme de financement mondial (GFF) en soutien à l’initiative « Chaque femme, chaque enfant », de concert avec les Nations Unies, le Canada, la Norvège et d’autres partenaires.

L’instruction des filles et l’avenir d’une nation

Sri Mulyani Indrawati's picture
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Des lycéeennes à Berastagi, dans le nord de Sumatra, en Indonésie. © Axel Drainville via Creative Commons


Nous sommes toutes les deux entrées au lycée en 1978 à Semarang, notre ville natale. Notre établissement était situé sur une grande artère au cœur de la ville et occupait un magnifique bâtiment colonial néerlandais. La solidité de son architecture reflète bien la réputation dont jouissait notre lycée à l’époque : son directeur était un homme passionné par son métier, qui faisait tout pour encourager la discipline et l’apprentissage.

Dans notre lycée, les garçons et les filles avaient les mêmes chances d’apprendre et de s’épanouir. C’est une chose pour laquelle s’est battue Raden Ajeng Kartini, héroïne nationale et militante des droits des femmes en Indonésie. Notre établissement était équipé de laboratoires pour la chimie, la physique, la biologie et les langues étrangères. Nous avons eu la chance de recevoir un enseignement de qualité dans l’un des meilleurs lycées publics de Semarang. Notre établissement affichait également de bons résultats au niveau provincial et national.

Mon conseil aux décideurs de demain : n’oubliez jamais que votre réussite réside dans celle de la population

Sri Mulyani Indrawati's picture
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Des écoliers font la queue pour se laver les mains avant de déjeuner à l'école primaire de Kanda à Accra, au Ghana. © Dominic Chavez/Banque mondiale

Dans « politique publique », le plus important, c’est l’adjectif « public », qui renvoie à ceux qui sont directement concernés par les choix opérés par les décideurs politiques.

Mais qui sont-ils ? Et qu’est-ce qui leur tient le plus à cœur ? Les politiques évoluent au fil du temps, à mesure que les préoccupations des générations changent. Peu importe que l’on appartienne à la génération X, Y ou Z, les aspirations sont identiques : prospérité et dignité, égalité des chances, justice et sécurité.

L’avenir de la vie sauvage est entre nos mains

Claudia Sobrevila's picture
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Botswana. The Global Wildlife Program

Le 3 mars, nous célébrerons la Journée mondiale de la vie sauvage. Cette manifestation, adoptée en 2013 par l’Assemblée générale des Nations Unies, a pour but de sensibiliser le monde entier à l’enjeu que constitue la protection de la faune et de la flore. Le thème de cette année, « L’avenir de la vie sauvage est entre nos mains », souligne la nécessité de comprendre les conséquences de la disparition des espèces animales et végétales sur la santé des écosystèmes et sur la survie de l’humanité.

Nous assistons actuellement à la sixième extinction animale et végétale de masse (a). Selon les estimations des experts, le taux actuel de disparition des espèces est entre 1 000 et 10 000 fois supérieur à ce qu’il aurait été sans activité humaine. L’indice Planète vivante (a) enregistre un déclin de 52 % des espèces entre 1970 et 2010. Nos ponctions sur la nature sont de plus en plus grandes et elles produisent deux menaces absolument catastrophiques pour la biodiversité, à savoir la destruction des habitats naturels et le trafic d’espèces sauvages. La première met en péril 85 % des espèces tandis que le braconnage et le commerce illicite constitue le danger le plus immédiat pour les populations d’espèces sauvages de la planète.

Le trafic d’espèces sauvages est une crise mondiale qui revêt de nombreux aspects. Le problème est particulièrement grave en Afrique, où le braconnage est en train de précipiter plusieurs espèces emblématiques au bord de l’extinction. La chasse illégale a ainsi en grande partie contribué à la disparition du rhinocéros noir d’Afrique de l’Ouest, officiellement déclaré éteint en 2011 par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Selon le programme de suivi de l'abattage illicite d'éléphants (ou « MIKE » selon son acronyme en anglais) conduit par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), entre 22 000 et 25 000 éléphants ont été abattus chaque année en Afrique au cours des cinq dernières années.

Les inégalités extrêmes sont le signe d'une société désintégrée

Sri Mulyani Indrawati's picture
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© Curt Carnemark/World Bank


L'inégalité est un problème auquel tous les pays sont confrontés, qu'ils soient pauvres, riches ou entre les deux. Un certain degré d'inégalité peut certes être un sous-produit temporaire de la croissance économique, lorsque tout le monde ne progresse pas au même rythme, au même moment, mais lorsque la majorité de la population marque le pas économiquement et socialement, c'est le progrès de l'individu et de pays tout entiers qui se trouve mis en cause.

Océans : il est temps d’inverser le courant

Paula Caballero's picture
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Zanizbar, Tanzania. Photo by Sonu Jani / World Bank

Cette semaine, lors du Sommet des Nations Unies sur le développement durable, les océans recevront l’attention qu’ils méritent depuis longtemps mais qu’ils n’ont pas toujours reçue. En effet, le 14e Objectif de développement durable spécifie qu’il faut « conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable ».
 
C’est la première fois que la communauté internationale inclut les océans dans son programme de développement, et cette évolution témoigne de la vision ambitieuse et holistique que les pays sont en train d’adopter pour remédier aux problèmes et trouver des solutions. Avec les Objectifs de développement durable (ODD), ils expriment leur volonté d’un avenir dans lequel la gouvernance de la nature permettra de dynamiser l’économie, accroître le bien-être et préserver les moyens de subsistance, à Washington comme à Nairobi, sur terre comme dans les mers.  
 
Il y a quinze ans, les pays se sont rassemblés à l’ONU pour définir un ensemble sans précédent d’objectifs, les objectifs du Millénaire pour le développement. Depuis, le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté a été réduit de plus de moitié. Mais les océans ne faisaient pas partie de ces objectifs. À présent, nous avons cette chance de pouvoir traiter cet enjeu au niveau mondial et d’œuvrer à la restauration de la santé des océans, tout en favorisant ainsi la solidité des économies et la prospérité des communautés.
 
Il est grand temps. 
 

Apporter la paix et mettre fin à la violence pour les femmes et pour les filles

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Sri Mulyani Indrawati parle avec la grand-mère d'un patient à l'hôpital de HEAL Africa. Cerise Stoltenberg / HEAL Africa


​Quelque part au fond de l'immense Heal Africa Hospital, dans la ville congolaise de Goma, se trouve une petite salle où les femmes se remettent de blessures qu'elles ont subies lors d'accouchements compliqués et d'agressions sexuelles violentes. Lorsque je suis entrée, j'ai aperçu Muwakeso, une femme âgée qui semblait très fragile, assise sur une chaise à côté d'un lit. Il m'a fallu un moment pour réaliser qu'elle-même n'était pas la patiente mais plutôt sa petite-fille de trois ans Sakina, couchée sur le lit.

Sakina est sous sédatifs pour endormir la douleur après deux chirurgies majeures, sur les trois prévues, qu'elle a dû subir pour reconstruire des parties inférieures de son corps suite à une agression monstrueuse il y a environ un an. Muwakeso se souvient de cinq hommes en civil qui se sont approchés de sa maison et l'ont battue. Avant de perdre connaissance, elle a entendu Sakina hurler. L'enfant a été violée, mais elle ne sait pas par combien d'hommes.

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