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Japon

Sommes-nous préparés à faire face à la prochaine épidémie mondiale ? Le public ne le pense pas.

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A nurse checks the temperature of a patient at Redemption Hospital in Monrovia, Liberia.  © Dominic Chavez/World Bank

Trop souvent, dans les milieux diplomatiques et scientifiques, on s’accorde à penser que le grand public ne sait pas ce qui est bon pour lui quand il s’agit de politique étrangère ou de faire face à des menaces planétaires. C’est trop complexe, disent les experts : le public ne comprendrait pas. Pourtant, un nouveau sondage porte à croire que beaucoup de personnes savent très bien que les épidémies mondiales de maladies infectieuses menacent gravement leur existence et leur sécurité économique — et ce qu’il y a lieu de faire à cet égard.

Pour le G7, il est impératif de réduire les émissions. Place à l’action !

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G7 meeting in Germany. Bundesregierung/Gottschalk

Le week-end dernier, les dirigeants des pays membres du G7 se sont engagés (a) à prendre une série de mesures, admettant ainsi, pour la première fois, que l’économie allait connaître une profonde transformation.
 
Ensemble, ils ont reconnu la nécessité de décarboner l’économie mondiale, entérinant dans la coopération économique ce que le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a souligné l’année dernière dans son cinquième rapport d’évaluation. S’ils ont appelé à définir des objectifs ambitieux lors des négociations sur le climat qui auront lieu en fin d’année à Paris — ce qui n’a, en soi, rien de nouveau —, ils ont surtout admis qu’il fallait, individuellement et collectivement, viser la fourchette haute des objectifs, c’est-à-dire mettre en œuvre, au minimum, une « transformation du secteur énergétique d’ici 2050. »

Un milliard de dollars pour financer un plan de redressement post-Ebola en faveur de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone

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À présent que l’épidémie d’Ebola recule, mais sans pour autant s’éteindre, les trois pays les plus affectés doivent trouver des moyens de reconstruire leurs économies et renforcer leurs systèmes de santé afin d’essayer de prévenir une autre crise sanitaire à l’avenir.

À cette fin, les présidents de la Guinée, du Libéria (a) et de la Sierra Leone (a) se sont rendus à la Banque mondiale le 17 avril pour demander de l’aide dans le but de financer un plan de redressement de 8 milliards de dollars pour leurs trois pays. À l’issue de la réunion de haut niveau qui s’est tenue au début des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI, ils ont reçu des promesses de contribution de plus d’un milliard de dollars, dont 650 millions annoncés par le Groupe de la Banque mondiale.

Agir contre le changement climatique – pour nos enfants

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Si vous avez des enfants ou des petits-enfants, vous vous êtes sans doute demandé à quoi ressemblerait leur monde d’ici 20 à 30 ans : sera-t-il plus agréable ou bien le changement climatique aura-t-il totalement changé la donne ?

C'est une chose à laquelle je pense souvent depuis que je suis devenu président du Groupe de la Banque mondiale, en juillet 2012. Quelques mois à peine après mon arrivée, j’ai eu connaissance des conclusions du prochain rapport sur le changement climatique (a) et ce que j’ai découvert m’a choqué. J’ai su alors que la lutte contre le changement climatique serait l’une de mes priorités à la tête d’une institution de développement dont le double objectif consiste à mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et à promouvoir une prospérité partagée. Si nous ne prenons pas le contrôle de l’évolution du climat maintenant, nous échouerons à éradiquer la pauvreté.

La semaine dernière, j’ai donné une conférence sur le changement climatique (a) à l’université de Georgetown, à Washington, devant un parterre de jeunes gens certainement conscients de l’impact de ce phénomène sur leurs vies. Les experts du climat prévoient que si nous ne faisons rien pour maîtriser les émissions de carbone, la planète pourrait se réchauffer de 4 °C d’ici les années 2080. Au cours de la dernière période glaciaire, la température moyenne était inférieure de 4,5 à 7 °C à la température actuelle – sachant que l’évolution a été progressive, s’étalant sur des millénaires. La hausse que redoutent les scientifiques sera de la même ampleur, mais sur un laps de temps nettement plus court. La vie sur Terre risque de changer du tout au tout.
 

Mieux se préparer aux catastrophes pour préserver des vies et des économies

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Le cyclone tropical Pam, tempête de catégorie 5, a dévasté l’île de Vanuatu le 13 et 14 mars. © UNICEF
Le cyclone tropical Pam, a frappé l’île de Vanuatu le 13 et 14 mars.
 © UNICEF

SENDAI (Japon) – Des vies en danger et des économies menacées, c’est ce à quoi nous nous exposons sans une meilleure préparation aux catastrophes, quelles qu’elles soient : séismes et tsunamis, épisodes météorologiques extrêmes ou pandémies. Sans compter que nous ruinerons aussi toute chance de devenir la génération qui mettra fin à l’extrême pauvreté.
 
Il y a tout juste quelques jours, le cyclone tropical Pam est venu nous rappeler combien nous sommes vulnérables aux catastrophes. Ce cyclone, l’un des plus puissants à avoir touché le Pacifique, a ravagé l’archipel de Vanuatu et aurait gravement endommagé 90 % des habitations de sa capitale, Port-Vila. Je me trouvais alors à Sendai pour assister à la Conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophe (a), qui se déroulait elle-même quelques jours seulement après le quatrième anniversaire du tremblement de terre de 2011 au Japon. Ce séisme et le tsunami qu’il a déclenché ont fait plus de 15 000 morts et provoqué des dommages estimés à 300 milliards de dollars.

Une initiative public-privé en faveur des infrastructures, socle d’une croissance inclusive

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Swiss Re Group Chief Investment Officer Guido Fürer, European Investment Bank President Werner Hoyer, World Bank Group President Jim Yong Kim, and Australian Treasurer and Chair of the G20 Finance Track Joe Hockey at the signing ceremony for the Global Infrastructure Facility. © Simone D. McCourtie/World BankÀ l’heure actuelle, 1,2 milliard d’êtres humains environ sont privés d’électricité et 2,5 milliards n’ont pas de toilettes, sans oublier les quelque 748 millions de personnes sans accès à l’eau potable. Le Mécanisme mondial de financement des infrastructures (ou GIF, selon son acronyme en anglais), annoncé cette semaine par le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim, veut améliorer la situation à travers la préparation de projets d’infrastructures viables, durables et financièrement attrayants.

2014, l’année des ajustements

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L’économie mondiale semble partie pour afficher de meilleurs résultats en 2014. Les principaux indicateurs dans les grands pôles de croissance sont orientés à la hausse – ou du moins se sont stabilisés. Mais pour que cette évolution se traduise dans les faits, les décideurs vont devoir prouver leurs capacités à adapter leurs réponses à des défis bien spécifiques.

2,3 millions de morts en 30 ans : face aux catastrophes, il faut installer une culture de la résilience

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Pour qui examine la situation des habitants du monde, le constat est clair : nos sociétés modernes manquent cruellement de résilience face aux chocs naturels. Les villes se sont étendues en toute anarchie dans des zones exposées aux inondations et aux tempêtes, détruisant des barrières naturelles et rejetant souvent les pauvres à la lisière, aux endroits les plus vulnérables. Les sécheresses, dont la récurrence s’accélère avec le changement climatique, prélèvent leur dîme sur l’agriculture et provoquent des pénuries alimentaires.

Au cours des trente dernières années, les catastrophes naturelles ont fait plus de 2,3 millions de victimes. C’est l’équivalent de la population de Houston ou de la Namibie.