Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Jordanie

La crise des réfugiés exige une réponse humanitaire et de long terme

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Denham et sa famille vivent sous cette tente dans un camp de réfugiés depuis quatre ans. © Dominic Chavez/Banque mondiale


Les plus grands périls ne s’arrêtent pas aux frontières. La crise actuelle des réfugiés le démontre clairement, par son ampleur inédite et ses retentissements sur des individus et des régions très éloignés des lieux touchés par la guerre civile, la fragilité et le conflit. Le référendum qui vient de consacrer le divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne témoigne, pour partie, de la portée déstabilisante des déplacements forcés.

L’impact des prix pétroliers se fait ressentir au-delà des frontières

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Puits de pétrole en Russie © Gennadiy Kolodkin/Banque mondiale

Deux rapports publiés récemment par la Banque mondiale — l’un concernant les produits de base et l’autre les envois de fonds —laissent entrevoir une dynamique actuellement à l’œuvre dans le monde : la chute des cours pétroliers, de 100 dollars le baril en juin 2014 à 27 dollars ces derniers mois, s’est accompagnée d’une baisse des fonds envoyés vers leur pays d’origine par les migrants travaillant dans les pays producteurs de pétrole. Cette baisse explique en grande partie pourquoi les transferts d’argent vers les pays en développement ont décliné en 2015 pour tomber à leur taux de croissance le plus bas depuis la crise financière de 2008-2009.

La reine de Jordanie et de hauts responsables appellent à résoudre rapidement la crise des réfugiés

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Le président Jim Yong Kim discute avec la reine Rania de Jordanie. © Grant Ellis/Banque mondiale
Le monde a besoin de changer d’approche pour faire face au nombre historiquement élevé de personnes déplacées de force : c’est le message qu’ont adressé la reine Rania de Jordanie et plusieurs autres personnalités officielles de haut rang réunies aujourd’hui.

« C'est une crise mondiale, et nous nous leurrons si nous pensons qu'elle peut être circonscrite », a prévenu la reine lors des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI, à l’ordre du jour desquelles les migrations forcées figurent en bonne place dans le contexte d’une crise des réfugiés qui, au cours de l'année écoulée, s'est étendue du Moyen-Orient jusqu'en Europe.

5 femmes du monde arabe qui bravent les préjugés et font avancer leur pays

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Selon un vieux proverbe arabe, la femme n’appartient qu’à son foyer et à son mari. Pas question d’être éduquée, de travailler ou d’avoir une opinion. Si cette croyance est encore d’actualité dans certaines parties du monde arabe, des femmes et des hommes ne s’y retrouvent pas. Elles et ils sont modernes, instruit(e)s et déterminé(e)s, et, à leurs yeux, ce dicton est anachronique.

La population féminine représente 49,7 % des 345,5 millions d’habitants que compte la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. En Occident, certains pensent que ces femmes sont confinées dans leur tente, au beau milieu du désert, et probablement battues par leur mari… Ce stéréotype, beaucoup de femmes arabes le battent en brèche en en prouvant la fausseté (a).

Certes, il existe encore de nombreux obstacles à la résorption des inégalités entre hommes et femmes dans le monde arabe, mais de multiples progrès ont été réalisés dans l’éducation, la vie politique, l’entrepreneuriat, le travail et la santé. Les femmes arabes d’aujourd’hui sont chefs d’entreprise, dirigeantes (a), militantes (a), surdiplômées, prix Nobel (a), etc. Elles redéfinissent les contours de leur société et préparent la voie à des lendemains meilleurs pour l’égalité homme-femme et l’émancipation des filles.

Voici cinq témoignages parmi tant d’autres de ces femmes du monde arabe qui font bouger les lignes et luttent contre les inégalités entre les sexes :

L’avenir est entre ses mains

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Seasme Street - L'avenir est entre ses mains

On dit d’elle qu’elle a des idées bien arrêtées. Elle s’appelle Shams, est pleine d’entrain et d’énergie, et a des rêves d’avenir ambitieux. La petite fille aide les autres enfants et les encourage à apprendre et à jouer.

Mais Shams n’est pas une vraie petite fille. C’est une marionnette, l’un des personnages les plus populaires d’Iftah Ya Simisim, la version arabe de la célèbre série américaine pour enfants Sesame Street, qui a été lancée dans le monde arabe dans les années 80.

Bien-être des réfugiés syriens et perspectives d’avenir

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La crise syrienne fait désormais partie des pires crises humanitaires de notre temps. Les chiffres donnent le vertige : la moitié environ de la population que comptait la Syrie avant le conflit a été déplacée ; plus de 200 000 personnes sont mortes ; des millions de Syriens ont été blessés ou traumatisés ; et des millions d’autres se sont enfuis dans les pays voisins ou plus loin. Pourtant, nous n’avons que très peu d’informations sur les conditions de vie de toutes ces victimes. Rien ne filtre ou presque sur le sort des Syriens restés en Syrie. Les informations relatives aux Syriens partis vers l’Europe sont surtout anecdotiques, d’autant qu’elles confondent migrants fuyant la crise et autres types de migrants. Pour les Syriens qui se sont enfuis dans un pays voisin et qui sont enregistrés comme réfugiés, en revanche, les données ne manquent pas mais, à ce jour, elles n’ont guère encore été exploitées pour étudier la question de leur bien-être.

Un 
récent rapport coédité par le Groupe Banque mondiale et le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) tente de combler ces lacunes pour les Syriens ayant cherché refuge en Jordanie et au Liban, une situation relativement bien documentée. 
 

Libérer l’investissement privé dans les énergies renouvelables

Korina Lopez's picture
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Angus McCrone, Jin-Yong Cai, and Rune Bjerke discuss renewable energy. © Franz Mahr/World Bank


​Plus de 700 millions de personnes dans le monde vivent dans l'extrême pauvreté. Ce chiffre vous semble effrayant ? Il y a pire : 1,1 milliard de personnes, c'est-à-dire plus de trois fois la population des États-Unis, vivent sans électricité.

Il va donc sans dire que mettre fin à la pauvreté énergétique constitue une étape essentielle pour mettre fin à la pauvreté elle-même. Et les dirigeants de la planète sont d'accord : un objectif de développement durable consacré spécifiquement à l'énergie a ainsi été adopté le mois dernier. Ce choix met en avant le rôle essentiel que jouent les sources renouvelables pour atteindre les objectifs de l'initiative Énergie durable pour tous d'ici 2030. Qu'est-ce qui pourrait donner un coup de fouet dans cette course contre la montre ? Les financements privés.

Je suis un immigré.

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Avec l'aimable autorisation de Jim Yong Kim

 
Je suis arrivé aux États-Unis en 1964 en provenance d’un pays en développement extrêmement pauvre, la Corée, dont le potentiel de croissance économique était jugé alors quasi inexistant par la plupart des experts — y compris ceux de la Banque mondiale.
 
Ma famille s’est installée à Dallas puis dans l’Iowa. À notre arrivée, je n’avais que cinq ans et, au début, mon frère, ma sœur et moi-même ne parlions pas anglais. La plupart de nos voisins et camarades de classe n’avaient jamais vu d’Asiatiques auparavant. Dans tous les sens du terme, j’avais le sentiment d’être un étranger résident. Au fil du temps, ma patrie d’adoption a toutefois pris conscience, de bien des façons, des avantages de la diversité et du multiculturalisme et les a peu à peu appréciés. Ma famille s’est alors sentie beaucoup mieux accueillie et intégrée dans la société américaine.

Résoudre la crise des migrants par l’emploi

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Également disponible en English
 
Photo: UNHCR/Brian Sokol

Les conflits violents, à l’image de celui qui fait rage en Syrie, perturbent l’économie d’un pays, à la fois dans l’immédiat et à terme. Parmi les défis immédiats, le fait que les personnes déplacées en masse par les combats perdent leurs moyens de subsistance. Parmi les défis futurs, le fait que des économies déjà au bord du gouffre et fragilisées par la durée des conflits peinent à renouer avec la croissance. Jusqu’ici, ces problèmes ont toujours été abordés de manière distincte, que ce soit au niveau de la théorie ou des institutions. La situation des déplacés relevant d’un devoir de sollicitude et d’assistance, elle est gérée par le Haut-commissariat aux réfugiés. La reprise économique post-conflit étant considérée comme un volet de l’aide au développement, elle est confiée, une fois la paix rétablie, aux organisations internationales de développement comme la Banque mondiale.

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