Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Kenya

Les dirigeants africains font le pari de l’économie numérique

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Il suffit de penser à nos modes de communication, de consommation, de déplacement, de travail et de loisir pour comprendre à quel point, depuis dix ans, la technologie a bouleversé notre vie quotidienne et professionnelle.

Les évolutions induites par la technologie transforment profondément notre monde et permettent aux pays en développement de sauter des étapes et de s’affranchir des processus de développement industriel traditionnels. Mais pour les dirigeants, ces technologies disruptives accentuent les enjeux au risque, sinon, de se laisser distancer.

En embrassant la révolution des télécoms dans les années 2000, l’Afrique subsaharienne a démontré sa capacité à se saisir d’une opportunité technologique. Aujourd’hui, il s’agit de prendre le nouveau virage du numérique, qui offre un potentiel incroyable. Mais pour en profiter pleinement, les pays doivent disposer de cinq piliers incontournables : infrastructures, compétences théoriques et pratiques, services financiers, plateformes, et esprit d’entreprise et innovation.

Innover pour que l’agriculture climato-intelligente devienne la « nouvelle norme »

Martien van Nieuwkoop's picture
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Farmers in India and beyond will benefit as climate-smart agriculture scales up around the world. © ICRISAT


L’agriculture climato-intelligente, qui n’était hier qu’un sujet de conférence, est aujourd’hui un champ d’action bien concret pour les agriculteurs, les spécialistes de la vulgarisation agricole, les entreprises agroalimentaires et tous les autres acteurs du secteur agricole. Cette approche axée sur la productivité et la résilience agricoles ainsi que sur la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre ne cesse de gagner en popularité depuis quelques années, à mesure que l’on comprend son importance critique pour le système alimentaire.

La Banque mondiale vient d'approuver son plus gros projet à ce jour dans le domaine de l’agriculture climato-intelligente, preuve de sa capacité croissante à proposer des solutions climatiques à grande échelle. Ce projet de 420 millions de dollars bénéficiera à plus de 25 millions de petits exploitants qui cultivent 3,5 millions d’hectares de terres. Il fournira des services agrométéorologiques aux agriculteurs afin de faciliter la gestion à long terme des bassins hydrographiques et d’encourager les investissements dans le stockage de l’eau et la distribution d’eau à haut rendement. 

L’avenir de l’agriculture en Afrique : les nouvelles technologies au cœur d’une disruption positive

Simeon Ehui's picture
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© Dasan Bobo/World Bank
© Dasan Bobo/Banque mondiale

L’agriculture revêt une importance capitale pour plusieurs grands objectifs de développement en Afrique. Ce secteur est d’abord un moteur de la création d’emplois : alors que l’exploitation de la terre et l’élevage contribuent déjà à eux seuls à environ 60 % des emplois en Afrique subsaharienne, la part des emplois dans l’ensemble du système agroalimentaire pourrait être bien plus élevée. En Éthiopie, au Malawi, au Mozambique, en Tanzanie, en Ouganda et en Zambie, le système alimentaire devrait être le secteur le plus pourvoyeur de nouveaux emplois entre 2010 et 2025. De plus, l’agriculture est un vecteur de croissance durable et solidaire, ainsi que le socle d’un système essentiel pour assurer une alimentation nutritive, sûre et accessible à tous. 

5 stratégies pour aider les jeunes à réussir à l’ère du numérique

Estera Barbarasa's picture
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Photo : Masaru Goto / Banque mondiale

D’après l’édition 2016 du Rapport de la Banque mondiale sur le développement dans le monde, consacré aux dividendes du numérique, la progression rapide des technologies numériques stimule la croissance économique et accroît en général les opportunités, mais les travailleurs ne bénéficient pas tous dans les mêmes proportions des bienfaits des changements. La plupart du temps, la technologie complète les compétences des travailleurs qualifiés, améliore leur productivité et, bien souvent, fait progresser leur salaire. En revanche, pour les travailleurs de niveau intermédiaire et non qualifiés, tout dépend du degré auquel la technologie complète leurs fonctions ou au contraire s’y substitue.

Comment on peut accroître la participation des jeunes travailleurs à l’économie numérique ?

Les menstruations, source d’absentéisme scolaire dans le monde

Oni Lusk-Stover's picture
Élève dans une école primaire de Freetown, Sierra Leone. Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale
Selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, en Afrique subsaharienne, une fille sur dix ne va pas à l’école pendant son cycle menstruel, ce qui correspond, d’après certaines estimations, à 20 % du temps scolaire perdu sur une année.

Nombre de filles abandonnent complètement l’école lorsqu’elles sont réglées. Serait-ce par manque d’installations, d’informations ou de produits d'hygiène que les jeunes filles perdraient 20 % de leur temps scolaire par an ?
 

Une technologie financière bien encadrée favorise l’inclusion et permet de lutter contre la cybercriminalité

Joaquim Levy's picture
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Luceildes Fernandes Maciel est l'une des bénéficiaires du programme de transferts numéraires conditionnels (Bolsa Família) au Brésil. © Sergio Amaral/Ministério do Desenvolvimento Social e Agrário

La technologie financière (Fintech) fait évoluer le secteur financier (a) dans le monde entier. Elle favorise aussi l’accès des ménages à bas revenu aux services financiers. Son potentiel et son impact sont considérables, ainsi que sa capacité à améliorer les conditions de vie dans les pays en développement.

Le secteur financier commence à opérer différemment ; on assiste à l’émergence de nouveaux modes de collecte, de traitement et d’utilisation de l’information, laquelle constitue le principal actif dans ce secteur. Un ensemble inédit d’acteurs fait son apparition. Tous les segments de la finance, notamment les paiements et l’infrastructure, le crédit à la consommation, les prêts aux petites et moyennes entreprises (PME) et les produits d’assurance, sont en train de changer.

Qui sont les « solar sisters » et comment peuvent-elles aider les communautés forestières ?

Ellysar Baroudy's picture
Crédit photo. Lisa Brunzell / Vi Agroforestry
 
Elles ont entre 40 et 50 ans et ne sont pas allées à l’école. Aujourd’hui, ces grand-mères massaï ont la mission d’installer et entretenir des systèmes d’éclairage solaire dans leurs villages. Elles sont la preuve que l’on peut, avec des actions simples, transformer la société, et l’illustration vivante que les femmes sont capables de faire tomber les barrières de l’inégalité des sexes si on leur en donne les moyens.
 
Les cinq « sœurs aux pieds nus », comme on les appelle chez elles, sont responsables au total de 60 habitations situées dans l’aire protégée de Mara Naboisho, dans le sud-ouest du Kenya. Grâce à la formation dont elles ont bénéficié, elles contribuent à la protection environnementale et à la sécurité économique des villages, mais elles font aussi évoluer la perception du rôle des femmes dans les communautés concernées (à Koiyaki, dans le Mara, et dans le district de Narok Sud).

Leur exemple montre comment une innovation somme toute modeste peut aboutir à une véritable transformation socioéconomique. Il peut également être une source d’inspiration dans d’autres secteurs, tels que l’exploitation des ressources forestières. 

 

IFC et les entreprises inclusives : tirer les leçons du succès

Eriko Ishikawa's picture
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 © Bridge International
Dans une école appartenant au réseau Bridge, au Kenya, les enseignants utilisent des tablettes électroniques.

Environ 4,5 milliards d’habitants des pays en développement vivent avec 8 dollars par jour (en parité de pouvoir d’achat de 2005), quand ce n’est pas moins. Ils constituent le « bas de la pyramide économique » (ou BoP, selon l’acronyme anglais) et pèsent, potentiellement, 5 000 milliards de dollars. S’il existe bien des études de cas sur les grandes multinationales qui tentent de pénétrer le marché « BoP », la réussite d’entreprises locales passe souvent inaperçue. C’est pourquoi la Société financière internationale (IFC) a décidé de mettre en avant les succès de celles qui sont parvenues à s’adapter à cette catégorie de consommateurs.

Pourquoi nous devons compter les éléphants (et les autres ressources naturelles)

Julian Lee's picture
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Harde d'éléphants avec vue sur le mont Kilimanjaro à l'horizon. © Curt Carnemark / Banque mondialeÀ la fin de l'année dernière, des ministres et des représentants de plus d'une trentaine de pays se sont réunis au Botswana pour discuter de la stratégie à adopter pour lutter contre le commerce illégal de l'ivoire en plein essor qui est en train de décimer la population d'éléphants d'Afrique.

La CITES estime que 22 000 éléphants ont été tués en Afrique centrale et de l'Est au cours de la seule année 2012 : le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Gabon, le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda ne sont que quelques exemples de pays où le braconnage des éléphants fait des ravages. L'ivoire issu de ce trafic est utilisé pour réaliser des sculptures ornementales qui ont une valeur de symbole de statut social, d'icône religieuse ou d'objet de collection, et sont destinées à des acheteurs situés en Asie de l'Est, en Europe et en Amérique du Nord. Il ne s'agit pas là d'un simple problème de préservation de la biodiversité. La criminalité liée aux espèces sauvages constitue également un problème de développement et de sécurité : elle sape l'autorité de l'État, alimente la corruption, accroît la quantité d'armes légères en circulation et détruit de précieuses ressources naturelles. L'attention croissante que les responsables politiques accordent à la criminalité liée aux espèces sauvages (le Premier ministre britannique, David Cameron, accueillera le prochain sommet en février) constitue donc un signe bienvenu d'engagement au plus haut niveau pour résoudre cette situation de crise.

Agriculture et changement climatique : une bonne et une mauvaise nouvelle…

Rachel Kyte's picture
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 CGIAR ClimateJe rentre de la conférence des Nations Unies sur le climat, à Varsovie (Pologne), avec une bonne et une mauvaise nouvelle.

Commençons par la mauvaise : les délégués ont, une fois de plus, préféré reporter les discussions sur l’agriculture. Quand on connaît l’importance de la contribution de l’agriculture aux émissions de gaz à effet de serre (GES) — un phénomène désormais bien attesté — cette décision montre que les négociateurs doutent encore de la nécessité d’une agriculture « climato-intelligente » et des preuves de son efficacité.

Comment ne pas déplorer cette position à courte vue alors que l’agriculture pourrait offrir une partie de la solution pour la planète ? C’est le seul secteur qui peut contribuer à atténuer les émissions de carbone ET à réduire sa concentration dans l’atmosphère, grâce au système naturel de piégeage que représentent les terres arables, les herbages et les grands pâturages.

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