Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Luxembourg

Maximiser les financements pour le développement : une stratégie qui marche

Hartwig Schafer's picture
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People in Saint-Louis, Senegal. © Ibrahima BA Sané/World Bank
Saint-Louis (Sénégal). © Ibrahima BA Sané/Banque mondiale

Il faudra des investissements massifs pour mettre fin à l’extrême pauvreté et favoriser une prospérité partagée à l’horizon 2030. Pour être à la hauteur de ces ambitions et atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), les besoins se chiffreraient jusqu’à 4 500 milliards de dollars chaque année. À l’évidence, nous n’y parviendrons pas en nous appuyant uniquement sur les financements publics. Soyons clairs : les pays ne réussiront à atteindre les ODD et à améliorer ainsi les conditions de vie de leur population que s’ils mobilisent davantage de ressources nationales et s’ils attirent plus de financements privés pour compléter et démultiplier les fonds publics et l’aide au développement. C’est ce que l’on appelle « maximiser les financements pour le développement ».

L’impôt au service des ODD

Jan Walliser's picture
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Groupe de la Banque mondiale


La fiscalité joue un rôle clé dans la mobilisation et l’affectation des ressources intérieures nécessaires à la fourniture de services publics essentiels et, plus largement, à l’atteinte des objectifs de développement des gouvernements.

L’évasion fiscale et les paradis fiscaux ont fait la une des journaux dernièrement. Si ces phénomènes constituent un réel obstacle à la justice fiscale, elles ne doivent pas occulter l’énorme travail qu’il faut entreprendre pour aider les pays à améliorer leurs politiques fiscales, et pour que celles-ci soient appliquées efficacement par une administration structurée et compétente.

Une approche unifiée pour réduire les risques qui pèsent sur la santé humaine, animale et environnementale

Juergen Voegele's picture
 Trevor Samson / Banque mondiale


Les autorités malgaches et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont annoncé en novembre dernier que l’épidémie de peste pulmonaire à Madagascar était jugulée. Pour nous comme pour beaucoup d’autres, cette nouvelle a constitué un soulagement considérable...

5 tendances à suivre sur les réseaux sociaux et dans le numérique en 2018

Zubedah Robinson's picture
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Il faudra innover davantage pour faire face aux graves problèmes de développement qui persistent dans le monde. Nous avons examiné quelques-unes des grandes tendances numériques que les acteurs du développement mettent à profit pour atteindre et mobiliser leur public. Voici les cinq premières, qui devraient avoir le vent en poupe en 2018 !

Doing Business suscite des critiques erronées

Shanta Devarajan's picture
J’accepte volontiers les critiques et les commentaires à propos du rapport Doing Business — et, au demeurant, au sujet de tout autre produit de données ou de recherche de la Banque mondiale. Les récents billets de Justin Sandefur et Divyanshi Wadhwa sur les travaux de Doing Business consacrés au Chili et à l’Inde ne me paraissent toutefois ni instructifs ni utiles. En 2013, les auteurs d’une évaluation externe de Doing Business avaient recommandé, entre autres, d’élargir la gamme d’indicateurs pour mieux faire apparaître les obstacles entravant l’activité des entrepreneurs et accroître l’exhaustivité de Doing Business comme outil de comparaison au profit de la réglementation des entreprises. En conséquence, des indicateurs portant sur les différences entre les sexes, la fiabilité de l’approvisionnement en électricité et le « commerce transfrontalier » ont été soit ajoutés à la série d’indicateurs existants, soit sensiblement remaniés. Ces modifications ont été adoptées à l’issue de vastes consultations avec des universitaires et des représentants des autorités nationale ainsi qu’avec des membres du personnel, de la direction et du Conseil des administrateurs de la Banque mondiale. En raison de ces importants changements de méthodologie, nous avons déconseillé de comparer les classements au cours de l’année de la révision : un tel exercice serait revenu à comparer des pommes et des oranges. En outre, il aurait été impossible de comparer la même batterie d’indicateurs sur une période de deux ans, car les données nécessaires n’existaient tout simplement pas. Avant 2015, par exemple, la série d’indicateurs de Doing Business portant sur le commerce transfrontalier évaluait entre autres la quantité de pièces justificatives nécessaires pour satisfaire aux contrôles douaniers. Ce type d’information n’étant plus inclus dans la série d’indicateurs, les données correspondantes ne sont plus recueillies.

L’avenir de l’agriculture en Afrique : les nouvelles technologies au cœur d’une disruption positive

Simeon Ehui's picture
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© Dasan Bobo/World Bank
© Dasan Bobo/Banque mondiale

L’agriculture revêt une importance capitale pour plusieurs grands objectifs de développement en Afrique. Ce secteur est d’abord un moteur de la création d’emplois : alors que l’exploitation de la terre et l’élevage contribuent déjà à eux seuls à environ 60 % des emplois en Afrique subsaharienne, la part des emplois dans l’ensemble du système agroalimentaire pourrait être bien plus élevée. En Éthiopie, au Malawi, au Mozambique, en Tanzanie, en Ouganda et en Zambie, le système alimentaire devrait être le secteur le plus pourvoyeur de nouveaux emplois entre 2010 et 2025. De plus, l’agriculture est un vecteur de croissance durable et solidaire, ainsi que le socle d’un système essentiel pour assurer une alimentation nutritive, sûre et accessible à tous. 

Obésité : s’appuyer sur l’agriculture pour lutter contre une forme de malnutrition en progression dans le monde entier

Aira Htenas's picture
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Alors que les journaux titrent sur la hausse alarmante de l’obésité, le rôle déterminant des systèmes agricoles et alimentaires dans cette épidémie fait toujours moins de doute.

En tant qu’économistes agricoles sensibles aux questions nutritionnelles, nous nous sommes attachées à mieux cerner la manière dont le secteur agroalimentaire contribue à ce problème de santé publique, mais aussi comment il peut faire partie intégrante de la solution. Les recherches conduites dans le cadre de notre récent rapport (a) dédié à ce sujet nous ont permis de mettre le doigt sur un certain nombre de facteurs.

Avant d’avancer nos conclusions, soulignons que la malnutrition constitue, pour la plupart des pays en développement, une forme de « double peine ». De fait, ils doivent supporter les coûts et les difficultés liés à l’excès pondéral tout en devant faire face à une sous-nutrition élevée, l’un et l’autre résultant souvent d’une carence en micronutriments. En d’autres termes, la malnutrition recouvre à la fois des situations de surnutrition, de sous-nutrition ou de déficit en micronutriments.
 

La génération qui mettra fin aux mutilations génitales féminines

Sandie Okoro's picture
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© UNFPA
© UNFPA

Pour des millions de filles et de femmes dans le monde, l’excision et les autres mutilations génitales féminines sont une réalité à laquelle elles se trouvent confrontées au quotidien — et quand une femme me confie qu’elle a été « coupée » ou parle des conséquences de cette pratique dans sa vie, cela ne m’étonne plus. Récemment, j’ai eu le privilège de discuter avec des victimes qui se battent désormais pour mettre fin à cette pratique en une génération, me rappelant qu’une seule personne peut faire la différence.

Pour la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, célébrée le 6 février, nous apportons notre soutien au mouvement #EndFGM. Cette campagne, initiée par des victimes, gagne du terrain partout dans le monde.

Les mutilations sexuelles sont une forme de violence qui touche au moins 200 millions de filles et de femmes dans le monde. Chaque jour, 6 000 filles et femmes environ vont subir ces pratiques, avec des séquelles durables et irréversibles.

Les mutilations génitales féminines sont inextricablement liées à la lutte contre l’extrême pauvreté : elles vont en général de pair avec un mariage précoce et forcé, et un niveau d’instruction inférieur à la moyenne ; les victimes ont plus de risques d’être issues d’un milieu défavorisé et de ne pas parvenir à s’en extraire. Au-delà des chiffres et des statistiques, des chercheurs ont démontré les conséquences de ces pratiques sur la santé sexuelle et le bien-être psychologique des femmes.

Innover pour irriguer : 19 projets pour accroître la production alimentaire sans assécher la planète

Brittany Scalise's picture
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Quand vous consommez un aliment, vous demandez-vous d’où il provient ? Comment il est passé du sol à votre assiette ? Qui sont les agriculteurs et les entrepreneurs qui l’ont cultivé et produit ? Curieusement, on se pose rarement ces questions.
 
Il faudrait pourtant y réfléchir davantage, et plus souvent. La population mondiale continuant d’augmenter, des innovations sont nécessaires pour accroître la production durable de denrées alimentaires sans assécher la planète. À l’heure où des phénomènes comme le changement climatique menacent les ressources en eau et leur sécurité, il est impératif d’agir.
 
C’est la raison pour laquelle s’est tenu le Forum international sur l’eau et l’alimentation (a) le 29 janvier 2018, dont l’une des sessions était consacrée aux nouvelles techniques d’irrigation. Cette « foire à l’innovation » a rassemblé 19 organisations qui innovent dans ce domaine pour soutenir des modes d’irrigation pilotés par les agriculteurs eux-mêmes.
 
Le 29 janvier 2018, la Banque mondiale a accueilli une Foire à l’innovation sur le thème « innover pour irriguer » dans le cadre du Forum international sur l’eau et l’alimentation (a)

En ouverture, Laura Tuck, vice-présidente de la Banque mondiale pour le développement durable, a salué « l’attention portée aux technologies qui favorisent le développement et l’intensification de l’irrigation choisie par les agriculteurs, tout en permettant de maîtriser le risque qui en découle pour la pérennité des ressources ».
 
Voici quelques-unes des innovations que l’on doit à des organisations parmi les plus créatives en matière d’irrigation :

Perspectives économiques de la région MENA en 5 graphiques : la reprise au rendez-vous en 2018

Lei Sandy Ye's picture
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Après le fort ralentissement observé en 2017, la croissance dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) devrait se redresser pour atteindre 3 % cette année. Les projections à moyen terme tablent sur une reprise progressive de l’activité économique dans la région, sous l’effet des réformes et de l’allégement des mesures d’ajustement budgétaire. Ces prévisions pourraient toutefois être revues à la baisse en raison d’un certain nombre de risques de détérioration : tensions géopolitiques et conflits, faiblesse des prix pétroliers et obstacles à l’avancée des réformes. Autant de risques qui ne sont qu’en partie compensés par la possibilité d’une croissance plus forte que prévu dans la zone euro.

Une chute de la croissance régionale en 2017, plombée par les pays pétroliers

La croissance dans la région MENA, qui avait atteint 5 % en 2016, est tombée à 1,8 % l’année dernière en raison du ralentissement observé dans l’ensemble des pays exportateurs de pétrole (qu’ils soient membres ou non du Conseil de coopération du Golfe). Un fléchissement qui s’explique notamment par la réduction de la production de pétrole et la persistance des tensions géopolitiques.

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