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Sierra Leone

11 contre Ebola : vous aussi, soyez de la partie !

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11 Against Ebola: 11 Players, 11 Messages, One Goal
11 joueurs, 11 messages de prévention pour combattre Ebola


Imaginez la scène lors de la Coupe du monde de football : une équipe entière est sur la touche, figée tandis que la formation adverse traverse tout le terrain et marque. Cette équipe, cela pourrait être nous, les citoyens du monde, si, dans ce match où se jouent la vie et la mort, nous abandonnions la victoire au virus Ebola au lieu de passer à l’action pour non seulement aider les malades mais aussi protéger les autres de l’épidémie.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, le bilan à la date du 9 novembre s’élève à 5 160 morts pour 14 098 cas d’Ebola confirmés, probables ou suspects recensés dans six pays, la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone totalisant le plus grand nombre de cas.

L’appel à l’aide des pays touchés par Ebola lors des Assemblées annuelles

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Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international, Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale, et Alpha Condé, président de la Guinée, lors de la réunion de haut niveau. © Simone D. McCourtie/Banque mondiale

Les dirigeants des trois pays d'Afrique de l'Ouest les plus touchés par la crise Ebola ont lancé un appel à l’aide lors d’une réunion de haut niveau qui s’est tenue jeudi à la veille des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du FMI.

« Nos concitoyens sont en train de mourir », a déclaré Ernest Bai Koroma. Le président de la Sierra Leone, qui s’exprimait par visioconférence, a souligné que cette crise touchait tous les aspects de la vie quotidienne et tous les secteurs économiques. Il a aussi rappelé que, depuis l’apparition de l’épidémie en Sierra Leone au mois d’avril dernier, 2 500 personnes ont été infectées et seules 530 ont survécu.

« Cette réunion est d’une importance capitale pour nous… Sans votre aide nous n’y arriverons pas », a-t-il plaidé.

La lutte contre le virus Ebola est une lutte contre les inégalités

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A woman walks by an Ebola awareness sign in Freetown, Liberia. © Tanya Bindra/UNICEF

La riposte mondiale a été insuffisante à ce jour, et il est affligeant de constater que nous avons reproduit les mêmes errements que par le passé.

Si nous n’arrêtons pas Ebola maintenant, l’infection continuera à se propager à d’autres pays, voire à d’autres continents, comme le laisse déjà présager le premier cas d’Ebola diagnostiqué la semaine dernière aux États-Unis. Cette pandémie révèle le coût mortel de l’inégalité d’accès aux services essentiels et les conséquences de notre incapacité à régler ce problème.

Ebola : « Stopper l'épidémie requiert plus de moyens »

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Le Groupe de la Banque mondiale mobilise 200 millions de dollars pour Ebola...



Pour la troisième fois seulement en soixante-six ans d'existence, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété une urgence mondiale de santé publique. Cette fois, c'est à cause de l'épidémie d'Ebola, qui sévit dans trois pays d'Afrique de l'Ouest : la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. Après l'épreuve traumatisante de ces derniers mois, les pouvoirs publics et les populations de ces trois pays cherchent désespérément des signes qui montrent qu'Ebola peut être stoppé dans son élan.

En qualité de médecins ayant une bonne connaissance aussi bien du continent africain que de la lutte contre les maladies infectieuses, nous sommes persuadés que le plan de lutte contre le virus Ebola, orchestré à la fois par les pays et l'OMS, permettra de contenir cette flambée épidémique et, en quelques mois, de l'éteindre.

Gardons également à l'esprit qu'il ne s'agit pas d'une crise africaine, mais davantage d'une crise humanitaire qui frappe une petite partie de l'Afrique. Cependant, pour y arriver, l'intervention d'urgence doit porter sur quatre volets clés.

Les pauvres, la Banque mondiale et les objectifs de développement pour l’après-2015

José Cuesta's picture
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Comme un air de changement

 
Voici 15 ans, la communauté internationale se fixait pour objectif de réduire de moitié le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté – adoptant à cet effet les objectifs du Millénaire pour le développement pratiquement à huis clos et pendant les fêtes de fin d’année.... Quelques années plus tard, la Banque mondiale publiait ses lignes directrices pour les stratégies de réduction de la pauvreté dans les pays pauvres très endettés. Là aussi, les décisions étaient prises à Washington en comité restreint.
 
Heureusement, les choses ont changé depuis.

Échos du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la fragilité et les ressources naturelles

Caroline Anstey's picture

Imaginez que vous dirigez un pays africain et que vous disposez d’un budget de 1,2 milliard de dollars pour l’année.

Imaginez que cette même année, un investisseur cède 51 % de sa part dans une gigantesque mine de fer de votre pays, pour 2,5 milliards de dollars — soit plus du double des ressources publiques.

Imaginez enfin que vous avez engagé un réexamen des permis d’exploitation accordés par les régimes précédents, sachant que l’investisseur en question avait obtenu le sien gratuitement.

Plaidoyer pour un partage des nouvelles richesses minérales de l’Afrique entre tous les Africains

Makhtar Diop's picture

Il semble qu’il ne se passe pas deux semaines en Afrique subsaharienne sans que de nouvelles découvertes de pétrole, de gaz naturel ou de minéraux ne fassent les gros titres, pays après pays. Lorsque le gisement de pétrole Jubilee au Ghana atteindra son pic de production en 2013, il produira 120 000 barils par jour. Les gisements du bassin du rift du Lac Albert en Ouganda ont le potentiel de produire des quantités encore plus grandes. Des milliards de dollars pourraient affluer chaque année vers le Mozambique et la Tanzanie grâce aux découvertes de gaz naturel. Et, en Sierra Leone, l’extraction du minerai de fer du Tonkolili pourrait faire bondir le PIB de 25 pour cent en 2012.

Mon plus grand espoir est que tous ceux qui vivent dans ces pays d’Afrique riches en ressources reçoivent une part de cette nouvelle richesse en pétrole et en minerai.