Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Îles Salomon

L’investissement public-privé pour combler le déficit d’infrastructures

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Des autobus du système TransMilenio près de la station Simon Bolivar à Bogotá, Colombie. © Dominic Chavez/Banque mondiale

Dans un contexte de croissance faible et de taux d’intérêt très bas, il est de plus en plus pertinent de développer les infrastructures. La construction d’infrastructures de qualité peut avoir un effet positif sur l’activité économique ainsi que sur l’emploi à court terme, et peut renforcer les capacités des pays ainsi que leur croissance potentielle à moyen terme. Elle contribue également à accroître les niveaux de confiance, un élément essentiel pour la stabilité macroéconomique.

Le secteur privé ne représente encore qu’une petite part de l’investissement total dans les infrastructures des marchés émergents, et ce malgré l’importance des opérateurs privés dans de nombreux pays, en particulier ceux où l’investissement public est limité par de fortes restrictions budgétaires.

Les Îles Salomon enfin connectées à la téléphonie mobile et à l’internet

Alison Ofotalau's picture
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Téléphonie mobile et internet dans les Îles Salomon

Désormais, 54 % des habitants des Îles Salomon ont accès aux télécommunications modernes.

Il y a quelques jours, j’ai reçu un message de mon fils de 10 ans m’invitant à devenir son ami sur Facebook : « Salut, maman, ça y est, j’y suis aussi. On peut être amis ? ». À la fois étonnée et inquiète, j’ai d’abord paniqué, sachant tout ce que les réseaux sociaux comportent de risques pour les très jeunes comme lui.

Finalement, nous nous sommes mis d’accord : jusqu’à ses 18 ans, son père pourra accéder à son compte Facebook pour surveiller son activité en ligne. Au premier message inconvenant, de sa part ou de la part d’un de ses contacts, on annule tout. À la réflexion, je pense que nous avons bien fait, puisque les réseaux sociaux peuvent aussi enrichir la vie des enfants.

Mon cas n’a rien d’unique et d’autres familles habitant les Îles Salomon vivent la même expérience. Tout a commencé le jour où la téléphonie mobile a pris son essor, avec l’ouverture du secteur des télécommunications à la concurrence. C’était il y a cinq ans. Le quotidien de l’îlien moyen en a été bouleversé. Avant, seuls les cadres d’entreprise et les hauts responsables publics possédaient un téléphone portable ou avaient accès à ce type de services. C’était un luxe que seuls les riches et les puissants pouvaient s’offrir — quand bien même la technologie existait sur l’archipel depuis la fin des années 1990. Du fait de la structure monopolistique du secteur à l’époque, ce service coûtait en effet affreusement cher et n’était accessible qu’à une fraction de la population (11 %, soit 65 000 personnes).