Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
Syndicate content

Afrique du Sud

La technologie peut améliorer la situation des pauvres, à condition d’accompagner cette révolution

Kristalina Georgieva's picture
Cette page en : English | Español | العربية
© Sarah Farhat/Banque mondiale

À chacun de mes voyages, je constate que la technologie améliore l’existence de millions de personnes marginalisées. Dans la plupart des cas, les changements sont à peine visibles, ils se produisent à petite échelle et d’une multitude de façons. La technologie aide, silencieusement, les habitants de zones reculées, les femmes et les jeunes à sortir de leur exclusion.

Et parce que ce phénomène est discret et passe inaperçu, j’ose espérer que nous ne sommes qu’au début d’une révolution lente et néanmoins profonde. Voici les raisons de mon optimisme.

Vers une économie interconnectée et inclusive

Jim Yong Kim's picture
Cette page en : English | 中文 | العربية | Español


L'automatisation ou robotisation éveille notre imagination, mais simultanément notre inquiétude grandit quant au très grand nombre d’emplois qui seraient menacés de disparition rapide.

Les technologies disruptives peuvent aussi générer de nouvelles formes d’emplois, comme en témoigne la version provisoire de l’édition 2019 du Rapport sur le développement dans le monde. La publication en préparation, intitulée The Changing Nature of Work, souligne que la robotisation a entraîné plus de créations que de suppressions d’emplois au XXe siècle. Cette capacité de la technologie à radicalement bouleverser nos modes de vie, de travail et d’organisation est au cœur des questionnements du Groupe de la Banque mondiale : comment faire évoluer les compétences et les savoirs d’aujourd’hui pour créer les emplois de demain ?

La lutte contre la tuberculose a besoin de leadership, de grandes orientations, de financements et d’innovation

Ronald Upenyu Mutasa's picture
Cette page en : English | Español 
 
Une application mobile d’e-santé présentée par une bénévole locale.

Lors du récent sommet de Delhi sur l’éradication de la tuberculose, un survivant de la maladie est venu sur scène partager son histoire. Sudeshwar Singh a raconté la douleur physique mais aussi le rejet social et la peur de la contagion. Et comment cette stigmatisation, endurée aussi par sa famille, avait peu à peu miné sa combativité. Le témoignage de cet homme de 40 ans s’est cependant conclu sur sa victoire contre la maladie et une note d’optimisme dans le combat contre ce fléau. Car, son traitement terminé, l’ancien malade est devenu un militant actif de la lutte contre la tuberculose auprès de ses concitoyens du Bihar.

Cette histoire est l’un des nombreux exemples de ce qui, aujourd’hui, nous rend optimistes quant aux efforts engagés dans le monde pour vaincre l’épidémie. De fait, il y a tout juste un an, à l’occasion déjà de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, nous avions traité de ce combat séparément dans deux billets publiés depuis New Delhi pour l’un, et Washington (a) pour l’autre. Même si de nombreuses difficultés subsistent aujourd’hui et qu’il reste encore beaucoup à faire, nous percevions une énergie nouvelle dans la volonté d’agir contre la tuberculose. Pourtant, quelques années plus tôt, quand l’épidémie avait commencé à se propager et à se complexifier pour devenir, devant le VIH/sida, la première cause de mortalité par maladie transmissible, les motifs d’optimisme étaient bien maigres.   
 
Reste que la tuberculose constitue un problème majeur de santé publique, mais aussi de développement, sachant qu’elle touche de manière disproportionnée les jeunes adultes économiquement actifs. Rien que pour l’année 2016, à l’échelle de la planète, 10,4 millions de personnes ont contracté la maladie et 1,7 million (dont 374 000 co-infectées par le VIH) en sont mortes. À ces chiffres, il faut ajouter le nombre toujours trop élevé de malades non diagnostiqués et non déclarés. 

Pour les milliards de personnes privées de droits fonciers, la révolution technologique est porteuse d’espoir

Klaus Deininger's picture
Egalement disponible en : English |​ Español  | العربية ​

Urbanisation galopante, changement climatique, résilience aux catastrophes naturelles, inclusion sociale… L’équation du développement se complexifie toujours plus et nombre de ses enjeux sont étroitement liés au foncier et à son utilisation. Les solutions qui nous permettront de relever ces défis et de faire en sorte que les individus et les communautés soient en mesure de jouir pleinement de leurs terres passent par un préalable : l’identification cohérente, fiable et accessible des droits fonciers.

En dépit des progrès réalisés ces dernières décennies, les registres fonciers demeurent compartimentés et lacunaires dans de nombreux pays en développement. Moins de la moitié des pays dans le monde (et à peine 13 % des pays d’Afrique) ont enregistré ou cadastré les biens fonciers privés de leur capitale ; au-delà de cet espace, la proportion est encore moindre. Par ailleurs, la terre publique ne donne souvent lieu à aucun enregistrement. Moins d’un tiers des pays — et deux pays africains seulement (le Rwanda et l’Afrique du Sud) — ont des registres numériques qui sont la clé d’une gestion territoriale plus efficace et indispensable pour faire face à un rythme d’urbanisation sans précédent et aux enjeux environnementaux. L’absence généralisée de formalisation est tout particulièrement susceptible d’exposer les femmes et d’autres populations vulnérables à l’insécurité et à la privation de leurs droits.

Quand l’éducation par le divertissement change notre conception du développement

Arianna Legovini's picture
Cette page en : English | العربية | Español
 ​

Améliorer le bien-être de tous ne se résume pas à proposer des services. Cela suppose aussi que chacun s’investisse activement au développement, en exigeant des services et des produits utiles au quotidien et en adoptant des réflexes propres à améliorer son existence. La prévention en matière de santé en est une bonne illustration.

En 2009, dans le cadre de notre atelier sur l’évaluation des résultats obtenus dans la lutte contre le sida organisé en Afrique du Sud, dans la ville du Cap, j’ai suivi l’intervention de Nancy Padian. Cette chercheuse en médecine au Women’s Global Health Imperative (a) a passé au crible les conclusions d’essais randomisés contrôlés testant l’efficacité des campagnes de prévention du VIH.

L’étude (a) présentée expliquait qu’une trentaine de ces campagnes avaient échoué à modifier le comportement sexuel et à faire baisser l’incidence du VIH.
Ce travail nous a donné à réfléchir : il faisait ressortir l’inefficacité de campagnes de communication qui ne parvenaient ni à changer les comportements ni à enrayer l’épidémie du VIH.
Un examen plus approfondi a mis en évidence une communication privée de trames narratives inspirantes et reposant sur des supports désuets et sans intérêt (panneaux d’affichage, dépliants, etc.).

Nous nous sommes alors posé la question de savoir si nous pouvions faire autrement.

Et si… nous pouvions aider les villes à mieux planifier un avenir décarboné ?

Stephen Hammer's picture

Disponible également en : EnglishChinese

Outil CURB Action climatique pour un développement urbain durable

Si le changement climatique était un puzzle, les villes seraient une pièce centrale du jeu. Ce constat a été corroboré par plus de 100 pays qui, dans leurs plans nationaux d’action climatique (les fameux engagements de contributions nationales ou INDC) soumis à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) en 2015, ont fait des villes un pilier majeur de leurs stratégies de réduction des émissions de gaz à effets de serre (GES).

Depuis la signature de l’accord de Paris, ils s’emploient à passer à la vitesse supérieure afin de traduire en mesures concrètes ces plans d’action. Dans ce contexte, on peut imaginer combien il serait utile de disposer d’une solution efficace et rentable qui aide les villes du monde entier, dans les pays développés comme dans les pays en développement, à s’engager sur une trajectoire de croissance sobre en carbone.

Mobiliser les ressources nationales en faveur de la couverture santé universelle

Ngozi Okonjo-Iweala's picture
Cette page en : Español
Egalement disponible en : English
Mujer y bebé en hospital aplicando vacuna
Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale

En septembre 2015, le monde entier s’est engagé à atteindre 17 objectifs et 169 cibles de développement. Outre l’éradication de la pauvreté, le programme d’action pour un développement durable englobe des questions sociales et environnementales. Des économistes ont estimé que le coût de réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) s’élèverait à plusieurs milliers de milliards de dollars. Les pays, les bailleurs de fonds, les fondations et le secteur privé sont ainsi sollicités pour financer des actions destinées à améliorer la planète dans son ensemble, mais aussi notre santé, l’éducation, la qualité de vie, etc. En résumé, tout ce qui est essentiel à un véritable développement durable. 
 
Cependant, la crise économique mondiale, l’accroissement des migrations et du nombre de réfugiés ont affecté le contexte de l’aide. La question de la mobilisation des ressources nationales s’est ainsi invitée dans de nombreuses réunions internationales et a fait l’objet de multiples discours sur des sujets tels que la santé, l’éducation, l’assainissement, les infrastructures, le changement climatique, etc. Je suis moi-même partisane de la mobilisation des ressources nationales : j’ai été parmi les premiers ministres des Finances à alerter les pays les moins avancés sur le fait que nous devons progresser dans ce domaine, car nous ne disposerons pas du volume de ressources externes nécessaires pour atteindre les ODD. J’avoue toutefois être un peu préoccupée car, dans un contexte de raréfaction des moyens, la mobilisation des ressources nationales est devenue le nouveau mot d’ordre de la communauté du développement. Pourtant, même si les ressources nationales augmentent, chaque acteur doit apporter une attention toute particulière à la justification du choix de ses priorités.

Sécurité sanitaire des aliments : assurer la pérennité d’un partenariat vital

Juergen Voegele's picture
Cette page en : English | العربية | Español | 中文
Photo by John Hogg / World BankCette semaine, le Partenariat mondial pour la sécurité sanitaire des aliments tient sa troisième assemblée annuelle (a) au Cap (Afrique du Sud). Cette manifestation, qui se déroule juste avant les fêtes de fin d’année, nous renvoie à une réalité négligée et pourtant importante.Les produits alimentaires dangereux font payer un lourd tribut aux populations et aux économies et sont à l’origine de pas moins de 200 maladies. Mû par la conviction que la qualité des aliments n’est pas un luxe et que la disponibilité des denrées alimentaires n’est pas une garantie de leur innocuité, le Groupe de la Banque mondiale rassemble progressivement des éléments sur l’impact disproportionné que la consommation de denrées douteuses peut avoir sur la vie et les moyens d’existence des pauvres. La prise de conscience grandissante de l’importance de la sécurité sanitaire des aliments s’explique par les crises qui ont secoué de nombreux pays ces dernières années. Aucun pays, qu’il soit industrialisé ou en développement, petit ou grand, n’échappe aux problèmes de salubrité des aliments.

Donner des moyens d'agir aux nouvelles générations

Paula Caballero's picture
Cette page en : English | العربية | Español | 中文
Vue aérienne de la forêt amazonienne près de Manaus, Brésil. Photo by CIAT via CIFOR Flickr
Lorsque je pense à la vitesse à laquelle les ressources s'épuisent, les sols s'érodent et les ressources halieutiques diminuent, ou encore à l'impact du changement climatique sur pratiquement tous les écosystèmes, j’y vois une détérioration lente mais inexorable du monde physique tel que nous le connaissons. ​Cette réalité nous apparaît comme la nouvelle normalité : un phénomène lent qui nous endort, nous conduit à la passivité. Nous acceptons de voir notre monde perdre sa richesse et sa diversité.

Au cours de ma vie, j'ai vu des eaux qui grouillaient de poissons multicolores se dépeupler comme de grands aquariums vides. J'ai vu les rues de Bogota, ma ville natale, perdre des milliers d'arbres en l'espace de quelques années.

​Il y a là largement de quoi être démoralisé. Mais l'espoir est aussi permis, comme nous le rappelle le Congrès mondial des parcs naturels qui réunit cette semaine des spécialistes des zones protégées, des écologistes et des décideurs du monde entier à Sydney, en Australie.

2014, l’année des ajustements

Otaviano Canuto's picture
Cette page en : 中文 | Español

L’économie mondiale semble partie pour afficher de meilleurs résultats en 2014. Les principaux indicateurs dans les grands pôles de croissance sont orientés à la hausse – ou du moins se sont stabilisés. Mais pour que cette évolution se traduise dans les faits, les décideurs vont devoir prouver leurs capacités à adapter leurs réponses à des défis bien spécifiques.

Pages