Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Espagne

Quand la faiblesse du capital humain freine les gains de productivité : l’exemple de la Turquie et du Pérou

Ximena Del Carpio's picture



Si l’on compare souvent des pays de même niveau de revenu, il est plus rare d’étudier deux pays distants l’un de l’autre géographiquement et que rien ne réunit, du moins en apparence. Pourtant, la Turquie et le Pérou ont beaucoup en commun : ces deux pays à revenu intermédiaire sont les locomotives économiques de leurs régions respectives depuis plusieurs années ; ils aspirent l’un et l’autre à accéder au statut d’économies à revenu élevé dans les dix ans à venir ; et ils dépendent l’un comme l’autre du commerce. Ils ont aussi beaucoup à perdre s’ils ne parviennent pas à introduire les changements structurels — dans l’éducation et la formation et, plus généralement, dans l’économie — indispensables pour faire en sorte que la croissance économique soit tirée par des gains de productivité. Lima et Ankara reconnaissent leur retard important par rapport aux leaders de la productivité dans le monde, et ont conscience que leur population, en plein essor, n’est pas suffisamment bien équipée pour répondre aux attentes du marché du travail. Face à de tels enjeux (identiques), les deux pays ont pour principal objectif de développement de rehausser leur niveau de productivité pour garantir une croissance continue et durable.

FAQ : Avec son Projet sur le capital humain, la Banque mondiale veut accélérer les progrès et améliorer les résultats

Michael Igoe's picture
Annette Dixon, vice-présidente la Banque mondiale pour le développement humain, lors d’une visite réalisée en 2016 sur le site du Projet de centre d’accueil multifonctionnel du district de Barisal, au Bangladesh, alors qu’elle était vice-présidente de la Banque mondiale pour l’Asie du Sud. Photo : Dominic Chavez/Banque mondiale/CC BY-NC-ND

Initialement publié sur Devex en anglais

La santé, l’éducation et la protection sociale ne sont pas des domaines d’expertise nouveaux pour la Banque mondiale, mais la nécessité pour les gouvernements de s’attacher à obtenir des résultats de meilleure qualité en la matière n’a sans doute jamais été aussi forte.

À l’occasion des Assemblées annuelles de la Banque mondiale qui se tiendront en octobre à Bali (Indonésie), l’institution dévoilera un nouvel indice de mesure du capital humain qui permettra de classer les pays en fonction des résultats de leurs investissements dans la santé, l’éducation et les services sociaux. Si cet indice est un aspect particulièrement visible — et potentiellement source de controverse — du travail de la Banque mondiale sur ces questions, ce n’est que l’un des éléments d’un portefeuille d’activités bien plus vaste en lien avec le capital humain que l’institution met de plus en plus en avant.

Une nouvelle publication qui démystifie les technologies d’identification numérique

Luda Bujoreanu's picture
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Alors que plus de 1,1 milliard d’individus dans le monde ne possèdent pas de document officiel d’identité, on assiste aujourd’hui à la maturation rapide d’un grand nombre de technologies qui, du fait de leur coût de plus en plus abordable, pourraient permettre aux pays de sauter l’étape des « papiers » d’identité pour accéder directement à l’ère du numérique. Mais cette profusion de solutions technologiques n’est pas sans inconvénient : il devient difficile de rester au fait de l’évolution des diverses technologies disponibles. C’est pourquoi le Groupe de la Banque mondiale vient de publier un nouveau rapport offrant un panorama des tendances actuelles et émergentes en matière d’identité numérique.

Face au foisonnement d’informations disponibles, le nouveau rapport dresse un tableau synthétique des technologies d’identification numérique, bien établies ou émergentes, pour permettre au lecteur de mieux comprendre leurs modalités de fonctionnement et d’identifier les choix les plus appropriés à chaque stade du processus. Les auteurs présentent aussi les principales difficultés que chaque technologie est en mesure ou non de résoudre, et les tendances essentielles à connaître.

Améliorer les transports malgré le manque de données sur les risques climatiques et les risques de catastrophes

Frederico Pedroso's picture
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                      Photo: Beccacantpark/Flickr

Les acteurs du développement déplorent souvent l’absence de données de bonne qualité dans les régions exposées à des catastrophes naturelles, ce qui rend difficiles l’élaboration de modèles quantitatifs et les analyses détaillées permettant d’évaluer la faisabilité d’un projet.
 
Mais la situation est en train de changer : aujourd’hui, grâce au progrès technologique, les pouvoirs publics et les organisations de développement disposent de nouveaux moyens pour remédier à la pénurie de données. Au Belize, par exemple, la Banque mondiale et les autorités nationales ont conçu ensemble une approche innovante qui, en combinant créativité, expérience pratique et collecte de données stratégiques, permet d’investir dans une infrastructure routière climato-résiliente.
 
Au Belize, le sous-développement de l’infrastructure, surtout dans le secteur des transports, est l’un des principaux obstacles à l’atténuation des risques de catastrophes et à la croissance économique. Le réseau routier est particulièrement vulnérable car il est exposé à des aléas naturels (principalement à des risques d’inondation) et il n’existe pas de voies de circulation alternatives : si des routes sont coupées à la suite d’intempéries, la population ne peut plus se déplacer et toute l’économie du pays est gravement perturbée.

Accès au financement : combler le retard des femmes

Jim Yong Kim's picture
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« Les femmes portent la moitié du ciel », estimait Mao Zedong. Pensez aux femmes autour de vous — mères, épouses, filles, sœurs, tantes et grand-mères — et vous lui donnerez raison. Mais le monde des affaires n’a pas encore intégré cette réalité, ce qui pénalise la société tout entière.

Cela tient notamment aux problèmes d’accès au capital. À l’échelle mondiale, plus de 30 % des entreprises officiellement enregistrées appartiennent à des femmes. Pourtant, 70 % des petites et moyennes entreprises (PME) féminines dans les pays en développement sont soit exclues du système financier formel, soit dans l’impossibilité d’obtenir les fonds dont elles ont besoin.

Alors qu’en 2014, 65 % des hommes avaient un compte en banque, seules 58 % des femmes étaient dans ce cas. Cet écart, de 7 points de pourcentage, se creuse même à 9 points dans les pays en développement.

Tous les éléments disponibles attestent pourtant des incroyables retombées positives de la participation des femmes à la vie économique pour les familles, les communautés et les pays. Le simple fait de donner aux femmes les mêmes opportunités professionnelles que les hommes pourrait entraîner un gain de croissance allant jusqu’à 34 %. Sans oublier qu’en multipliant les entreprises détenues par des femmes, on multiplie aussi les sources d’emplois. Dès lors, l’objectif visant à mettre fin à l’extrême pauvreté serait atteint beaucoup plus rapidement.

Ne laisser personne pour compte : 1,1 milliard de personnes sans titre d’identité

Vyjayanti T Desai's picture
Photo : Daniel Silva Yoshisato.

On estime que 1,1 milliard de personnes dans le monde ne peuvent pas prouver officiellement leur identité , selon l’édition 2017 de la série de données ID4D (Identification for Development) de la Banque mondiale.

Avoir un titre d’identité est capital

Comment justifier de son identité dans la vie quotidienne ? Imaginez que vous essayiez d’ouvrir votre premier compte bancaire, de faire valoir vos droits à l’assurance maladie ou de vous inscrire à l’université, mais que vous n’ayez pas de titre d’identité : vous constaterez que votre qualité de vie et vos opportunités seront extrêmement limitées… Avoir une pièce d’identité officielle est un élément capital : c’est le sésame pour accéder à de nombreux droits, mais aussi à des services essentiels (santé, éducation, finance…). Selon les toutes dernières estimations du Groupe de la Banque mondiale, ce problème touche environ 1,1 milliard de personnes à l’échelle planétaire. 

Répondre aux besoins de financement à long terme grâce aux marchés financiers locaux

Ceyla Pazarbasioglu's picture
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La finance alimente la croissance et le développement économiques. Mais les sources traditionnelles de financement — finances publiques, aide au développement ou emprunts bancaires — ne suffiront évidemment pas pour concrétiser les Objectifs de développement durable.

Semaine du climat : ne perdons pas de vue l’essentiel

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Composition photo: Curt Carnemark /Arne Hoel / La Banque mondiale.

Alors que se déroule à New York la Semaine du climat (a), le moment est propice à quelques rappels de faits récents.
 
La planète a encore battu des records de températures : selon la NASA (a), le mois d’août dernier a été le plus chaud de l’histoire. Et ce n’est pas tout : juillet a été le mois le plus chaud jamais enregistré. Nous ne sommes pas face à une anomalie : 15 des 16 années les plus chaudes depuis 1880 ont été enregistrées au cours de notre siècle.
 

L’« innovation ouverte » : comment introduire cette nouvelle approche dans les municipalités

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Ciudad sustentableLes responsables municipaux sont confrontés à des problèmes de plus en plus complexes. Avec l’urbanisation galopante, les villes font face à une demande de services accrue de la part d'une population à la fois plus nombreuse et plus dense. D'un autre côté, elles subissent les effets de la transformation rapide de l’économie mondiale et ont du mal à s’adapter à ces changements, ce qui conduit souvent à des phénomènes de dépression économique et d’exode.

L’extrémisme violent : cinq faits à connaître

Alys Willman's picture
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Disponible également en : English

Crédits photo : www.weforum.org
Crédits photo : www.weforum.org

Les menaces liées à l’extrémisme violent étaient au cœur des discussions organisées dans le cadre du Forum sur la fragilité (a), ce mois-ci. Les attaques terroristes et l’exploitation qui en est faite par les groupes extrémistes ne sont en aucun cas circonscrites aux situations fragiles, mais elles touchent de manière disproportionnée ces zones. Pour prévenir la perpétuation de ces violences, c’est là que nos efforts doivent porter en priorité.

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