Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
Syndicate content

République arabe syrienne

La technologie peut améliorer la situation des pauvres, à condition d’accompagner cette révolution

Kristalina Georgieva's picture
Cette page en : English | Español | العربية
© Sarah Farhat/Banque mondiale

À chacun de mes voyages, je constate que la technologie améliore l’existence de millions de personnes marginalisées. Dans la plupart des cas, les changements sont à peine visibles, ils se produisent à petite échelle et d’une multitude de façons. La technologie aide, silencieusement, les habitants de zones reculées, les femmes et les jeunes à sortir de leur exclusion.

Et parce que ce phénomène est discret et passe inaperçu, j’ose espérer que nous ne sommes qu’au début d’une révolution lente et néanmoins profonde. Voici les raisons de mon optimisme.

Exposition Déracinés à la Banque mondiale : des artistes livrent leur regard et leur vécu sur les migrations forcées

Juliana J Biondo's picture
Cette page en : English
Installation shot of Unpacked, a mixed media sculpture by Mohammad Hafez and Ahmed Badr. © Bassam Sebti/World Bank
Installation de la série Unpacked, de Mohammad Hafez et Ahmed Badr. © Bassam Sebti/Banque mondiale

Face à la crise migratoire en cours, le Groupe de la Banque mondiale s’attache à intensifier son soutien (a) aux réfugiés, aux personnes déplacées et aux habitants de leurs pays d’accueil. Dans ce contexte, le Programme artistique de la Banque mondiale a organisé une exposition intitulée Déracinés : résilience chez les populations réfugiées et déplacées et les populations d’accueil, afin de proposer un autre regard sur la situation. La manifestation a mis à l’honneur l’expression créative d’artistes concernés par cette crise ou eux-mêmes anciens réfugiés.

Artist Marina Jaber from Iraq. © Bassam Sebti/World Bank
L'artiste Marina Jaber d'Iraq. 

Bangladesh, Pakistan, Colombie, Liban, Iraq, Syrie, Jordanie, République centrafricaine, Burundi ou encore Guinée : l’exposition Déracinés a présenté les œuvres visuelles (a) d’une trentaine d’artistes originaires d’un grand nombre de pays et donné lieu à des performances musicales (a). Autant de productions artistiques qui interrogent le transitoire et ses conséquences sur des destins individuels et collectifs. 

La construction d’un abri évoquant les baraquements d’un camp de réfugiés comme celui d’Azraq, en Jordanie, a été l’un des points d’orgue de l’exposition. Différents artistes ont été invités à recouvrir de leurs peintures chacune des parois du préfabriqué : Suhaib Attar (a), un artiste originaire de Jordanie et fils de réfugiés palestiniens ; Marina Jaber, originaire d’Iraq, un pays qui compte des millions de personnes déplacées ; Diala Brisly, refugiée syrienne, et Didier Kassai, originaire de la République centrafricaine, autre pays où la violence et la guerre ont obligé des milliers d’habitants à quitter leur foyer. 

Joignons nos forces pour éviter les conflits et protéger les populations les plus vulnérables

Franck Bousquet's picture
Cette page en : English | العربية | Español
Des participants de 90 pays et de 400 organisations se sont joints au Forum sur la fragilité 2018 afin d'explorer les approches de développement, d'aide humanitaire et de sécurité afin de promouvoir la paix et la stabilité dans le monde. © Banque mondiale


En Syrie, au Myanmar, au Yémen ou encore au Soudan du Sud, des centaines de milliers de personnes perdent leur vie, leur dignité ou leurs moyens de subsistance. La lutte contre la pauvreté passera obligatoirement par la promotion de la stabilité, de la prospérité et de la paix dans ces régions dévastées par les crises et les conflits. Et ce, d’autant plus que d’ici 2030, plus de la moitié des pauvres vivront, selon les prévisions, dans des pays en situation de fragilité.

La semaine dernière, les représentants de plusieurs États et organisations internationales se sont réunis pour l’édition 2018 du Forum sur la fragilité, organisé par la Banque mondiale : un grand pas en avant pour la communauté internationale. En effet, grâce aux témoignages directs des principaux concernés, nous avons affiné notre compréhension des enjeux de la fragilité et réfléchi, ensemble, à ce qu’il est impératif de mettre en place pour y faire face.

Nous avons compris, au travers de l’éclairage apporté par les intervenants du Forum que, pour désamorcer des situations de crises, nous devions intensifier nos interventions en faveur des économies de ces pays avant qu’ils ne basculent dans le conflit. Quatre axes d’action urgente ont notamment été identifiés.

Villes-refuge : une perspective urbaine face au problème des déplacements forcés

Axel Baeumler's picture
Villes-refuge
Photo : Mohamed Azakir / Banque mondiale


Le nombre de réfugiés et de déplacés dans le monde a atteint un record sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale, en raison notamment du conflit en Syrie, où plus de la moitié des habitants ont été contraints de quitter leur foyer.

Pour beaucoup d’entre nous, la crise syrienne évoque des images de familles bloquées aux frontières de l’Europe et de gigantesques camps humanitaires. Or, en réalité, ceux qui fuient la violence ont majoritairement trouvé refuge dans des villes en Syrie et dans les pays voisins, en quête de sécurité, de meilleurs services et d’emplois.

La concentration de ces populations dans les zones urbaines, et non plus dans des camps, oblige à réfléchir aux meilleurs moyens de faire face au défi des déplacements forcés. Le problème ne se limite pas à la Syrie : il concerne nombre de pays touchés par un conflit au Moyen-Orient et ailleurs.

Un projet qui redonne le sourire aux petits réfugiés syriens d’Istanbul

Qiyang Xu's picture
Cette page en : English | العربية | Español
© Banque mondiale

Rien n’est plus gratifiant que de faire sourire un enfant. Tout particulièrement s’il a connu la guerre.
 
La photo d’Aylan Kurdi, petit Syrien de trois ans échoué sur une plage de Turquie, a fait le tour du Net. Elle nous a sidérées et nous a poussées à agir. Parce que cet enfant n’avait pas eu la chance d’atteindre vivant des terres plus clémentes, nous avons décidé d’aider les jeunes réfugiés à s’adapter à une nouvelle vie.
 
C’est dans cet esprit que nous nous sommes associées à l’organisation turque à but non lucratif Small Projects Istanbul (SPI) (a), dans le cadre du Fonds d’innovation pour la jeunesse de la Banque mondiale (YIF). Nous allions aider des enfants syriens à trouver un peu de bonheur et de joie en Turquie, après avoir quitté leur pays déchiré par la guerre.
 
Le Fonds YIF offre la possibilité à de jeunes employés du Groupe de la Banque mondiale de penser, réaliser et évaluer des projets axés sur l’innovation, l’efficacité et l’impact sur le développement. Notre idée était d’entreprendre un programme d’initiation à la langue turque, de parrainage et de soutien psychologique. Il s’agissait d’accompagner une vingtaine d’enfants exilés pour qu’ils puissent s’intégrer dans la société turque, développer une confiance en soi et avoir accès à l’éducation.
 
Notre proposition a été sélectionnée à l’issue d’un concours de projets. C’est ainsi que l’aventure a commencé...

Grâce au sport, un champion de lutte syrien vient en aide à de jeunes réfugiés

Lina Zdruli's picture
Cette page en : English | Español 


Amir Awaad rêvait d’or. Ce champion de lutte syrien sacré à 18 reprises s’était entraîné toute sa vie pour représenter son pays aux Jeux olympiques. Son rêve s’est envolé quand il a dû lutter hors de l’arène, pour sa vie. Un an après le déclenchement de la guerre en Syrie, il a fui en Égypte avec son épouse et ses trois enfants en bas âge. Ils sont désormais installés à Alexandrie, où Amir a fondé l’Académie syrienne du sport en 2016. Cette structure, qui réunit des jeunes réfugiés et des demandeurs d’asile de 12 pays différents, leur apporte un soutien psychosocial afin qu’ils surmontent les traumatismes qu’ils ont subis dans leur pays. Sa méthode ? Une formation intense et proactive aux sports de contact et de ballon.

La réalité virtuelle, un outil de sensibilisation aux défis du développement

Bassam Sebti's picture
Cette page en : English | العربية | Español
La réalité virtuelle devient un outil de sensibilisation pour la Banque mondiale


Grâce à un film de réalité virtuelle produit par la Banque mondiale pour montrer la détresse des réfugiés et des communautés d’accueil, j’ai pu « pénétrer » dans l’abri de fortune d'une famille syrienne, à Beyrouth (Liban).
 
Nombreux sont ceux qui estiment que la réalité virtuelle risque de nous faire oublier le monde réel, celui dans lequel nous vivons — mais je ne suis pas de cet avis. Elle nous permet au contraire de toucher du doigt la condition humaine. Elle nous offre des solutions inédites pour comprendre et communiquer les uns avec les autres. Ce faisant, elle nous donne la possibilité de tendre la main à ceux qui en ont besoin !
 
Et c’est bien évidemment pour ces raisons que des organisations de développement comme la Banque mondiale produisent désormais des vidéos de réalité virtuelle au format 360°. Leur intérêt ? Une capacité étonnante à susciter la sympathie du spectateur.

Du canot pneumatique à l’épreuve de natation à Rio : une histoire de résilience

Bassam Sebti's picture
Cette page en : English | العربية | Español
Photo : HCR
Photo : HCR


Par une glaciale journée d’octobre 2015, Rami Anis, 24 ans, embarque à bord d’un canot pneumatique sur la mer Égée. Il quitte la Turquie à destination de l’Europe, dans l’espoir d’une vie meilleure, loin de la guerre et des difficultés.

En regardant les autres personnes sur le bateau, il est horrifié : il y a des enfants, des hommes et des femmes. Bien qu’étant un nageur professionnel, il est obsédé par l’idée qu’ils puissent ne jamais arriver à bon port.

« Avec la mer, on ne plaisante pas », affirme le réfugié syrien.

Mais le 11 août, Rami n’aura pas peur de se jeter à l’eau, car c’est aux Jeux olympiques qu’il va nager. Au terme d’un voyage éprouvant, il a réussi à atteindre la Belgique. Parti d’Istanbul, il s’est rendu à Izmir, puis en Grèce, avant de démarrer un périple à travers la Macédoine, la Serbie, la Croatie, la Hongrie, l’Autriche, l’Allemagne et enfin la Belgique.

Rami participera aux Jeux olympiques 2016 à Rio de Janeiro en tant que membre de l’équipe d’athlètes réfugiés — la première en son genre — et défilera à la cérémonie d’ouverture avec le drapeau olympique, juste devant le Brésil, pays hôte de la compétition.

La crise des réfugiés exige une réponse humanitaire et de long terme

Jim Yong Kim's picture
Denham et sa famille vivent sous cette tente dans un camp de réfugiés depuis quatre ans. © Dominic Chavez/Banque mondiale


Les plus grands périls ne s’arrêtent pas aux frontières. La crise actuelle des réfugiés le démontre clairement, par son ampleur inédite et ses retentissements sur des individus et des régions très éloignés des lieux touchés par la guerre civile, la fragilité et le conflit. Le référendum qui vient de consacrer le divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne témoigne, pour partie, de la portée déstabilisante des déplacements forcés.

L’exode de 65 millions de personnes à cause des conflits : un défi pour les acteurs du développement

Xavier Devictor's picture
Cette page en : العربية | Español

Également disponible en : English

Le rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) consacré aux tendances mondiales des déplacements forcés en 2015 (a) a fait l’actualité cette semaine. Année après année, le nombre de personnes déplacées de force ne cesse d’augmenter, atteignant aujourd’hui, d’après les estimations, 65 millions à travers le monde. 

65 millions. C’est un peu plus que le nombre d’habitants du Royaume-Uni. Et c’est à l’évidence un problème de développement, car les personnes déplacées font partie des populations pauvres les plus vulnérables. Leur présence transforme aussi l’environnement dans lequel les pays d’accueil et leurs habitants s’efforcent de lutter contre la pauvreté.  
 
Des réfugiés syriens dans le village de Zouq Bhanin (Liban).
Des réfugiés syriens dans le village de Zouq Bhanin (Liban).
Ces statistiques dissimulent une souffrance humaine immense. L’histoire de chaque réfugié est bouleversante. Et lorsqu’elle est multipliée par 65 millions, cela devient une tragédie mondiale.  

Mais qui sont précisément ces 65 millions de personnes ? Ce total masque de fortes disparités entre au moins trois catégories distinctes.

Quelque 20 millions de réfugiés et de demandeurs d’asile sont sous mandat du HCR. Ils ont franchi une frontière internationale pour échapper à la violence et à la persécution. Souvent livrés à eux-mêmes, ils ont peu de droits et leur avenir est incertain. La plupart sont les victimes d’une poignée de conflits qui ne datent pas d’hier : Syrie, Afghanistan, Somalie, Soudan, Soudan du Sud...

On dénombre par ailleurs 5 millions de réfugiés palestiniens. Ils répondent à une définition spécifique, et ils conserveront probablement ce statut tant que la question palestinienne ne sera pas résolue, même s’ils obtiennent la nationalité d’un pays tiers. Leur nombre augmentera avec la croissance démographique.

Pages