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Trinité-et-Tobago

Les « méga-fermes » parviendront-elles à résoudre l’insécurité alimentaire dans le monde ? Dix questions pour décrypter les enjeux

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Participez au tchat sur Twitter pour discuter des prix alimentaires mondiaux, le 4 décembre à 16h00, heure de Paris, Tunis et Kinshasa (soit 10h00, heure de Washington). Suivez le compte @banquemondiale et posez vos questions à l'avance en utilisant le hashtag #prixdesaliments

Des ouvriers agricoles dans un champ de framboises en Argentine. © Nahuel Berger/Banque mondiale

Aujourd’hui, 842 millions d’êtres humains souffrent de la faim dans le monde. En 2050, la population mondiale devrait atteindre 9 milliards d’habitants. La demande de produits vivriers est donc condamnée à augmenter et, avec elle, la productivité agricole. D’où proviendront ces gains de productivité ? Pendant des décennies, les experts ont jugé que l’agriculture familiale à petite échelle était plus productive que des exploitations de grande taille et mieux à même de réduire la pauvreté. Aujourd’hui, les tenants de l’agriculture à grande échelle mettent en avant ses avantages — possibilité de lever des investissements colossaux, mobilisation de technologies innovantes et énorme potentiel exportateur — quand ses détracteurs alertent sur ses effets néfastes pour l’environnement, la santé animale et la situation économique et sociale, surtout dans les pays aux institutions fragiles. Les conditions souvent scandaleuses de l’« accaparement des terres » et ses conséquences sociales redoutables sont parfaitement attestées, surtout dans les pays connaissant une insécurité alimentaire grave.