Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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États-Unis

Semaine du climat : ne perdons pas de vue l’essentiel

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Composition photo: Curt Carnemark /Arne Hoel / La Banque mondiale.

Alors que se déroule à New York la Semaine du climat (a), le moment est propice à quelques rappels de faits récents.
 
La planète a encore battu des records de températures : selon la NASA (a), le mois d’août dernier a été le plus chaud de l’histoire. Et ce n’est pas tout : juillet a été le mois le plus chaud jamais enregistré. Nous ne sommes pas face à une anomalie : 15 des 16 années les plus chaudes depuis 1880 ont été enregistrées au cours de notre siècle.
 

La Banque mondiale reçoit Michelle Obama et dévoile un plan de 2,5 milliards de dollars pour l’éducation des adolescentes

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La Première dame américaine, Michelle Obama, était au siège de la Banque mondiale.

Il faut soutenir l’éducation des filles car c’est l’un des investissements les plus judicieux qu’un pays puisse faire. C’est ce message fort que Michelle Obama a livré ce matin avec passion devant l’assemblée nombreuse qui s’était réunie dans l’atrium de la Banque mondiale pour un événement spécial organisé en marge des Réunions de printemps. 

La Première dame des États-Unis ne s’est pas trompée de public, en s’adressant à un aréopage de ministres des finances et du développement, d’experts du développement, de dirigeants de la société civile et du secteur privé, et de journalistes. 
 

Ne fermez pas votre porte aux réfugiés

Bassam Sebti's picture
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L’auteur le jour de la remise de son diplôme pour sa maîtrise à l'Université Saint-Joseph de Philadelphie en 2008.
Photo: Jenny Spinner

J’ai marché parmi des corps déchiquetés par les bombes. J’ai esquivé des grêles de balles. J’ai failli mourir entre les mains en colère de quelqu’un qui pleurait la disparition d’un proche. Comme des millions d’Iraquiens, j’ai tenté de survivre à une réalité dont la brutalité semblait sans fin.

Je ne parviens toujours pas à chasser ces images de mon esprit. Je sens encore l’odeur des cadavres. J’étais dans l’obligation d’aller là où la mort sévissait parce que j’étais reporter. Ce métier a emporté les vies de nombreux journalistes, dont mon ancien collègue au Washington Post.

Je suis un immigré.

Jim Yong Kim's picture
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Avec l'aimable autorisation de Jim Yong Kim

 
Je suis arrivé aux États-Unis en 1964 en provenance d’un pays en développement extrêmement pauvre, la Corée, dont le potentiel de croissance économique était jugé alors quasi inexistant par la plupart des experts — y compris ceux de la Banque mondiale.
 
Ma famille s’est installée à Dallas puis dans l’Iowa. À notre arrivée, je n’avais que cinq ans et, au début, mon frère, ma sœur et moi-même ne parlions pas anglais. La plupart de nos voisins et camarades de classe n’avaient jamais vu d’Asiatiques auparavant. Dans tous les sens du terme, j’avais le sentiment d’être un étranger résident. Au fil du temps, ma patrie d’adoption a toutefois pris conscience, de bien des façons, des avantages de la diversité et du multiculturalisme et les a peu à peu appréciés. Ma famille s’est alors sentie beaucoup mieux accueillie et intégrée dans la société américaine.

#Music4Dev avec Fantastic Negrito : célébrer l'identité ethnique et culturelle

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#Music4Dev avec Fantastic Negrito


Pour Fantastic Negrito (Xavier Dphrepaulezz dans le civil), la musique noire est un moyen de célébrer et de préserver la culture afro-américaine : « C’est la musique des esclaves noirs de l’Amérique sudiste. Je suis issu de cette tradition, et je ne considère pas qu’être descendant d’esclaves soit honteux. Cela fait partie de notre histoire. » Sa musique est aussi un hommage aux légendes du blues du Delta du Mississippi, comme R.L. Burnside ou Skip James. Surtout, sa musique rend compte de l’expérience des Noirs en Amérique : « Il n’y a pas un Noir aux États-Unis qui n’ait pas été confronté au racisme », explique-t-il. « Mais la ‘négritude’ mérite d’être célébrée, et c’est ce que je fais avec ma musique. »

Sommes-nous préparés à faire face à la prochaine épidémie mondiale ? Le public ne le pense pas.

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A nurse checks the temperature of a patient at Redemption Hospital in Monrovia, Liberia.  © Dominic Chavez/World Bank

Trop souvent, dans les milieux diplomatiques et scientifiques, on s’accorde à penser que le grand public ne sait pas ce qui est bon pour lui quand il s’agit de politique étrangère ou de faire face à des menaces planétaires. C’est trop complexe, disent les experts : le public ne comprendrait pas. Pourtant, un nouveau sondage porte à croire que beaucoup de personnes savent très bien que les épidémies mondiales de maladies infectieuses menacent gravement leur existence et leur sécurité économique — et ce qu’il y a lieu de faire à cet égard.

L’amour fait loi : oui au mariage homosexuel aux États-Unis et dans le monde

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Groupe d’encadrement sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre*
Célébration devant la Maison Blanche,
​le vendredi 26 Juin.

​​Vendredi dernier, le 26 juin 2015, la Cour suprême des États-Unis rendait une décision historique en faveur de l’égalité, en légalisant le mariage homosexuel sur tout le territoire américain. Moment de joie pour des milliers de familles, cet arrêt capital vient aussi établir le sens du principe constitutionnel d’« égale protection de la loi ». La Banque mondiale est, comme son nom l’indique, une institution mondiale de développement ; en tant que telle, elle possède un personnel qui reflète la diversité de ses pays membres. Nous saluons cette décision de la plus haute instance judiciaire des États-Unis, non seulement pour la justice qu’elle rend ainsi au personnel LGBT mais aussi parce qu’elle illustre des principes fondamentaux pour un développement durable et sans exclus.


Après le récent référendum en Irlande, le mariage homosexuel est désormais célébré ou reconnu dans 24 pays du globe. Ces États représentent l’ensemble des régions du monde — à l’exception notable de la plupart des pays d’Asie —, de l’Afrique du Sud au Mexique en passant par l’Argentine et la Nouvelle-Zélande.

En quoi le mariage est-il important ? Si l’on se réfère aux conclusions du juge Anthony M. Kennedy, qui a rédigé cette décision historique de la Cour suprême au nom de la majorité, « aucune union n’est plus profonde que le mariage, car le mariage incarne les plus hauts idéaux de l’amour, la fidélité, la dévotion, le sacrifice et la famille. En formant une union maritale, deux personnes deviennent quelque chose de plus grand que ce qu’elles étaient auparavant. » Et à travers l’institution du mariage, les familles LGBT entrent sur les radars de l’État et peuvent donc bénéficier des avantages et des protections découlant d’une telle reconnaissance.

Mais la décision de vendredi dernier laisse un goût amer : les avancées obtenues aux États-Unis et ailleurs font d’autant plus ressortir la permanence, voire l’aggravation, des discriminations en de nombreux points du globe. Les personnes LGBT sont criminalisées à des degrés divers dans 81 pays. Dans de trop nombreux pays, des lois de « propagande homophobe » ont ravivé l’ignorance, la peur et les préjugés sachant que, dans dix pays, le simple fait d’être ce que vous êtes équivaut à une condamnation à mort licite.

Pour le G7, il est impératif de réduire les émissions. Place à l’action !

Rachel Kyte's picture
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Également disponible en: English

G7 meeting in Germany. Bundesregierung/Gottschalk

Le week-end dernier, les dirigeants des pays membres du G7 se sont engagés (a) à prendre une série de mesures, admettant ainsi, pour la première fois, que l’économie allait connaître une profonde transformation.
 
Ensemble, ils ont reconnu la nécessité de décarboner l’économie mondiale, entérinant dans la coopération économique ce que le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a souligné l’année dernière dans son cinquième rapport d’évaluation. S’ils ont appelé à définir des objectifs ambitieux lors des négociations sur le climat qui auront lieu en fin d’année à Paris — ce qui n’a, en soi, rien de nouveau —, ils ont surtout admis qu’il fallait, individuellement et collectivement, viser la fourchette haute des objectifs, c’est-à-dire mettre en œuvre, au minimum, une « transformation du secteur énergétique d’ici 2050. »

Les collectivités locales ouvrent la voie à une solution mondiale contre le changement climatique

Thomas Kerr's picture
Éoliennes en Californie. Bryan Siders/Creative Commons


La province de l'Ontario, au Canada, a annoncé le mois dernier qu'elle s'associerait à la Californie et au Québec au sein d'un système de plafonnement et d'échange destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Saluée par les observateurs du marché du carbone, cette décision montre comment les administrations locales peuvent éviter les longues batailles politiques que doivent souvent mener les gouvernements nationaux au moment de soumettre leurs objectifs à la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique.

En cette période où les États sont en mal d'ambition, est-ce que cette forme d'action locale pourrait être l'amorce d'un mouvement beaucoup plus étendu ?

Pour alimenter notre réflexion

Kalyan Panja's picture
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Des sauterelles grillées en amuse-gueule, une soupe d’algue en entrée, et puis un bon burger de viande synthétique grillée... Vous n’avez plus faim ? Pourtant, il va falloir nous habituer à ce genre de menus. Sachant que certaines projections démographiques indiquent que 2,5 milliards d’êtres humains supplémentaires peupleront la planète en 2050, les Nations Unies estiment qu’il nous faudra doubler la production de nourriture tout en réduisant nos déchets, mais aussi explorer de nouvelles options alimentaires.

La Terre n’a jamais produit autant nourriture. Mais alors, pourquoi 842 millions de personnes dans le monde ne mangent-elles pas à leur faim ? 

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