Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Afrique

Renforcer les droits fonciers pour encourager le développement

Mahmoud Mohieldin's picture
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Vue aérienne du parc national Halimun Salak et des ses environs, Java occidental, Indonésie. © Kate Evans / CIFOR

Aujourd'hui, seul 30 % de la population mondiale détient un titre de propriété foncière officiel. Les pauvres et les personnes politiquement marginalisées sont souvent les plus affectés par les risques liés à un régime foncier peu sûr.

Des titres de propriété garantis, dans le cadre d’un régime foncier, sont un luxe le plus souvent hors de portée pour la majorité des personnes pauvres et vulnérables dans le monde. À défaut de remédier à cette situation, il sera impossible d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD).

Un régime foncier détermine qui peut utiliser quelles ressources, pendant combien de temps et dans quelles conditions. Les systèmes fonciers peuvent être basés sur des politiques, des règles et des lois écrites comme sur des pratiques et traditions non écrites. Lorsque ces systèmes sont bien établis, les utilisateurs des terres sont non seulement incités à mettre en œuvre les meilleures pratiques d’exploitation (par exemple en tenant compte des impacts environnementaux), mais également à investir davantage.

L’identification des personnes, clé de voûte du développement : l'expérience du Pérou

Samia Melhem's picture
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© Banque mondiale

C’est en 1995 que les autorités péruviennes ont lancé une campagne d’identification nationale, au lendemain d’une insurrection armée qui avait déchiré le pays et causé la perte ou la destruction des registres d’état civil. Le pays comptait alors un grand nombre de personnes déplacées, et plus de 3 millions d’habitants étaient privés de tout document d’identité. À la suite de ce conflit, le Pérou s’est donc engagé à placer l’identification au rang des priorités nationales. Symbole majeur de réintégration et de réconciliation, le fait de garantir à chaque ressortissant et résident du pays une identification civile revêtait un caractère particulièrement important pour ceux qui en étaient alors dépourvus. Un engagement qui a porté ses fruits, puisque la quasi-totalité de la population péruvienne dispose désormais d’une pièce d’identité. Mais aussi une expérience remarquable dont souhaitent à présent s’inspirer d’autres pays, comme en témoigne notre visite au Pérou le mois dernier, au côté de représentants ivoiriens et guinéens.

Organisée dans le cadre d’un programme d’échanges Sud-Sud mené sous l’égide de l’initiative ID4D du Groupe de la Banque mondiale, cette rencontre était particulièrement de circonstance pour la Côte d’Ivoire et la Guinée : ces deux pays vont en effet inaugurer le Programme ouest-africain d’identité unique pour l’intégration régionale et l’inclusion (WURI), dont l’objectif est de doter tous les habitants d’une pièce d’identité officielle et de faciliter ainsi leur accès aux services (assurance santé, services bancaires, etc.).  

5 noms qui vous inspireront l'envie d'agir en cette Journée internationale de la jeunesse  

Bassam Sebti's picture
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Les jeunes sont le moteur du changement. Leur donner l’occasion et les moyens d’agir, c’est ouvrir des horizons infinis de nouvelles perspectives. Mais que se passe-t-il lorsque les jeunes de moins de 25 ans – qui représentent 42 % de la population mondiale – ne disposent pas de l’espace sécurisé nécessaire pour s’épanouir ?  
 
Selon les chiffres des Nations Unies, un enfant sur dix dans le monde vit dans des zones de conflit et 24 millions d’entre eux ne sont pas scolarisés. L’instabilité politique, les défis du marché du travail et un accès limité à la participation politique et civique ont conduit à un isolement croissant des jeunes dans les sociétés.
 
C’est pourquoi les Nations Unies ont axé la Journée internationale de la jeunesse de cette année sur le thème « Des espaces sécurisés pour les jeunes ». Ce sont des espaces où les jeunes peuvent en toute sécurité s’engager dans des questions de gouvernance, pratiquer des sports ou d’autres activités de loisir, interagir virtuellement avec le reste du monde et trouver refuge, en particulier ceux qui sont les plus vulnérables.
 
Créer ces espaces sûrs est un défi difficile à relever dans bien des régions du monde. Pourtant, nombreux sont les jeunes hommes et les jeunes femmes qui s’attèlent à la tâche tout ouvrant des perspectives pour eux-mêmes et pour les personnes défavorisées de leurs communautés.
 
C’est ce que font les cinq jeunes que j’ai choisis pour illustrer cette Journée internationale de la jeunesse : ils s’efforcent de créer des espaces sûrs pour encourager des changements positifs, depuis l’élimination des mutilations génitales féminines jusqu’à l’acquisition de compétences numériques, en passant par la promotion de la paix, de l’éducation des filles et de la réduction des écarts de réussite.

Les compétences numériques ouvrent un monde d'opportunités pour les jeunes

Zubedah Robinson's picture
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Apporter aux jeunes les enseignements et les compétences dont ils auront besoin reste un grand défi mondial. D’abord, parce que plus de 260 millions d’enfants et d’adolescents dans le monde sont encore privés d’école. Et, pire encore, parce que près de 60 % des élèves du primaire dans les pays en développement ne parviennent pas à atteindre le seuil minimal de compétences devant être acquises. Ce défi est aujourd’hui d’autant plus complexe que les nouvelles technologies modifient rapidement les compétences nécessaires pour être compétitif sur le marché de l’emploi et accéder aux débouchés disponibles. Cet enjeu est au cœur de la prochaine édition du Rapport sur le développement dans le monde de la Banque mondiale consacré aux mutations de la nature du travail. Dans les régions du monde qui, comme l’Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne, sont constituées en majorité d’une population jeune, cet enjeu impose d’accorder à l’enseignement des compétences numériques une place de premier plan.

Investir dans la prévention : le Groupe de la Banque mondiale adopte une nouvelle approche des crises

Kristalina Georgieva's picture
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© Riyaad Minty/Creative Commons
© Riyaad Minty/Creative Commons

Benjamin Franklin était convaincu qu’il « valait mieux prévenir que guérir ». ​C’est le message qu’il a fait passer aux habitants de Philadelphie, fréquemment ravagée par des incendies qui provoquaient d’importants dégâts matériels et faisaient de nombreuses victimes.

Ses paroles ont conservé toute leur pertinence face aux crises — catastrophes naturelles, pandémies, conflits violents, crises financières, etc. — qui frappent notre monde actuellement, pays riches et pays pauvres confondus, avec des conséquences durables, notamment pour les plus fragiles. Ces événements peuvent faire des millions de victimes et entraîner des pertes se chiffrant en milliers de milliards de dollars, sans parler du manque à gagner potentiel.

Ebola en RDC : la fin d’une épidémie mieux maîtrisée

Jim Yong Kim's picture
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© WHO/S.Oka
© Organisation mondiale de la santé (OMS)/S.Oka

Aujourd’hui, 77 jours après la découverte du premier cas, les autorités de République démocratique du Congo (RDC) ont déclaré la fin officielle de la neuvième épidémie d’Ebola. Pour les familles des 28 victimes, qui ont succombé à une maladie à la fois évitable et guérissable, cette déclaration intervient trop tard. La tragédie qui les prive d’êtres chers n’aurait pas dû survenir.
 
Aujourd’hui, c’est aussi l’occasion de reconnaître les avancées spectaculaires obtenues pour enrayer l’habituel cycle de panique et de négligence en cas d’épidémie. Voici à peine deux mois et demi, la résurgence d’une pandémie paraissait imminente : de nouveaux foyers étaient signalés dans trois provinces reculées du pays, le virus Ebola se propageant rapidement vers le centre urbain de Mbandaka, une ville portuaire très active sur le fleuve Congo, et menaçant de s’étendre à tout le pays, voire à la région.

Comment les technologies numériques peuvent-elles transformer le système alimentaire de l’Afrique ?

Simeon Ehui's picture
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Photo: Arne Hoel/Banque mondiale


Il ne fait aucun doute que l’agriculture joue un rôle crucial dans la réalisation des grands objectifs de développement de l’Afrique. Ce secteur est en effet essentiel pour faire reculer la pauvreté, pour permettre la croissance économique et pour promouvoir un environnement durable. Le marché de l’alimentation continue de s’étendre en Afrique. On estime que sa valeur actuelle (300 milliards de dollars) sera multipliée par trois pour atteindre 1 000 milliards de dollars d’ici 2030. La part de l’agriculture dans l’emploi total est de 60 % en Afrique subsaharienne, et celle du système alimentaire est encore plus élevée : d’après les projections, ce dernier créera entre 2010 et 2025 davantage d’emplois que le reste de l’économie en Éthiopie, au Malawi, au Mozambique, en Ouganda, en Tanzanie, et en Zambie.

Pourtant, le secteur agricole africain reste confronté à des défis majeurs. Sa productivité est inférieure à celle des autres régions, une personne sur quatre en Afrique subsaharienne souffre de sous-alimentation chronique, et la croissance démographique accentue les pressions qui s’exercent sur le système alimentaire. En outre, on s’attend à ce que l’insécurité alimentaire s’aggrave sous l’effet du changement climatique, qui mettra en péril les cultures et l’élevage. En l’absence de mesures d’adaptation, la production de maïs — l’une des cultures de base en Afrique — pourrait diminuer de 40 % d’ici 2050. À l’évidence, il faut trouver des approches nouvelles si l’on veut transformer l’agriculture et exploiter pleinement son potentiel. 

Une partie de la solution pourrait venir des technologies numériques. Mais comment celles-ci peuvent-elles contribuer à la transformation du système alimentaire africain ?

Favoriser l’autonomie des réfugiés et des déplacés internes grâce à l’identification numérique

Nicholas Oakeshott's picture
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Oria Adamo, 72 ans, maire d’une petite localité de République centrafricaine, montre sa carte d’identité. Il se trouve ici dans le village de Ndu, dans la province du Bas-Uele, en République démocratique du Congo, où se sont réfugiées des milliers de personnes après que des violences ont éclaté en République centrafricaine, en mai 2017. © Simon Lubuku/HCR
Oria Adamo, 72 ans, maire d’une petite localité de République centrafricaine, montre sa carte d’identité. Il se trouve ici dans le village de Ndu, dans la province du Bas-Uele, en République démocratique du Congo, où se sont réfugiées des milliers de personnes après que des violences ont éclaté en République centrafricaine, en mai 2017. © Simon Lubuku/HCR

Fardowsa, 20 ans, Somalienne réfugiée en Ouganda, sait parfaitement à quel point les documents d’identité sont importants pour les réfugiés. Avec sa famille, elle a dû fuir son pays en 2001, sans papiers officiels. Grâce à la carte de réfugiée que lui ont remise les autorités ougandaises, elle peut non seulement bénéficier d’une protection et accéder à l’aide humanitaire, mais elle a aussi pu s’inscrire à l’université et ouvrir un compte bancaire mobile. Fardowsa prévoit à présent de créer sa propre entreprise pour améliorer encore son existence, et celle de sa famille. Cette carte d’identité permettra à la jeune réfugiée de réaliser tout son potentiel et de contribuer ainsi à l’économie de l’Ouganda.

La réussite au féminin : un prix parrainé par l’Initiative We-Fi récompense des reportages consacrés aux femmes entrepreneurs

Priya Basu's picture
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Amanda Burrell, Documentary Filmmaker. © World Bank

« The 51%: Boosting the Number of African Women Entrepreneurs » est un reportage de France 24 consacré au premier forum « Women in Africa » à Marrakech. L’accès aux droits de propriété est l’une des principales difficultés auxquelles sont confrontées les femmes entrepreneurs en Afrique : cela les empêche, notamment, d’obtenir les financements nécessaires pour lancer ou développer une entreprise. Le reportage montre des productrices de cacao déterminées à changer les choses en s’attaquant au système des droits fonciers en Côte d’Ivoire. Ce reportage faisait partie des finalistes du « Women Entrepreneurs Journalism Award », un prix décerné dans le cadre de l’édition 2018 des One World Media Awards et parrainé par l’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneurs (We-Fi). 

C’est la première fois que les One World Media Awards récompensent spécifiquement des travaux de journalisme consacrés aux femmes entrepreneurs dans les pays en développement.

L’Initiative We-Fi est fière de soutenir ce prix, qui met en valeur le rôle que les médias peuvent jouer pour montrer non seulement les difficultés que les femmes doivent affronter pour lancer et développer une entreprise, mais aussi des exemples de femmes qui sont parvenues à surmonter des obstacles considérables et sont à la tête d’entreprises prospères. Ces histoires sont stimulantes en elles-mêmes et par le message qu’elles portent : elles transmettent des informations essentielles pour créer une entreprise lorsque l’on est une femme et que le contexte est difficile

Découvrez le reportage de France 24 ainsi que les autres finalistes qui ont mis en lumière des solutions innovantes à des problèmes allant de la passation des marchés aux droits de propriété.

Exposition Déracinés à la Banque mondiale : des artistes livrent leur regard et leur vécu sur les migrations forcées

Juliana J Biondo's picture
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Installation shot of Unpacked, a mixed media sculpture by Mohammad Hafez and Ahmed Badr. © Bassam Sebti/World Bank
Installation de la série Unpacked, de Mohammad Hafez et Ahmed Badr. © Bassam Sebti/Banque mondiale

Face à la crise migratoire en cours, le Groupe de la Banque mondiale s’attache à intensifier son soutien (a) aux réfugiés, aux personnes déplacées et aux habitants de leurs pays d’accueil. Dans ce contexte, le Programme artistique de la Banque mondiale a organisé une exposition intitulée Déracinés : résilience chez les populations réfugiées et déplacées et les populations d’accueil, afin de proposer un autre regard sur la situation. La manifestation a mis à l’honneur l’expression créative d’artistes concernés par cette crise ou eux-mêmes anciens réfugiés.

Artist Marina Jaber from Iraq. © Bassam Sebti/World Bank
L'artiste Marina Jaber d'Iraq. 

Bangladesh, Pakistan, Colombie, Liban, Iraq, Syrie, Jordanie, République centrafricaine, Burundi ou encore Guinée : l’exposition Déracinés a présenté les œuvres visuelles (a) d’une trentaine d’artistes originaires d’un grand nombre de pays et donné lieu à des performances musicales (a). Autant de productions artistiques qui interrogent le transitoire et ses conséquences sur des destins individuels et collectifs. 

La construction d’un abri évoquant les baraquements d’un camp de réfugiés comme celui d’Azraq, en Jordanie, a été l’un des points d’orgue de l’exposition. Différents artistes ont été invités à recouvrir de leurs peintures chacune des parois du préfabriqué : Suhaib Attar (a), un artiste originaire de Jordanie et fils de réfugiés palestiniens ; Marina Jaber, originaire d’Iraq, un pays qui compte des millions de personnes déplacées ; Diala Brisly, refugiée syrienne, et Didier Kassai, originaire de la République centrafricaine, autre pays où la violence et la guerre ont obligé des milliers d’habitants à quitter leur foyer. 

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