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Afrique

Étendre l'accès à des services d'assurance maladie abordables : un même objectif, une multitude de voies possibles

Jorge Coarasa's picture

un nouveau-né au Ghana protégé par une moustiquaire. © Arne Hoel/Banque mondiale

Le débat concernant l'approche à adopter pour garantir à tous des services de santé à la fois de qualité et abordables est loin d'être nouveau (a).

Toutefois, il a été ravivé récemment par la question de la couverture santé universelle. Les discussions autour de cette dernière soulèvent de nombreuses controverses et, comme Tim Evans l'a récemment souligné (a), « bon nombre de ces discussions butent sur la question de savoir si le système doit être financé par les recettes publiques, à travers l’impôt, ou par des cotisations à des régimes d'assurance. »

C’est maintenant qu’il faut agir pour mettre fin à la pauvreté

Joachim von Amsberg's picture


« Si vous aviez vu combien j'étais pauvre avant, vous verriez aujourd'hui que je vis mieux. »
 
Jean Bosco Hakizimana raconte dans une vidéo comment une vache a transformé sa vie, et c’est un témoignage qui me rend très enthousiaste quant aux changements que nous pouvons accomplir tous ensemble. Ce petit paysan burundais a aujourd’hui plus de revenu, ses enfants sont mieux nourris, sa femme peut avoir de beaux vêtements et son champ de manioc donne de meilleurs rendements. Tout cela grâce au lait et au fumier que lui procure une vache.

Dans un pays hier décimé par une guerre civile, plus de 2 600 communautés voient, elles aussi, leur vie changer sous l’effet des programmes agricoles mis en place par l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les plus pauvres. Ces programmes montrent que le développement n’est pas aussi compliqué qu’on le pense généralement, et qu’un effort collectif peut faire toute la différence.

L’éducation des filles est un investissement rentable. Malala est venue nous le rappeler

Sri Mulyani Indrawati's picture

 

Un sentiment d ’horreur. Voilà ce que j’ai éprouvé en apprenant qu’une adolescente pakistanaise de 15 ans s’était fait tirer dessus parce qu’elle défendait simplement son droit à l’éducation. C’était l’automne dernier. Cette jeune fille, c’est Malala Yousafzai.

Le drame m’a aussi rappelé à quel point j’avais été chanceuse. Le jour où l’on m’a offert une bourse d’études à l’étranger (une rare opportunité pour la jeune Indonésienne que j’étais), ma première réaction a été de me dire que je ne pouvais pas quitter mon mari. Ma mère s’est chargée de mettre les points sur les i : soit mon époux partait avec moi et renonçait donc à son emploi, soit je refusais la bourse. Je sais que c’était sa façon à elle de pousser mon mari à me soutenir – ce qu’il a fait sans la moindre hésitation. Nous sommes donc partis aux États-Unis finir nos mastères. En parallèle, je me suis inscrite en doctorat d’économie puis nous avons eu notre premier enfant – une fille – alors que nous étions encore en troisième cycle.

Ma mère a eu dix enfants (je suis la septième) : six filles et quatre garçons. Et un doctorat. Elle a été professeur à l’Institut d’éducation du Java central. Dans son genre, c’est une pionnière, qui n’a pas voulu se contenter de la « normalité » réservée aux femmes en Indonésie à l’époque. Elle avait donc toutes les raisons de me soutenir, à sa manière.

Échos du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la fragilité et les ressources naturelles

Caroline Anstey's picture

Imaginez que vous dirigez un pays africain et que vous disposez d’un budget de 1,2 milliard de dollars pour l’année.

Imaginez que cette même année, un investisseur cède 51 % de sa part dans une gigantesque mine de fer de votre pays, pour 2,5 milliards de dollars — soit plus du double des ressources publiques.

Imaginez enfin que vous avez engagé un réexamen des permis d’exploitation accordés par les régimes précédents, sachant que l’investisseur en question avait obtenu le sien gratuitement.

La Mauritanie accélère le haut débit en stimulant l’investissement privé

Michel Rogy's picture

//www.flickr.com/photos/cfarivar/)
Le ministre des Affaires économiques et du développement mauritanien, M. Sidi Ould Tah, vient tout juste d'apposer sa signature au bas de l'accord WARCIP. Cet acronyme désigne un projet, financé par la Banque mondiale, qui vise à connecter à internet, à très haut débit, l'ensemble des régions du pays, d'ici 2015. Cette signature représente pour moi une nouvelle étape dans la réalisation de ce projet sur lequel je travaille depuis 2 ans maintenant.

En effet, la Mauritanie développe une stratégie afin d'assurer l'accès pour tous ses citoyens à la société de l'information en stimulant l'investissement privé dans le haut débit. Au début des années 1990, conscient de l'importance des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour son avenir, le pays lance une première vague de réformes consistant en la privatisation de l’opérateur Mauritel, l’introduction de la concurrence dans les réseaux mobiles et la création d’une Autorité de Régulation  indépendante.

L’exemple du Bénin montre que la construction d’infrastructures confiée aux communautés peut être plus rapide, plus efficace et plus rentable

Kaori Oshima's picture
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Students gather outside a PNDCC school in Benin. World Bank Photo.Dans les projets de développement pilotés par les communautés, on observe que la population locale, à laquelle est confiée la responsabilité des choix de planification et des ressources d’investissement, opte souvent pour des projets d’infrastructures à petite échelle, comme la construction de routes rurales, de petits ponts ou d’écoles. On constate aussi, comme le montre un projet mené au Bénin, que les délais et coûts de construction d’une école peuvent se révéler inférieurs lorsque c’est la communauté qui en a la charge et non un entrepreneur extérieur.

Le postulat de base du développement communautaire est le suivant : la population locale, par définition, connaît bien l’environnement qui l’entoure et ses ressources, et est donc mieux placée pour savoir comment entreprendre au mieux et dans son intérêt des projets d’infrastructures publiques qui lui sont destinées. De fait, certaines études indiquent que les travaux d’infrastructure conduits par les communautés peuvent se révéler moins coûteux que ceux placés sous la responsabilité publique ou d’entrepreneurs externes — à ce titre, Wong (2012) avance plusieurs exemples de « réalisations pilotées par les communautés plus efficaces et moins onéreuses que des travaux équivalents effectués par le biais d’autres mécanismes de prestation de service gérés par les pouvoirs publics ».

Cependant, la plupart des données disponibles se fondent sur des comparaisons entre des infrastructures réalisées par les communautés et des infrastructures similaires réalisées par d’autres entités à des époques différentes. La difficulté est de trouver ou de concevoir une expérimentation où un ensemble de projets d’infrastructures identiques serait entrepris, simultanément et en nombre suffisant, par des communautés et des tiers, afin de pouvoir juger sur pièce.

SMART Rwanda : plaçons le pays, l’Afrique et le monde entier sous le signe des TIC

Hon. Jean Philbert Nsengimana's picture
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Jean Philbert Nsengimana, ministre de la Jeunesse et des TIC du Rwanda

SMART Rwanda : ensemble, plaçons le pays, l’Afrique et le monde entier sous le signe des TIC

Le Rwanda poursuit avec détermination l’objectif de devenir une économie et une société de l’information et du savoir, ainsi qu’un pôle régional pour les TIC. Cette ambition, qui figure au cœur de notre « Vision 2020 », est également inscrite dans notre Stratégie à moyen terme de développement économique et de réduction de la pauvreté (EDPRS II) de même que dans notre Plan stratégique 2013-2018 pour le secteur des TIC.

Retards de croissance dus à la malnutrition : le visage de la pauvreté

Sri Mulyani Indrawati's picture

Dans le monde, 165 millions d’enfants de moins de cinq ans sont trop petits pour leur âge, une conséquence directe de la malnutrition chronique. Les atteintes se manifestent pendant la grossesse et au cours des deux premières années de la vie, enclenchant un processus irréversible sans guère d’espoir de rattrapage, avec le risque d’avoir compromis à jamais l’épanouissement de l’individu.

Nous savons que la malnutrition tue et qu’elle entretient la pauvreté et ralentit la croissance économique. Près de la moitié des décès d’enfants dans le monde découle de la malnutrition. J’ai pu constater dans mon pays natal, l’Indonésie, à quel point les retards de croissance dus à la malnutrition étouffent dans l’œuf toute perspective d’avenir pour les enfants qui en sont victimes. Un enfant qui souffre de malnutrition réussira moins bien à l’école que ses camarades mieux nourris et décrochera plus tôt, compromettant ainsi ses chances de gagner correctement sa vie plus tard. Des données recueillies au Guatemala montrent que les garçons correctement alimentés avant leurs trois ans gagnent pratiquement 50 % de plus que les autres à l’âge adulte et que, dans la même situation, les filles ont plus de chances d’obtenir une source indépendante de revenu et sont moins susceptibles de vivre dans un ménage pauvre.

La malnutrition obère l’avenir des individus et des nations. Selon des estimations récentes, ses effets coûteraient jusqu’à 11 % du produit national brut en Afrique et en Asie. Pour mettre fin à l’extrême pauvreté et œuvrer pour une prospérité partagée, le monde doit s’engager à enrayer le fléau de la malnutrition et ses conséquences délétères sur la croissance des enfants. Cette semaine, se tient à Londres une manifestation de haut niveau sur cet enjeu crucial, à laquelle je participerai.

La piraterie somalienne à l’ordre du jour à Mogadiscio

Phil Hay's picture

La piraterie somalienne à l’ordre du jour à Mogadiscio Une heure et demie après avoir quitté Nairobi, le vol 13W des Nations Unies change brusquement de cap au-dessus de la côte somalienne, opérant une série de virages serrés afin de s’aligner pour l’approche finale sur l’aéroport de Mogadiscio. Ces mesures de sécurité sont destinées à minimiser l’exposition aux tirs d’attaquants potentiels au sol.

Aider le Mali à se relever

Phil Hay's picture
Banque mondiale - Aider le Mali à se relever
Makhtar Diop, en compagnie de Tiéna Coulibaly, le ministre des finances malien.

 

Ici, au Mali, alors que les troupes françaises et maliennes traquent les groupes djihadistes dans les massifs montagneux qui se déploient le long des frontières, il est partout question de la « feuille de route »         qui doit établir un calendrier électoral et  remettre sur pied cet État du Sahel touché par trois crises en 2012.

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