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Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Afrique

Accès à l'énergie en Afrique : une nouvelle approche pour résoudre un problème de longue date

Masami Kojima's picture
 

« Ce qui pourrait vraiment m’aider à développer mon activité, c’est l’accès à un réseau électrique fiable », me disait récemment David, un petit chef d’entreprise de Lagos, au Nigéria.
« Je suis bien d’accord. Si seulement… », lui répondait un autre.

Et pour cause. La lanterne rouge en la matière est bien l'Afrique : seul un habitant sur trois a accès à l’électricité, soit deux fois moins qu’en Asie du Sud, région du monde qui occupe l’avant-dernière place du classement. Et le tableau est encore plus sombre lorsqu'au-delà de l’accès, on se penche sur la fiabilité des sources d’électricité.

Humaniser les chiffres de la pauvreté en donnant une voix aux pauvres : une expérience pilote au Soudan du Sud

Utz Pape's picture
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Nous humanisons ce qui se passe dans le monde en en parlant, et, dans ce parler, nous apprenons à être humains. – Hannah Arendt
 
Nous savons tous qu’il est indispensable de mesurer la pauvreté pour en suivre l’évolution et pour adapter les interventions. Cependant, les chiffres ne rendent pas compte des souffrances des populations pauvres, ni des difficultés qu’elles rencontrent pour joindre les deux bouts. Prenons le cas du Soudan du Sud. Ce pays traverse une période très troublée et est le théâtre depuis 2015 de plusieurs crises. Le fragile accord de paix n’ayant pas été respecté, les affrontements entre groupes armés ont repris et, dans le même temps, les cours internationaux du pétrole se sont effondrés, privant le Soudan du Sud de sa principale source de devises. Le pays est aujourd’hui aux prises avec une profonde crise budgétaire et économique, qui a entraîné une très forte inflation, comme l’indique notre tableau de bord des prix en temps réel (a). Au Soudan du Sud, les moyens de subsistance sont de plus en plus compromis et, à 66 %, le taux de pauvreté a atteint un nouveau record.
 
À lui seul, ce chiffre illustre l’ampleur de la pauvreté dans ce pays, ce qui est bien sûr utile pour des comparaisons et des analyses qui permettront d’élaborer des politiques et des programmes d’action. Mais il ne montre pas le combat quotidien que livre la population pour survivre. C’est pour donner une dimension humaine à un chiffre abstrait que nous avons commencé à recueillir de courts témoignages vidéo (a) de Sud-Soudanais :

Changez votre photo de profil sur Facebook pour sensibiliser le monde à la lutte contre la pauvreté

Zubedah Nanfuka's picture
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Le 17 octobre est la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté. Le thème de cette année, De l'humiliation et l'exclusion à la participation : Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes, met en lumière le 1er des 17 objectifs de développement durable des Nations Unies (ODD1), qui est aussi l'un des deux principaux objectifs de la Banque mondiale.
 
Mettre fin à la pauvreté exige un engagement continu, jour après jour. C’est à cela que nous dédions notre travail en aidant les nations à investir à la fois dans les citoyens et les infrastructures. Mettre fin à l’extrême pauvreté #CEstPossible. Montrez votre soutien en participant à notre campagne de sensibilisation sur les réseaux sociaux. Partagez des messages positifs pour que tout le monde prenne conscience que la fin de l’extrême pauvreté est à notre portée – à condition de réunir nos efforts et d’agir ensemble.
 
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Sommet sur le capital humain : les investissements dans la petite enfance sont une priorité

Donna Barne's picture



En ouverture des Assemblées annuelles, le Groupe de la Banque mondiale organisait un sommet sur le capital humain afin de défendre l’utilité économique des investissements dans la petite enfance pour soutenir la croissance et le développement.

Neuf pays en développement ont répondu à l’appel, s’engageant à améliorer les programmes de nutrition, de santé et d’éducation destinés aux jeunes enfants. Face à la nécessité de lutter contre la malnutrition infantile, le manque d’activités d’éveil et d’apprentissage et d’autres problèmes retentissant sur la santé et le développement des enfants, ces pionniers devraient faire des émules dans les prochaines années.

Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a souligné que, faute d’œuvrer au plein épanouissement des plus jeunes, les pays pourraient bien compromettre leur compétitivité future sur les marchés mondiaux : selon une étude récente de l’institution, les retards de croissance dans l’enfance auront en effet un coût économique majeur, amputant le PIB par habitant de 7 % en moyenne et jusqu’à respectivement 9 et 10 % en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.

Dans son intervention liminaire, Jim Yong Kim a souligné les dangers de la dénutrition et du manque de stimulation ainsi que les autres menaces sur la santé et le bien-être des jeunes enfants. L’UNICEF vient d’établir qu’un enfant sur 45 dans le monde a dû quitter son foyer et est aujourd’hui déraciné. Un quart des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique et sont trop petits pour leur âge, le taux pouvant atteindre dans certains cas 50 %.

Jim Yong Kim : « Nous devons rendre la croissance plus équitable »

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Financement, innovation et créativité : dans un discours prononcé à la veille des Assemblées annuelles, Jim Yong Kim a insisté sur la nécessité de relancer la dynamique qui permettra de faire face aux nombreux défis auxquels le monde est confronté et sur le rôle essentiel qui incombe au Groupe de la Banque mondiale.

Certes, l’extrême pauvreté recule rapidement et les revenus des 40 % les plus pauvres de la population s’améliorent, mais « les progrès sont encore trop lents », et les inégalités trop fortes, a souligné le président Jim Yong Kim.
« Nous devons rendre la croissance plus équitable », a-t-il déclaré dans son allocution à la Brookings Institution, l’un des plus principaux think tanks de Washington.

Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale cité par le président Kim, les inégalités de revenu ont globalement baissé entre les nations et au sein de la population, mais leur niveau est tel qu’elles « entravent encore la croissance et engendrent de l’instabilité ».

Le monde doit faire face aujourd’hui à une croissance basse, aux mutations technologiques et au changement climatique. À l’horizon 2030, a rappelé Jim Yong Kim, « près de la moitié des populations extrêmement pauvres vivront dans des pays fragiles et touchés par des conflits », tandis que « dans les pays émergents et à faible revenu, on estime que le déficit annuel de financement des infrastructures s’élève à 1 500 milliards de dollars ».

« Force est de constater que nos activités n’ont pas atteint une envergure suffisante pour avoir l’impact nécessaire sur la croissance des pays en développement », a reconnu le président du Groupe de la Banque mondiale. Et d’ajouter : « Nous nous trouvons dans une période peu ordinaire. Nous ne pouvons donc pas nous contenter de mesures ordinaires ».

Assemblées annuelles 2016 : suivez-nous en direct

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C’est à partir du 3 octobre que les ministres de 189 pays commenceront à se réunir à Washington pour les Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI. Cette année, nous diffuserons en direct sur le web 22 événements, dont plus d’une dizaine en plusieurs langues. De nombreux thèmes seront abordés, de la nécessité d’instaurer une coopération mondiale face aux risques d’aujourd’hui et de demain à la promotion du commerce international et de la croissance économique.

Dès lundi, suivez-nous sur Banque mondiale Live : le président Jim Yong Kim livrera sa vision pour parvenir à mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030. Mardi, la directrice générale d’Oxfam International Winnie Byanyima sera aux côtés des experts de la Banque mondiale pour éclairer les conclusions d’un tout nouveau rapport phare consacré à la pauvreté et aux inégalités. Autre temps fort de cette semaine de manifestations, la conversation, mercredi, entre le président Kim et le nouvel économiste en chef de la Banque mondiale, Paul Romer, autour des enjeux du développement dans le monde. Jeudi, tous les projecteurs seront tournés vers un sommet consacré à la petite enfance, au cours duquel plusieurs ministres et chefs d’État seront aux côtés du président Kim pour s’engager à réduire la malnutrition chronique chez les enfants. Enfin, vendredi, la reine Máxima des Pays-Bas et plusieurs autres personnalités de premier plan se pencheront sur les avancées de l’inclusion financière et la nécessité de les préserver alors que les banques sont aujourd’hui tentées de mettre fin à des relations jugées trop risquées. Voici un aperçu du programme qui vous attend.

L’Afrique en première ligne dans la quête d’une économie bleue durable

Jamal Saghir's picture
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Maurice © Manoj Nawoor

Les pays côtiers africains et les Petits États insulaires en développement (PEID) s’appuient fortement sur la pêche et les emplois associés, mais ces moyens de subsistance sont tous menacés par le déclin des stocks halieutiques. L’érosion du littoral et la perte d’habitat côtier ont eu des effets néfastes sur les communautés pauvres du littoral, les plus vulnérables au changement climatique alors qu’elles ont si peu contribué au dérèglement du climat. Le nombre de tempêtes, d’inondations et de périodes de sécheresse n’a jamais été aussi élevé dans le passé.
 
Dans de nombreux pays africains, l’économie bleue représente un quart de la totalité des recettes et un tiers des revenus à l’exportation. Et plus la population côtière croît, plus la surpêche, la pêche illégale, la pollution et le développement non durable du tourisme dégradent la biodiversité marine et côtière, et creusent la pauvreté.
 
Aujourd’hui, cependant, dans la foulée de mon voyage à Maurice—merveilleuse nation insulaire qui a vu 11 pour cent de son littoral s’évaporer ces dernières décennies à cause d’une érosion sévère—, je veux vous dire pourquoi je reste optimiste. Pourquoi j’ai une lueur d’espoir.

Comment permettre aux populations déracinées d’accéder à l’énergie ?

Liliana Elisabeta Benitez's picture
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 Département d’État des États-Unis
Vue aérienne du camp de réfugiés d’Al Zaatari, en Jordanie. Photo : Département d’État des États-Unis

« Tu laisseras tout ce que tu aimes le plus chèrement ; et c’est la flèche que l’arc de l’exil décoche pour commencer », écrivait Dante dans La Divine Comédie.
 

Djibouti, point de convergence entre déplacements forcés et migrations

Varalakshmi Vemuru's picture
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À la veille de la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la gestion des flux massifs de réfugiés et de migrants, je voudrais apporter un témoignage de ce qui se passe sur le terrain. En l’occurrence à Djibouti. Dans le cadre des préparatifs d’un projet de développement (a) visant à faire face aux conséquences des déplacements de population, je me suis rendue dans le camp d’Ali-Addeh. Situé dans la région d’Ali-Sabieh, ce camp accueille depuis plus de 20 ans des réfugiés, somaliens pour la plupart. J’ai ensuite visité la ville d’Obock, destination de nombreux migrants de la Corne de l’Afrique, ainsi que le camp de Markazi où affluent des Yéménites depuis la crise de 2015.

Ce passage par le camp d’Ali-Addeh nous a fait toucher du doigt deux réalités frappantes. Premièrement, les épisodes de sécheresse à répétition ont entraîné une érosion du cheptel détenu par les communautés pastorales d’accueil, qui se retrouvent ainsi dans une situation de vulnérabilité et de dénuement pire que celle des réfugiés du camp. Une femme réfugiée nous a d’ailleurs affirmé, tandis qu’elle ramassait du bois, que ces populations locales avaient besoin d’une aide d’urgence pour assurer leur développement
Le centre d’orientation et d’assistance aux migrants de l’OIM, à Obock (photo : Benjamin Burckhart)
Le centre d’orientation et d’assistance aux migrants de l’OIM,
à Obock (photo : Benjamin Burckhart)

Deuxièmement, et ce constat concerne les populations réfugiées comme les communautés hôtes, nous avons été frappés par l’absence quasi totale des jeunes de 16 à 30 ans des deux sexes. En discutant avec les uns et les autres, nous avons compris que faute de débouchés suffisants sur place, cette jeunesse préfère partir vers la capitale en quête de petits boulots informels et mal payés. Bon nombre d’entre eux viennent s’échouer dans le quartier de Balbala, un bidonville aux portes de Djibouti. Sans moyens et sans véritables compétences, ils sont encore plus vulnérables qu’avant. Certains ont bien entendu poussé jusqu’à Obock pour chercher à s’expatrier au Moyen-Orient et en Europe.

Arrivés dans cette ville, nous avons été confrontés à une autre réalité, tout aussi brutale, mais qui concerne cette fois-ci l’ensemble de la Corne de l’Afrique : en 2015, pratiquement 100 000 personnes venues de différents pays de la région ou ayant transité par des camps de réfugiés ont risqué leur vie dans des conditions particulièrement difficiles, menacées par une déshydratation mortelle, pour atteindre d’Obock. Car cette ville du littoral est considérée comme la porte d’entrée vers le Moyen-Orient, à commencer par le pays le plus proche : le Yémen.

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