Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Afrique

Pauvreté et exclusion chez les populations autochtones : état des lieux et tendances de fond dans le monde

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Crédit photographique : Tran Thi Hoa, Banque mondiale
Selon les estimations des Nations Unies (a), les peuples autochtones représentent environ 370 millions de personnes dans le monde, réparties dans plus de 90 pays. Ils constituent 5 % de la population mondiale, mais 15 % du nombre d’individus qui vivent dans l’extrême pauvreté dans le monde, et un tiers des pauvres en milieu rural. Ils habitent, possèdent et occupent un quart de la surface terrestre, mais ces 25 % abritent 80 % de la biodiversité mondiale. Les peuples autochtones vivent cependant autant en milieu urbain qu’en milieu rural : selon un rapport récent de la Banque mondiale intitulé Indigenous Latin America in the Twenty-First Century (a), près de la moitié des populations autochtones d’Amérique latine vivent aujourd’hui dans des zones urbaines. Mais, où qu’ils vivent, ces habitants sont soumis à des difficultés qui leur sont spécifiques : dans leur pays, ils figurent systématiquement dans les catégories sociales les plus pauvres et les plus marginalisées.
 
Où vivent ces 370 millions d’« autochtones », qui sont-ils et pourquoi sont-ils à ce point surreprésentés parmi les pauvres ?
 
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’Amérique latine n’abrite en réalité qu’environ 8 % des populations autochtones du monde, tandis qu’elles sont plus de 75 % à vivre en Chine, en Asie du Sud et en Asie du Sud-Est, selon la première étude de la Banque mondiale consacrée à la pauvreté des peuples autochtones dans le monde en développement (Indigenous Peoples, Poverty, and Development [a]).

La climatisation vous rafraîchit, mais réchauffe la planète. Ce n’est pas une fatalité.

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© Banque mondiale

Parce qu'ils permettent de conserver les aliments et d’en limiter le gaspillage, mais aussi d’accroître la productivité au travail, d’apprendre dans de meilleures conditions, d’améliorer les soins de santé ou encore de soutenir les ambitions numériques des pays (vous êtes bien placés pour savoir que les ordinateurs chauffent vite…), les systèmes de refroidissement peuvent contribuer à la lutte contre l’extrême pauvreté et favoriser une prospérité partagée dans le monde entier.

Un an après l'adoption des ODD, l’espoir est bien là

Paula Caballero's picture
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Un an après l'adoption des ODD, l’espoir est bien là

Avec l’adoption d’un programme de développement universel et l’engagement d’un nombre croissant de pays à lutter contre le changement climatique, l’année 2015 aura marqué un tournant dans la coopération internationale. Les violences et le nationalisme qui dominent l’actualité depuis pratiquement douze mois auraient de quoi nourrir le pessimisme mais la dynamique sous-tendant le déploiement des objectifs de développement durable (ODD) me donne des raisons d’espérer.

Jamais l’esprit d’ouverture et de concertation n’aura été aussi présent que pour l’adoption de ces objectifs par les Nations Unies, qui témoignent d’un changement radical de perspective face aux défis du développement, avec le souci d’assurer un avenir durable pour notre planète et ses habitants. Chacun perçoit de plus en plus le lien indissociable entre les deux.

Face aux enjeux du 21e siècle — migrations, changement climatique, épuisement des eaux souterraines, violences ou malnutrition — nous sommes désormais bien mieux armés que si nous nous étions limités aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) définis à la fin des années 1990 par les Nations Unies.

Les menstruations, source d’absentéisme scolaire dans le monde

Oni Lusk-Stover's picture
Élève dans une école primaire de Freetown, Sierra Leone. Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale
Selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, en Afrique subsaharienne, une fille sur dix ne va pas à l’école pendant son cycle menstruel, ce qui correspond, d’après certaines estimations, à 20 % du temps scolaire perdu sur une année.

Nombre de filles abandonnent complètement l’école lorsqu’elles sont réglées. Serait-ce par manque d’installations, d’informations ou de produits d'hygiène que les jeunes filles perdraient 20 % de leur temps scolaire par an ?
 

Doter les jeunes du monde entier des compétences du 21e siècle

Matt Hobson's picture
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Regroupement de jeunes (c) Banque mondiale

La Journée mondiale des compétences des jeunes est l’occasion de s’intéresser aux millions de jeunes gens victimes des failles d’un système qui, loin de leur faire acquérir les qualifications recherchées par les employeur actuels, engendre un « déficit de compétences ».

Les jeunes sont censés avoir assimilé dans leur adolescence ces facteurs fondamentaux décisifs (a) que sont les compétences essentielles pour la vie et l’emploi. Or, pour bon nombre d’entre eux, ces acquis ne leur permettent pas de réussir dans le monde du travail actuel — un drame quand on sait que lorsque les jeunes sont mis sur la touche, c’est toute l’économie qui en pâtit. Régulièrement, les employeurs déplorent le manque d’adéquation des profils, qui agit comme un frein à leur productivité.

MTV, la nouvelle arme contre le VIH/sida en Afrique

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La dernière trouvaille dans la lutte contre le VIH/sida en Afrique n’a pas été inventée dans un laboratoire scientifique mais à la télé, avec des acteurs, des maquilleurs, des réalisateurs et des producteurs. De quoi s’agit-il ? De la série ludo-éducative Shuga, qui cible la jeunesse africaine et est produite par la fondation Staying Alive de MTV. L’actrice oscarisée Lupita Nyong’o a joué dans les deux premières saisons de ce programme, diffusé dans plus de 70 pays et qui touche quelque 750 millions de téléspectateurs dans le monde.

L’exode de 65 millions de personnes à cause des conflits : un défi pour les acteurs du développement

Xavier Devictor's picture
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Le rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) consacré aux tendances mondiales des déplacements forcés en 2015 (a) a fait l’actualité cette semaine. Année après année, le nombre de personnes déplacées de force ne cesse d’augmenter, atteignant aujourd’hui, d’après les estimations, 65 millions à travers le monde. 

65 millions. C’est un peu plus que le nombre d’habitants du Royaume-Uni. Et c’est à l’évidence un problème de développement, car les personnes déplacées font partie des populations pauvres les plus vulnérables. Leur présence transforme aussi l’environnement dans lequel les pays d’accueil et leurs habitants s’efforcent de lutter contre la pauvreté.  
 
Des réfugiés syriens dans le village de Zouq Bhanin (Liban).
Des réfugiés syriens dans le village de Zouq Bhanin (Liban).
Ces statistiques dissimulent une souffrance humaine immense. L’histoire de chaque réfugié est bouleversante. Et lorsqu’elle est multipliée par 65 millions, cela devient une tragédie mondiale.  

Mais qui sont précisément ces 65 millions de personnes ? Ce total masque de fortes disparités entre au moins trois catégories distinctes.

Quelque 20 millions de réfugiés et de demandeurs d’asile sont sous mandat du HCR. Ils ont franchi une frontière internationale pour échapper à la violence et à la persécution. Souvent livrés à eux-mêmes, ils ont peu de droits et leur avenir est incertain. La plupart sont les victimes d’une poignée de conflits qui ne datent pas d’hier : Syrie, Afghanistan, Somalie, Soudan, Soudan du Sud...

On dénombre par ailleurs 5 millions de réfugiés palestiniens. Ils répondent à une définition spécifique, et ils conserveront probablement ce statut tant que la question palestinienne ne sera pas résolue, même s’ils obtiennent la nationalité d’un pays tiers. Leur nombre augmentera avec la croissance démographique.

6 choses à savoir sur le nouveau Cadre de passation des marchés de la Banque mondiale

Ravi Kumar's picture
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 Une classe au Liban. Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale
Une classe au Liban. Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale

Des élèves qui commencent l’année sans manuel. Des dispensaires dans des villages qui ne disposent même pas des médicaments de base. C’est, bien des fois, la conséquence d’un système de commande publique défaillant.

Les administrations, qu’elles soient locales ou nationales, doivent être dotées d’un système de passation des marchés performant pour pouvoir fonctionner correctement et fournir les services publics dont elles ont la charge.
 

Internet mobile : l'essor des équipements éducatifs destinés aux villages isolés

Michael Trucano's picture
Contourner les obstacles
à la connectivité.

Ces quinze dernières années, des progrès considérables ont été réalisés pour fournir du matériel informatique et un accès internet aux écoles du monde entier. Malgré ces avancées, de nombreux élèves et enseignants ne sont toujours pas connectés ; ils vivent pour la plupart dans des zones rurales de pays à revenu faible ou intermédiaire (ou plus rarement dans des pays de l’OCDE).

Pour y remédier, un grand nombre de pays ont paré au plus pressé, en prenant des mesures provisoires. Ils ont ainsi testé et préconisé l’utilisation d’équipements mobiles grâce auxquels les élèves de communautés reculées peuvent accéder à un enseignement et des ressources pédagogiques numériques. 

Ces équipements, ce sont notamment des bus connectés à internet et équipés d’ordinateurs qui passent dans les villages une fois par mois. De Big Blue au Zimbabwe au Google Internet Bus en Inde, en passant par d’autres initiatives similaires dans des pays aussi disparates que la Tunisie, le Pakistan, le Rwanda, Maurice, les Philippines, la Malaisie, les États-Unis, le Canada, le Mexique et la Chine, on a assisté à l’apparition de divers types de salles de classe itinérantes à technologie embarquée, et cette tendance semble vouée à se développer largement.

Le rôle crucial de l’éducation dans le développement économique

Harry A. Patrinos's picture
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Une écolière lit un texte devant sa classe. Photo: © Steve Harris / Banque mondiale
Une écolière lit un texte devant sa classe. Photo: © Steve Harris / Banque mondiale

« Donnez à un homme un poisson, et il aura à manger pour une journée ; apprenez à un homme à pêcher, et il aura à manger toute sa vie. » - Cette maxime est attribuée à Lao Tseu, un sage de la Chine ancienne qui serait l’auteur d’un texte majeur, le Tao Te King. Il est considéré comme le fondateur du taoïsme et vénéré en tant que dieu par les taoïstes, mais aussi dans d’autres religions chinoises traditionnelles.

Dans toute l’histoire de l’humanité, il n’y a jamais eu autant d’enfants à l’école qu’aujourd’hui. En 1950, la durée moyenne de la scolarité était de deux ans en Afrique ; elle est désormais supérieure à cinq ans. En Asie de l’Est/Pacifique, elle est passée de deux à sept ans entre 1950 et 2010, soit une hausse de plus de 200 % ! À l’échelle de la planète (a), elle devrait atteindre 10 ans d’ici 2050. En un siècle et demi, les chiffres de l’accès à l’éducation dans le monde auront donc plus que quintuplé.

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