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Asie de l’Est et Pacifique

Ce qui compte, ce n’est pas le comment mais le pourquoi

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Pourquoi réformer les politiques ?Il ne se passe guère de semaine sans que j’entende quelqu’un affirmer que ce qui importe, ce n’est pas ce qu’on fait mais la manière dont on le fait. Prenez la réforme des subventions énergétiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Le débat porte non pas sur le principe de la réforme (chacun convenant qu’elle est utile) mais sur ses modalités. On entend d’ailleurs les mêmes arguments quand il s’agit de la réglementation des activités commerciales, de l’éducation, de l’agriculture ou de la santé. Et, je l’admets, j’ai alimenté moi aussi cette tendance, comme d’autres d’ailleurs sur ce blog

Les réformes s’imposent dès lors que les dispositions politiques ou institutionnelles en place deviennent contreproductives. Mais avant de s’intéresser à la manière de procéder, nous devrions nous demander pourquoi une politique a vu le jour, pourquoi elle a perduré si longtemps et pourquoi elle n’a jamais été réformée auparavant. Car une politique ne tombe pas du ciel. Sa longévité ne s’explique pas par un simple oubli. Et ce n’est pas non plus parce qu’il lit un jour un livre, un article ou un billet consacré à l’art de réformer qu’un décideur choisira de tout remettre à plat.

La Conférence sur les petits États insulaires en 7 points

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Samoa Photo : Juliana Knapp/Banque mondiale


​Que retenir de la 3e Conférence sur les petits États insulaires en développement : ce que le Groupe de la Banque mondiale a entendu à Samoa.
 
Lors de la Conférence, la Banque a répondu aux demandes des petits États insulaires et annoncé des projets destinés à prendre appui sur ce qui existe déjà et à travailler avec les partenaires à la mise en place d’une Initiative pour la résilience des petits États insulaires. Il s’agit de réduire les lourdeurs administratives dans ces pays, de mutualiser les ressources des donateurs, de raccourcir les délais de traitement et d’aider ces petites îles à accéder à un financement qui leur permettra d’accroître leur résilience et de faire face au changement climatique.

Philippines : l’éducation sans murs

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Manny Pacquiao, ancienne gloire de la boxe aux Philippines, a obtenu son diplôme de fin de cycle secondaire grâce à l’ALS, en 2007, avant d'entreprendre des études supérieures. Crédits photo. : DepEd.

La relation que j’entretiens avec le système d’apprentissage alternatif (ALS) du ministère philippin de l’Éducation (DepdEd) est empreinte d’ignorance, d’humiliation et d’inspiration.

J’ai rejoint le DepEd en 2002. Jeune économiste, je regorgeais d’idées sur la manière d’améliorer le système éducatif du pays. J’étais un jeune employé qui prenait part à un projet soutenu par la Banque mondiale en faveur de l’éducation élémentaire dans les provinces défavorisées.

Mindanao, Philippines : Former celles et ceux qui bâtiront la nation

Hana Kabagani's picture
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Noranna en plein travail. C’est une vraie Moro. Elle fait partie des nombreux témoins de la lutte dans cette région. Lorsqu’elle était enfant, elle a vu comment le conflit affectait la vie des membres de sa communauté à Maguindanao : absence de services sociaux, lenteur du développement et familles déplacées.

Sur l’île de Mindanao, dans le sud des Philippines, la quête d’une paix durable est entravée, depuis des décennies, par de nombreux obstacles auxquels s’ajoute le fléau des catastrophes naturelles. Pour les jeunes actifs de cette région, il s’agit donc de se former à un type de développement qui traite des effets de divers conflits.  

La Bangsamoro Development Agency (BDA) n’offre pas seulement des opportunités d’emploi aux habitants de Mindanao. Bangsamoro signifie littéralement « la patrie moro ». Ce terme est actuellement employé pour désigner les zones à majorité musulmane de Mindanao, leur population, leur culture et leurs groupes ethniques.  

Travailler avec la BDA, c’est accomplir ce dont j’ai toujours rêvé. Je suis diplômée en communication, et j’adore écrire et réaliser des travaux graphiques, y compris des supports audiovisuels. En tant que jeune cadre membre du peuple moro, je veux être utile tout en développant mes compétences en communication pour le Bangsamoro.

Une coalition de ceux qui agissent : voilà ce dont les océans ont besoin

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Que se passe-t-il autour des océans ? Les événements liés à ce sujet semblent à la fois gagner en envergure et intéresser de plus en plus de gens. Qu'il s'agisse des représentants des États, des professionnels des produits de la mer, des fondations privées ou des organisations de protection de l'environnement, tous se retrouvent sur un point : la nécessité impérieuse de prendre des mesures radicales.

Un besoin fondamental pour venir en aide aux enfants

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Vous ne le savez sans doute pas mais, dans les communautés où l’usage de toilettes n’est pas répandu, les enfants sont en moyenne plus petits. 

D’après une nouvelle étude conjointe du programme Eau et assainissement de la Banque mondiale et de l’Institut RICE (Research Institute for Compassionate Economics), menée au Cambodge, la défécation à l’air libre est en effet un facteur non négligeable de retard de croissance chez l’enfant.

En termes simples, le travail de Dean Spears, dont les recherches portent sur la santé et les besoins des enfants dans les pays défavorisés, met en évidence qu’un enfant de 5 ans issu d’une communauté équipée en toilettes est en moyenne 2 à 3,6 centimètres plus grand qu’un enfant d’une communauté qui en est privée.

Typhon aux Philippines : pour la suppression des frais sur les envois de fonds et le rétablissement de ces services dans les zones sinistrées

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Après une catastrophe naturelle, les envois d’argent par les proches qui ont émigré sont l'une des premières formes d'aide à affluer. Le typhon Haiyan a probablement fortement endommagé les infrastructures physiques qui assurent l'accès à ces envois de fonds. Ces dégâts, ainsi que les perturbations des réseaux de communication, empêchent sans doute même les populations touchées d’accéder à leur banque pour y retirer leur propre argent.

Retards de croissance dus à la malnutrition : le visage de la pauvreté

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Dans le monde, 165 millions d’enfants de moins de cinq ans sont trop petits pour leur âge, une conséquence directe de la malnutrition chronique. Les atteintes se manifestent pendant la grossesse et au cours des deux premières années de la vie, enclenchant un processus irréversible sans guère d’espoir de rattrapage, avec le risque d’avoir compromis à jamais l’épanouissement de l’individu.

Nous savons que la malnutrition tue et qu’elle entretient la pauvreté et ralentit la croissance économique. Près de la moitié des décès d’enfants dans le monde découle de la malnutrition. J’ai pu constater dans mon pays natal, l’Indonésie, à quel point les retards de croissance dus à la malnutrition étouffent dans l’œuf toute perspective d’avenir pour les enfants qui en sont victimes. Un enfant qui souffre de malnutrition réussira moins bien à l’école que ses camarades mieux nourris et décrochera plus tôt, compromettant ainsi ses chances de gagner correctement sa vie plus tard. Des données recueillies au Guatemala montrent que les garçons correctement alimentés avant leurs trois ans gagnent pratiquement 50 % de plus que les autres à l’âge adulte et que, dans la même situation, les filles ont plus de chances d’obtenir une source indépendante de revenu et sont moins susceptibles de vivre dans un ménage pauvre.

La malnutrition obère l’avenir des individus et des nations. Selon des estimations récentes, ses effets coûteraient jusqu’à 11 % du produit national brut en Afrique et en Asie. Pour mettre fin à l’extrême pauvreté et œuvrer pour une prospérité partagée, le monde doit s’engager à enrayer le fléau de la malnutrition et ses conséquences délétères sur la croissance des enfants. Cette semaine, se tient à Londres une manifestation de haut niveau sur cet enjeu crucial, à laquelle je participerai.

Un câble pour connecter les Tonga au monde

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Connecter les TongaDes affiches annoncent l’arrivée d’une connexion internet à haut débit dans le centre-ville de Nuku’alofa, capitale du Royaume des Tonga.

Dans les rues du Royaume des Tonga, hoko (« connecter » en tongan) est le mot à la mode ces jours-ci.

Le 17 mai, c’est la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l'information. Pour célébrer cette date, Nuku’alofa fourmille d’activités : dans la capitale des Tonga, les opérateurs de télécommunications ont déployé leurs affiches, de nombreux adolescents ont auditionné pour incarner le nouveau visage de la campagne marketing pour l’internet, et même le Premier ministre, Sialeʻataongo Tuʻivakanō, a prévu une session publique sur Skype avec des soldats tongans actuellement en poste en Afghanistan.

Dans l'histoire des télécommunications au Royaume des Tonga, 2013 restera une année à marquer d’une pierre blanche. Et pour cause : l'inauguration imminente d'une connexion haut débit par fibre optique dans cette île parmi les plus isolées de la planète a déclenché l’enthousiasme de la population. Cette avancée, qu’une opération soutenue par la Banque mondiale (Projet régional pour la connectivité dans le Pacifique) a rendue possible, relie Fidji à Tonga par une dorsale de 830 kilomètres.

À cette occasion, j’ai interrogé diverses personnes sur leur pratique de l’internet et sur les améliorations qu’apportera le haut débit aux Tonga.

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