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Europe et Asie centrale

Pourquoi soutenir la tarification du carbone ? La réponse de Gérard Mestrallet, PDG d’ENGIE

Gérard Mestrallet's picture

En visite au siège du Groupe de la Banque mondiale, Gérard Mestrallet, s’est exprimé sur le soutien de son entreprise aux mesures de tarification du carbone et la mobilisation des grands énergéticiens européens en faveur de la revitalisation du système communautaire d’échange de quotas d’émission.

J’ai réuni les dirigeants des plus grandes compagnies énergétiques européennes et nous avons mis sur pied un groupe qui s’est activement employé à proposer des solutions pour sauver un système énergétique européen en panne.

Tous les industriels partagent la même motivation : nous avons besoin de visibilité et de prédictibilité. 

L’avis des économistes en chef de la Banque mondiale sur la chute des cours pétroliers et la reprise mondiale

Donna Barne's picture
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Economistas en jefe del Banco Mundial; en el sentido de las agujas del reloj de la parte superior izquierda: Primer Vicepresidente y Primer Economista , Kaushik Basu; Augusto de la Torre (América Latina y el Caribe); Shanta Devarajan (Oriente Medio y Norte de África); Francisco Ferreira (África subsahariana); Sudhir Shetty (Asia oriental y el Pacífico); Hans Timmer (Europa y Asia central); Martin Rama (Asia del Sur).

Si la baisse des prix du baril est une aubaine pour les importateurs de pétrole, qu’en est-il des pays producteurs ? Comment s’en sortent-ils face à ce qui semble annoncer, après dix années de prix soutenus, la fin du « supercycle » des matières premières, synonyme de déclin de recettes ? Et, plus généralement, quel sera l’impact pour l’économie mondiale et, surtout, pour les six régions du monde en développement ?
                                        
Ces questions étaient au centre d’une table ronde réunissant les principaux économistes de la Banque mondiale le 15 avril, à la veille des Réunions de printemps du Groupe Banque mondiale et du FMI. La discussion, retransmise en ligne et en direct, a été essentiellement consacrée à la difficulté de relancer durablement la croissance mondiale.

Sécurité sanitaire des aliments : assurer la pérennité d’un partenariat vital

Juergen Voegele's picture
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Photo by John Hogg / World BankCette semaine, le Partenariat mondial pour la sécurité sanitaire des aliments tient sa troisième assemblée annuelle (a) au Cap (Afrique du Sud). Cette manifestation, qui se déroule juste avant les fêtes de fin d’année, nous renvoie à une réalité négligée et pourtant importante.Les produits alimentaires dangereux font payer un lourd tribut aux populations et aux économies et sont à l’origine de pas moins de 200 maladies. Mû par la conviction que la qualité des aliments n’est pas un luxe et que la disponibilité des denrées alimentaires n’est pas une garantie de leur innocuité, le Groupe de la Banque mondiale rassemble progressivement des éléments sur l’impact disproportionné que la consommation de denrées douteuses peut avoir sur la vie et les moyens d’existence des pauvres. La prise de conscience grandissante de l’importance de la sécurité sanitaire des aliments s’explique par les crises qui ont secoué de nombreux pays ces dernières années. Aucun pays, qu’il soit industrialisé ou en développement, petit ou grand, n’échappe aux problèmes de salubrité des aliments.

Ce qui compte, ce n’est pas le comment mais le pourquoi

Shanta Devarajan's picture
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Pourquoi réformer les politiques ?Il ne se passe guère de semaine sans que j’entende quelqu’un affirmer que ce qui importe, ce n’est pas ce qu’on fait mais la manière dont on le fait. Prenez la réforme des subventions énergétiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Le débat porte non pas sur le principe de la réforme (chacun convenant qu’elle est utile) mais sur ses modalités. On entend d’ailleurs les mêmes arguments quand il s’agit de la réglementation des activités commerciales, de l’éducation, de l’agriculture ou de la santé. Et, je l’admets, j’ai alimenté moi aussi cette tendance, comme d’autres d’ailleurs sur ce blog

Les réformes s’imposent dès lors que les dispositions politiques ou institutionnelles en place deviennent contreproductives. Mais avant de s’intéresser à la manière de procéder, nous devrions nous demander pourquoi une politique a vu le jour, pourquoi elle a perduré si longtemps et pourquoi elle n’a jamais été réformée auparavant. Car une politique ne tombe pas du ciel. Sa longévité ne s’explique pas par un simple oubli. Et ce n’est pas non plus parce qu’il lit un jour un livre, un article ou un billet consacré à l’art de réformer qu’un décideur choisira de tout remettre à plat.

Avec ou sans sourire ? Les conséquences de la pauvreté et de l’évolution des normes sexospécifiques sur les communautés roms

Valerie Morrica's picture
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Lors de discussions de groupes organisées dans quatre communautés roms de Bulgarie pour notre étude sur les aspects sexospécifiques de l’inclusion des Roms, nous avons demandé à des hommes et à des femmes d’évaluer leur niveau de bonheur sur une échelle allant de 1 (très malheureux – un état symbolisé par un visage triste) à 10 (très heureux – dont le symbole était un visage souriant).

Les réponses nous ont pris par surprise : en effet, la plupart des femmes roms se considéraient comme « heureuses », voire « très heureuses », alors que la plupart des hommes roms ont entouré le visage triste. Loin d’anticiper un tel résultat, nous avions en fait plutôt imaginé le contraire…

Dans un premier temps, l’enquête a confirmé plusieurs de ces impressions, notamment pour ce qui a trait aux normes sexospécifiques.

Et pourtant. Comment expliquer que les femmes roms semblent nettement plus heureuses que les hommes roms ?

Longtemps engluée dans la crise, l’économie mondiale redresse la tête

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Longtemps engluée dans la crise, l’économie mondiale redresse la tête, Jim Yong Kim
L’économie mondiale commence enfin à émerger de la crise financière. Le taux de croissance du PIB mondial est estimé à 2,4 % pour 2013 et il devrait s’élever à 3,2 % cette année. Cette amélioration est largement à mettre au compte du redressement des pays à revenu élevé, dont la croissance passera de 1,3 % en 2013 à 2,2 % en 2014. Dans les pays en développement, le PIB devrait progresser de 5,3 % cette année, contre une croissance de 4,8 % en 2013.

L’économie mondiale peut être comparée à un avion bimoteur qui, depuis près de six ans, ne volait que grâce un seul moteur : les pays en développement. Mais le second – les pays à revenu élevé – a finalement redémarré. Ce tournant, décrit en détail dans les Perspectives économiques mondiales 2014 publiées mardi dernier par la Banque mondiale, indique que les pays en développement ne sont plus le moteur principal de l’économie mondiale. Néanmoins, même si l’euphorie du milieu des années 2000 est un peu retombée, la croissance des pays émergents reste très supérieure aux moyennes historiques.

Les pays à revenu élevé sont toujours confrontés à de sérieuses difficultés, mais leur horizon s’éclaircit. Bien que plusieurs pays avancés souffrent encore de déficits importants, plusieurs d’entre eux ont adopté des stratégies à long terme pour les maîtriser sans pour cela étouffer la croissance.

Un optimisme mesuré est de mise pour la zone euro, où la croissance est de retour depuis mi 2013 et devrait atteindre 1,1 % en 2014 après deux ans de récession. Au regard des difficultés traversées par l’Europe ces six dernières années, toute croissance même modeste est un signe d’espoir. Aux États-Unis, malgré les chiffres de l’emploi décevants de décembre dernier, la grande majorité des indicateurs économiques est au vert et le taux de croissance devrait passer de 1,8 % en 2013 à 2,8 % cette année.

2014, l’année des ajustements

Otaviano Canuto's picture
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L’économie mondiale semble partie pour afficher de meilleurs résultats en 2014. Les principaux indicateurs dans les grands pôles de croissance sont orientés à la hausse – ou du moins se sont stabilisés. Mais pour que cette évolution se traduise dans les faits, les décideurs vont devoir prouver leurs capacités à adapter leurs réponses à des défis bien spécifiques.

Face à la montée des eaux, la communauté internationale fait du surplace

Rachel Kyte's picture
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19e conférence des Parties (COP19) à Varsovie, Pologne

Samedi soir dernier, les négociations climatiques se sont achevées sur fond de lassitude et de bilan mitigé : si les délégations réunies à Varsovie pour la 19e conférence des Parties (COP19) n’ont guère été enclines à prendre des engagements financiers fermes ni à promettre des mesures ambitieuses, elles sont parvenues à entretenir l’espoir d’un accord à l’horizon 2015.

Pourquoi s’intéresser au cas « Leonarda » ?

Maitreyi Bordia Das's picture

Leonarda Dibrani, c’est cette élève de 15 ans que la France a expulsé vers le Kosovo, avec sa famille. Au-delà des retombées politiques de cette expulsion, qui a eu pour cadre un bus scolaire, le cas de Leonarda est emblématique. À trois égards : la jeune fille est « étrangère », en situation « irrégulière » et membre de la communauté rom.

Un nouveau rapport, consacré à l’enjeu de l’inclusion sociale pour le partage de la prospérité, aborde précisément les ressorts de l’exclusion qui frappent « les Leonarda ». Il souligne le rôle de l’identité dans ce phénomène de rejet, en plaçant le débat dans le contexte des évolutions et transitions actuelles. La migration constitue aujourd’hui la forme de transition démographique la plus instable. Après la focalisation des décennies précédentes sur la fécondité et la mortalité, on observe un état de semi-panique et de crainte face à l’immigration et aux migrants « illégaux ». Et pas uniquement dans les pays de l’OCDE.

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