Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Europe et Asie centrale

Aux Pays-Bas, un système de stockage local permet de réduire la consommation énergétique et les émissions de dioxyde de carbone

Qiyang Xu's picture
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Les voitures électriques sont si répandues aux Pays-Bas qu’il n’y aurait rien d’étonnant à voir un taxi Tesla à l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol. Les bornes de recharge sont encore peu nombreuses, certes, mais il n’est pas très difficile d’en trouver dans les quartiers, sur les aires de stationnement, et même dans les rues.

Aux Pays-Bas comme ailleurs en Europe, les autorités nationales et locales ont recours à différentes méthodes pour réduire les émissions de carbone. Les voitures électriques, les systèmes solaires domestiques ainsi que les solutions écoénergétiques pour les bâtiments sont en plein essor, et des villes comme Amsterdam sont au cœur de cette évolution. Les Pays-Bas ont un objectif ambitieux : réduire d’ici à 2050 leurs émissions de CO2 de 80-95 % par rapport à 1990. C’est pourquoi ce pays constituait un candidat idéal pour une tournée des « villes intelligentes ». Organisée au début de l’année 2017, cette tournée a permis à 26 intervenants (représentants des pouvoirs publics, des municipalités et des équipes de projet de la Banque mondiale) de tirer des enseignements des solutions trouvées par les Pays-Bas pour transformer le secteur énergétique.
 

Site du système de stockage d’énergie local à Rijsenhout (Pays-Bas). Photo : Alliander

Mieux comprendre les coûts liés aux conventions fiscales : le cas de l’Ukraine

Jan Loeprick's picture
Kiev, Ukraine. Droits d’auteur Creative Commons : Mariusz Kluzniak

Dans un monde de plus en plus interconnecté, la fiscalité internationale n’est plus seulement le domaine spécifique des juristes spécialisés, mais un champ qui intéresse l’ensemble des acteurs du développement économique. De plus en plus de pays ont recours à ce que l’on appelle des conventions fiscales, c’est-à-dire des accords conclus entre deux États pour éviter que des entreprises multinationales ou des particuliers ne soient imposés deux fois. Plus de 3 000 conventions fiscales sont aujourd’hui en vigueur dans le monde. Cependant, même si elles peuvent encourager les investissements, certaines sont aussi devenues des instruments d’optimisation fiscale agressive.

Dans les pays, les conventions fiscales ont, jusqu'ici, peu fait l’objet d’une véritable analyse coûts-avantages. Or, selon plusieurs études globales (a), ces accords peuvent coûter des sommes considérables. Nous nous sommes récemment penchés sur le cas de l’Ukraine, dans une étude consacrée aux coûts directs et indirects des conventions fiscales (a) dans ce pays. Nous espérons que ce travail de recherche pourra servir de base à des analyses permettant une évaluation plus systématique des coûts et avantages liés à ce type d’accord.

Accroître l'alphabétisation des jeunes pourrait les aider à satisfaire leurs aspirations croissantes

Zubedah Robinson's picture
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Taux d’alphabétisation chez les jeunes

 
Le 15 juillet est l'occasion de célébrer la Journée mondiale des compétences des jeunes, et, à cette occasion, nous nous penchons sur certaines des difficultés que pose l’emploi des jeunes. À l’heure actuelle, 621 millions de jeunes ne sont pas scolarisés, n’exercent aucun emploi et ne suivent aucune formation. Pire encore, le chômage est trois fois plus élevé chez les jeunes que chez les adultes. Et pour ceux qui parviennent à décrocher un emploi, un jeune sur quatre se trouve dans l’incapacité de trouver un emploi rémunéré plus de 1,25 dollar par jour !

Dans son étude, la coalition mondiale pour l'emploi des jeunes (S4YE) explique ces chiffres déplorables par la piètre qualité de l’éducation ainsi que par l’absence de liens clairs entre formation et marché du travail. J’ai utilisé cette approche pour analyser plus en profondeur les données de la Banque mondiale sur les taux d’alphabétisation mondiaux, dans le but d’identifier l’ampleur des écarts hommes-femmes entre les différentes régions.

À qui profite l’économie du partage en Europe ?

Hernan Winkler's picture
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Photo: SkyPics Studio/Shutterstock

L’économie collaborative reste un domaine peu documenté mais une étude récente fait état de l’augmentation spectaculaire du chiffre d’affaires réalisé par Uber, Airbnb et autres plateformes de partage. Jugez plutôt : les revenus générés par l’ensemble de ces acteurs au sein de l’Union européenne (UE) sont passés de 1 milliard d’euros en 2013 à 3,6 milliards en 2015 (a). Et, si ce secteur ne représente aujourd’hui que 0,2 % du PIB de l’UE, les dernières estimations indiquent une progression rapide et soutenue.
 
Cette information est loin d’être anodine. L’économie du partage peut, en effet, permettre de gagner en efficacité et d’améliorer la qualité de vie de nombreux Européens, mais elle est aussi susceptible de provoquer des déséquilibres majeurs.  

Prendre conscience de l'importance de l'air que l'on respire

Anna Gueorguieva's picture

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Photo by Jens Schott Knudsen via Flickr CC

Selon des recherches récentes, la qualité de l’air agit sur la productivité des travailleurs qualifiés. Quelles leçons en tirer pour les politiques de la ville ?


Les autorités municipales investissent massivement en faveur de l’emploi — planification des infrastructures, initiatives pour renforcer les compétences, aide aux industries — dans le but d’améliorer la productivité et de créer des emplois et de la croissance, surtout dans les secteurs requérant des travailleurs qualifiés. Pourtant, elles négligent souvent un intrant important : la qualité de l’air.

Selon des travaux récents, une hausse de 10 unités de l’indice de la qualité de l’air réduit la productivité de 0,35 %. Cela peut sembler négligeable, mais, en réalité, cet « essoufflement » des travailleurs qualifiés représente pour l’économie chinoise un manque à gagner de 2,2 milliards de dollars chaque année.

Une première au Kosovo : les résultats de l’enquête PISA

Flora Kelmendi's picture
 Jutta Benzenberg (Banque mondiale)
Les résultats de l’enquête PISA 2015 révèlent un large écart de performance entre les élèves du Kosovo et ceux de la région. Photo : Jutta Benzenberg (Banque mondiale)



L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié les résultats de l’enquête PISA 2015 il y a quelques semaines. Des résultats passés au peigne fin par les responsables publics et les analystes de données dans le monde entier. Plus de 500 000 élèves représentatifs des quelque 28 millions d’élèves âgés de 15 ans scolarisés dans les 72 pays participants se sont pliés à l’exercice. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (ou enquête PISA) est mené tous les trois ans. Son objectif est de mesurer les compétences des élèves, en confrontant leurs connaissances en sciences, en compréhension de l’écrit et en mathématiques à la résolution de problèmes concrets. L’enquête PISA figure parmi les évaluations internationales les plus influentes en matière d’acquis scolaires ; elle fournit un riche éventail d’informations sur les atouts et les faiblesses des systèmes éducatifs, sous-tend l’élaboration de politiques éducatives efficaces et offre aux pays la possibilité de comparer leur performance à d’autres. 

Préparer ses vieux jours : comment développer les systèmes de retraite

Gloria M. Grandolini's picture
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Un jeune enfant dans les bras de son grand-père

Alors que d’aucuns s’emploient activement à retarder les effets de l’âge, le vieillissement démographique est un phénomène inévitable, prévisible et auquel les États peuvent se préparer.
Au fur et à mesure que les pays en développement s’enrichiront, leurs habitants vivront plus longtemps et, espérons-le, en meilleure santé.
 

Pourquoi il faut évaluer les compétences en lecture à un âge précoce

Harry A. Patrinos's picture
Écolier au Malawi.
Écolier au Malawi.


Il faut savoir lire pour travailler, mais aussi communiquer, suivre des indications, prendre des médicaments... Or, un adulte sur sept dans le monde est analphabète, plus de 250 millions d’enfants en âge d’aller à l’école ne savent pas lire et près de 57 millions d’enfants ne sont pas scolarisés.

Du canot pneumatique à l’épreuve de natation à Rio : une histoire de résilience

Bassam Sebti's picture
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Photo : HCR
Photo : HCR


Par une glaciale journée d’octobre 2015, Rami Anis, 24 ans, embarque à bord d’un canot pneumatique sur la mer Égée. Il quitte la Turquie à destination de l’Europe, dans l’espoir d’une vie meilleure, loin de la guerre et des difficultés.

En regardant les autres personnes sur le bateau, il est horrifié : il y a des enfants, des hommes et des femmes. Bien qu’étant un nageur professionnel, il est obsédé par l’idée qu’ils puissent ne jamais arriver à bon port.

« Avec la mer, on ne plaisante pas », affirme le réfugié syrien.

Mais le 11 août, Rami n’aura pas peur de se jeter à l’eau, car c’est aux Jeux olympiques qu’il va nager. Au terme d’un voyage éprouvant, il a réussi à atteindre la Belgique. Parti d’Istanbul, il s’est rendu à Izmir, puis en Grèce, avant de démarrer un périple à travers la Macédoine, la Serbie, la Croatie, la Hongrie, l’Autriche, l’Allemagne et enfin la Belgique.

Rami participera aux Jeux olympiques 2016 à Rio de Janeiro en tant que membre de l’équipe d’athlètes réfugiés — la première en son genre — et défilera à la cérémonie d’ouverture avec le drapeau olympique, juste devant le Brésil, pays hôte de la compétition.

De la « lagune » au delta : l’exemple de Venise peut-il nous aider à gérer les risques d’inondations au Viet Nam ?

Linh X. Le's picture
 NASA (a)
Comment transformer la « science » du risque en stratégie « d’action » pour la réduction des risques ? Cette question a été au cœur des échanges lors du forum Understanding Risk. Les applications en contexte réel de technologies innovantes, que constituent par exemple les initiatives de type OpenStreetMap au Népal ou en Haïti, s'appuient sur les habitants quiparticipent au recensement des infrastructures et des informations sur les risques locaux. Ces projets ont démontré leur bien-fondé : une meilleure compréhension des risques peut sauver des vies lors des opérations de secours et améliorer la résilience des communautés.

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