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Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Europe et Asie centrale

Quand la faiblesse du capital humain freine les gains de productivité : l’exemple de la Turquie et du Pérou

Ximena Del Carpio's picture



Si l’on compare souvent des pays de même niveau de revenu, il est plus rare d’étudier deux pays distants l’un de l’autre géographiquement et que rien ne réunit, du moins en apparence. Pourtant, la Turquie et le Pérou ont beaucoup en commun : ces deux pays à revenu intermédiaire sont les locomotives économiques de leurs régions respectives depuis plusieurs années ; ils aspirent l’un et l’autre à accéder au statut d’économies à revenu élevé dans les dix ans à venir ; et ils dépendent l’un comme l’autre du commerce. Ils ont aussi beaucoup à perdre s’ils ne parviennent pas à introduire les changements structurels — dans l’éducation et la formation et, plus généralement, dans l’économie — indispensables pour faire en sorte que la croissance économique soit tirée par des gains de productivité. Lima et Ankara reconnaissent leur retard important par rapport aux leaders de la productivité dans le monde, et ont conscience que leur population, en plein essor, n’est pas suffisamment bien équipée pour répondre aux attentes du marché du travail. Face à de tels enjeux (identiques), les deux pays ont pour principal objectif de développement de rehausser leur niveau de productivité pour garantir une croissance continue et durable.

Renforcer les droits fonciers pour encourager le développement

Mahmoud Mohieldin's picture
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Vue aérienne du parc national Halimun Salak et des ses environs, Java occidental, Indonésie. © Kate Evans / CIFOR

Aujourd'hui, seul 30 % de la population mondiale détient un titre de propriété foncière officiel. Les pauvres et les personnes politiquement marginalisées sont souvent les plus affectés par les risques liés à un régime foncier peu sûr.

Des titres de propriété garantis, dans le cadre d’un régime foncier, sont un luxe le plus souvent hors de portée pour la majorité des personnes pauvres et vulnérables dans le monde. À défaut de remédier à cette situation, il sera impossible d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD).

Un régime foncier détermine qui peut utiliser quelles ressources, pendant combien de temps et dans quelles conditions. Les systèmes fonciers peuvent être basés sur des politiques, des règles et des lois écrites comme sur des pratiques et traditions non écrites. Lorsque ces systèmes sont bien établis, les utilisateurs des terres sont non seulement incités à mettre en œuvre les meilleures pratiques d’exploitation (par exemple en tenant compte des impacts environnementaux), mais également à investir davantage.

Atténuation des risques et transferts de fonds : démythifier la notion de « transaction sous-jacente »

Marco Nicoli's picture
Succursale de la Société Générale Mauritanie à Nouakchott, en Mauritanie. © Arne Hoel

Ce samedi 16 juin marque la Journée internationale des envois de fonds familiaux, qui vise à reconnaître « l’importance des contributions financières des travailleurs migrants pour le bien-être de leur famille et pour le développement durable dans leur pays d’origine ».​ C’est pourquoi nous avons choisi cette date pour évoquer une tendance qui touche de front les prestataires de services auxquels les migrants font appel pour transférer de l’argent dans leur pays d’origine. 

Depuis quelques années en effet, les services internationaux de transferts de fonds succombent au phénomène d’atténuation du risque (ou de-risking en anglais). Aux yeux des banques, les règles et mesures de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme rendent aujourd’hui trop risquées les opérations avec des organismes de transfert de fonds, tant du point de vue du droit et de leur réputation. La rentabilité de ces opérations est insuffisante pour justifier tous les efforts que les banques consentent afin de gérer ces risques accrus.

Pour une éducation qui intègre les enfants handicapés

Charlotte McClain-Nhlapo's picture
Un garçon trisomique joue avec son smartphone. Photo : Thitiwat Samitinantana / Shutterstock.

En 2015, la communauté internationale a adopté l’Objectif de développement durable (ODD) n° 4 qui vise à « assurer une éducation inclusive et équitable de qualité et promouvoir des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous ». Au-delà de l’engagement qu’il constitue, cet objectif est fondamental pour le bien-être de nos sociétés et de nos économies, pour la qualité de vie de tout un chacun.

Aujourd’hui dans le monde, 65 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école primaire ne sont pas scolarisés et près de la moitié d’entre eux sont handicapés. En outre, même s’ils commencent l’école, ces derniers ont bien moins de chance d’achever leur scolarité que d’autres enfants. Et, selon certaines estimations, moins de 5 % des enfants porteurs d’un handicap obtiendront un diplôme. Nous vivons donc dans un monde où seuls 3 % des adultes handicapés savent lire et écrire. La situation est encore plus affligeante pour les femmes, avec un pourcentage qui tombe à 1 % seulement.

La marginalisation des enfants handicapés est aggravée par le fait que le handicap est globalement perçu comme un désavantage, et l'idée que, pour ces élèves, l'école est un moyen de socialisation et non d'apprentissage. Le fait de refuser aux enfants handicapés le droit à l'éducation renforce donc les idées reçues quant à la faiblesse de leurs capacités, ce qui ne fait qu’accroître leurs difficultés.

En quoi votre vie est-elle différente de celle de vos parents ? #InheritPossibility

Venkat Gopalakrishnan's picture
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Participez à notre campagne sur l'évolution de la situation économique d'une génération à une autre. Racontez-nous : en quoi votre vie est-elle différente de celle de vos parents quand ils avaient votre âge ? Et comment voyez-vous la vie de vos enfants et les possibilités qui leur seront offertes par rapport à celles dont vous avez hérité ? Dans quelle catégorie socio-économique vous situez-vous ? Cette position diffère-t-elle de celle de vos parents ?

Yunus possède un magasin de tissus à Blantyre, au Malawi. La boutique est dans la famille depuis trois générations. Pour Yunus, les affaires marchent bien, mais les services essentiels, comme l’électricité et l’eau, sont plus chers qu’à l’époque de son grand-père et de son père. Il reste néanmoins optimiste.

Marija Bosheva étudie l’agriculture à l’établissement d’enseignement technique et professionnel Gjorce Petrov à Kavadarci, une ville de 38 000 habitants dans le sud de la Macédoine. Comme de nombreux élèves de son âge, elle suit des cours d’histoire, de mathématiques, de biologie et de chimie. Mais, contrairement à la plupart, elle apprend également l’œnologie...

Racontez-nous votre expérience. Envoyez-nous votre témoignage en utilisant le hashtag #InheritPossibility ou en commentant ce message sur Facebook.

Des niveaux record d’envois de fonds vers les pays à revenu faible et intermédiaire en 2017

Dilip Ratha's picture
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Selon la dernière édition de la note d’information de la Banque mondiale sur les migrations et le développement, les envois de fonds vers les pays en développement ont atteint un niveau record en 2017, en s’établissant à 466 milliards de dollars, soit une hausse 8,5 % par rapport à l’année précédente. Les principaux bénéficiaires en sont l’Inde avec 69 milliards de dollars, suivie par la Chine (64 milliards de dollars), les Philippines (33 milliards de dollars), le Mexique (31 milliards de dollars), le Nigéria (22 milliards de dollars), et l’Égypte (20 milliards de dollars). Les envois de fonds en direction des pays en développement devraient continuer d’augmenter en 2018, de 4,1 %, pour atteindre 485 milliards de dollars.
 
Nous assistons à une reprise des transferts d’argent plus soutenue que prévu, qui s’explique par les meilleures performances de croissance dans l’Union européenne et la Fédération de Russie, ainsi qu’aux États-Unis. Le rebond des envois de fonds, évalués en dollars des États-Unis, a été favorisé par la hausse des prix du pétrole et l’affermissement de l’euro et du rouble.

À quoi tiennent les écarts de rémunération entre les hommes et les femmes en Europe ?

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Dans tous les pays européens, les femmes gagnent toujours moins que les hommes. Des données sur les femmes qui travaillent à temps complet dans 30 pays montrent que leur salaire horaire devrait augmenter de 19 % en moyenne pour égaler celui des hommes. Ainsi, en France, où l’écart est proche de la moyenne régionale, leur salaire devrait passer de 584 euros à 697 euros pour une semaine de 40 heures. Dans certains pays, l’écart est encore plus marqué : en 2015, il pouvait représenter un tiers du salaire des femmes.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas la Scandinavie qui affiche les inégalités les plus faibles, mais la Croatie, la Grèce et la Belgique, où une hausse de 12 % suffirait à combler l’écart. Et la situation n’évolue que très lentement. Sur une période de cinq ans, l’écart ne s’est réduit que dans 10 des 30 pays européens examinés. Dans certains pays, l’écart s’est creusé au cours des cinq dernières années, notamment en Pologne, en Bulgarie, en Lituanie et en France, où il a été multiplié par deux.

 
 

Forum sur la fragilité 2018 : prévenir et gérer les risques pour favoriser la paix et la stabilité

Franck Bousquet's picture
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© Caroline Gluck/Oxfam


Dans quelques jours la Banque mondiale accueillera un millier de personnes pour l’édition 2018 du Forum sur la fragilité. Décideurs publics de pays développés et en développement, acteurs de l’humanitaire, du développement, de la paix et de la sécurité, chercheurs et représentants du secteur privé : les participants au Forum se réuniront à Washington avec l’objectif d’accroître leur impact et leur efficacité collective dans les pays en proie à la fragilité, au conflit et à la violence.

Cette année, notre Forum sera consacré au rôle de la gestion des risques dans la promotion de la paix et de la stabilité. Un thème qui traduit une évolution stratégique dans la manière d’aborder la question des fragilités, des conflits et des violences, en mettant notamment la prévention au premier plan. Cette nouvelle approche est au cœur d’une étude conjointe de la Banque mondiale et des Nations Unies qui paraîtra très prochainement sous le titre Pathways for Peace: Inclusive Approaches to Preventing Violent Conflict. Ses auteurs appellent la communauté internationale à davantage miser sur la prévention pour instaurer la paix, en insistant sur l’importance d’une identification précoce des risques et d’une coopération étroite avec les autorités nationales pour améliorer les réponses apportées aux menaces et renforcer l’inclusion.

Quand la protection sociale adaptative permet d’affronter les crises et de renforcer la résilience

Michal Rutkowski's picture
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Dans un monde fait de risques grandissants, les systèmes de protection sociale aident les individus et les familles à affronter les chocs : guerre civile, catastrophe naturelle, déplacement forcé, etc. © Farhana Asnap/Banque mondiale

Dans notre monde actuel, les situations de crise sont devenues la norme. En 30 ans, les catastrophes naturelles ont tué plus de 2,5 millions de personnes et entraîné des pertes chiffrées à pratiquement 4 000 milliards de dollars. Rien que pour l’an dernier, la facture a frôlé un montant record de 330 milliards de dollars. Le changement climatique, la pression démographique et d’autres évolutions touchant notre planète peuvent aussi aggraver la fragilité. Aujourd’hui, 80 % de tous les besoins humanitaires découlent d’un conflit tandis que la part des plus démunis vivant dans une zone en conflit devrait franchir la barre des 60 % à l’horizon 2030.

Un projet qui redonne le sourire aux petits réfugiés syriens d’Istanbul

Qiyang Xu's picture
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© Banque mondiale

Rien n’est plus gratifiant que de faire sourire un enfant. Tout particulièrement s’il a connu la guerre.
 
La photo d’Aylan Kurdi, petit Syrien de trois ans échoué sur une plage de Turquie, a fait le tour du Net. Elle nous a sidérées et nous a poussées à agir. Parce que cet enfant n’avait pas eu la chance d’atteindre vivant des terres plus clémentes, nous avons décidé d’aider les jeunes réfugiés à s’adapter à une nouvelle vie.
 
C’est dans cet esprit que nous nous sommes associées à l’organisation turque à but non lucratif Small Projects Istanbul (SPI) (a), dans le cadre du Fonds d’innovation pour la jeunesse de la Banque mondiale (YIF). Nous allions aider des enfants syriens à trouver un peu de bonheur et de joie en Turquie, après avoir quitté leur pays déchiré par la guerre.
 
Le Fonds YIF offre la possibilité à de jeunes employés du Groupe de la Banque mondiale de penser, réaliser et évaluer des projets axés sur l’innovation, l’efficacité et l’impact sur le développement. Notre idée était d’entreprendre un programme d’initiation à la langue turque, de parrainage et de soutien psychologique. Il s’agissait d’accompagner une vingtaine d’enfants exilés pour qu’ils puissent s’intégrer dans la société turque, développer une confiance en soi et avoir accès à l’éducation.
 
Notre proposition a été sélectionnée à l’issue d’un concours de projets. C’est ainsi que l’aventure a commencé...

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